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Présentation générale des programmes d'histoire-géographie
Source: BO n°
Présentation
générale des programmes de Quatrième
Histoire
Géographie
Education civique
Présentation
générale des programmes d'histoire-géographie
I. La place du cycle central dans lenseignement
de lhistoire et de la géographie au collège
Lenseignement de lhistoire et de la géographie
en cinquième et en quatrième sinscrit dans les finalités intellectuelles,
civiques, patrimoniales et culturelles définies en introduction des programmes
de sixième.
Il sappuie sur les acquis des élèves qui, en sixième, ont mémorisé quelques
grands repères chronologiques de lhistoire de lAntiquité et quelques
grands repères spatiaux du globe terrestre. Ils ont appris à identifier, en
liaison avec ces repères, des documents patrimoniaux et des paysages.
Le programme dhistoire leur a permis dapprocher le vocabulaire élémentaire
du politique, du social et du religieux, quils réutiliseront en cinquième
et quatrième. Le programme de géographie leur a fourni une première grille de
lecture du monde (population, relief, climat) qui doit leur permettre de situer
et de caractériser les continents étudiés en cinquième et en quatrième.
Les élèves ont été entraînés à lire et donc à donner sens à des documents, des
cartes et des images. Ils ont appris à rédiger des phrases simples, à élaborer
des croquis élémentaires.
Les programmes du cycle central du collège sont consacrés, en histoire, au Moyen
Age et aux débuts des Temps modernes (en cinquième) puis aux XVIIe, XVIII siècles
(en quatrième). En géographie les programmes sorganisent comme une étude
des continents : Afrique, Asie et Amérique en cinquième, Europe - y compris
la France - en quatrième. Ainsi les élèves seront-ils préparés à comprendre
les programmes de la classe de troisième : lhistoire au XXe siècle, les
grands phénomènes géographiques qui permettent une lecture critique du monde
daujourdhui.
II. Les programmes de cinquième et de quatrième
Les indications horaires proposées par les programmes permettent
dapprécier limportance relative de chaque thème détude. Elles
représentent 80 % de lhoraire de référence afin de permettre une autonomie
plus grande des enseignants et donc une adaptation aux besoins de leurs élèves.
Cependant la cohérence des apprentissages exige que ces programmes soient traités
dans leur totalité.
A - Lhistoire.
Le champ chronologique, sil est moins étendu quen
sixième, couvre cependant un millénaire environ en cinquième et trois siècles
en quatrième. Cest dire que, en fonction du temps disponible, il est impossible
de prétendre proposer le récit continu de lévolution historique. Le programme
repose donc sur des choix.
Il est organisé, en cinquième, autour de trois temps forts envisagés de manière
souple comme des observatoires privilégiés qui permettent de caractériser les
différentes périodes du Moyen Age et les débuts des Temps modernes : le monde
au IXe siècle, le XIIIe et le XVIe siècles en Occident. Le premier temps permet
une confrontation de trois grandes civilisations (Byzance, lIslam, lOccident
chrétien). Le deuxième doit être conçu comme une approche des caractères essentiels
de lOccident médiéval. Le troisième permet de comprendre les bouleversements
du XVIe siècle.
En quatrième, trois temps forts sont également privilégiés, avec la même perspective
: la monarchie absolue en Europe et ses remises en cause, la période révolutionnaire,
le XIXesiècle. Comme en cinquième, une place particulière est réservée à lhistoire
de la France.
Les cartes, les repères chronologiques et les documents sont au centre des programmes
et en constituent la trame nécessaire. Les repères chronologiques doivent être
mémorisés. Ils ne sont pas de simples dates, et ils seront toujours mis en relation
avec des faits de civilisation.
