mardi 18 décembre 2018
Ressources pédagogiques

Directrice de publication :
Béatrice Bossennec
Webmestre :
Nelly Tarbouriech



Elever des animaux en classe
 

Sommaire

DOSSIER EN COURS DE RÉDACTION, merci de votre compréhension.


Introduction

Élever des animaux en classe est une expérience pédagogique riche à pleins d’égards. Elle permet d’introduire la pratique des sciences au quotidien, de mettre les élèves en position d’observer, de questionner le vivant, , de structurer le temps, d’aborder la problématique de respect du vivant, la compréhension des équilibres biologiques et de responsabiliser les élèves autour d’un projet collectif.

On l’aura compris, l’intérêt des élevages en classe est multiple. Cependant, s’engager dans un projet de ce type n’est pas sans présenter des difficultés qu’il faut bien identifier afin de pouvoir les surmonter.

Le choix d’une espèce doit être réfléchi en fonction de critères qui intègreront :

  • la place dans les programmes,
  • les programmations de cycle ou d’école dans le domaine de la découverte du monde, en sciences expérimentales, la nature des animaux choisis,
  • la règlementation en vigueur,
  • la durée des cycles de vie,
  • les conditions de développement et d’hygiène,
  • l’âge des élèves
  • ainsi les risques allergiques éventuels.

Ce dossier a pour objectif d’aider les enseignants des écoles primaires à s’engager avec leurs élèves dans cette aventure pédagogique qu’est le plus souvent l’élevage d’animaux dans la classe.

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Textes de référence

Trois circulaires encadrent l’observation du vivant dans les classes. (BO n°7 du 16 février 1967, BO n°22 du 30 mai 1974, BO n° 20 du 16 mai 1985)

Consulter les circulaires en vigueur sur les travaux pratiques de sciences naturelles et les observations d’animaux en classe ou en milieu naturel.

Il est formellement interdit de pratiquer la vivisection et les dissections doivent être pratiquées sur des animaux morts.

Règlementation sur les élevages (site de La Main à la Pâte)

ATTENTION : Avant de prélever des animaux en milieu naturel, vérifier que l’espèce concernée n’est pas inscrite dans le répertoire nationale ou régional des espèces protégées (Voir ici)

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L’artemia

Dénomination, détermination

Artemia salina

Arthropodes —> Crustacés —> Branchiopodes —> Anostracés

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Développement, métamorphose, parthénogénèse, chaîne alimentaire, biotope, cycle de vie, adaptation

Intérêt pédagogique

Facile à mettre en œuvre, élevage rapide (environ 3 semaines), idéal pour aborder la notion d’écosystème et de développement durable (milieu contrôlable avec deux espèces interdépendantes. L’algue dont se nourrit l’artemia lui fournit l’oxygène dont elle a besoin. L’artemia fait bénéficier le phytoplancton des rejets de CO2 et des déchets qu’elle produit.

Morphologie

Tête , thorax (11 segments), abdomen (8 segments, les 2 premiers dits génitaux, le dernier segment abdominal porte l’anus) Œuf : qqs microns Umbrella : Nauplie : 14 mues successives en forme de parapluie fermé non serré pour la première.taille max. < 1 cm Dimorphisme sexuel chez l’adulte : poche pour stocker les œufs (sac ovigère en forme de cœur) chez la femelle, chez le mâle antennes visibles (servant à l’accouplement).

