Présentation générale des programmes de Sixième

Source: BO n°:

Présentation générale des programmes de Sixième
Histoire
Géographie
Education civique


A - Les thèmes d'étude

Le programme d'histoire de sixième est consacré au monde antique ; les élèves découvrent l'Egypte, peuple de la Bible, la Grèce, Rome, les débuts du christianisme. Ils apprennent les mots qui disent la vie de hommes, leurs croyances, leur organisation politique et sociale. Les objectifs patrimoniaux et de formation impliquent que la plus grande partie de l'horaire disponible soit consacrée à la Grèce, à Rome et à la dimension historique des religions juive et chrétienne. Le programme de géographie est consacré à un premier regard sur le monde.

Les élèves apprennent les repères fondamentaux indispensables pour situer les hommes si la terre, puis à partir d'un choix d'images, ils comprennent la diversité des paysages.


B - Les indications horaires

Les programmes ont été construits en fonction de l'horaire hebdomadaire attribué aux disciplines (1 heure 15 pour l'histoire comme pour la géographie). Les fourchettes horaires indicatives précisées pour chaque partie des programmes sont inférieures au temps théorique afin de tenir compte des évaluations et de permettre aux enseignants l'exercice de leur liberté pédagogique. Ces indications montrent cependant l'importance relative des différentes parties des programmes. Respecter leur esprit c'est se donner les moyens de traiter l'ensemble des programmes et donc assurer la cohérence de la formation.

Si, en histoire, l'ordre proposé s'impose afin de respecter la chronologie, il n'en est pas de même en géographie. En particulier les enseignants peuvent composer un autre itinéraire pour étudier les paysages de la deuxième partie du programme.


C - Les convergences avec les autres disciplines

L'Odyssée, l'Ancien et le Nouveau Testament, l'Enéide font partie du programme de français comme de programme d'histoire de la classe de sixième. Les convergences avec l'enseignement du français ne se limitent donc pas à la pratique de la langue. Une rapide concertation permettra aux deux enseignants de choisir les extraits dont ils proposent la lecture et de donner cohérence à leurs approches respectives des textes.

Les convergences de l'enseignement de la géographie avec l'enseignement des sciences de la vie et de la terre sont nombreuses. Les deux disciplines ont besoin de situer les phénomènes qu'elles observent sur l'espace terrestre, l'acquisition des repères fondamentaux est donc essentielle. Les deux disciplines se rencontrent aussi, chacune avec leurs approches spécifiques, autour des problèmes de l'environnement.

L'enseignement de l'histoire et de la géographie est depuis longtemps étroitement associé à l'enseignement de l'éducation civique. Les convergences des deux programmes sont multiples. L'histoire et la géographie permettent d'éclairer et de mettre en perspective les notions d'identité, de citoyenneté et de patrimoine, le programme de géographie, surtout dans sa deuxième partie, aborde les problèmes de l'environnement.


APPROCHES ET METHODES

Les enseignants sont responsables des approches pédagogiques qu'ils choisissent en fonction de leur personnalité et qu'ils adaptent en fonction des besoins de leurs élèves.

A - Lire, écrire, s'initier à la recherche documentaire

Comme toutes les disciplines l'histoire et la géographie doivent inciter à lire. On ne se limitera pas à desextraits, on veillera à ce que les élèves abordent dans des éditions adaptées à leur âge, chez eux ou au centre de documentation et d'information (C.D.I.), quelques-uns des grands textes inscrits au programme.

On veillera d'abord à la bonne tenue du cahier, mais écrire ne doit pas se limiter, même si cette pratique peut encore apparaître nécessaire en sixième, à la copie d'un résumé écrit au tableau. On privilégiera larédaction autonome ou guidée de phrases simples. Le langage de la carte est essentiel à la géographie. On évitera dans ce domaine la simple reproduction et on exercera les élèves à l'élaboration de croquis élémentaires (localisations, mises en relation). L'enseignement de l'histoire et de la géographie doit ainsi
permettre d'initier à la pratique de différents langages.

Le C.D.I. est un partenaire privilégié de l'enseignement de l'histoire et de la géographie. En liaison avec les documentalistes, on apprendra aux élèves à manier les outils de la connaissance et, en tout premier lieu, leurs manuels. On les initiera à la recherche documentaire autonome. On vérifiera que le fonds documentaire comporte, dans des éditions adaptées à l'âge des élèves, les textes et les documents qui font partie intégrante des programmes.


