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V.I.H.

L’accueil de l’enfant porteur du VIH

Le nombre d’enfants atteints par l’infection au V.I.H. reste, au niveau des établissements scolaires,extrêmement faible.

Certains établissements, n’accueilleront sans doute jamais d’enfants porteurs ou malades.


Deux principes doivent rester présents à l’esprit des acteurs de la communauté éducative :

 D’une part, aucun risque de transmission V.I.H. n’ existe dans le cadre de la vie quotidienne en collectivité ;

 d’autre part, le secret médical, comme le devoir de réserve, doivent être respectés, pour tous les faits ou informations relatifs à la santé de l’enfant en général. Seuls ce dernier ou sa famille peuvent décider de donner des renseignements.


C’est aussi par le recours à des informations précises et rigoureuses sur la maladie à destination de la communauté scolaire et par une formation appropriée, qu’on évitera les amalgames et qu’on préparera l’école à sa mission d’accueil de tout enfant avec ses différences physiques et somatiques.

L’infection par le V.I.H. contient toujours son poids de stigmatisation, de honte, de suspicion. C’est donc une série de difficultés d’intégration pour celui qui est infecté et pour celui qui, comme l’enseignant accueille une communauté d’enfants et d’adolescents au sein de laquelle un ou plusieurs d’entre eux peuvent être séropositifs.

L’objectif idéal serait que, par son esprit de tolérance, l’école soit le vecteur du changement des mentalités.

Ainsi, dès aujourd’hui ; il faut savoir que dans les cours, dans les établissements scolaires, seront accueillis ces jeunes, quelquefois spectateurs d’un combat intérieur entre l’évolution du virus et leur système de défense immunitaire .
C’est aussi ce drame intérieur que doit intégrer la mission d’enseignant-éducateur.

L’enfant et /ou adolescent séropositif n’a aucun stigmate visible de la maladie. Il ne se différencie pas des autres élèves.

Son état de séropositivité est compatible avec une scolarité normale.

S’il est malade, en fonction des symptômes de la maladie qui surviendront, lui-même ou ses parents décideront s’il doit poursuivre sa scolarité.

Les symptômes qu’il peut présenter ne diffèrent en aucune sorte de ceux des autres maladies chroniques.

L’école en tant qu’ institution, le milieu scolaire en tant qu’environnement, le personnel éducatif en tant que soutien peuvent jouer un rôle déterminant auprès de ces jeunes : écoute et attention certes, comme pour tout adolescent, mais aussi perception de ces états soudains de fatigue ; de dépression, de démission, de renfermement.

Selon les circonstances d’origine de la maladie, transfusions, contamination materno-foetale, toxicomanie, les enfants touchés connaissent des évolutions différentes :

 certains sont déchirés par des vies chaotiques, en difficulté en raison d’un absentéisme scolaire chronique,

 d’autres sont des enfants très protégés, ou déjà trop mûrs , dans certains cas où la maladie chemine depuis longtemps.

Il faut se garder de considérer l’apprentissage scolaire comme un dérivatif : c’est encore et surtout le moyen de bâtir une personnalité et une manière d’affirmer l’avenir.
  • Il faut cependant savoir que :

La contamination par voie sanguine, du fait des moyens de détection et de prévention mis en oeuvre, est en voie d’extinction, et que la grande majorité des enfants ont été infectés par une transmission mateno-foetale.
Ce qui signifie que beaucoup d’entre eux ignorent leur état.
Ceux qui en ont connaissance vont, très légitimement en garder le secret, mais ce secret est très lourd et même parfois insupportable à porter.

L’enseignant doit tenir compte de l’éventualité de la présence dans sa classe d’un adolescent qui se sait séropositif, lorsqu’il entreprend de donner une information sur le SIDA.

Cette information doit déjà être bien comprise et intégrée par lui-même pour éviter, d’une part qu’il ne blesse d’adolescent, et d’autre part que ce dernier lui maintienne sa confiance.

L’enseignant peut intervenir en mentionnant que nous sommes en période d’épidémie et tous concernés par le SIDA.
Il peut ajouter « que s’il y a parmi nous, enseignants et élèves, des personnes qui sont victimes de cette infection, nous devons non seulement les respecter, mais notre devoir est de les aider à vivre le mieux possible parmi nous avec leur secret ».

L’enseignant ne doit pas oublier qu’un enfant ou adolescent séropositif et ses parents sont sans cesse agressés par les différentes informations données sur le SIDA dans les médias, mais aussi par tout un chacun.


L’école devrait donc être un lieu où l’enfant et l’adolescent sont protégés au moins contre ce type d’agression.


Les parents, eux, savent que leur enfant a cette infection, qu’elle risque d’évoluer.
Ils savent aussi qu’ils cachent cette information.
Ils ne doivent pas se sentir dans l’obligation de la révéler, notamment lors des réunions de parents ou lors de conseils de classe, lorsqu’ils en font partie : s’ils jugent nécessaire de demander un aménagement scolaire, ils ne sont pas tenus de dévoiler le nom de la maladie, quelle qu’elle soit.

Il n’est plus nécessaire de décrire l’impact psychologique pour l’enfant, l’adolescent atteint d’une maladie chronique qui peut aussi toucher les membres de sa famille.

L’espoir et de désir de vie sont intenses, l’écrasante majorité des jeunes sous traitement va bien et nul ne peut prévoir l’issue.

En refusant l’accueil à un enfant ou à un adolescent souffrant d’une maladie chronique, l’école condamne ce désir et cet espoir.

ADRESSES UTILES : Lien


LES TEXTES :

Accueil et scolarité des Élèves Porteurs du V.I.H.
 Publication Ministère Éducation Nationale - D.L.V. Bureau des Action de Santé et l’Action Sociale en faveur des Élèves. 1983.
 Circulaire n° 92.1945 du 29.06.1992
 Circulaire n° 93.186 du 26.03.1993
 Vidéo : « D’abord la Vie : accueil et intégration des enfants séropositifs »

CRDP de GRENOBLE
11, avenue Général- Champon - 38031 Grenoble VEDEX
Tél : 04 76 74 74 74

Le cas échéant si prise médicamenteuse sur le temps scolaire : circulaire n° 2003-135 du 08.09.2003 pour le P.A.I.



3487 visites - Publié le 22 novembre 2005 par Santé Scolaire







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