Les documents, textes ou oeuvres, ne sont pas destinés à simplement illustrer
le programme, ils doivent être étudiés en eux-mêmes. Les textes ou extraits
de textes seront lus par les élèves, les images identifiées et expliquées. Ainsi
les élèves pourront-ils acquérir une véritable culture historique. Bien entendu,
la liste des documents a un caractère indicatif. Il est toujours
loisible au professeur de proposer, en fonction des situations locales, de la
nature des fonds documentaires disponibles ou des possibilités de coopération
interdisciplinaire, dautres documents que ceux qui sont suggérés par le
programme, à condition que leur valeur signifiante soit attestée.
B - La géographie
Les programmes de cinquième et de quatrième conduisent dabord
à décrire et expliquer les caractères essentiels des continents (Afrique, Asie
et Amérique en cinquième, Europe en quatrième). Le programme conseille daborder
cette étude à partir de cartes, le croisement des données historiques, naturelles,
culturelles, démographiques et économiques observées évite de sen tenir
à la démarche analytique qui ne peut rendre compte de la complexité de lorganisation
des territoires.
Cette étude des continents est complétée par une présentation de quelques grands
Etats ou groupes dEtats. Le Japon et les Etats-Unis sont étudiés en classe
de troisième. En quatrième, le programme associe létude de lEurope
et celle de la France ; à celle-ci est réservée la moitié du temps disponible.
Le choix proposé entre quelques autres Etats européens est de nature à faciliter
la coordination avec lenseignement des langues vivantes.
Les programmes indiquent un certain nombre de cartes à partir desquelles seront
mémorisés les principaux repères spatiaux. Afin de laisser une plus grande liberté
aux enseignants, les paysages qui sont associés à ces repères ne sont pas indiqués.
Comme en sixième cependant, il est indispensable de multiplier lobservation
raisonnée de paysages. Létude croisée des cartes et des paysages permet
de reconnaître et de connaître le monde. Cest à partir de cette étude
que lappropriation par les élèves des notions spécifiques de la géographie
est possible.
C - Les convergences entre les deux disciplines
Lhistoire et la géographie nont pas seulement
des démarches intellectuelles communes, les contenus des programmes permettent
de multiples rencontres quil est indispensable de favoriser. Ainsi, par
exemple, les programmes dhistoire préparent à létude de la géographie
de lEurope et de la France ; le peuplement et lorganisation des
territoires en Afrique et en Amérique sont étudiés du point de vue de la géographie
comme du point de vue de lhistoire dans le cycle central du collège.
III. Approches et méthodes
Les professeurs sont libres de leurs approches pédagogiques
en fonction des besoins de leurs élèves et de leur personnalité. Ils doivent
veiller à la progression des apprentissages et, quelle que soit la démarche
pédagogique adoptée, faire que le temps de la classe soit celui du travail des
élèves (acquisition de connaissances et de démarches intellectuelles).
A - Lire , observer, identifier
On poursuivra en cinquième et en quatrième, en liaison avec
lenseignement du français, lincitation à la lecture de textes -
ou dextraits de textes - dans des éditions adaptées à lâge des élèves.
Ces lectures seront guidées et contrôlées. On habituera les élèves à observer,
à identifier et à confronter cartes, images, textes et oeuvres. En géographie
tout particulièrement, lobservation dun même phénomène à différentes
échelles sera privilégiée. Ce travail doit sinsérer dans le processus
global de lacquisition des savoirs.
Lutilisation des technologies actuelles de communication (images satellitales,
télématique, CD-ROM) enrichit les pratiques documentaires en classe et au CDI.
B - Mettre en relation
En géographie, comme en histoire, on insistera sur la mise
en relation des phénomènes observés et identifiés. En géographie, la comparaison
de cartes et la confection de croquis, qui ne sont pas de simples reproductions,
entraînent à lanalyse de ces relations. Ainsi les élèves comprendront-ils
progressivement que le simple rapport de cause à effet ne suffit pas à expliquer
la complexité des territoires et de leur organisation. De même, en histoire,
la mise en relation dévénements ou de faits de civilisation ne doit pas
se traduire par une conception linéaire du temps historique. Là encore, on approchera
la complexité en se défiant des visions déterministes de lévolution.