B - Acquérir les repères chronologiques et spatiaux fondamentaux

Les enseignants doivent éviter toute tentation encyclopédique. Il n'est jamais possible de tout dire : enseigner c'est choisir. Les programmes proposent les repères chronologiques et spatiaux qu'il est indispensable et suffisant de mémoriser. L'acquisition de ces repères fondamentaux est vérifiée tout au long de l'année.

Ces repères ne sont pas seulement des dates et des localisations. Ils sont porteurs de sens et, pour cela, naturellement associés aux documents en histoire, à la carte et à l'image en géographie. Cette association doit permettre de construire progressivement les bases d'une culture historique et géographique.


C - Les documents au centre du programme d'histoire

Les documents (textes, images, monuments) ne sont pas une " illustration " des thèmes proposés. Ces documents sont de nature patrimoniale. Ils doivent être étudiés pour eux-mêmes comme des éléments du programme. Raconter le mythe d'Osiris est plus important qu'énumérer les dieux de l'Egypte. Seule la Bible permet d'approcher l'originalité de la religion des Hébreux. C'est en lisant Homère que les élèves comprendront les croyances des Grecs, c'est en associant étroitement l'étude du Parthénon, le fonctionnement de l'ecclesia et le rayonnement de la cité au milieu du Vème siècle, qu'ils percevront l'originalité de la démocratie athénienne. En étudiant l'histoire de Rome c'est, par exemple, la description de la ville et de ses monuments symboliques que les élèves devront prioritairement mémoriser. L'usage du document est ainsi multiple : les élèves liront de manière suivie de larges extraits des textes proposés, le professeur s'appuiera sur ces textes pour raconter, par exemple, l'épopée d'Alexandre ou les origines de Rome, il intégrera dans son enseignement l'explication du sens des monuments.

D - La carte et l'image au centre du programme de géographie

La carte et l'image sont les deux outils pédagogiques du programme de géographie de sixième. Présentes dans les deux parties du programme, elles permettent l'acquisition par les élèves des repères géographiques à l'échelle du monde. Dans un premier temps, les élèves se familiarisent avec un petit nombre de cartes montrant les grandes distributions (population, Etats, ensembles de relief, domaines climatiques). Ils mémorisent ainsi un petit nombre de localisations essentielles. L'image sert alors à donner corps à cette mémorisation mais aussi à préciser le vocabulaire employé. Dans la seconde partie du programme, l'image est première, elle présente le paysage étudié, elle permet de faire découvrir ses composantes naturelles et humaines, et d'approcher son organisation. La référence aux planisphères étudiés en première partie, permet la localisation et la mise en relation avec les repères géographiques.

CONCLUSION

On incitera les élèves à lire et à observer. On multipliera les occasions d'expression écrite autonome. On vérifiera la mémorisation des grands repères culturels (dates, localisations, documents, images) que propose le programme.

On aidera les élèves à maîtriser les opérations élémentaires de la construction du savoir (identifier, classer et mettre en relation, rédiger quelques phrases de synthèse ou élaborer un croquis simple). La pratique du récit, en histoire, la pratique de la description, en géographie, enrichiront, comme en français, l'imaginaire des élèves.

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HISTOIRE 6ème : LE MONDE ANTIQUE


Programme et Commentaire

Introduction : la naissance de l'agriculture et de l'écriture (2 ou 3 heures)

L'étude de la révolution néolithique permet de décrire les formes principales de l'écriture et de faire saisir aux élèves comment l'humanité est entrée dans l'histoire en élaborant des organisations sociales différenciées et une meilleure communication.

- Carte : le Croissant fertile.
- Repères chronologiques : l'agriculture à partir du 8eme millénaire av.J.C., l'écriture à partir du 4eme millénaire av. J.C.
- Documents : trois exemples d'écriture (cunéiforme, hiéroglyphes, alphabet).



I. L'ÉGYPTE : LE PHARAON, LES DIEUX ET LES HOMMES (4 à 5 heures)

- Carte : La vallée du NiL

L'essentiel est de faire découvrir, sans s'attarder sur une approche chronologique, les permanences d'une civilisation : un territoire, une société agraire, un pouvoir, des croyances.