Physiologie

Nutrition : phytoplancton, déchets organiques microscopiques et CO2 dégagé par le phytoplancton

Mode de vie : vie plutôt au fond des étendues salines,, nage sur le dos, dépendant de l’activité de photosynthèse du phytoplancton vivant dans son biotope

Reproduction : 3 stades de développement (œuf, umbrella, nauplie). L’artemia femelle pond des œufs (ovoviviparité) dans les conditions favorables de vie (salinité et oxygénation importante de l’eau par une concentration suffisante de phytoplancton). Lorsque ces conditions ne sont plus réunies, elle pond des cystes (dits « œufs de résistance » ou « de durée ») qui vont lui permettre de perpétuer l’espèce en attendant que les conditions favorables au développement d’artemia soient de nouveau présentes. Durée du cycle de vie : de l’oeuf à l’adulte, 20 jours. incubation de l’œuf : 24 à 72 h développement de l’umbrella par : entre 3 à 5 jours en 14 mues successives adulte (nauplie) : dans la nature : 5 à 7 mois, en élevage une dizaine de jours

Habitat

En milieu naturel, les lacs salés, les lagunes, les salines En élevage, dans un récipient d’eau salée, algues microscopiques (dunaliella salina) et du phytoplancton.

Matériel

Un récipient en verre transparent (verre, pot de confiture), loupe Eau (prendre de l’eau du robinet et la laisser reposer 24h pour neutraliser l’action du chlore, sel (50 g/litre , environ 4 cuillères à café / litre), phytoplancton, lumière, éventuellement un « bulleur » d’aquarium (mais l’aération régulière de l’eau par soufflement à l’aide d’une paille suffit.

Où les trouver ?

Animalerie, Association « A-Artemi », Arlette Peret, J-M Puff, 89 rue Jean Bouin – 34 130 Maugio

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La cétoine mouchetée

Dénomination, détermination

Stephanorrhina guttata, nom commun Cétoine mouchetée. Beaucoup d’autres espèces : cétoine dorée

Arthropodes —> Insectes —> Coléoptères

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Développement, métamorphose, chaîne alimentaire, biotope

Intérêt pédagogique

Facile à mettre en œuvre, peu d’entretien

Morphologie

Structure en trois parties des insectes : tête, thorax, abdomen

Œuf : blanc, de 8 à quelques dizaines par ponte, ovoïde, environ 2 mm de diamètre Larve, 3 stades successifs nymphose dans une coque faite de terre

Dimorphisme sexuel chez l’adulte : 2 petites cornes tronquées au bout de la tête chez le mâle, taille plus petite chez la femelle et pas de corne

Physiologie

Nutrition : miellat, fruits exotiques, pommes, poires, bananes, bois en décomposition, cannibalisme chez les larves en absence ou raréfaction de nourriture et en cas de surpopulation. La nymphe ne se nourrit pas. Attention aux insecticides sur les fruits ou légumes. Pour l’eau, pas indispensable. Eponge humide, bouteille ou abreuvoir à oiseau bouché par une mèche en coton ou un morceau d’essuie-tout

Reproduction : 4 stades de développement (œuf, larve, nymphe, adulte). Durée du cycle de vie : de l’oeuf à l’adulte, de 8 mois à 1 an. L’augmentation de la température raccourci la durée du cycle incubation de l’œuf : environ 10 jours développement larvaire : entre 3 à 8 mois en 3 stades successifs nymphose : de 1 mois et demi à 3 mois, adulte : entre 2 et 5 ou 6 mois. Les femelles vivent plus vielles que les mâles

Habitat

Terrarium, 20 à 25 cm d’épaisseur de terreau humide (mais non collant) avec bois en décomposition et substrat de feuilles mortes. La cétoine mouchetée étant une espèce tropicale, une température supérieure à 22°C est favorable à un bon développement. (Lampe si nécessaire)

Matériel

Terrarium, terreau, bois en décomposition, nourriture

Où les trouver ?

