Pierre Baffert du lycée Pravaz à Pont-de-Beauvoisin propose de découvrir le labo multimédia de son établissement avec, en plus, un exemple d'utilisation de celui-ci avec des premières STT.


POURQUOI UN LABO MULTIMEDIA AU LYCEE PRAVAZ ? (Télécharger)

L’avantage pressenti d’un matériel type multimédia était la possibilité offerte à l’élève de travailler de façon plus autonome et de produire plus qu’en cours où la lourdeur de l’effectif freine un certain type d’activité. Le choix s’est fixé sur un matériel proposant en parallèle un réseau informatique, un réseau son analogique et un réseau vidéo. Ces trois réseaux pouvant fonctionner de façon autonome et indépendante ou s’articuler les uns aux autres.

L'intérêt de cet équipement 

Permettre un travail autonome où chaque élève où groupe d’élèves ( on peut mettre deux élèves par ordinateur soit une trentaine d’élèves au total) travaille à son rythme.
Permettre un suivi individualisé par l’enseignant du travail réalisé par les élèves par l’interactivité du dispositif. En effet, les élèves peuvent appeler l’attention du professeur qui visualise alors sur un de ses ordinateurs l’écran des élèves. Il peut suivre le travail accompli par les élèves, donner des consignes oralement par le biais de la communication audio, prendre la main c’est-à-dire prendre le contrôle de l’ordinateur des élèves est leur faire une démonstration. Le professeur peut aussi renvoyer vers les postes élèves le contenu de son écran personnel ( logiciel, CD Rom) vers tous les postes élèves pour une démonstration collective.

Comment utiliser cet équipement ?

Les enseignants travaillent avec ce " laboratoire multimédia » parallèlement à leur travail en classe. Deux types de fonctionnement se dégagent de l’utilisation du laboratoire : 

Il est à remarquer que la façon de travailler influe sur la façon de concevoir un cours. Ainsi différentes pratiques se font jour : Installer au laboratoire des groupes d’élèves travaillant en autonomie des disciplines différentes, pendant que les enseignants s’occupent respectivement d’autres groupes, dans d’autres salles. Travailler en cours (en salle) en utilisant des techniques dérivées du travail au laboratoire, c’est à dire en privilégiant le travail autonome. Dans chaque cas, les élèves peuvent travailler : Soit sur un travail imposé par le professeur. Soit sur un travail plus ou moins choisi par eux. Une évaluation du travail autonome peut parfaitement être prévu comme le montrera l’exemple qui suit.


1STT : TRAVAILLER LA QUESTION DE COURS AU LABO MULTIMEDIA (Télécharger)

Le thème étudié : le Front Populaire

Objectif méthodologique

Travailler la structuration du plan détaillé de la question de cours en vue de l’épreuve oral du bac. en reconstituant l’historique du Front Populaire à partir d’un texte au contenu bouleversé. < voir document annexe >

Prérequis

La maîtrise du logiciel World et du réseau interne à l’établissement ALTAIR

Travail préalable

Les élèves ont travaillé une cassette de  « l’Histoire en image : la France des années 30 » pour s’imprégner du sujet. Ils ont pu prendre des notes.

Durée de la séance

1 heure

Déroulement

1/ L’enseignant envoie sur la boîte aux lettres des élèves le sujet (document annexé) c’est-à-dire l’historique du Front Populaire à reconstituer.

2/ Les élèves lisent d’abord le texte de l’exercice distribué sur support papier pour avoir une vue globale du document ( ce qui est difficile sur écran)

3/ Par groupe de deux, les élèves récupèrent au labo. le fichier support de l’exercice dans leur boîte aux lettres puis ils doivent reconstituer le plan de la question de cours, en exploitant la logique globale de la chronologie des événements mais aussi la logique interne du discours ( mots de liaison par exemple). Pour reconstituer le texte correctement, ils utilisent la fonction du copier-coller, en déplaçant les paragraphes dans le cadre du plan proposé en dessous de l’exercice. Il leur est recommandé de travailler en deux temps : d’abord déplacer correctement les paragraphes dans la bonne partie du plan puis rétablir la cohésion interne des deux parties du plan. Pendant tout ce temps, le professeur peut suivre le travail réalisé et intervenir en permanence, poste par poste. En « prenant la main » c’est-à-dire en actionnant lui-même et à distance la souris des élèves, il peut intervenir directement sur le travail en cours.