- Repères chronologiques : le temps d'une civilisation (3eme - ler millénaire av. J.C.).
- Documents : le temple, la pyramide, représentations du mythe d'Osiris.




II. LE PEUPLE DE LA BIBLE : LES HÉBREUX (3 à 4 heures)

- Carte : le Croissant fertile.

L'étude des Hébreux est abordée à partir de la Bible, document historique majeur et livre fondateur de la première religion monothéiste de l'Antiquité, et des sources archéologiques.

- Repères chronologiques : le temps de la Bible (2eme - 1er millénaire av. J.C.).
- Documents : extraits de la Bible. Le Temple de Jérusalem.




III. LA GRÈCE (9 à 10 heures)

1. Naissance d'une culture, d'une organisation politique, de croyances

La présentation de l'étendue géographique du monde grec permet d'étudier ce qui fait son unité : les poèmes homériques, la mythologie, la cité.

2. Athènes au Vème siècle av. J.C.

L'évocation des Guerres Médiques permet de montrer les origines de la domination et du rayonnement d'Athènes en Méditerranée. Le professeur explique le fonctionnement de la démocratie au temps de Périclès (citoyens et non-citoyens, ecclésia), et présente la ville, l'Acropole, et des exemples d'oeuvres littéraires et artistiques.

3. Alexandre le Grand

L'étude repose sur le récit de l'épopée d'Alexandre. La civilisation hellénistique est présentée à partir de l'exemple d'une ville (Alexandrie d'Égypte ou Pergame).

- Cartes : le monde grec méditerranéen, plan d'Athènes, conquêtes d'Alexandre, plan d'Alexandrie ou de Pergame.
- Repères chronologiques : VIIIeme siècle av. J.C. (poèmes homériques), 490 av. J.C. (Marathon), milieu du Veme siècle av. J.C. (apogée d'Athènes), deuxième moitié du IVeme siècle av. J.C. (épopée d'Alexandre).
- Documents : l'Iliade et l'Odyssée, Delphes ou Olympie, le Parthénon et la frise des Panathénées, récits de l'épopée d'Alexandre.




IV. ROME, DE LA RÉPUBLIQUE À L'EMPIRE (9 à 10 heures)

1. La cité et son expansion

Trois thèmes sont privilégiés : la présentation d'une cité, la définition de la République (Senatus populusque romanus), l'étude, à l'aide de cartes, de l'expansion romaine sans entrer dans le détail chronologique.

2. L'Empire romain

L'Empire est étudié au moment de son apogée (IIeme siècle ap. J.C.), en insistant sur le rôle de l'Empereur et l'adaptation des institutions de la cité. Les élèves découvrent Rome, la ville romaine et leurs lieux symboliques.

Les processus de la romanisation sont analysés à partir de l'exemple de la Gaule.

- Cartes : Rome, l'Empire romain (provinces, voies, villes et échanges), la Gaule romaine.
- Repères chronologiques : VIIIeme siècle av. J.C. (naissance de Rome), 52 av. J.C. (Alésia), 1er siècle ap. J.C. (Auguste et la fondation de l'Empire), IIeme siècle ap. J.C. (l'apogée de l'Empire).
- Documents : récits de la fondation de Rome (l'Enéide), la Guerre des Gaules de César, la ville romaine et ses monuments.




V. LES DÉBUTS DU CHRISTIANISME ( 3 à 4 heures)

On présente Jésus dans son milieu historique et spirituel, et les Évangiles comme la source essentielle des croyances chrétiennes. Des cartes permettent de montrer la diffusion du christianisme qui, d'abord persécuté, devient la religion officielle de l'Empire romain.

- Cartes : la Palestine au temps de Jésus, les voyages de Paul, l'Empire romain.
- Repères chronologiques : début de l'ère chrétienne (vie de Jésus), IVeme siècle ap. J.C. (conversion de Constantin).
- Documents : le Nouveau Testament, les premiers monuments chrétiens (catacombes, basilique).




CONCLUSION : LA FIN DE L'EMPIRE ROMAIN EN OCCIDENT ET LES HÉRITAGES DE L'ANTIQUITÉ (2 à 3 heures)

- Carte : les invasions barbares.
- Repère chronologique : Veme siècle ap. J.C. (la chute de Rome).
- Document : le calendrier chrétien.