OPIE, BIOTOPA, Rte d’Ouge , 70 500 Chauvirey le Chatel (03 84 68 54 16)

Site de référence

Un quizz sur les cétoines mouchetées : http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/ecole-dallet/pages/site_1/cetoine.htm#question3

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Les escargots

Dénomination, détermination

De nombreuses espèces, les plus communes : Cryptomphalus aspersus ou Helix aspersa (Petit Gris), Cepea nemoralis (escargot des haies), Helix pomatia (escargot de Bourgogne, Zonites algirus (escargot peson)

Petit gris, Gros gris, escargot de Bourgogne

branche —> classe —> genre

Mollusques —> Gastéropodes —> helix

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

reproduction (hermaphrodisme), nutrition, croissance, locomotion

Intérêt pédagogique

Élevage facile à mettre en œuvre, à n’importe quel moment de l’année, nombreux œufs lors des pontes, observation facile, robuste, entretien minime

Morphologie

Corps mou et visqueux (pas de squelette interne), composé de 3 parties : tête, pied, masse viscérale

Tête : bouche basse (lèvre inférieure et 2 lèvres supérieures) avec à l’intérieure une langue râpeuse (la radula), deux paires de tentacules (inférieures courtes tactiles, supérieures allongées surmontées d’un œil et d’un organe olfactif)

Pied : musculeux, large, plat (face inférieure servant à la reptation, produisant une couche de mucus qui aide au déplacement (facile à observer en plaçant l’escargot sur une vitre, on voit l’ondulation du muscle se propageant de l’arrière vers l’avant), partie supérieure surmontée d’une coquille (enroulée vers la droite (dextre), calcaire, spirale, univalve)

Masse viscérale : enfermée en grande partie dans la coquille, enroulée dans la spirale Orifices visibles : génital situé à l’arrière du tentacule oculaire droit, respiratoire situé à droite à la sortie de la coquille (cycle ouverture / fermeture bien observable), l’anus (à coté de l’orifice respiratoire

Dimorphisme sexuel : non ; l’escargot est hermaphrodite et possède les organes sexuels des deux genres. Attention, contrairement à certaines idées reçues, il ne peut s’autoféconder (Les spermatozoïdes et les ovules ne sont pas à maturité en même temps.).

Physiologie

Nutrition : régime végétarien (feuilles, fruits, légumes, son, croquettes de légumes, lait en poudre). Les aliments sont réduits en bouilli par l’action de la radula qui fonctionne comme une râpe.

Mode de vie : en milieu suffisamment humide et chaud (t° < 12° C), en milieu sec, l’escargot obture sa coquille d’un opercule de mucus qui l’isole de l’extérieure et lui permet d’éviter la déshydratation.

Reproduction : Après un accouplement (environ 2 fois l’an, mars - avril, juillet - août), l’escargot pond plusieurs dizaines d’œufs dans un trou de terre humide qu’il va ensuite reboucher. Incubation : environ 3 semaines à 20 – 25° C (pondoir recouvert d’un film transparent pour conserver l’humidité). A l’éclosion : naissance d’individus au développement direct, coquille transparente allant en se calcifiant, s’épaississant, reliée à l’escargot par le muscle columellaire. En cas de rupture de ce muscle, l’escargot se sépare de sa coquille et meurt. Croissance de la coquille discontinue (cercles de croissance) ; facteurs : température, humidité, alimentation, activité sexuelle, ….

Durée de vie moyenne : 5 ans

Habitat

Contrairement à l’idée reçue chez les enfants (mais pas que !), n’habite pas dans sa coquille. Dans la nature, varié, humide et chaud, à l’ombre. En élevage, dans un terrarium fermé mais aéré, avec du terreau ou du sable, un abri opaque (brique alvéolé par exemple), une partie de sable où déposer la nourriture (facile à nettoyer sans enlever la totalité du terreau)

Matériel

Terrarium, brique alvéolée, terreau, sable stérile (passer 1 mn au micro-onde), pondoir dans des godets humidifiés par une mèche (humidifie mais sans détremper). Pour la nourriture, en dehors des phases d’investigation, utiliser des farines, du son, des compléments vitaminés disponibles en animalerie.

Où les trouver ?

Dans les haies, les taillis, sous les pierres en zone ombragée. Attention : ne pas ramasser les jeunes (par exemple 3cm minimum pour un adulte Bourgogne. Le collet de la coquille doit être constitué.)