La mise en relation des phénomènes permet, tant en histoire quen géographie,
dapprendre à utiliser et à croiser les différents langages des deux disciplines
: le texte écrit, limage, la carte, le graphique.
C - Rédiger et cartographier
De multiples exercices, en classe, au CDI ou à la maison,
permettent lappropriation dune culture maîtrisée et des langages
fondamentaux des disciplines. La rédaction autonome doit prendre une place privilégiée.
En sixième, les élèves ont appris à rédiger des phrases simples ; en cinquième
et en quatrième, on leur apprendra à lier entre elles ces phrases et à élaborer
des textes courts mais démonstratifs. En troisième, en effet, ils devront être
capables de rédiger des paragraphes argumentés et cohérents. On veillera donc
à ce que les contrôles fassent une large place à la rédaction autonome.
Langage privilégié du géographe, le croquis et ses techniques élémentaires doivent
être abordés par les élèves. Comme en sixième, on évitera la simple reproduction
et on sefforcera de passer de la carte de localisation au croquis démonstratif,
en simplifiant, en hiérarchisant et en mettant en relation les phénomènes.
D - Mémoriser des repères, utiliser des notions
Les principaux repères chronologiques et spatiaux doivent
être mémorisés. Afin de permettre lappropriation structurée et cohérente
dune culture, on vérifiera périodiquement lacquisition de ces repères.
Lacquisition des notions spécifiques aux deux disciplines ne doit pas
être artificiellement séparée de lanalyse des événements historiques et
des phénomènes géographiques. Cest en maniant ces notions au sein de la
pratique même des programmes que les élèves en acquerront lusage.
E - Le manuel et le cahier, outils du travail des élèves
Le cahier est le support et le guide du travail des élèves.
Doivent y figurer les repères chronologiques et spatiaux quil est indispensable
de mémoriser, la trace des lectures, des observations de cartes, dimages,
de documents. Le cahier peut être aussi support dexercices : rédaction
autonome, élaboration de croquis. Un résumé complet est-il indispensable ? Pour
guider lacquisition des connaissances, le cahier doit permettre aux élèves
de retrouver, en liaison constante avec le manuel, repères essentiels et fil
conducteur.
Ainsi les élèves pourront-ils acquérir une pratique autonome du manuel.
IV. Convergences disciplinaires
Les convergences entre les programmes dhistoire et
de géographie et les autres programmes du cycle central du collège sont multiples.
Les démarches intellectuelles inséparables de lacquisition des connaissances
historiques et géographiques (lire, observer, identifier, mettre en relation,
rédiger...) sont également mises en oeuvre par dautres disciplines. Les
contenus des programmes croisent les contenus de presque toutes les disciplines.
Les convergences avec lenseignement de léducation civique sont évidentes
en termes de finalités. Plus précisément, en cinquième, le thème de la solidarité,
en éducation civique, pourra sappuyer sur létude, en géographie,
de lAfrique, de lAsie et de lAmérique. En quatrième, le programme
dhistoire permet de donner des fondements historiques à létude des
libertés et des droits.
Les liens avec lenseignement du français sont également naturels : lecture
(un certain nombre de textes figurent dans les deux programmes), expression,
élaboration de textes argumentatifs.
On veillera aussi à harmoniser les approches avec lenseignement des langues
vivantes (histoire et géographie des Etats), avec les mathématiques (courbes
simples, proportionnalité). On pourra coordonner létude des oeuvres dart
avec les professeurs des enseignements artistiques. Lhistoire des techniques
(surtout en quatrième) pourra trouver appui en technologie et en physique. Lapproche
géographique de lenvironnement et du paysage sera utilement confrontée
aux approches des enseignants des sciences de la vie et de la terre.
