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dimanche 30 avril 2017
Une école inclusive

Directrice de publication :
Béatrice Bossennec
Webmestre :
Nelly Tarbouriech



Dyslexie : ressources et adaptations pédagogiques
 

DYSLEXIE ET DYSORTHOGRAPHIE

Sommaire


DÉFINITIONS

Le site de l’association CORIDYS [1] fournit une définition claire de ces deux troubles :

"Dyslexie et Dysorthographie sont un ensemble de difficultés durables d’apprentissages fondamentaux de la lecture, de l’orthographe chez un enfant ou un adulte présentant par ailleurs :

  • un niveau intellectuel normal,
  • sans troubles sensoriels ou perceptifs (audition, vue),
  • sans troubles psychologiques primaires prépondérants durant les apprentissages initiaux,
  • évoluant dans un environnement affectif, social et culturel normal,
  • ayant été normalement scolarisé.

C’est un trouble dynamique de l’apprentissage de la lecture, qui se caractérise par une diminution significative des performances en lecture ou orthographe par rapport à la norme d’âge. Ces difficultés sont durables, et non pas un simple retard d’acquisitions. Les mécanismes fondamentaux du langage écrit sont atteints dans leur structure même, souvent à la fois dans le versant compréhension et dans le versant expression.

Les facteurs dits d’environnement, tels que psychologiques, linguistiques, socioculturels etc... ne génèrent pas ces troubles, mais ils les aggravent, les compliquent (parfois largement)."

Dyslexie et dysorthographie sont des troubles des activités langagières humaines, activités qui sont "de niveau "supérieur" dans le fonctionnement général du cerveau" et qui mettent en jeu des fonctions multiples du système nerveux cérébral.

"Le dysfonctionnement de ces circuits et réseaux spécifiques assurant la réception, l’intégration et le traitement des "informations linguistiques" provoque les perturbations du langage écrit dans deux grands domaines :

  • des troubles des fonctions langagières proprement dites ("réseaux" spécifiques à la lecture c’est-à-dire déchiffrage + compréhension)
  • des troubles de certaines fonctions capitales permettant l’acquisition et l’utilisation du langage (attention, mémoire, notions d’espace, de temps, capacités de logique, de séquentialisation, d’abstraction, etc. c’est-à-dire "l’équipement neuro-cognitif").

Les facteurs actuellement connus sont essentiellement des facteurs pathologiques (prématurité, dysmaturité, souffrance néonatale par exemple), et surtout des facteurs développementaux langagiers (anomalies génétiques et hormonales altérant le développement de l’équilibre et la répartition de diverses fonctions concourant au langage écrit, sans incidence sur l’intelligence proprement dite)."

Voir le site CORIDYS

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QUELQUES RECOMMANDATIONS D’ADAPTATION PÉDAGOGIQUE POUR LES ENFANTS DYSLEXIQUES

(Document de synthèse fourni par le Laboratoire Cogni-Sciences et Apprentissages, Mars 2001, auquel ont été ajouté quelques conseils donnés par une orthophoniste)

Un élève ordinaire va mettre 2 à 4 ans à être autonome en lecture. L’enfant dyslexique, malgré ses efforts, va mettre beaucoup plus de temps. Pendant cette période, il ne pourra pas accéder par l’écrit aux compétences et connaissances requises par l’école, il faut donc trouver une autre modalité d’acquisition (l’oral) afin qu’il n’accumule pas un retard scolaire, en plus de son retard de lecture et d’orthographe.

Tous les enfants ne présentent pas le même profil de difficultés. Il est nécessaire de faire une analyse individuelle, pour chaque enfant dyslexique. Les principales difficultés rencontrées sont notées ci-dessous :