Les relations entre l'Empire et les Barbares sont étudiées globalement, en montrant la dislocation de l'Empire en Occident et sa survie en Orient. Le professeur vérifie que les élèves maîtrisent les repères chronologiques et culturels majeurs étudiés pendant l'année, en présentant un bilan des héritages des civilisations de l'Antiquité.

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GEOGRAPHIE 6ème : CARTES ET PAYSAGES DU MONDE



Programme et Commentaire



I. LES GRANDS REPÈRES GÉOGRAPHIQUES DU MONDE (15 à 18 heures)

En introduction (1 heure) sont rappelées quelques notions élémentaires étudiées à l'école primaire :la répartition des continents et des océans et les grands repères fondamentaux qui permettent de les localiser (pôles, tropiques, équateur).

1. la répartition de la population mondiale (7 à 8 heures)

Les zones de fort et de faible peuplement sont localisées et nommées sur le globe. Les grandes agglomérations urbaines sont situées. Des exemples librement choisis, éventuellement dans la seconde partie du programme, permettent d'illustrer les contrastes.

On compare des territoires à forte augmentation de population à des territoires à faible augmentation de population. Les élèves découvrent la complexité des rapports entre la densité de la population d'une part, la richesse et la pauvreté d'autre part.

- Cartes (planisphères) ; répartition de la population mondiale ; les États du monde ; richesse et pauvreté dans l'espace mondial.
- Repères géographiques : les ensembles peuplés et les zones vides ; les grands États et les grandes agglomérations urbaines.

2. Les grands domaines climatiques et biogéographiques (4 à 5 heures)

Les caractéristiques climatiques et végétales de la planète sont étudiées à partir de cartes et d'images. Les élèves apprennent à utiliser les mots qui permettent de décrire ces phénomènes.

La localisation des zones thermiques et pluviométriques est simplement expliquée. A l'aide de deux brefs exemples, éventuellement choisis dans la seconde partie du programme, on montre les relations des sociétés au climat.

- Cartes : Les zones thermiques et pluviométriques ; les grands domaines bioclimatiques ; cartes à différentes échelles correspondant aux exemples choisis.
- Repères géographiques : zones thermiques et pluviométriques ; grands domaines bioclimatiques ; localisation des exemples choisis.

3. Les grands ensembles de relief (3 à 4 heures)

Les grands ensembles du relief sont identifiés à partir de cartes et d'images. Les élèves apprennent à utiliser les mots qui permettent de décrire simplement la topographie de la Terre.

A l'aide de deux brefs exemples, éventuellement choisis dans la seconde partie du programme, on montre la relation des sociétés au relief.

- Cartes : le relief de la Terre ; cartes à différentes échelles correspondant aux exemples choisis.
- Repères géographiques : les grandes chaînes de montagne ; les grandes plaines ; quelques grands bassins fluviaux.



II. LES GRANDS TYPES DE PAYSAGES (18 à 21 heures)

1. Des paysages urbains

- Un littoral touristique méditerranéen
- Un littoral industrialisé
- Une métropole d'Europe
- Une métropole d'Amérique du Nord
- Une métropole d'un pays pauvre.

Les paysages proposés par le programme sont étudiés à partir d'une ou de plusieurs images. Pour chaque cas on choisit un lieu précis systématiquement localisé et mis en relation avec les repères géographiques étudiés dans la première partie.

Tous les cas doivent être présentés ; cependant afin de mettre en évidence les mécanismes de l'action des hommes sur leur espace et d'évoquer les problèmes de l'environnement, un exemple peut être plus particulièrement développé dans chacun des trois ensembles proposés.

2. Des paysages ruraux

- Un delta rizicole en Asie
- Une exploitation agricole en Amérique du Nord
- Un village d'Europe
- Un village d'Afrique

Cette étude a une triple finalité : donner des mots qui permettent de décrire, expliquer la présence - plus ou moins forte - des hommes, analyser le rôle des sociétés dans l'organisation des territoires. La réflexion se situe donc à différentes échelles et implique l'identification de quelques grands facteurs d'ordre économique, culturel ou naturel de cette organisation.

