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LA REGION PARISIENNE, POPULATION ET ATTRACTIVITE |
LA CARTE DU MOIS (4) |
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Projection : Lambert II
La région parisienne peut s’assimiler à la région administrative de l’Ile de France qui associe :
La ville de Paris, les départements « de la première couronne » comprenant la Seine Saint Denis, le Val de Marne et les Hauts de Seine , puis ceux de la « seconde couronne » comprenant la Seine et Marne, l’Essonne, les Yvelines et le Val d’Oise tous crées en 1964 (sauf la Seine et Marne).
La problématique de la carte propose l’analyse du thème de l’attractivité de la région parisienne. Pour déterminer ces degrés d’attractivité, nous avons choisi trois critères :
Critère de discrimination : proximité de la ville de Paris
Trois espaces : la ville de Paris, la première couronne (ou proche banlieue), la seconde couronne (ou moyenne banlieue).
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Nb. Dép |
Superficie (km²) |
Population
en 1999 |
Population
en 1990 |
Evolution
90-99 |
Solde
migratoire 90
- 99 |
|
Ville
de Paris |
1 |
105 |
2
125 246 |
2
152 329 |
-
27 083 |
-132
354 |
|
1ère.couronne |
3 |
654 |
4
038 992 |
3
988 413 |
50
579 |
-268
594 |
|
2ème.couronne |
4 |
11
239 |
4
787 773 |
4
519 856 |
267
917 |
-91
295 |
|
TOTAL
région parisienne |
8 |
11
998 |
10
952 011 |
10
660 598 |
2,73
% |
-492
243 |
|
France |
96 |
541 300 |
58 419 000 |
56 615 000 |
3,18 % |
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Part
rég.parisienne / France |
8
% |
2
% |
18,8% |
18,9
% |
15,6 % |
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Tableau récapitulatif : la région parisienne et le territoire métropolitain
Un calcul rapide permet de déterminer la part du solde migratoire dans l’évolution démographique de la région entre les deux derniers recensements :
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Accroissement total (1990 / 1999) |
Solde migratoire (1990 / 1999) |
è Solde naturel apparent (1990 / 1999) |
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Paris |
-27 083 |
-132 354 |
105 271 |
|
1ère.couronne |
50 579 |
-268 594 |
319 173 |
|
2ème.couronne |
267 917 |
-91 295 |
359 212 |
|
Région
parisienne |
291
413 |
-492
243 |
783 656 |
Les choix
cartographiques :
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La synthèse |
Attraction démographique |
Population des villes > 50.000 hab (en cartouche) |
Taux annuel d’évolution (en cartouche) |
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Couche |
surface |
ponctuelle |
ponctuelle |
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Nombre
de classes |
4 |
4 |
4 |
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Méthode
de discrétisation |
Manuelle
(*) |
manuelle(*) |
manuelle(*) |
|
Les
sources |
L’Express
n° 2535, 3
Février 2000 |
Populations
légales, Recensement de la population 1999, INSEE Janvier 2000 |
Populations
légales, Recensement de la population 1999, INSEE Janvier 2000 |
(*) voir fiche technique
Un petit commentaire
et une interprétation :
La carte de synthèse de la région parisienne
traite, à l’exception de la Seine et Marne, d’un espace urbain dans sa
quasi totalité. Elle met donc en valeur des phénomènes intra et péri-urbains
entre la ville capitale et ses banlieues d’une part et le degré
d’attractivité respectif des unes et des autres d’autre part .
A petite échelle l’ensemble de la région a un solde migratoire nettement négatif. Depuis dix ans cette région n’attire plus (la notion de « pôle d’attraction » mérite donc d’être reconsidérée!); ceci n’est d’ailleurs que la confirmation d’un mouvement entamé depuis plus de vingt ans et illustré par nombre de dynamiques intéressant l’ensemble du territoire métropolitain (maritimisation, décentralisation, déconcentration…).
A
grande échelle, c’est Paris et sa première couronne qui sont les plus répulsifs ;
au delà le constat est moins lourd (la Seine et Marne, département il est
vrai le moins urbain, a attiré 38.000 personnes durant notre période). Ce
constat est corroboré par la situation des villes supérieures à 50.000
hab de la première couronne mettant en avant une opposition Est-Ouest:
l’érosion démographique est particulièrement forte à l’Est (Seine Saint
Denis et Val de Marne), alors que les villes de l’Ouest sont en situation de
croissance (Hauts de Seine). On retrouve ici les observations faites à propos
d’autres agglomérations (Grenoble et Lyon), où la « proche banlieue »
est la plus répulsive.
Cependant
il ne faut pas faire de la région parisienne un espace en déclin démographique!
Bien au contraire, puisque les soldes naturels apparents
(différence
entre accroissement total et solde migratoire) compensent les soldes migratoires. Les deux couronnes
réunies ont un solde naturel important (+670.000) alors que celui de Paris est
faible. Ainsi se confirme et s’accroît le déséquilibre démographique entre Paris
globalement en recul, en vieillissement accéléré et les banlieues qui ne doivent
leur croissance qu’à un solde naturel élevé et une population jeune.
Si la région parisienne n’attire plus, elle reste un pôle de croissance démographique grâce à « l’effet d’inertie » du à sa masse de population et à la jeunesse des populations de ses banlieues.
Essai d’interprétation modélisante : la région parisienne, une région au bilan migratoire négatif dont le centre est le plus répulsif, alors que les périphéries le sont de moins en moins au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre (effet péri-urbanisation).
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