  • Il faut expliciter à l’enfant que l’on sait qu’il a une difficulté particulière et que l’on va essayer d’en tenir compte. Ceci permet de créer un climat de confiance.
  • Faire accepter par l’ensemble de la classe la prise en charge particulière des enfants dyslexiques.
  • L’enfant ne pouvant accéder aux apprentissages par une lecture autonome, il faut lui oraliser les consignes, les textes. Essayer le plus souvent possible de lire les énoncés à haute voix, à toute la classe.
  • Ses possibilités de copie d’un texte au tableau sont médiocres (lenteur, erreurs) rendant difficile le travail à la maison. Nécessité de lui fournir une photocopie. Ou proposer à un camarade de servir de "tuteur" à l’enfant dyslexique : l’élève tuteur pourra alors prêter ou photocopier ses cours à son camarade (demander un crédit photocopie particulier à l’établissement).
  • Favoriser sa verbalisation et les interactions verbales.
  • Prendre le temps de donner les consignes et aller souvent vers lui pour s’assurer qu’il les a comprises.
  • S’il le souhaite, lui permettre de lire à mi-voix pendant les tests ou exercices silencieux.
  • Pour l’apprentissage de la lecture, l’aider à segmenter et repérer les phonèmes et les autres unités sonores en utilisant les couleurs les gestes (S.Borel-Maisonny [2] ). Faire un entraînement de la conscience phonologique et de la conversion graphème-phonème (à l’oral et à l’écrit).
  • Pour les règles d’orthographe et de grammaire qui lui sont difficilement accessibles, les cas particuliers et les irrégularités entraînent des confusion dans ce qu’il sait. Essayer de l’en dispenser sinon il risque de perdre ses quelques repères.

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Devoirs

  • L’aider à organiser son travail.
  • Prévoir de fournir une feuille avec des indications précises pour le devoir à la maison.
  • Pour les devoirs, il faut qu’on lui lise les consignes et leçons pour qu’ils les apprennent. Par exemple, il peut apprendre une récitation ou une leçon d’histoire par l’oralisation d’un tiers.
  • Faire précéder la lecture par un tiers avant que lui-même ne lise.

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L’évaluation :

  • L’évaluation de l’orthographe doit être dissociée de la note dans la discipline.
  • Pour les dictées, afin qu’il puisse mesurer ses progrès, une modalité de notation spécifique doit être adoptée, exemple noter sur 100 en déduisant le nombre de fautes.
  • Dans chaque discipline au moins une fois par trimestre faire une évaluation individuelle à l’oral pour connaître la réalité de ses compétences et connaissances scolaires acquises.
  • Pour les contrôle en classe, donner un temps supplémentaire ou multiplier la note d’un coefficient de bonification.
  • Pour les rédactions, il est parfois possible de prendre son texte sous la dictée (secrétaire) car lorsqu’il écrit sa charge mentale est telle qu’il ne peut pas se consacrer à la réflexion sur le contenu.
  • Pour l’évaluation des capacités de lecture (précision, fluence) ne jamais le faire lire à haute voix devant la classe. Si l’enseignant souhaite savoir où il en est et s’il progresse, il doit le faire en individuel en l’encourageant et en le déculpabilisant.

Pour les enfants dyslexiques, le travail scolaire nécessite des efforts intenses. Ils doivent être encouragés encore plus souvent que les autres et trouver une reconnaissance du travail effectué.

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AMÉNAGEMENTS SCOLAIRES

  • partenariat entre l’enfant, les parents, les enseignants et l’orthophoniste : fonctionnement de l’enfant et comment l’aider.
  • constitution d’un projet particulier de scolarisation : P.P.S [3]
  • ne pas prendre de notes ; fournir des photocopies.
  • lire la consigne au maximum.
  • lui lire la leçon à apprendre : utilisation d’un magnétophone à la maison.
  • double notation pour voir ses progrès / contrat avec l’enfant.
  • ne pas le pénaliser pour les fautes d’orthographe.
  • attention aux commentaires décourageants.
  • attention à la police utilisée en traitement de texte et aux interlignes : veiller à présenter des textes clairs (mise en page largement justifiée à droite et à gauche, pour réduire la longueur de chaque ligne), aérés, avec des caractères suffisamment grands.
  • mesurer le coût cognitif.
  • évaluation orale.
  • tiers temps supplémentaire pour les examens.
  • choix de la seconde langue (pas d’anglais en 6ème pour les dyslexies de surface).
  • choix de la méthode de lecture.
  • redoublement inutile jusqu’à un certain niveau atteint en rééducation, mais tenir compte de l’aspect psychologique : l’enfant peut avoir besoin de souffler.

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L’APPRENTISSAGE DE L’ANGLAIS : POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE ?

L’anglais est une langue difficile pour les élèves dyslexiques, surtout l’écrit qui présente beaucoup d’irrégularités dans les correspondances graphèmes-phonèmes c’est-à-dire la façon dont on écrit et la façon dont on prononce (par exemple : through, cough, bought, bough, although).