HISTOIRE
4ème : DES TEMPS MODERNES A LA NAISSANCE DU MONDE CONTEMPORAIN
I. LES XVIIe ET XVIIIe SIECLES (9 à 10 heures)
1. Présentation de lEurope moderne (3 à 4 heures)
A partir de cartes, le professeur met en évidence les
contrastes politiques, économiques, sociaux, culturels et
religieux de lEurope. Dans le domaine artistique, cest à partir
de quelques exemples quest montrée la coexistence
des tendances baroque et classique.
2. La monarchie absolue en France (3 à 4 heures)
Létude de la monarchie française permet de montrer
comment le principe du droit divin légué par la tradition se combine avec la
création de structures étatiques modernes. Parallèlement est rappelé le principe
de lorganisation de la société en trois ordres.
3. La remise en cause de labsolutisme (3 à 4
heures)
Il sagit, sans étudier les événements des révolutions
anglaises du XVIIe siècle et de la Révolution américaine, de montrer que lexistence
de régimes tels que la monarchie limitée en Angleterre et la république américaine
et des aspirations politiques liées à la philosophie des Lumières mettent en
cause les principes de la monarchie absolue. Dautres modèles politiques
sont ainsi proposés à une société française en crise.
- Cartes : les Etats européens aux XVIIe et XVIIIe siècles ; économie
et populations de lEurope moderne.
- Repères chronologiques : règne personnel de Louis XIV (1661-1715)
; Déclaration des Droits (1689) ; début de la croissance démographique (milieu
du XVIIIe siècle) : lEncyclopédie (milieu du XVIIIe siècle).
- Documents : oeuvres de Rembrandt ; Versailles ; Molière : extraits
du Bourgeois gentilhomme ; préambule de la Déclaration dindépendance des
Etats-Unis ; extraits de philosophes du XVIIIe siècle (Montesquieu, Voltaire,
Rousseau).
II. LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE (1789-1815) (9
à 10 heures)
1. Les grandes phases de la période révolutionnaire
en France, de 1789 à 1815 (7 à 8 heures)
Un récit synthétique permet de présenter les épisodes
majeurs et les principaux acteurs de la période révolutionnaire et impériale
en insistant sur la signification politique et sociale de chacune des phases
retenues. Les événements extérieurs ne font pas lobjet dune étude
exhaustive, mais sont évoqués à laide de cartes.
2. Les transformations de lEurope (2 à 3 heures)
Une comparaison entre la situation de lEurope
à la fin du XVIIIème siècle et celle de 1815 conduit à mettre en évidence les
transformations de tous ordres introduites par la période révolutionnaire et
impériale dans les structures politiques et la société ainsi que les aspirations
nées des idées nouvelles.
- Cartes : lEurope napoléonienne en 1811 ; lEurope en 1815.
- Repères chronologiques : prise de la Bastille (14 juillet 1789) ;
abolition des privilèges (4 août 1789 ; Déclaration des droits de lhomme
et du citoyen (26 août 1789) ; chute de la monarchie (10 août 1792) ; chute
de Robespierre (9 Thermidor an II - 27 juillet 1794) ; Consulat (1799 - 1804)
; le Franc germinal (1803) ; le Code Civil (1804) ; Empire (1804 - 1815).
- Documents : Déclaration des droits de lhomme et du citoyen
; carte des départements français en 1791 ; David : le Sacre de Napoléon ; Goya
: Dos de Mayo, Tres de Mayo (2 mai, 3 mai 1808).
III. LEUROPE ET SON EXPANSION AU XIXe SIECLE
(1815 - 1914) (16 à 18 heures)
1. Lâge industriel (7 à 8 heures)
A partir des transformations des techniques de production
de la fin du XVIIIe siècle à laube du XXe siècle, létude dégage
les traits majeurs du phénomène industriel et de ses effets géographiques et
sociaux. On décrit idées et mouvements qui analysent ce phénomène et en déduisent
des conséquences sociales et politiques. Parallèlement sont tracés les grands
traits de lévolution culturelle et artistique.
