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Les aires urbaines des Etats-Unis : une poussée
de la périphérie ? |
LA CARTE DU MOIS (11) |
| La carte | L'analyse et les graphiques |
La fiche technique | Le croquis modélisant |
Projection :
LambertII, Méridien de Greenwich
Définition :
Analyser la part des aires urbaines supérieures à 500.000 habitants dans la population des Etats Unis. Quelle a été leur évolution récente (sur les dix dernières années) ? L’évolution urbaine est-elle fonction de la taille des villes ? Retrouve-t-on la différenciation entre intérieur et périphérie ?
Les critères :
Celle d’aire urbaine définie par le bureau du recensement américain, dont nous n’avons conservé que celles dépassant les 500.000 habitants en 1999.
Celle de périphérie : nous avons délimité cette périphérie comme étant l’espace frontalier (frontières continentales ou maritimes) s’étendant sur 200 km vers l’intérieur des terres. Elle s’oppose dans ce cas à l’intérieur (non au centre !).
Ainsi définie, cette périphérie recouvre environ 3 millions de km², rassemble 55 aires urbaines pour une population totale en 1999 de 141 millions d’habitants (la moitié de la population de l’Union).
Le protocole d’étude et ses limites :
Le travail mené est tributaire de la qualité des données fournies par l’administration américaine (" population division, U.S.Census Bureau "). Les données fournies sur le site internet ("www.census.gov ") sont abondantes et variées. D’autre part le site est régulièrement tenu à jour, notamment en période électorale (le nombre de grands électeurs est proportionnel à la population de l’Etat), même si les populations des aires urbaines en 1999 restent des estimations.
Les données :
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Population urbaine |
Population non urbaine |
TOTAL |
|
|
1999 |
220.000.000 |
54.000.000 |
274.000.000 |
|
1990 |
199.000.000 |
50.000.000 |
249.000.000 |
|
Variation 90/99 |
10,5% |
8% |
10% |
Source : U.S.Census Bureau, mise à jour, Octobre 2000
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Nombre Aires urbaines supérieures à 500.000 hab 1999 |
Nombre Aires urbaines supérieures à 500.000 hab 1990 |
Population Aires urbaines supérieures à 500.000 hab 1999 |
Population Aires urbaines supérieures à 500.000 hab 1990 |
Variation population des aires urbaines (90/99) |
|
|
Intérieur |
24 |
22 |
34.500.000 |
28.700.000 |
20,2 |
|
périphérie |
55 |
51 |
141.000.000 |
128.000.000 |
10,1 |
|
TOTAL |
79 |
73 |
175.500.000 |
156.700.000 |
12,0 |
Source : U.S.Census Bureau, mise à jour, Octobre 2000
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1999 |
1990 |
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|
nombre |
Population |
nombre |
Population |
|
|
500 - 1000 |
28 |
19.200 |
32 |
23.700 |
|
Dont périphérie* |
20 |
13.500 |
20 |
14.000 |
|
1.000 – 3.000 |
36 |
58.500 |
30 |
52.500 |
|
Dont périphérie* |
23 |
39.000 |
21 |
37.400 |
|
3.000 – 5.000 |
7 |
28.000 |
4 |
15.000 |
|
Dont périphérie* |
5 |
19.500 |
3 |
11.200 |
|
5.000 – 10.000 |
5 |
33.000 |
5 |
31.000 |
|
Dont périphérie* |
5 |
33.000 |
5 |
31.000 |
|
> 10.000 |
2 |
36.200 |
2 |
34.000 |
|
Dont périphérie* |
2 |
36.200 |
2 |
34.000 |
Source : U.S.Census Bureau, mise à jour, Octobre 2000
(*)situation définie dans le cadre de ce travail (< 200 kms des limites de l’Union)
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Aires |
urbaines |
de la |
périphérie |
Région |
|
|
1999 |
1990 |
Nbre d’aires urbaines en 1999 |
variation aires urbaines |
Variation population totale |
|
|
NORTHEAST |
47 735 000 |
46 193 000 |
15 |
3,33 % |
1,89% |
|
MIDDLE WEST |
30 349 000 |
28 651 000 |
12 |
5,92 % |
5,95% |
|
WEST |
39 143 000 |
34 369 000 |
11 |
13,8 % |
16% |
|
SOUTH |
23 432 000 |
20 088 000 |
17 |
16,6 % |
13% |
|
TOTAL |
140 659 000 |
129 301 000 |
55 |
8,5 % |
10% |
Source : U.S.Census Bureau, mise à jour, Octobre 2000
Un petit commentaire et une première analyse :
Globalement :
1) Les aires métropolitaines de l’Union: intérieur et périphérie
Selon les critères que nous avons choisis, il est important de noter la croissance moyenne plus forte des aires urbaines de l’intérieur que celles de la périphérie(20% contre 10%). Las Vegas (+60%), Austin, Atlanta, Colorado Springs ou Denver sont parmi les plus grosses croissances américaines ; en revanche, peu de villes sont touchées par une déprise (St.Louis…).
Les aires métropolitaines les plus importantes (>5 millions d’habitants) ont des variations inférieures à la moyenne de l’Union (sauf Los Angeles). Par contre les sept aires entre 3 et 5 millions d’habitants dépassent la moyenne de 12%, 4 dépassant même les 20%.
2) Les aires métropolitaines de la périphérie :
Selon les critères (aire urbaine dont la population > 500.000 hab en 1999 et située à moins de 200 kms des frontières de l’Union ), l’ensemble des aires urbaines représente plus de 140 millions d’habitants en 1999, soit un américain sur deux pour environ 3 millions de km² (35% de la superficie). Les densités moyennes sont alors proches de 40 hab/km².
La périphérie du territoire joue donc un rôle particulier dans l’organisation de l’espace américain en accueillant les 2/3 des plus grandes villes de l’Union.
Les aires métropolitaines de la périphérie aux taux de variation négatifs sont toutes situées dans le Nord Est de l’Union, entre côte Atlantique et Grands Lacs sur l’axe de l’Hudson. Leur autre point commun est d’être des aires de " petite taille " (<1 million d’hab).
Il est donc aujourd’hui nécessaire de tempérer les remarques sur l’évolution négative des plus grandes aires urbaines du Nord Est ; que ce soit Chicago, Detroit, Philadelphie, Boston ou New York, leur variation, certes modeste est néanmoins positive.
A l’autre extrême, les aires dont la variation est la plus positive (>20%), sont des villes du Sud, de taille modeste (Tucson) ou moyenne (Houston, Phoenix). Elles sont plus nombreuses à la proximité de la frontière mexicaine.
Les villes californiennes longtemps symboles des croissance et des dynamiques de périphérisation les plus fortes, connaissent un ralentissement, même si ces croissances moyennes demeurent supérieures à celles de l’Union.
Classement des aires métropolitaines américaines supérieures à 500.000 d’hab. (taux de variation en % entre 1990 et 1999)

Image du taux de variation des aires métropolitaines (%) de la périphérie entre 1990 et 1999 (par grandes régions administratives)

Ce graphique permet de souligner les différences de croissance moyenne au sein de la périphérie des Etats Unis. Le Sud et l’Ouest avec des taux supérieurs à 15% confirment un degré d’attractivité supérieur au reste de l’Union . Serait-ce la confirmation de la prégnance d’une dynamique de " Sun Belt " ?