3. Des paysages de faible occupation humaine

- Dans le désert saharien ou arctique
- Dans la grande forêt amazonienne
- Dans la haute montagne andine ou himalayenne

Cette étude doit d'une part enraciner les connaissances géographiques de base acquises depuis l'école primaire et doit d'autre part permettre d'apprendre à conduire un raisonnement géographique.

Les élèves travaillent, de manière plus rigoureuse, le langage de l'image et les moyens de sa transcription (exposé oral, texte, croquis).

- Cartes ; les planisphères étudiés dans la première partie du programme constituent une référence constante, des cartes à différentes échelles permettent de situer précisément l'exemple choisi et de le replacer dans son contexte géographique.
- Repères géographiques : les images choisies par le professeur pour leur exemplarité deviennent des repères culturels et géographiques à mémoriser.

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EDUCATION CIVIQUE 6ème



Programme et commentaires

I - Le sens de l'école
II - Les droits et les devoirs de la personne
III - Responsabilité vis-à-vis du cadre de vie et de l'environnement

Les compléments
I - Les modalités de mise en place de l'enseignement de l'éducation civique en classe de 6ème
II - Les modalités de suivi de l'enseignement de l'éducation civique en classe de 6ème




Programme et commentaires

I - LE SENS DE L'ÉCOLE
LE COLLÈGE, UN LIEU POUR APPRENDRE, UNE COMMUNAUTÉ ÉDUCATIVE


1. La vie au collège

Une communauté organisée, des acteurs, des partenaires

L'étude de la vie au collège commence par la découverte des lieux et des personnes (administration, personnels d'enseignement, d'éducation et de service, élèves et parents d'élèves). La compréhension de leur rôle et l'analyse de leurs fonctions conduisent à étudier les structuresde l'établissement et de son fonctionnement.

Un règlement intérieur

Le règlement intérieur essaie de concilier intérêt général et intérêts particuliers : il permet d'organiser la vie collective, le travail, les règles de sécurité dans le aspect de soi et des autres. C'est dans cette perspective qu'il s'élabore et se réfléchit. Il s'accompagne d'obligations et de sanctions. Il s'agit de comprendre qu'une communauté organisée ne peut se passer de règles écrites, valables pour tous, stables et claires, respectueuses des droits des personnes, conformes aux lois de la République.

Un lieu d'information et de formation : le CDI

Au CDI, l'élève apprend à devenir autonome dans ses recherches, mais aussi à coopérer avec autrui et à prendre en compte la diversité des sources et des supports de l'information.

Le collège, lieu d'apprentissage de la responsabilité

La responsabilité de chaque élève envers son propre travail est mise en évidence. Elle suppose notamment que les critères et les modalités d'évaluation soient expliqués.

Le collège, lieu d'apprentissage de la vie en commun

A partir de situations vécues, le respect de soi et des autres, le respect des biens publics et privés, la prévention des accidents, de la violence et des vols sont posés et explicités comme des principes de la vie sociale.

2. L'éducation : un droit pour tous

Une conquête

Les grandes étapes de cette conquête (1791, Loi Guizot de 1833, Lois Ferry),l'école obligatoire, gratuite et laïque, l'allongement de la scolarité, l'égalité entre les filles et les garçons dans l'accès à l'éducation, sont mises en évidence dans leur signification.

Une mission de service public

En France, le droit à l'éducation est le même pour tous, quelles que soient l'origine, la nationalité, l'appartenance, la religion de chacun. Il confère à l'élève et aux parents des droits et des obligations. Il relève de la responsabilité de l'Etat qui le garantit dans le cadre du service public de l'éducation nationale.

Les compétences du Conseil général et des autres collectivités locales sont étudiées.

La laïcité dans l'éducation

La laïcité, située dans sa dimension historique, est à la fois une valeur et une pratique. Elle se concrétise dans la vie de l'établissement scolaire, notamment en référence au règlement intérieur.

DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE

- Le règlement intérieur du collège
- Le préambule de la Constitution de 1946 (particulièrement le paragraphe 13)
- La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 (article 26)
- La Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989 (article 28)
- Extraits de la lettre de Jules Ferry aux instituteurs (1883)



II - LES DROITS ET LES DEVOIRS DE LA PERSONNE
L'ENFANT EST UNE PERSONNE TITULAIRE DE DROITS ET D'OBLIGATIONS
(CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L'ENFANT)




1. L'élève, une personne qui a des droits et des obligations

Toute personne a droit à une identité. L'élève construit son identité personnelle autour d'un certain nombre d'éléments qu'il déclinera à l'occasion des actes importants de sa vie : nom, prénoms, date de naissance, nationalité. Les supports de l'identité (carte nationale d'identité, passeport...) en sont une illustration. En France, la création d'un état civil laïc a favorisé l'égalité des droits des personnes. Aujourd'hui, le fonctionnement des services de l'état civil peut être étudié dans le cache communal.

La nécessité de protéger l'anonymat et de respecter la vie privée des personnes est présentée par quelques exemples.

L'une des dimensions de l'identité est la nationalité.

Les dimensions de l'identité personnelle

Au sein de la classe, du collège, à l'intérieur d'une même famille, l'élève peut connaître des personnes de nationalités différentes. Lien de l'individu à l'État, la nationalité est attribuée à la naissance ou peut être acquise en cours d'existence. Les règles d'attribution et d'acquisition (par manifestation de volonté, par déclaration ou par naturalisation) sont fixées par chaque État. Avoir la nationalité d'un pays signifie qu'une personne est régie par les lois de ce pays pour tous ses droits personnels, familiaux et politiques.

2. L'élève et la citoyenneté

La qualité de citoyen

Être citoyen, c'est participer à la vie de la cité. Aujourd'hui la notion de citoyenneté est liée à l'idée de démocratie.

Au sens strict, la citoyenneté est fondamentalement liée à l'exercice des droits politiques. En classe de 6ème, on analyse, à partir de la commune, ce qu'implique être électeur, éligible, contribuable... L'exercice de la citoyenneté ne se limite pas au suffrage, elle exige le respect de la loi, le consentement à l'impôt, la défense du pays, le respect des autres citoyens. L'expérience des Conseils communaux de jeunes pourra être évoquée.

Dans une conception élargie, la citoyenneté sociale est la pratique des droits et des devoirs de toute personne, notamment dans l'exerce des libertés collectives. En classe de 6ème, on aborde surtout la participation à des associations, au sein du collège, du quartier, de la commune.

L'apprentissage de la citoyenneté

En classe de 6e, les élèves découvrent une communauté avec ses règles. L'exemple du collège montre que la citoyenneté est un apprentissage et une pratique des droits et des devoirs au sein de l'École. Le rôle et les responsabilités des délégués, la constitution de la liste des candidats, la procédure du vote, les modes de scrutin, le dépouillement... sont objets d'études et de réflexion.

DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE

- La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (article 6)
- La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 (article 15 et 21)
- La Convention Internationale des Droits de l'Enfant
- La Constitution de la Vème République (article 3)
- des extraits du Code civil sur le nom et la nationalité



III - RESPONSABILITÉ VIS-À-VIS DU CADRE DE VIE ET DE L'ENVIRONNEMENT
LES DIMENSIONS SOCIALES DE LA RESPONSABILITÉ DES ELÈVES




1. Responsabilité vis-à-vis du cadre de vie et de l'environnement

Le respect et la mise en valeur des espaces bâtis, des espaces verts et du patrimoine naturel

L'étude du règlement intérieur du collège et de la législation sur les espaces verts, parcs et forêts de la commune, conduit à souligner les enjeux entre, d'une part, les dégradations de l'envuonnement (classe, murs, espaces récréatifs) et des parcs et forêts, et, d'autre part les coûts (investissements financiers et humains) et les déséquilibres écologiques occasionnés.

L'élève est ainsi placé en situation d'acteur d'une gestion harmonieuse de son cadre de vie et de la lutte contre la pollution.

L'aménagement de l'espace communal

Le choit à l'information sur le plan d'occupation des sols (POS) de la commune est présenté. Les pouvoirs du maire en matière de protection, d'urbanisme et d'environnement sont mis en évidence. Les réglementations et les conventions propres à la protection de l'environnement (rejets des déchets industriels ; traitements agricoles ; réaménagements des espaces exploités - cours d'eau, forêts, carrières) font l'objet d'une étude.

2. Responsabilité face au patrimoine

La notion de patrimoine

Associé dès la fin du XVIIIème siède à la notion d'héritage culturelet à la mission d'éducation, le patrimoine n'a cessé d'élargir ses domaines (du monument historique au patrimoine industriel ou littéraire).