Site de référence

Élevage de l’escargot : comment faire ? (site de La main à la Pâte) L’escargot (cycle 1 & 2) (site de La main à la Pâte)

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Les fourmis

Site de référence

http://fourmis.elevage.free.fr/BA/BA.php

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Les lombrics ou vers de terre

Dénomination, détermination

Lombric : le lombric terrestre (Lumbricus terrestris), (jusqu’à 30 cm de long), le ver du terreau (Eisenia fetida), plus petit et de couleur rouge le ver de californie (Eisenia Andrei), rouge vif se nourrissant de matière organique fraiche.

ordre —> famille —> genre

Haplotaxida —> lumbricidés —> Lumbricus

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Nutrition , reproduction, croissance, déplacement, développement durable.

Intérêt pédagogique

Facile à observer , facile à mettre en œuvre , entretien minime, tout au long de l’année.

Morphologie

Corps mou et visqueux, composé d’anneaux, une bouche à l’extrémité la plus effilée, pas de cœur, vaisseau sanguin dorsal contractile assurant le mouvement du sang d’arrière vers l’avant du corps. Présence du clitellum, zone renflée contenant les gamètes et permettant de sécréter du mucus utilisé dans la formation des cocons, au niveau du tiers supérieur du corps. Sur chaque anneau, 4 paires de soies rigides qui permettent au lombric, avec le mucus lubrifiant le corps, de se déplacer.

Physiologie

Nutrition :

Décomposeur, se nourrit de particules organiques (végétaux en décomposition, microorganismes, …). Il rejette ensuite ses déjections par l’anus en petits turicules, compost enrichissant le sol. Peut absorber chaque jour l’équivalent de son propre poids. Respiration par la cuticule, facilitée par le mucus.

Mode de vie :

Dans le sol, en milieu humide et obscur, à des profondeurs variant en fonction des espèces.

Reproduction :

Sexuée mais hermaphrodite. Les orifices mâles sont situés en avant du clitellum. Accouplement car les gamètes mâles et femelles ne sont pas matures en même temps. Les spermatozoïdes sont échangés et stockés dans des réceptacles séminaux. Les ovules sont ensuite émises au fur et à mesure et fécondées par ces spermatozoïdes conservés dans ces réceptacles. Puis ponte d’œufs dans un cocon de mucus. Incubation d’environ 3 semaines ; naissance de 10 à 20 individus par cocons.

Habitat

Dans la nature dans un terreau humide, en élevage dans un terrarium maintenu humide ou les étages médians d’un bac à compost.

Matériel

Terrarium, terres de couleurs différentes, sable (afin de voir les mélanges et le brassage dus à l’activité des lombrics), vaporisateur ou drain humidificateur. Bac ou caisse en bois large avec plusieurs étages et grilles séparatrices pour un meilleur développement. Recouvrir avec des matières sèches (feuilles de papier recyclable, feuilles mortes, carton recyclable sans encre d’impression, afin de garder l’humidité de l’ensemble). Le terreau peut être enrichi de marc de café, de coquilles d’œufs pilées. Le compostage produit un liquide (thé de compost), restitution de l’eau contenue dans les matières végétales apportées. Peut être récupéré au fond du bac par gravité, dans un compartiment prévu à cet effet et servir d’engrais naturel pour enrichir l’eau d’arrosage des plantes. Pour une meilleure observation de l’élevage, il est possible de construire une caisse avec des parois en Plexiglas que l’on recouvra de carton noir afin que les lombrics, sensibles à la lumière puissent creuser leurs galeries sans être gênés par la lumière. Dans le commerce, des installations de lombricompostage sont disponibles en jardinerie.

Où les trouver ?

Partout, à la surface de la terre ou dans une profondeur allant jusqu’à 40 cm. Les lombrics sont plus facilement visibles la nuit ou immédiatement après avoir retourné la terre. En élevage, Eisenia fetida ou Eisenia Andrei sont plus faciles à élever. Ils peuvent être commandé en jardinerie.