2. Les mouvements libéraux et nationaux (3 à 4 heures)
A partir dune carte, les mouvements libéraux et
nationaux sont présentés comme les épisodes de la lutte qui oppose lEurope
traditionaliste restaurée en 1815 aux aspirations nouvelles des peuples léguées
par la période révolutionnaire. Pour le montrer, on prend pour exemples les
révolutions de 1848, les unités nationales en Italie et en Allemagne.
3. Le partage du monde (2 à 3 heures)
La comparaison de cartes du monde en 1815 et en 1914
permet de mettre en évidence le phénomène colonial, sans entrer dans les détails
chronologiques mais en évoquant les multiples raisons qui rendent compte de
lexpansion mondiale des puissances industrielles, les formes diverses
de cette expansion et les tensions internationales quelle suscite.
4. La France de 1815 à 1914 (4 à 5 heures)
Laccent est mis sur la recherche, à travers de
nombreuses luttes politiques et sociales et de multiples expériences politiques,
dun régime stable, capable de satisfaire les aspirations dune société
française majoritairement attachée à lhéritage révolutionnaire.
- Cartes : lEurope industrielle à la fin du XIXe siècle ; Etats
et nations en Europe en 1914 ; les empires coloniaux en 1914.
- Repères chronologiques : la machine de Watt (deuxième moitié du XVIIIe
siècle) ; la monarchie constitutionnelle en France (1815 - 1848) ; les révolutions
de 1830 ; les révolutions de 1848 ; la Seconde République (1848 - 1852) ; le
Second Empire (1852 - 1870) ; linauguration du canal de Suez (1869) ;
proclamation de la République (4 septembre 1870) ; Rome, capitale de lItalie
(1870) ; proclamation de lEmpire allemand (1871) ; Pasteur : découverte
du vaccin contre la rage (1885) ; lAffaire Dreyfus (1898) ;
exposition universelle à Paris (1900) ; la Ford modèle T (début du XXe siècle).
- Documents : une locomotive à vapeur ; Delacroix : La Liberté guidant
le peuple ; extraits du Manifeste du parti communiste ; Victor Hugo : extraits
des Châtiments et des Misérables ; la loi sur la séparation de lEglise
et de lEtat (1905) ; Picasso : les Demoiselles dAvignon.
GEOGRAPHIE
4ème : L'EUROPE ET LA FRANCE
Après une présentation du continent européen, le programme
de quatrième est essentiellement consacré à létude dEtats. Pour
la France, une importance particulière est donnée à létude régionale.
Lorganisation européenne, léconomie française, la place de lEurope
et de la France dans le monde sont étudiées en classe de troisième.
Le professeur peut choisir librement lordre dans lequel il traite les
différentes parties du programme.
I. LE CONTINENT EUROPEEN (16 à 19 heures)
1. Diversité de lEurope (4 à 6 heures)
LEurope est dabord située sur le planiphère.
Les cartesdes Etats, du peuplement, des langues et des religions permettent
de présenter la mosaïque européenne. On localise les grands ensembles du relief,
les grands fleuves, les principaux domaines bioclimatiques et on les met en
rapport avec lurbanisation et les réseaux de communication pour expliquer
les paysages et la structuration de lespace européen.
2. Quelques Etats (12 à 13 heures)
On étudiera au moins 3 Etats, au choix, dans la liste
suivante :
- lAllemagne
- la Russie
- le Royaume Uni
- un Etat de lEurope méditerranéenne.
A partir des éléments examinés précédemment, lanalyse porte, en se gardant
de toute étude exhaustive, sur ce qui fait la spécificité géographique (notamment
le peuplement et lorganisation du territoire) de chacun des trois Etats
choisis. Dans cette perspective sont soulignés le poids de lhistoire et
les aspects culturels qui permettent de renforcer la coordination avec lenseignement
des langues vivantes.
