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Le dernier recensement : première interprétation pour l'agglomération Grenobloise

Par Jean-Paul Collicard (lycée Pravaz, Pont-de-Beauvoisin)


Voici une première interprétation des résultats (provisoires) du dernier recensement, concernant l’agglomération grenobloise. Cette interprétation est présentée sous la forme d’une séquence qui associe notions et compétences.

Le travail se fait à trois niveaux (trois échelles):


Au niveau de l’agglomération grenobloise " globale " : CARTE 1

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Analyse des croissances :
  • Quatre communes ont une croissance forte, voire très forte supérieure à 23%. Elles sont toutes situées dans le Grésivaudan, et concernent des communes de taille moyenne comme Crolles (5000 à 10.000 hab).
  • Onze communes ont une croissance moyenne, supérieure à la moyenne départementale, toutes situées également dans le Grésivaudan.

Une première conclusion s’impose : l’essentiel de la croissance urbaine de l’agglomération grenobloise s’effectue dans des communes du Grésivaudan, et plus spécifiquement dans le "versant Chartreuse " ; elles sont le plus souvent fort éloignées du centre de l’agglomération.

La notion de dynamique spatiale est alors à mettre en place.

  • Onze communes ont une croissance faible - dont Grenoble - ; majoritairement elles sont de plus grande taille (> 10.000 hab), et se répartissent à la proximité de Grenoble (St.Martin d’Hères, Fontaine, Meylan , St.Martin le Vinoux).
  • Neuf communes ont perdu des habitants. Elles peuvent être de grande taille (Echirolles, Fontaine) ou petites (Poisat). Leur point commun est leur proximité de la commune de Grenoble.

Seconde conclusion : Grenoble et ses communes proches (une première " périphérie " ou banlieue), connaissent une faible croissance voire une perte de substance qui fait réfléchir sur une DYNAMIQUE D’EROSION URBAINE


L’agglomération par versants : CARTE 2

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Cette analyse permet de mettre en valeur le site de l’agglomération grenobloise : à la fois " cuvette " et vallée, à la convergence du Drac et de l’Isère. Les communes se sont logées dans cet espace de part et d’autre de la commune grenobloise, sur les rives du drac et de l’Isère.

Ainsi distingue-t-on :

  • Un versant Chartreuse sur la rive droite de l’Isère,
  • Un versant Belledonne sur les rives gauche de l’Isère et droite du Drac
  • Un versant Vercors sur les rives gauche de l’Isère et du Drac.
 

Versant Chartreuse

Versant Belledonne

Versant Vercors

Grenoble

TOTAL

1990

79.828

114.937

67.492

150.758

413.015

1999

86.411

121.027

68.930

151.847

428.215

Croissance (%)

8.2%

5.3%

2.1%

0.7%

3.6%

Cette analyse croisée avec la précédente souligne forte croissance des communes de petites ou moyennes tailles, éloignées du centre grenoblois et situées sur le versant Chartreuse du Grésivaudan. On remarque avec intérêt l’attrait des communes versant " Belledonne ", jusqu’alors plutôt répulsives (orientation, développement industriels avec la papeterie).

C’est sans doute une donnée nouvelle et importante qui peut s’expliquer par le coût prohibitif de l’immobilier du versant d’en face (Meylan).


Au niveau des couronnes urbaines : CARTE 3

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Centre

Périphérie 1

Périphérie 2

Périphérie 3

1990

150.758

171.193

67.799

23.285

1999

151.847

171.474

76.236

28.358

Croissance (%)

0.7 %

0

12.4%

21.7%

Cette analyse met en valeur le rôle particulier de la distance : les périphéries 2 et 3, les plus éloignées géographiquement du centre sont celles qui croissent le plus.
==> Mise en avant d’une dynamique de mitage de l’espace et de périurbanisation.

Par contre le centre et ses proches banlieues n’évoluent pratiquement pas (banlieue la plus industrielle et ouvrière avec les grosses communes d’Echirolles, de Pont de Claix, de St.Martin d’Hères, de Fontaine…). Tout au plus peut-on évoquer un timide retour au centre, puisque Grenoble a légèrement évolué.


C’est l’occasion de proposer un " croquis modélisant "

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Associer les espaces " versants " et " couronnes urbaines " selon une cible (centre + 3 périphéries) dont la couleur est un dégradé du plus foncé au plus clair, fonction des taux de croissance entre 1990 et 1999.

Indiquer les dynamiques par des flèches : les unes indiquent un retour au centre, les autres le mitage et la périurbanisation. Introduire une hiérarchie, selon les versants.