4/ Une fois le travail terminé, les élèves l’envoie sur la boîte aux lettres du professeur.

5/ Un corrigé est donné aux élèves pour qu’ils puissent conserver une trace écrite de la séance.

Evaluation

Elle consiste à apprécier le plan proposé par chaque groupe au regard du contenu du corrigé distribué aux élèves. L’évaluation de la séquence elle –même a pris la forme de la réalisation d’un plan détaillé d’une question de cours dans la perspective de l’épreuve orale du bac.

Le temps de préparation étant inférieur à une heure, deux élèves sont choisis pour un jeu de rôle où le premier est le candidat et le deuxième le professeur chargé de lui poser des questions.

Le reste de la classe doit évaluer la prestation de l’un et de l’autre en fonction de critères tels que :

Conclusion

J’ai testé cette séance auprès d’une classe de STT particulièrement « remuante ». Les élèves ont remarquablement joué le jeu. Ils ont pratiquement tous fourni un travail de qualité… au moins pendant la séance !. Ils ont tous trouvé la méthode intéressante, plus motivante en tout cas que les cours dans les salles traditionnelles. Le labo multimédia a le grand avantage de permettre un travail individualisé auprès de chaque groupe d’élèves soit à l’initiative du professeur soit à celle des élèves. Il permet de motiver ces élèves de STT qui ont souvent une image dévalorisée d’eux mêmes et qui apprécient de travailler au labo multimédia. Ils s’y trouvent à l’aise et valorisés dans la mesure où ils utilisent en permanence l’outil informatique dans leurs matières professionnelles.

 

TRAVAIL SUR LE PLAN DETAILLE : LE FRONT POPULAIRE ( 1936 – 1939 )
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1/ Le succès électoral du Front Populaire éveille chez les travailleurs un immense espoir qui se traduit par une vague de grèves sans précédent mobilisant 2 millions d’ouvriers. Les salariés veulent surtout montrer leur soif de reconnaissance sans volonté révolutionnaire.

2/ Le Parti Radical inquiet des grèves prend ses distances dès octobre 1936 avec la politique sociale du Front Populaire et certains de ses élus sont prêts à voter avec la Droite notamment au Sénat.

3/ Le Président de la République, Albert LEBRUN, confie au socialiste LEON BLUM le soin de former le gouvernement. Il compte des socialistes et des radicaux mais pas de communistes qui le soutiennent sans y participer. Pour la 1° fois des femmes occupent des fonctions gouvernementales.

4/ Le Front Populaire ( Radicaux, Socialistes et Communistes ) obtient la majorité absolue aux élections d’avril-mai 1936.

5/ L’action culturelle est également considérable. Un sous-secrétariat à la Recherche Scientifique est créé. La scolarité obligatoire est poussée jusqu’à 14 ans. Léo Lagrange sous secrétaire d’état aux Sports et aux Loisirs lance les billets S.N.C.F. de congés payés, développe les auberges de jeunesse, aide les théâtres et les associations culturelles./

6/ Le ministère DALADIER qui succède au 2° gouvernement BLUM, an avril 1938, ne compte plus de socialistes et inclut des hommes de droite marquant la fin de Front Populaire. Il remet en cause la politique précédente en décidant par exemple des économies budgétaires ou la mise entre parenthèses des 40 heures. Par ailleurs il réprime durement la grève générale déclenchée en novembre 1938 par la C.G.T.

7/ La lutte contre la crise passe aussi par des réformes de structures. Un Office du blé est créé pour garantir le pouvoir d ‘achat des agriculteurs. Le statut de la Banque de France est timidement modifié. Des industries d’armement sont nationalisées. Le gouvernement finance les grands travaux et le réarmement de la France.

8/ Les difficultés de Front Populaire vont venir de la crise installée depuis 1931 mais aussi des contradictions internes entre les partis de Gauche unis principalement par l’antifascisme.