Sites de référence

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Les gendarmes ou pyrrhocoris apterus

Dénomination, détermination

Pyrrhocoris apterus. Noms communs : gendarme, punaise rouge, suisse, soldat, cherche-midi, masques-nègres

ordre —> famille —> genre

Hémiptère —> Pyrrhocoridae —> Pyrrhocoris apterus

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Habitat, nutrition, reproduction et déplacement.

Intérêt pédagogique

Observation et mise en place de la démarche scientifique. Mieux connaître un insecte rencontré dans un milieu proche.

Morphologie

Taille : de 10 à 12 mm. Comme tout insecte, il a une tête, un thorax et un abdomen. Six pattes sont attachées au thorax, 2 antennes en avant de la tête. Le gendarme est caractérisé par la présence d’élytres dotés d’une partie antérieure cornée (la "corie"), et d’une partie postérieure dénommée "membrane" en raison de sa minceur. Couleur : rouge et noire . Insecte dit piqueur-suceur, car doté d’un rostre (trompe piqueuse articulée). L’aile du Pyrrhocore est vestigiale (caractère dégénérée ne lui permettant pas de voler), d’où le nom d’apterus (« sans aile ».

Dimorphisme sexuel : mâle plus petit et relativement plus étroit que la femelle à l’abdomen plus gros du fait de la présence des organes sexuels.

Physiologie

Nutrition : Se nourrit de végétaux (feuilles et fruits) et d’insectes vivants ou morts. (pucerons,…)

Mode de vie :

Espèce grégaire formant des groupes parfois très importants.

Reproduction :

S’accouplent en opposition. L’accouplement a lieu au début du printemps et peut durer jusqu’à 30 heures (donc très facilement observable). La femelle pond de 50 à 70 œufs sur de la terre humide, dans un petit terrier qu’elle a creusé à cet effet ou parmi les feuilles mortes. Les œufs de gendarmes sont noirs. Leurs larves, rouges ou orange uni, sont plus petites que les stades adultes. Eclosion en mai, stade adulte au début de l’hiver.

Habitat En particulier sur des murs ensoleillés ou sur les troncs et aux pieds des arbres et des arbustes fleuris.

Matériel

Terrarium (environ 30cm x 15 cm x 20 cm de haut), terreau, feuilles mortes, petites branches (bois morts), pierres servant de caches. Favoriser l’exposition à la chaleur et à la lumière.

Où les trouver ?

Dans les jardins, sur les murs, dans les parcs municipaux et même… dans les cours d’école.

Sites de référence

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Les gerbilles

Dénomination, détermination

Meriones unguiculatas, nom commun gerbille de mongolie, gerbille. Il en existe une vingtaine d’espèces.

Classe —> ordre —> genre

Mammifères —> rongeurs —> meriones

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Développement, reproduction, nutrition

Intérêt pédagogique

Élevage assez facile, activité importante, reproduction fréquente (jusqu’à 6 portées l’an dans de bonnes conditions d’élevage (tranquillité et espace), animal docile si on l’apprivoise progressivement

Morphologie

poids adulte : mâle-> 65-110g, femelle-> 50-85g. taille (queue comprise) : 21-25cm. bout de la queue appelé plumeau d’une couleur distincte dentition : 16 dents, incisives à croissance continue membres : doigts griffus, 4 aux membres antérieurs et 5 doigts aux membres postérieurs pattes postérieures permettant des bons (jusqu’à 3m de haut) ou le maintien debout squelette : composé de deux cents os poumon : 4 lobes à droite, 3 à gauche. glande sébacée ventrale : pour marquer son territoire. couleur naturelle : gris brun mêlé de poils noirs ou sable température du corps : 37-38.5°C.