Cartes de lEurope : densités de population et principales villes ; les
Etats européens ; les langues et les religions ; relief et climats ; axes et
noeuds de communication ; cartes des Etats étudiés.
II. LA FRANCE (16 à 19 heures)
1. Unité et diversité (4 à 5 heures)
Les grands traits de la géographie de la France sont
décrits par référence au cadre européen en insistant sur les éléments originaux
comme sur les traits communs avec le reste de lEurope. Les paysages sinscrivent
dans un territoire ouvert, au contact des grands domaines européens. Ces paysages
constituent un environnement et un patrimoine à gérer et préserver. Les disparités
du peuplement sont étudiées à partir dune carte des densités et mises
en rapport avec les évolutions récentes de la population (comportements démographiques,
urbanisation et péri-urbanisation).
2. Laménagement du territoire. (2 à 3 heures)
On met en évidence, à partir de cartes, des déséquilibres
régionaux. Létude des réalisations et des projets de laménagement
du territoire permet dintroduire à lexamen des grands ensembles
régionaux.
3. Les grands ensembles régionaux. (10 à 11 heures)
En excluant toute analyse exhaustive des régions (mais
en accordant une attention particulière à la région parisienne et
à la région où se trouve situé létablissement), il sagit détudier
les traits spécifiques principaux qui caractérisent les six grands ensembles
retenus : lIle-de-France et le Bassin parisien ; les régions de tradition
industrielle du Nord et de lEst; la région lyonnaise et ses périphéries
alpines, bourguignonnes et auvergnates ; les Midis ; lOuest atlantique;
les départements et territoires doutre-mer.
Laccent est mis sur les paysages, les activités principales et les métropoles.
Cartes de la France : relief et climats ; répartition de la population et principales
villes ; les régions administratives ; les grands ensembles régionaux définis
par le programme.
EDUCATION
CIVIQUE 4ème
Les valeurs et les principes de la démocratie sont fondés
sur les droits de lhomme. Ce sont eux qui ordonnent les contenus des
programmes et qui en constituent la philosophie densemble.
Ces valeurs et principes correspondent à des concepts clefs qui, avec les élèves,
sont appréhendés et construits, pour lessentiel à
partir détudes de cas. L'approfondissement des concepts jalonne l'itinéraire
civique des élèves.
Il sagit déduquer le jugement en présentant des situations qui favorisent
la réflexion des élèves et leur permettent de comprendre
comment les institutions humaines sefforcent dinscrire les valeurs
et les principes dans la réalité
En classe de 6è, les élèves ont réfléchi aux droits et aux devoirs de la personne,
aux principes dégalité et de justice à travers la
traduction quen donne le droit à léducation. Les enseignants leur
ont présenté le collège comme un lieu institutionnel où leur
participation est requise pour que léducation devienne une chance à saisir
par chacun.
En classe de 5è, la lutte contre les discriminations permet de comprendre le
principe dégalité dans toutes ses implications. Les
concepts de solidarité et de sécurité sont étudiés, à partir dexemples,
dans le cadre global de la société et dans un cadre de
proximité. Ils sont liés à lidée de responsabilité. La connaissance des
risques majeurs et lexamen des problèmes de santé publique peuvent être
mis en uvre à la lumière conjointe des programmes de géographie et des
sciences de la vie et de la terre.
En classe de 4è, différents droits sont présentés et leur sens est explicité
en relation avec les libertés fondamentales. Létude de la
justice conduit les élèves à réfléchir à la place du droit dans la vie sociale.
Dans un Etat de droit, la justice repose sur des principes,
qui fondent le respect de la dignité et des droits de lindividu. Elle
est lexemple dune institution où lon peut débattre et faire
valoir
ses droits. Létude de la défense des droits de lhomme en Europe
permet dappréhender le problème des fondements dune
citoyenneté européenne en prélude à létude des institutions européennes
qui sera menée, lannée suivante, en liaison avec le
programme dhistoire et de géographie.
