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Le thème : l'affirmation du christianisme
| Pour anéantir la rumeur (qui
attribuait l'incendie de Rome à l'Empereur), Néron* supposa des
coupables et infligea des tourments raffinés à ceux que leurs
abominations faisaient détester et que la foule appelait chrétiens. Ce
nom leur vient de Christ que, sous le principat de Tibère, le procurateur
Ponce Pilate avait livré au supplice. Réprimée sur le moment, cette
détestable superstition perçait de nouveau, non seulement en Judée où
le mal avait pris naissance, mais encore à Rome ...
Tacite**, Annales XV texte établi et traduit par Henri Goelzer, collection G. Budé, les belles lettres, 1957, p.491. *Néron : empereur romain de 54 à 68. **Tacite : historien latin, né vers 55 et mort en 120. |
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Moi, Constantin Auguste*, ainsi que moi Licinius Auguste*, réunis heureusement à Milan pour discuter de tous les problèmes relatifs à la sécurité et au bien public, nous avons cru devoir régler en tout premier lieu (...) ceux sur lesquels repose le respect de la divinité, c'est à dire donner aux chrétiens comme à tous la liberté et la possibilité de suivre la religion de leur choix (...). Il convient donc que Ton Excellence sache que nous avons décidé, supprimant complètement les restrictions contenues dans les édits envoyés antérieurement à tes bureaux concernant le nom des chrétiens, d'abolir les stipulations (conditions) qui nous paraissent tout à fait malencontreuses et étrangères à notre mansuétude (indulgence), et de permettre dorénavant à tous ceux qui ont la détermination d'observer la religion des chrétiens de le faire librement et complètement, sans être inquiétés ni molestés (brutalisés)... Edit de Milan, (313), envoyé aux gouverneurs des provinces. Texte transmis par Lactance, De la mort des persécuteurs, XLVIII, trad. de J. Moreau, Coll. "Sources chrétiennes",t.1, pp. 132-133, éditions du Cerf, 1954. *Constantin : empereur de 306 à 337. **Licinius : co-empereur de 307 à 324. |
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Nous voulons que tous les peuples placés sous la douce autorité de notre Clémence vivent dans la foi que le saint Apôtre Pierre a transmise aux Romains (...). Nous décrétons que seuls auront le droit de se dire chrétiens catholiques ceux qui se soumettent à cette loi et que tous les autres sont des fous et des insensés sur qui pèsera la honte de l'hérésie. Ils devront s'attendre à être l'objet d'abord de la vengeance divine, à être ensuite châtiés par nous aussi, selon la décision que nous a inspirée le ciel. Edit de Thessalonique, 380 Jean Comby, Pour lire l'histoire de l'Eglise, tome 2, des origines au XVème siècle, éditions du Cerf, 1984. |