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LA REGION PARISIENNE, POPULATION ET ATTRACTIVITE
(Mai 2000, Jean-Paul Collicard)

LA CARTE DU MOIS (4)

Au menu La carte L'analyse La fiche technique Le croquis modélisant

Projection : Lambert II

  1. Définition

La région parisienne peut s’assimiler à la région administrative de l’Ile de France qui associe :

La ville de Paris, les départements « de la première couronne » comprenant la Seine Saint Denis, le Val de Marne et les Hauts de Seine , puis ceux de la « seconde couronne » comprenant la Seine et Marne, l’Essonne,  les Yvelines et le Val d’Oise tous crées en 1964 (sauf la Seine et Marne).

 

  1. Les critères

La problématique de la carte propose l’analyse du thème de l’attractivité de la région parisienne. Pour déterminer ces degrés d’attractivité, nous avons choisi trois critères :

 

  1. Une typologie de la région parisienne

Critère de discrimination : proximité de la ville de Paris

Trois espaces : la ville de Paris, la première couronne (ou proche banlieue), la seconde couronne (ou moyenne banlieue).

 

Nb.

Dép

Superficie

(km²)

Population en 1999

Population en 1990

Evolution 90-99

Solde migratoire

90 - 99

Ville de Paris

1

105

2 125 246

2 152 329

- 27 083

-132 354

1ère.couronne

3

654

4 038 992

3 988 413

50 579

-268 594

2ème.couronne

4

11 239

4 787 773

4 519 856

267 917

-91 295

TOTAL région parisienne

8

11 998

10 952 011

10 660 598

2,73 %

-492 243

France

96

541 300

58 419 000

56 615 000

3,18 %

 

Part rég.parisienne / France

8 %

2 %

18,8%

18,9 %

      15,6 %

 

Tableau récapitulatif : la région parisienne et le territoire métropolitain

 Un calcul rapide permet de déterminer la part du solde migratoire dans l’évolution démographique de la région entre les deux derniers recensements :

 

 

Accroissement total

(1990 / 1999)

Solde migratoire

(1990 / 1999)

è Solde naturel apparent

(1990 / 1999)

Paris

-27 083

-132 354

105 271

1ère.couronne

 50 579

-268 594

319 173

2ème.couronne

267 917

  -91 295

359 212

Région parisienne

291 413

-492 243

                783 656

 

Les choix cartographiques : 

La synthèse

Attraction démographique

Population des villes

> 50.000 hab

(en cartouche)

Taux annuel d’évolution

(en cartouche)

Couche

surface

ponctuelle

ponctuelle

Nombre de classes

4

4

4

Méthode de discrétisation

Manuelle (*)

manuelle(*)

manuelle(*)

Les sources

L’Express n° 2535,

3 Février 2000

Populations légales, Recensement de la population 1999, INSEE Janvier 2000

 

 

Populations légales, Recensement de la population 1999, INSEE Janvier 2000

(*) voir fiche technique

 

Un petit commentaire et une interprétation :

La carte de synthèse de la région parisienne traite, à l’exception de la Seine et Marne, d’un espace urbain dans sa quasi totalité. Elle met donc en valeur des phénomènes intra et péri-urbains entre la ville capitale et ses banlieues d’une part et le degré d’attractivité respectif des unes et des autres d’autre part .

A petite échelle l’ensemble de la région a un solde migratoire nettement négatif. Depuis dix ans cette région n’attire plus (la notion de « pôle d’attraction » mérite donc d’être reconsidérée!); ceci n’est d’ailleurs que la confirmation d’un mouvement entamé depuis plus de vingt ans et illustré par nombre de dynamiques intéressant l’ensemble du territoire métropolitain (maritimisation, décentralisation, déconcentration…).

A grande échelle, c’est Paris et sa première couronne qui sont les plus répulsifs ; au delà le constat est moins lourd (la Seine et Marne, département il est vrai le moins urbain, a attiré 38.000 personnes durant notre période). Ce constat est corroboré par la situation des villes supérieures à 50.000 hab de la première couronne mettant en avant une opposition Est-Ouest: l’érosion démographique est particulièrement forte à l’Est (Seine Saint Denis et Val de Marne), alors que les villes de l’Ouest sont en situation de croissance (Hauts de Seine). On retrouve ici les observations faites à propos d’autres agglomérations (Grenoble et Lyon), où la « proche banlieue » est la plus répulsive.

Cependant il ne faut pas faire de la région parisienne un espace en déclin démographique! Bien au contraire, puisque les soldes naturels apparents (différence entre accroissement total et solde migratoire) compensent les soldes migratoires. Les deux couronnes réunies ont un solde naturel important (+670.000) alors que celui de Paris est faible. Ainsi se confirme et s’accroît le déséquilibre démographique entre Paris globalement en recul, en vieillissement accéléré et les banlieues qui ne doivent leur croissance qu’à un solde naturel élevé et une population jeune.

Si la région parisienne n’attire plus, elle reste un pôle de croissance démographique grâce à « l’effet d’inertie » du à sa masse de population et à la jeunesse des populations de ses banlieues.


Essai d’interprétation modélisante : la région parisienne, une région au bilan migratoire négatif dont le centre est le plus répulsif, alors que les périphéries le sont de moins en moins au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre (effet péri-urbanisation).