Dans ce cycle, les élèves prennent conscience que les principes et les valeurs
fondamentaux sont constitutifs de la démocratie. Ils
découvrent que les institutions népuisent pas les valeurs, que le droit,
sil essaie de les concrétiser au mieux, laisse insatisfaites les aspirations
des hommes pour plus de justice, plus dégalité, plus de liberté ; ce qui
explique les tensions existantes entre lEtat garant du droit et la conscience
humaine, elle-même garantie dans sa liberté dexercice en régime démocratique
; ce qui rend compte aussi de l'écart qui existe entre les valeurs et la réalité
; ce qui permet enfin de comprendre, à côté de lEtat, le rôle des citoyens,
des associations ou des organisations non gouvernementales, pour mettre en oeuvre
les valeurs. L'exercice de l'esprit critique et la pratique de l'argumentation
sont privilégiés dans les démarches pédagogiques.
Les documents de référence proposés à lappui du programme formalisent
les valeurs et les principes ; ils ne sont pas en tant que tels objets de leçon
ni dexplication de texte. Seuls les articles essentiels de la Déclaration
des droits de lhomme et du citoyen de 1789, de la Déclaration universelle
des droits de lhomme de 1948 et de la Constitution de 1958 font lobjet
dune évaluation. Quant aux documents d'étude cités, ils ne doivent être
compris que comme des suggestions.
Les programmes du cycle central explicitent, au fil des thèmes et des notions
abordés, le rapport quentretiennent les citoyens avec la loi. Cest
un préalable nécessaire pour donner son sens au programme de la classe de 3è
centré sur les responsabilités du citoyen dans la démocratie française et dans
le monde.
Comme en classe de 6è, léducation civique est l'affaire de tous. En classes
de 5è et 4è, lhoraire déducation civique comporte une
heure hebdomadaire, confiée au professeur dhistoire et de géographie.
Mais il importe que le principal du collège organise en
début dannée une concertation interdisciplinaire. Il favorise limplication
de toute léquipe éducative dans l'éducation civique. Sur
certains thèmes du programme, des projets communs peuvent être mis en oeuvre,
parfois avec le concours d'intervenants extérieurs.
Léducation civique fait partie en tant que telle du projet détablissement.
La formation du citoyen comprend une éducation à la civilité, une éducation
à la vie en société, une éducation civique au sens
politique qui désigne l'initiation aux formes de la vie politique, aux institutions
et à leur fonctionnement. La République est fondée
sur une Constitution, elle requiert en même temps une vertu civique.
I - LES LIBERTES ET LES DROITS (10 à 13 heures)
Les droits concrétisent les libertés.
Les libertés individuelles et collectives (4 à 5 heures)
Létude de libertés comme la liberté de conscience, la liberté dexpression,
le droit au respect de la vie privée, la liberté daller et venir, montre
qu'elles sont fondamentales mais qu'elles ont des limites : elles sarrêtent
à la liberté des autres, elles peuvent entrer en conflit avec dautres
droits et libertés. Lexercice des libertés est réglementé par la loi et
ne peut enfreindre les règles de lordre public en tant quil représente
lintérêt général.
Des droits de nature différente (3 à 4 heures)
Plusieurs types de droits coexistent dans notre société. Ils résultent des luttes
politiques depuis la Révolution française et permettent les progrès de la démocratie.
Les uns défendent et promeuvent avant tout les libertés, les autres défendent
et favorisent légalité. Le rôle de lEtat est, aujourdhui comme
hier, en débat. Les élèves sont éduqués à exercer leur réflexion critique à
partir dexemples : le fonctionnement du système électoral, le droit au
travail dans lentreprise, laccès à la protection sociale.