9/ C’est donc avec résignation que la France entre dans la 2° Guerre Mondiale . La République n’y résistera que quelques mois.

10/ La politique économique du Front Populaire échoue en grande partie. La hausse des prix annule vite celle des salaires. La production ne reprend pas. Le chômage ne baisse guère. Le déficit commercial augmente. La dévaluation de septembre 1936, mal accueillie, est tardive et insuffisante ne rendant pas aux prix français leur compétitivité.

11/ Ces grèves du printemps 1936 provoquent l’effroi des patrons qui acceptent de négocier sous l’égide du gouvernement.

12/ Le 7 juin 1936, les représentants de la C.G.T. et des patrons concluent les accords Matignon. Ces accords généralisent les Conventions Collectives, reconnaissent le droit syndical et les délégués du personnel dans les entreprises, prévoient des augmentations de salaire. Quelques jours plus tard la Chambre vote la loi sur les Congés Payés ( 2 semaines) et sur la semaine des 40 heures. Il s’agit à la fois d’améliorer les conditions des travailleurs et de lutter contre la crise par l’augmentation du pouvoir d’achat et la création d’emploi par la baisse du temps de travail.

13/ En Juin 1937, le gouvernement BLUM est renversé lorsque le Sénat lui refuse les pleins pouvoirs financiers. Il a été lâché par les radicaux. Le gouvernement du Radical CHAUTEMPS qui lui succède est, en apparence, un gouvernement de Front Populaire mais il pratique l’immobilisme. LEON BLUM est rappelé par le Président de la République pour constituer un nouveau gouvernement de Front Populaire mais le Sénat lui refuse une nouvelle fois les pleins pouvoirs économiques

14/ Le contexte international s’aggrave. En Espagne le soulèvement du Général FRANCO contre le gouvernement espagnol de Front Populaire marque le début d’une longue guerre civile où les franquistes sont soutenues par les pays fascistes ( Allemagne et Italie) Au grand dam des communistes, LEON BLUM, sous la pression anglaise, renonce à l’intervention.

15/ En Février 1937, LEON BLUM, confronté à de nombreuses difficultés économiques doit annoncer une pause dans les réformes

16/ Les adversaires de Droite du Front Populaire n’acceptent pas ce pouvoir issu du suffrage universel. Le gouvernement est combattu par le patronat et n’obtient pas l’appui des classes moyennes. La fuite des capitaux est gigantesque. Dans la presse de Droite et d’Extrême Droite les attaques et les calomnies contre les membres du gouvernement sont d’une violence inouïe provoquant le suicide du ministre de l’Intérieur injustement accusé de désertion pendant la Grande Guerre ( novembre 1936)

17/ Les initiatives du Gouvernement BLUM marquent donc un tournant avec l’intervention de l’état dans l’économie ou la politique culturelle. La classe ouvrière a conquis une nouvelle place dans la société. Mais cette évolution est mal acceptée par les privilégiés.

18/ A la veille de la guerre, la France est affaiblie. Elle paraît avoir surmonté la crise puisque les fascistes ont échoué à renverser la République et que la reprise économique est au rendez-vous. Mais la France a décliné économiquement et démographiquement. La République, instable par hypertrophie du pouvoir parlementaire, n’a pas su se réformer : l’instabilité ministérielle s’est poursuivie et les tentatives de révisions constitutionnelles pour renforcer le pouvoir exécutif ont échoué. Enfin la Nation est profondément divisée. La menace extérieure ne crée pas un véritable sentiment national. Le pacifisme domine et une partie de la Droite préfère Hitler à Staline. Retranché derrière la ligne Maginot, l’Etat Major a prévu une guerre défensive mal adaptée à l’évolution de l’armement.

19/ A l’automne 38, les Accords de Munich, par lesquels la France et l’Angleterre acceptent de céder une partie de la Tchécoslovaquie à Hitler, créent de nouveaux clivages dans l’opinion publique française.

PLAN DU DEVOIR

I/ LA VICTOIRE ET L’ACTION DU FRONT POPULAIRE

II/ DIFFICULTES ET ECHEC DU FRONT POPULAIRE