Dimorphisme sexuel : peu apparent ; mâle plus massif

Physiologie

Nutrition : fruits frais, racines, graines, insectes et un peu d’herbes éviter graisses (- de 2% et bannir le chocolat, toxique)

Mode de vie : diurne et nocturne, dans la nature, vie en tribu d’une quinzaine à une vingtaine de membres, en couple ou en mini société avec couple dominant

Reproduction : gestation : 24 à 28 jours 5 à 6 (jusqu’à 10) par portée

Durée de vie : 3 – 4 ans

Habitat

En milieu naturel : terrier, en élevage : cage + de quoi faire un nid (papier, carton, copeaux de sciure, litière pour rongeurs)

Matériel

Cage : minimum : 60 x 30 x 30 cm pour 1, augmenter d’un facteur 1.5 par individu supplémentaire , biberon ou distributeur d’eau accroché à la cage, terre à bain pour réguler la production de sébum, jeu du type roue favorisant une activité physique, pot pour la nourriture

Où les trouver ?

En animalerie

Site de référence

Une intéressante expérience d’élevage de gerbilles sur le site de l’école élémentaire Robespierre de Fontaine (38)

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Les grillons

Site de référence

L’élevage des grillons sur le site SVT de l’Académie de Toulouse

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Les phasmes

Site de référence

Elever des phasmes (site de La Main à la Pâte)

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Les vers à soie

Dénomination, détermination

Bombyx mori. Nom commun : ver à soie

ordre —> famille —> genre

Lépidoptère —> Bombycidae —> Bombyx

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Croissance par métamorphose complète avec cocon, mues larvaires, nutrition, reproduction. Liens avec l’histoire locale et avec une activité humaine : production de la soie (sériciculture)

Intérêt pédagogique

Cycle de vie complet d’un être vivant, facile à élever, observation aisée, possibilité de mesurer la croissance des chenilles (Voir par exemple l’utilisation du logiciel Mesurim)

Morphologie

Chenille : tête, thorax, abdomen ; sur l’abdomen, fausses pattes ; sinon sur le thorax, trois paires de pattes Papillon : tête, thorax : trois paires de pattes , abdomen ; quatre ailes

Dimorphisme sexuel : cocon des mâles plus petit avec rétrécissement central ; cocon des femelles plus lourd. L’imago (le papillon) a l’abdomen plus volumineux chez les femelles. Difficilement observable pour les non spécialistes au stade larvaire Au moment de l’accouplement, la différenciation mâle/femelle est plus aisée.

Durée de vie :

Stade de l’œuf : après la ponte, l’œuf, jaune tout d’abord, devient gris lilas après quelques heures. Il s’en suit une période de développement à température ambiante (estivation) d’environ 5 mois, puis une période de diapause (arrêt du développement) à température basse (autour de 5°C) d’environ 5 mois également (hivernation). Le changement de couleur est du à une modification de la pigmentation de la séreuse (membrane périphérique de l’oeuf) visible par transparence du chorion (enveloppe la plus externe de l’oeuf). Certaines souches de Bombyx Mori (dites polyvoltines) n’ont pas besoin de diapause et peuvent enchaîner plusieurs cycles à la suite dans une même année. Elles ne sont pas courantes dans notre climat tempéré et les œufs ne sont pas viables.

Incubation : de 10 à 15 jours selon la température et l’hygrométrie.(idéal : 25°C et 80% d’humidité)

Stade larvaire : entre 30 et 34 jours.

Stade nymphal : (chrysalide) environ 3 semaines.

Stade imaginal : (adulte, papillon) entre 3 jours et 2 semaines maximum.

Physiologie

Nutrition :

Feuilles de mûrier blanc (dépendance alimentaire) ; accepte les feuilles de mûrier noir mais pas celles de mûrier platane.

Mode de vie :

N’existe plus à l’état sauvage.

Elevage : les chenilles bougent très peu ; elles se déplacent sur les feuilles de mûrier qu’on leur donne et mangent en "attaquant la feuille par lea tranche en décrivant un arc de cercle de haut en bas avec la tête. Les papillons ne volent pas.