Les enjeux de linformation (3 à 4 heures)
Une présentation des différents médias (presse, télévision, supports multimédias)
permet d'en souligner l'importance dans nos sociétés et d'en préciser aussi
les limites et les risques. Lanalyse du traitement de linformation
permet lexercice de lesprit critique chez les élèves.
Documents de référence
- Déclaration des Droits de lhomme et du citoyen (1789).
- Préambule de la Constitution de 1946 (alinéas 6, 7, 8, 11 et 13).
- Déclaration universelle des Droits de lhomme de 1948 (articles 12, 13,
18, 19, et 23)
Document détude
- Charte de la déontologie des journalistes de la presse régionale (janvier
1996).
- Productions du CLEMI : Centre de liaison de l'enseignement et des moyens dinformation.
II - LA JUSTICE EN FRANCE (10 à 12 heures)
Dans un état de droit, la justice assure une protection
effective des libertés et des droits fondamentaux.
Les principes de la justice (2 à 3 heures)
A partir des représentations des élèves, les principes de
linstitution judiciaire sont mis en évidence dans leur signification :
droit à un procès équitable devant un tribunal indépendant et impartial, débat
contradictoire, présomption dinnocence, droits de la défense, non rétroactivité
des lois pénales...
Toute personne a le droit de saisir la justice pour faire valoir ses droits.
LEtat reconnaît le droit de lenfant à ce que son opinion soit entendue
et prise en compte dans toute procédure le concernant.
Lorganisation judiciaire (7 à 8 heures)
La distinction entre le rôle de la police et celui de la
justice est expliquée.
Les juridictions sont présentées à partir de litiges de nature différente. Deux
exemples sont étudiés : le fonctionnement de la cour dAssises, juridiction
pénale, et le conseil des Prudhommes, juridiction professionnelle. Tous
les litiges ne donnent pas nécessairement lieu à un procès (accords amiables,
médiation...). Le rôle du juge des enfants est expliqué aux élèves.
Les voies de recours (1 heure)
Le droit à la sûreté garantit contre larbitraire.
Toute personne qui est lobjet dune décision quil conteste,
ou qui est victime dun acte arbitraire portant atteinte à sa propre sûreté
a le droit à un recours devant les juridictions nationales et internationales
(la Cour des Droits de lhomme à Strasbourg). La mise en uvre de
ce droit permet dillustrer le principe dégalité devant la loi étudiée
en classe de 5è.
Documents de référence
- Déclaration des Droits de lhomme et
du citoyen (articles 7, 8 et 9).
- Déclaration universelle des Droits de lhomme (articles 8, 9, 10 et 11).
- Constitution de la Vème République (art 66).
Documents détude
- Traité sur la tolérance à loccasion de la mort de Jean Calas, Voltaire.
- Enseigner la justice (CDDP Val de Marne).
III - LES DROITS DE LHOMME ET L'EUROPE (5
à 7 heures)
Les fondements d'une citoyenneté européenne. Des valeurs
communes (2 à 3 heures)
Les pays qui constituent lUnion européenne se reconnaissent dans les valeurs
démocratiques, dans la défense des Droits de lhomme et des libertés fondamentales.
La Convention européenne des Droits de lhomme exprime ce patrimoine commun.
Des identités nationales (2 à 3 heures)
Chaque Etat selon son histoire et sa culture met en uvre
des principes communs dans des institutions différentes. Des exemples de cette
diversité peuvent être pris à propos des systèmes éducatifs, de la place des
minorités, de la laïcité, de la justice dans différents pays européens....
Une citoyenneté européenne (1 heure)
LUnion a une citoyenneté européenne qui suppose des
droits communs dans les pays membres comme la libre circulation des personnes.
Cette citoyenneté se concrétise par le droit de vote dans les élections européennes
et municipales.
Documents de référence
- Convention européenne des Droits de lhomme
(articles 24-25)
Documents détude
- Discours dAristide Briand (5 septembre 1929).
- Discours de Winston Churchill (19 septembre 1946).