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LA FRANCE DE LA PERIPHERIE,
POPULATION ET ATTRACTIVITE DEMOGRAPHIQUE
(Mars 2000, Jean-Paul Collicard)

LA CARTE DU MOIS (2)

Au menu La carte L'analyse La fiche technique Le croquis modélisant

1. Définition

    Le concept de périphérie a un double sens. Le sens premier, spatial, topologique, " qui porte autour ", exprime un relation dans l’étendue. Le second fait référence à l’économie et exprime un rapport " dominant - dominé ".
    La carte construite spatialise le sens premier, en discriminant les seuls départements limitrophes du territoire métropolitain.

2. Les critères

La problématique de la carte propose l’analyse du thème de l’attractivité de la périphérie du territoire. Pour déterminer ces degrés d’attractivité, nous avons choisi trois critères :

Le croisement entre les départements qui gagnent ou perdent des habitants par les seuls phénomènes migratoires, et les aires urbaines qui gagnent ou perdent des habitants permet d’évaluer un degré d’attractivité (légende des premier et troisième critères) . En outre il permet d’évaluer le poids de l’aire urbaine dans l’évolution départementale.

3. Une typologie de la périphérie

    spiral1.gif (859 octets) Critère de discrimination : topographique

    spiral1.gif (859 octets) Trois types de périphéries : montagneuse, littorale, plaines et vallées. Trois départements posent problème : Les Pyrénées Atlantiques, les Pyrénées Orientales et les Alpes Maritimes, périphéries à la fois littorale et montagneuse. La toponymie nous conduit à les considérer comme " montagneuses " ; nous avons cependant choisi de placer les Alpes maritimes dans la périphérie littorale.

    spiral1.gif (859 octets) Il est possible de pousser plus loin la typologie par changement d’échelle et de distinguer :
    - périphérie montagneuse : pyrénéenne, alpine, jurassienne
    - périphérie littorale : Manche, Normandie, Bretagne, Vendée, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Provence-Côte d’Azur
    - périphérie plaines et vallées : Nord, Ardennes, Lorraine, Alsace

     

    Nb.

    Dép.

    Superficie

    (km²)

    Population

    En 1999

    Population

    en 1990

    Evolution

    99-90 (%)

    Solde migratoire

    1990 - 1999

    Périphérie montagneuse

    13

    66 962

    5 059 000

    4 728 000

    7,00

    207 212

    Périphérie littorale

    22

    139 594

    16 923 000

    16 187 000

    4,54

    422 778

    Périphérie plaines et vallées

    8

    44 264

    7 032 000

    6 909 000

    1,78

    - 149 514

    TOTAL périphéries

    43

    250 820

    29 014 000

    27 824 000

    4,27

     

    France

    96

    541 300

    58 419 000

    56 615 000

    3,18

     

    Part périphéries / France

     

    46,3 %

    49,6 %

    49,1%

    66,0%

     

    Tableau récapitulatif : la France de la périphérie et le territoire métropolitain

4. Les choix cartographiques

    La synthèse

    Attraction démographique

    Population des aires urbaines

    Taux annuel d’évolution

    Couche,

    surface

    ponctuelle

    ponctuelle

    Nombre de classes

    5

    4

    4

    Méthode de discrétisation

    manuelle

    quantiles

    Ecart-type

    Les sources

    L’Express n° 2535, 3 Février 2000

    INSEE Première n°692, janvier 2000 Populations 1999, Premières estimations, C.D.Rom INSEE, juillet 1999

5. Un petit commentaire et une interprétation

La carte de synthèse met en évidence les dynamiques des périphéries, de part et d’autre d’une ligne Mont-St.Michel / Genève .

Au Nord de cette ligne, une périphérie à faible attractivité départementale - excepté le Bas Rhin - marquée par des aires urbaines dont l’évolution reste modeste, inférieure à 0.53% (à l’exception de Strasbourg). La majorité des départements a même un solde migratoire négatif.

Au sud de cette ligne, des périphéries attractives, voire très attractives lorsque l’aire urbaine majeure est très dynamique (la Gironde et Bordeaux, la Haute Garonne et Toulouse, le Languedoc Roussillon et Montpellier). Tous les départements connaissent un solde migratoire positif avec des aires urbaines qui gagnent des habitants.

A noter le cas particulier de la Haute Savoie très dynamique où se constitue une aire urbaine trans-frontalière (comparable à la situation du Bas-Rhin).

Cette carte confirme :

  1. Que l’effet sud reste prégnant dans les dynamiques territoriales.
  2. Que la péri-urbanisation, voire la métropolisation (Nantes, Bordeaux, Toulouse) se poursuivent et s’amplifient.
  3. Que les dynamiques liées à la périphérie (effet " Sun Belt ", maritimisation, périphérisation) restent une composante majeure de la recomposition du territoire métropolitain.

Essai d’interprétation modélisante : la France de la périphérie, une attractivité démographique opposant Nord et sud du territoire

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(Projection : Lambert II )