A titre d’information, on retiendra :

Langue nombre de phonèmes nombre de graphèmes
Français 34 environ 190
Anglais 62 1120

L’idéal est de faire apprendre d’abord à l’oral, si possible avec une bonne prononciation. On peut imaginer employer des chansons, des logiciels parlants, et bien sûr des DVD en version anglaise, visionnant une fois avec les sous-titres en français, ensuite les sous-titres en anglais, et ensuite sans sous-titres.

Il serait bien si l’évaluation des connaissances se faisait à l’oral également, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Pour réussir le diplôme national du brevet à la fin du collège [4], l’élève doit satisfaire à l’exigence du niveau A2 du "cadre commun de référence pour les langues" dans une langue vivante étrangère. La part de l’écrit dans l’évaluation de ce niveau de référence européen est souvent rédhibitoire pour les élèves dyslexiques très souvent en difficulté dans l’apprentissage de cette langue vivante.

Marion Rondot - APEDYS HERAULT

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QUELQUES SITES DE RESSOURCES DOCUMENTAIRES SPÉCIFIQUES

    • http://www2.ac-lyon.fr/etab/ien/ain/aisbourg/accueil.html : accueil > outils pédagogiques > troubles du langage > guide dyslexie : exemple intéressant d’un guide global, centré « école », sur la dyslexie élaboré en partenariat dans le cadre comité pilotage départemental
    • http://www.coridys.asso.fr : association centre de ressources pour des professionnels, des enseignants, et des parents – documentation générale et spécialisée, personnes ressources, formation, revues, ouvrages, articles, outils et matériels pédagogiques, photocopies, etc.
    • http://www.apedys.org : SITE APEDYS-FRANCE (renseignements sur l’Apedys et coordonnées des associations Apedys départementales)
    • GENEDYS : projet de recherche pluri-disciplinaire et collaboratif visant à élucider les bases cognitives, cérébrales et génétiques de la dyslexie et de la dysphasie développementales. Nombreux documents consultables en ligne.
    • RESODYS : Réseau régional de professionnels œuvrant dans le domaine des troubles d’apprentissage. Nombreux documents en ligne : textes officiels, informations scientifiques…

Article réalisé à partir de celui d’Elodie Walk, en 2004 pour la Maison des Enseignants

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Lexique [5]

Dyscalculie - Dysgraphie - Dyslexie - Dysorthographie - Dysphasie - Dyspraxie

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Dyscalculie

La dyscalculie est dite développementale car elle affecte l’apprentissage chez l’enfant. Elle se distingue de l’acalculie acquise à la suite d’une lésion cérébrale chez l’adulte.

La première définition neuropsychologique de la dyscalculie développementale a été avancée par le chercheur Kosc (1974), qui l’a définie comme une difficulté au niveau des performances en mathématiques résultant d’un déficit situé dans les parties du cerveau qui sont impliquées dans le traitement du calcul ; cette difficulté se manifesterait en l’absence d’une atteinte concomitante des fonctions mentales générales. [6]

Cette définition est la même définition que celle utilisée actuellement par les chercheurs en neurosciences cognitives dans le cadre de leurs recherches sur les causes et l’étiologie de la dyscalculie.

Y a-t-il d’autres définitions de la dyscalculie ?

Oui, il y a d’autres définitions de la dyscalculie, de même que d’autres concepts similaires qui sont définis de manières légèrement différentes. Par exemple, le DSM-IV inclut le diagnostic F81.2 [315.1] “Trouble du calcul”, et aux Etats-Unis, il existe une définition dans le domaine des sciences de l’éducation de ce qu’on appelle « Mathematical Disabilities », et qui est liée à la définition légale des troubles de l’apprentissage issue de la loi publique 94-142.

Toutes ces définitions ont en commun les points suivants :

  1. La présence de difficultés en mathématiques
  2. La spécificité (plus ou moins importante selon les définitions) de ces troubles : c’est-à-dire une absence de difficultés généralisées à plusieurs autres domaines académiques
  3. La supposition que ces troubles sont causés d’une manière ou d’un autre par une dysfonction cérébrale.

La dyscalculie peut se diagnostiquer selon trois critères définis dans la classification américaine des troubles mentaux DSM IV :

  • les aptitudes arithmétiques, évaluées par des tests standardisés, sont nettement en dessous du niveau escompté compte tenu de l’âge du sujet, de son développement intellectuel et d’un enseignement approprié à son âge ;
  • le trouble interfère de manière significative avec la réussite scolaire de l’enfant ou les activités de la vie courante ;
  • les difficultés mathématiques ne sont pas liées à un déficit sensoriel.