La responsabilité face au patrimoine historique et culturel de la commune

Les activités pratiquées au collège, au musée, dans la ville et le village, stimulent le plaisir de la découverte et de la création et éduquent à la responsabilité. Par la diversité de ses champs culturels, l'étude du patrimoine se prête au travail interdisciplinaire, notamment avec l'histoire, le français, les arts plastiques, la géographie, les sciences de la vie et de la terre.

DOCUMENTS DE REFERENCE

- Le plan d'occupation des sols
- La Convention Internationale concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (UNESCO 1972)
- La loi sur la protection des monuments et des objets classés (1913).



Les compléments

B.O. N°48 28 DÉC. 1995

Mise en place de l'enseignement de l'éducation civique en classe de sixième - année scolaire 1995-1996.
Texte adressé aux recteurs d'académie ; aux inspecteur.s d'académie ; aux inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux principaux ; aux professeurs de collège
Les mesures n° 10 et 44 du Nouveau contrat pour l'école affirment la priorité de l'enseignement de l'éducation civique :"l'éducation civique est enseignée à l'école primaire et au collège. Au-delà de la connaissance des institutions démocratiques, l'objectif est l'acquisition d'une morale de la responsabilité dans différents domaines de la vie sociale et personnelle : environnement, santé, justice, etc...".
Dans le cadre de la rénovation du collège, le projet de programme d'éducation civique pour la classe de sixième a fait l'objet d'une consultation nationale (B.O. spécial n° 6 du 30 mars 1995) qui a permis la rédaction d'une nouvelle version du programme d'éducation civique qui sera applicable à la rentrée scolaire 1996-1997.
La présente note de service a pour objet d'indiquer les différentes modalités qui permettront de faciliter la mise en place de la nouvelle organisation de l'enseignement de l'éducation civique, inscrite dans la généralisation de l'expérimentation de la classe de sixième à la rentrée scolaire 1995, avec les contenus du futur programme.

I - Les modalités de mise en place de l'enseignement d'éducation civique en classe de sixième

A - Les contenus d'enseignement

La rénovation de l'enseignement de l'éducation civique repose à la fois sur une connaissance et une pratique. La démarche nouvelle envisagée s'appuie sur des programmes organisés autour de notions fondamentales - la personne humaine et le citoyen -- selon une progression adaptée à l'âge et au niveau des élèves.

Ainsi, en classe de sixième, le programme est-il construit à partir de la compréhension des droits et devoirs de la personne. Même si l'ancien programme de 1985 reste encore en vigueur pour l'année scolaire 1995-1996, il paraît fortement souhaitable que les enseignants puissent, dès cette rentrée scolaire, appuyer leur enseignement sur les axes forts du nouveau programme d'éducation civique qu'ils auront à appliquer à la rentrée scolaire 1996-1997.
À cet effet, ils pourraient privilégier :
1) la vie au collège et le sens de l'école ;
2) la citoyenneté dans la commune ;
3) l'environnement et le patrimoine.

Pour les aider, un document d'accompagnement explicitant les contenus du nouveau programme et précisant les passerelles à établir avec l'actuel programme sera envoyé dans les établissements scolaires avant la fin de l'année 1995.

B - L'organisation de l'enseignement d'éducation civique

La réussite de la mise en place du nouveau schéma pour l'enseignement de l'éducation civique en sixième suppose que soit explicitement indiqué, au sein des établissements scolaires, le partage des responsabilités des différents acteurs de la communauté éducative.

En effet, une demi-heure d'éducation civique est confiée au professeur d'histoire-géographie de la classe. En outre, dans le nouveau schéma c'est bien l'ensemble de la communauté éducative qui a une responsabilité d'éducation à la citoyenneté.

Aussi, est-il éminemment souhaitable que dès le début de l'année scolaire, les chefs d'établissement mettent en place un dispositif de concertation interdisciplinaire pour permettre une progression coordonnée et la répartition des thèmes d'enseignements, qui seront suivies par le professeur principal et le professeur d'histoire-géographie, en liaison avec les conseillers principaux et les documentalistes, dans le cadre de leurs missions.