Reproduction :

La femelle pond entre 300 et 500 oeufs. Photo d’un accouplement des papillons de Bombyx Mori

Habitat

Le bombyx du mûrier est une espèce dégénérée, élevée par l’homme depuis plus de 4 500 ans. De ce fait, la sélection des souches au fil du temps a fait perdre à l’espèce ses capacités de

résistance aux conditions de vie en milieu naturel. C’est donc devenu une espèce uniquement

domestique.

Matériel

Boîte en carton sans couvercle pour l’élevage, boites à oeuf pour favoriser le filage du cocon à "la montée". Papier essuie-tout pour changer facilement la litère du fond de boîte ou le

lavage/séchage des feuilles au printemps. Éventuellement des rameaux de bruyère dressés afin de permettre aux chenilles de filer leur cocon.

Où les trouver ?

Exemples de sites de vente par internet :

Site de référence

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Les souris d’élevage

Site de référence

Un dossier sur l’élevage des souris sur le site de l’association suisse EDUCNET.ch

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Les vers de farine (ténébrions)

Dénomination, détermination

Tenebrio Molitor ou ténébrion meunier, aussi appelé communément ver de farine, Etym :« Qui cherche les ténèbres. » Rabelais, 1546

Arthropodes —> Insectes —> Coléoptères

Concepts et notions abordées à travers cet élevage

Développement, métamorphose, chaîne alimentaire, dépendance alimentaire

Intérêt pédagogique

Débuter avant janvier pour voir les 3 stades (larve, nymphe, adulte (imago)) Facile à mettre en œuvre, peu d’entretien, supporte quelques jours de vacance Activité intense Manipulation facile des larves, des nymphes et des adultes Stades bien observables (sauf les œufs) Les adultes ne volent presque jamais, donc peu de risque d’« évasion » Les jeunes (larves) ne ressemblent pas aux adultes. Nymphe bien visible

Morphologie

Structure en trois parties des insectes : tête, thorax, abdomen Œuf : blanc, minuscules, très nombreux Larve : tête, corps annelé recouvert d’une peau chitineuse, 3 paires de pattes à l’avant du corps Nymphe : tête, pattes et ailes visibles par transparence à l’avant du corps, reste du corps annelé Adulte ou imago : tête avec 2 antennes et 2 yeux composés, thorax avec 3 paires de pattes et 2 paires d’ailes, les ailes antérieures sont des élytres cornés, abdomen annelé. Dimorphisme sexuel : non visible chez l’adulte

Physiologie

Nutrition : se nourrit essentiellement de farine et de son. Mais aussi pommes, pommes de terre, carottes, qui apportent aussi de l’eau(adultes). La nymphe ne se nourrit pas. Autres : croquettes pour chats ou chiens, riz soufflé, pain. Attention aux insecticides sur les fruits ou légumes. Pour l’eau, pas indispensable. Éponge humide, bouteille ou abreuvoir à oiseau bouché par une mèche en coton ou un morceau d’essuie-tout.

Mode de vie : déplacement en marchant et rampant pour la larve, en marchant pour l’adulte. L’adulte ne vole pas. Pas de déplacement pour la nymphe. Isoler les nymphes des adultes et des larves pour éviter les risques d’attaque.

Reproduction : 4 stades de développement (œuf, larve, nymphe, adulte). Durée du cycle de vie : de l’oeuf à l’adulte, 4 à 5 mois à environ 20°C. L’augmentation de la température raccourci la durée du cycle (1 mois à 26°C) incubation de l’œuf : 10 jours développement larvaire : 10 semaines nymphe : 20 jours adulte : 20 jours

Habitat

farine, son, humidité, lieu tempéré (t° > 15°), litière pour rongeurs Défense par l’enfouissement sous la farine

Matériel

Vivarium, nourriture (larves : son, pain sec, adultes : pain sec, pomme, …), tamis ou

Où les trouver ?

En animalerie ou magasin vendant des articles de pêche, au stade larvaire

Sites de référence

http://lamap.inrp.fr/?Page_Id=6&Element_Id=55&DomainScienceType_Id=3&ThemeType_Id=5


Sites de référence

Sites de référence sur les élevages pédagogiques

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