(La dyscalculie, le sens perdu des nombres - La Recherche, n° 379, oct. 2004")

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Dysgraphie

La dysgraphie est une anomalie du mouvement cursif, de la conduite du trait, qui se traduit par des difficultés de coordination, des irrégularités d’espacements entre les lettres et les mots, des malformations et des discordances de toutes sortes, souvent alliées à une qualité du trait défectueuse.

Les différentes dysgraphies :

  • Dysgraphies raides , caractérisées par la tension, la crispation : l’écriture est tendue, hypertonique.
  • Dysgraphies molles , caractérisées par le relâchement du tracé, l’irrégularité de la dimension des lettres donne à l’ensemble du graphisme un aspect de négligence, de laisser-aller.
  • Dysgraphies lentes et précises, caractérisées par l’excès de structure, une recherche paralysante de précision et une absence de mouvement et de rythme. Le graphisme est très appliqué mais cette qualité apparente est maintenue au prix d’un effort épuisant.
  • Dysgraphies impulsives, caractérisées par la rapidité du geste, les heurts et le mauvais contrôle. Le graphisme perd toute structure, il est précipité et manque totalement de fermeté et d’organisation.

(http://www.graphotherapie.fr/dysgraphie.htm")

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Dyslexie

La dyslexie un trouble spécifique, durable d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme chez des enfants intelligents normalement scolarisés indemnes de troubles sensoriels et psychologiques préexistants.

On retrouve un décalage d’au moins 18 mois à 2 ans entre l’âge de l’enfant et l’âge obtenu au test de lecture standardisé.

La dyslexie est souvent associée à une dysorthographie, difficulté d’apprentissage de l’orthographe. Après une rééducation orthophonique, la lecture s’améliore et la dysorthographie passe alors au premier plan.

Il existe plusieurs types de dyslexie en fonction de la voie de lecture (phonologique ou lexicale) atteinte

La dyslexie phonologique ou dysphonétique est liée à une mauvaise conscience phonologique (aptitude à reconnaître et à manier les sons à l’intérieur d’un mot) gênant la voie d’assemblage et les conversions graphophonémiques.

La dyslexie de surface ou dyslexie dyséïdétiques est liée à une anomalie de la stratégie visuelle, un défaut de reconnaissance visuelle globale du mot avec difficulté de stockage de ce dernier.

La dyslexie mixte est une atteinte des deux voies.

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Dysorthographie

La dysorthographie est constitutive de la dyslexie mais elle peut aussi exister seule. Une dyslexie est toujours associée à une dysorthographie tandis que l’on peut trouver une dysorthographie isolée. On suppose alors que l’efficience intellectuelle de l’enfant lui a permis de compenser ses difficultés liées à la lecture.

Par définition, une dyslexie - dysorthographie n’est diagnostiquée qu’après avoir obtenu un décalage de 18 mois entre l’âge chronologique de l’enfant et le niveau de ses réalisations écrites.

0n constate dans la production d’écrits :

  • des anomalies spécifiques à la mise en écrit (c’est-à-dire encodage)
  • des erreurs de copie - des omissions (recopie de mots) (bébé/bb ; liberté/librt)
  • des économies de syllabes - des fautes de conjugaison (semblable/semble), de grammaire, d’analyse
  • des découpages arbitraires (l’égume ; il sé lance ; l’image/limage ; son nid/soni)
  • également, lenteur d’exécution, hésitations, pauvreté des productions
  • des fautes en orthographe et des difficultés envers l’écrit semblables à celles du dyslexique

(Les troubles spécifiques d’acquisition du langage écrit - Isabelle Barry, orthophoniste, Hôpital Robert Debré, Paris")

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Dysphasie

"La dysphasie est un déficit spécifique du langage, caractérisé par des problèmes graves de la compréhension et/ou de l’expression du langage parlé, en l’absence de perte auditive, de déficience mentale ou d’un trouble émotionnel". Benton, 1964

Il existe différents niveaux de dysphasie :

    • Dysphasie simple

Le langage reste souvent maladroit et des difficultés surgissent lors de l’apprentissage du langage écrit. Le retard simple passe souvent inaperçu et le diagnostic en est fait rétrospectivement lorsque l’enfant échoue en lecture.