II - Les modalités de suivi de l'enseignement d'éducation civique en classe de sixième.

L'évaluation pédagogique du nouveau dispositif relatif à l'éducation civique relève de la responsabilité des inspecteurs pédagogiques régionaux d'histoire et de géographie en liaison avec les inspecteurs pédagogiques régionaux vie scolaire. Des synthèses académiques seront établies en vue d'un bilan national avant la fin de l'année scolaire 1995-1996.
Compte tenu de l'importance de l'enseignement de l'éducation civique au collège, je vous demande d'être vigilants sur les modalités et le contrôle de sa mise en place. Je remercie les recteurs, les inspecteurs, les chefs d'établissement, les enseignants et l'ensemble de la communauté éducative de l'attention qu'ils porteront à ce dossier et des initiatives qu'ils pourront prendre en la matière.
Pour le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et par délégation, Le directeur des lycées et collèges

Alain BOISSINOT

Cete note de service a déjà été diffusée dans les rectorats sous la référence N.S n° 95-636 du 20 juillet 1995.
Contenus d'enseignement de l'éducation civique en classe de sixième - année scolaire 1995- 1996
Texte adresse aux recteurs d'académie ; aux inspecteurs d'académie ; aux inspecteurs pédagogiques régionaux; aux principaux; aux professuers de collège
La note de service nº 95-280 du 19 décembre1995 publiée dans ce même B.O. indique les modalités de mise en place et de suivi de l'enseignement d'éducation civique en classe de sixième pour l'année scolaire 1995-1996.
La présente note de service a pour objet de préciser les modalités de prise en compte des contenus d'enseignement d'éducation civique en classe de sixième.
Le nouveau programme d'éducation civique, mis au point après consultation nationale, va faire l'objet d'une prochaine publication pour entrer en vigueur à compter de la rentrée scolaire de septembre 1996. Pour l'année scolaire en cours, des ajustements sont nécessaires pour adapter le programme de 1985 aux nouvelles conditions d'enseignement de l'éducation civique, en particulier la modification de la structure horaire.
Aussi, la présente note vise à donner aux enseignants des indications, d'une part sur les modalités d'enseignement et, d'autre part, sur les parties des contenus qui pourront servir d'appui à l'enseignement pendant la présente année scolaire.
Il est nécessaire que l'enseignement d'éducation civique demeure identifié et apparaisse dans le cahier de textes de la classe. Il doit faire l'objet d'une évaluation sur les différentes formes ou modalités d'enseignement de l'éducation civique (par le professeur d'histoire-géographie, par le professeur principal, par une équipe sur un projet, etc...). L'enseignement et la mise en pratique des valeurs démocratiques doivent primer sur l'étude descriptive des institutions. Le travail sur des études de cas peut être privilégié.

Les trois axes qui permettent de répondre aux conditions de l'année scolaire 1995-1996 sont :
l ) la vie au collège ;
2) la citoyenneté dans la commune ;
3) les responsabilités à l'égard de l'environnement et du patrimoine.

La vie au collège doit être présentée et étudiée dans la perspective d'un apprentissage de la citoyenneté. Les droits et les devoirs des élèves, les acteurs de la communauté scolaire et leurs rôles différents et complémentaires, le règlement intérieur, les formes de participation à la vie du collège sont les principaux points d'application de cette partie du programme.
La citoyenneté dans la commune constitue le deuxième axe du programme. La présentation de la commune, les élections municipales, le rôle et les pouvoirs du maire et du conseil municipal, les services municipaux, le budget communal, la coopération intercommunale, le rôle de la commune dans l'aménagement de l'espace, les exemples choisis dans les actions sociale, culturelle, sportive peuvent donner la matière à un enseignement concret. Il est évidemment nécessaire d'évoquer les réalités diverses
selon la taille et l'environnement des communes.
L'environnement et le patrimoine peuvent donner lieu à un enseignement concret à partir de la réalité du collège et de la commune. La responsabilité face au cadre de vie et de la commune permet de mettre en évidence, d'une part, le respect et la mise en valeur du cadre de vie scolaire, d'autre part, les déséquilibres écologiques et la nécessité de protéger la nature. La notion de patrimoine doit être présentée. La découverte du patrimoine historique et culturel de la commune et de ses environs peut donner lieu à un projet
interdisciplinaire.

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