Par Jean-Paul Collicard (lycée Pravaz, Pont-de-Beauvoisin)
Voici une première interprétation des résultats (provisoires) du dernier recensement, concernant lagglomération grenobloise. Cette interprétation est présentée sous la forme dune séquence qui associe notions et compétences.
Le travail se fait à trois niveaux (trois échelles):
Au niveau de lagglomération grenobloise " globale " : CARTE 1
|
Analyse
des croissances :
Une première conclusion simpose : lessentiel de la croissance urbaine de lagglomération grenobloise seffectue dans des communes du Grésivaudan, et plus spécifiquement dans le "versant Chartreuse " ; elles sont le plus souvent fort éloignées du centre de lagglomération. La notion de dynamique spatiale est alors à mettre en place.
Seconde conclusion : Grenoble et ses communes proches (une première " périphérie " ou banlieue), connaissent une faible croissance voire une perte de substance qui fait réfléchir sur une DYNAMIQUE DEROSION URBAINE |
Lagglomération par versants : CARTE 2
|
||||||||||||||||||||||||
| Cette
analyse permet de mettre en valeur le site de lagglomération grenobloise :
à la fois " cuvette " et vallée, à la convergence
du Drac et de lIsère. Les communes se sont logées dans cet espace
de part et dautre de la commune grenobloise, sur les rives du
drac et de lIsère.
Ainsi distingue-t-on :
Cette analyse croisée avec la précédente souligne forte croissance des communes de petites ou moyennes tailles, éloignées du centre grenoblois et situées sur le versant Chartreuse du Grésivaudan. On remarque avec intérêt lattrait des communes versant " Belledonne ", jusqualors plutôt répulsives (orientation, développement industriels avec la papeterie). Cest sans doute une donnée nouvelle et importante qui peut sexpliquer par le coût prohibitif de limmobilier du versant den face (Meylan). |
Au niveau des couronnes urbaines : CARTE 3
|
||||||||||||||||||||
Cette
analyse met en valeur le rôle particulier de la distance : les
périphéries 2 et 3, les plus éloignées géographiquement du centre
sont celles qui croissent le plus. Par contre le centre et ses proches banlieues névoluent pratiquement pas (banlieue la plus industrielle et ouvrière avec les grosses communes dEchirolles, de Pont de Claix, de St.Martin dHères, de Fontaine ). Tout au plus peut-on évoquer un timide retour au centre, puisque Grenoble a légèrement évolué. |
Cest loccasion de proposer un " croquis modélisant "
Associer les espaces " versants " et " couronnes urbaines " selon une cible (centre + 3 périphéries) dont la couleur est un dégradé du plus foncé au plus clair, fonction des taux de croissance entre 1990 et 1999. Indiquer les dynamiques par des flèches : les unes indiquent un retour au centre, les autres le mitage et la périurbanisation. Introduire une hiérarchie, selon les versants. |