    • Dysphasie de développement

Le plus souvent ces enfants dysphasiques sont également atteints dans leur langage écrit. Leurs difficultés d’apprentissage constituent la dyslexie et la dysorthographie. Beaucoup échouent en calcul également parce qu’ils ne comprennent pas les termes courants.

    • Dysphasie sévère

Dès le jardin d’enfants, il est indispensable de développer des modes non verbaux de communication et de stimuler le développement du langage, d’où la nécessité impérieuse d’une réadaptation fonctionnelle logopédique et d’une pédagogie tout à fait spécialisée. Un enseignement spécial leur est souvent nécessaire dès le plus jeune âge.

Le préfixe "DYS" signifie "trouble, difficulté" :

  • DYS-lexie, s’applique à la lecture
  • DYS-praxie, aux gestes
  • DYS-graphie, à l’écriture et au dessin
  • DYS-calculie, à l’apprentissage du calcul
  • DYS-orthographie, à l’apprentissage de l’orthographe
  • DYS-phasie, au langage. »

D’après (APEAD 2008")

La dysphasie est un trouble structurel, inné et durable de l’apprentissage et du développement du langage oral.

Cette pathologie, trop peu connue, est assez fréquente, puisqu’elle touche sous une forme ou une autre au moins 1% de la population scolaire. ( cf : site www.ac-rennes.fr)

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Dyspraxie

« D’après les neurologues, « c’est une pathologie de la conception, de la programmation ou de la réalisation des gestes appris. » […]

L’on retrouve chez l’enfant dyspraxique :

  • une grande maladresse, en motricité fine et en motricité globale
  • une grande lenteur
  • une mauvaise organisation et une mauvaise coordination des tâches au quotidien
  • une sensibilité qui leur est propre
  • des troubles sensitifs
  • des troubles attentionnels, des difficultés de concentration
  • des problèmes d’équilibre et de tonus musculaire
  • des troubles dans l’organisation du regard qui sont à l’origine de difficultés dans les apprentissages scolaires
  • des troubles bucco phonatoires : mâcher, déglutir, prononcer… -* des difficultés de repérage dans le temps
  • des maladresses dans ses rapports à l’autre, notamment vis-à-vis de ses pairs

Le dyspraxique peut présenter un ou plusieurs de ces troubles à des degrés divers, ce qui entraîne dans tous les cas une fatigabilité notoire et pourtant souvent négligée. »

(Association 123 DYS")

Selon l’Etude de Gérard et Dugas « Réalisée sur 1400 dossiers, avec des procédures d’évaluation très précises et concernant tous les domaines. L’originalité de cette étude tient dans la tentative de donner un substrat neuropsychologique aux regroupements sémiologiques observés et de se référer aux modèles piagétiens pour les facteurs limitant de l’action en relation avec l’évolution des représentations de l’espace et des capacités de symbolisation.

Troubles du développement associés aux enfants dyspraxiques de l’étude :

Dyspraxie seule : 40% Dyspraxie et Dyscalculie : 6% Dyspraxie et Dyslexie-dysorthographie : 22% Dyspraxie et Trouble du langage : 30% »

(Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence")

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[1] http://www.coridys.asso.fr/

[2] La méthode Borel-Maisonny utilise le canal visuel. Il s’agit de gestes symboliques utilisés au cours de l’apprentissage de la lecture. Il y a un geste par son et non par graphie. Ex : Il y a un geste pour le son O . Le même geste vaut pour les différentes graphies au, eau, os, ot, aut, aud, aux, ault, eaux. cf : le site de l’Inspection de Chalons 2

[3] Mise en œuvre et suivi du projet personnalisé de scolarisation - Circulaire N°2006-126 DU 17-8-2006

[4] http://www.education.gouv.fr/cid2619/diplome-national-du-brevet.html

[5] Définitions et informations sur les troubles "DYS"

[6] Guide des Ressources sur la Dyscalculie - Anna J. Wilson, Février 2005, traduit de l’anglais par Susannah Revkin

 
 
Publié le vendredi 25 janvier 2013
Mis à jour le mardi 1er février 2011

 
 
 
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  Mis à jour le mercredi 29 mars 2017  |  133 articles  |  Nombres de visites : 0 aujourd'hui, 15 hier, 137804 depuis le début, 28 en moyenne par jour (345 maximum)  | 6 visiteurs en ce moment