Entretiens du patrimoine

26, 27, 28 novembre 2001
Cirque d’hiver, Paris

Après une réflexion sur la sacralisation du patrimoine (1994), les passions identitaires (1997), l’abus monumental (1998), les entretiens 2001 se sont donnés comme thème " le regard de l’histoire, émergence et évolution de la notion de patrimoine au cours du XXe siècle ". Comme le rappelle Henri Rousso, président des Entretiens cette année, " toute réflexion y compris de nature historique sur les usages du passé entraîne une interrogation sur les conjugaisons du temps social : mise au présent du passé, mise au passé du présent ".

Cinq thèmes ont été abordés : approche plurielle de la définition du patrimoine, la violence du XXe siècle et son inscription dans le patrimoine, le tout patrimonial : les effets de l’extension de la notion sur les pratiques professionnelles, l’économie du patrimoine et l’évolution possible de la notion.

Henri Rousso s’ interroge sur le sens du regard de l’histoire en introduction : il s’agit de prendre de la distance, comprendre ce qui a pu conduire à l’explosion de la notion de patrimoine, exercer un regard critique sur les notions de patrimoine et de devoir de mémoire, tenter d’insérer l’histoire dans le patrimoine par le biais d’une sociologie des usages du passé.

Henri Rousso emploie l’expression de régime d’historicité, qui permet de saisir un état, et renvoie aux évolutions dans le temps. Cette expression permet de laisser de côté le mot mémoire, galvaudé. Pour lui, la patrimonialisation rend acceptable, vivant, donne un sens pour les contemporains. Autre problème : la mise en histoire du présent : par quelle modalité un lieu, une personne un événement basculent-ils dans l’histoire ? Comment se passe l’historisation ?

Alain Rey revient sur le sens du terme. Il n’a jamais eu qu’une simple signification juridique. Dès 1762, le mot a un sens social et religieux : " le bien de l’Eglise est le patrimoine des pauvres ". Les terres de l’Eglise sont désignées comme patrimoine de St-Pierre dès le Concile de Latran. L’idée de transmission s’exprime dès le XVIIIe siècle.. Au XIXe siécle, " les pensées deviennent le patrimoine de l’Univers ". Qui dit transmission de valeurs suppose une prise de conscience et une certaine idée de la culture. . Mais en parallèle s’expriment des passions identitaires et se construit un passé imaginaire : n’oublions que rapatriare (de pater) a donné repère mais aussi repaire.

Henry-Pierre Jeudy (sociologue) évoque l’inflation patrimoniale : la logique patrimoniale conduit à des effets de saturation, entraîne une uniformisation patrimoniale à l’échelle internationale : l’universalisation de la conservation conduit à des similitudes identitaires. Un autre problème est la virtualisation de la transmission du sens. Cette virtualisation se traduit par une disparition de l’authentique : ex des Lascaux I,II que l’on retrouve à l’étranger ou des faux Louvre et Chapelle Sixtine au Japon. Troisième problème la patrimonialisation de tout :ex des SDF dont on fait des livres d’art …On peut parler d’une anticipation patrimoniale : on organise la transmission du sens.

Françoise Fortunet (professeur de droit) est partie de la définition juridique au XIXe . Il faut retenir deux critères déterminants de la construction juridique du patrimoine. Ensemble de biens, le patrimoine se constitue d’une masse composite qui se rassemble en une universalité, une globalité. Par delà la diversité, l’hétérogénéité des éléments réunis, c’est le critère d’appartenance collective qui importe dans la mesure où il va permettre de conférer la qualité de patrimoine à un ensemble culturel, naturel. Désormais, c’est un espace, une zone qui fait l’objet d’une procédure de patrimonialisation . Le territoire français constitue le patrimoine commun de la nation. D’où le classement, qui rend certains objets inaliénables et imprescriptibles puis la valorisation, d’où découle l’économie du patrimoine .

Philippe Poirier (maître de conférences d’histoire contemporaine) montre les évolutions de la politique du patrimoine sous la Ve République. On peut distinguer trois périodes : l’époque Malraux met en place un arsenal législatif : les secteurs sauvegardés en 1962, l’inventaire général des monuments et richesses culturelles de la France. Cela permet de sensibiliser la notion de patrimoine à un large public . L’oeuvre de Le Corbusier est protégée.

Les années 70 sont un moment d’affirmation. C’est une période d’urbanisation croissante. Le rapport à l’histoire change : on parle de nouvelles histoire. La destruction des Halles suscite une forte émotion. Le monument historique change de statut : des constructions du XIXe - gares, manufactures- sont réhabilitées. L’année du patrimoine est lancée en 1979. Dans les années 80, on assiste à une amplification et à un élargissement . Un débat se fait jour sur l’enseignement de l’histoire et sur l’identité. Les procédures de classement changent et de nouveaux champs patrimoniaux apparaissent. Au cours des années, l’Etat a accompagné une demande sociale et a légitimé l’élargissement de la notion. Les réflexions d’ensemble sont très rares. Pourtant quelques inquiétudes s’expriment : l’abus monumental qui conduit à l’abus patrimonial et les passions identitaires.

Bernard Stiegler (philosophe) pense que la question du patrimoine c’est la question du Nous en tant qu’héritage du passé. La controverse vient du fait que cette projection du passé est fantasmatique. Les politiques culturelles sont commandées par ce fantasme patrimonial, d’autant plus puissant que les capacités de projection du " Nous " se sont délitées. Par ailleurs, le patrimoine est de plus en plus la matière première d’une industrialisation de la culture qui conduit à une uniformisation des consciences et des comportements.

Henry Duday (professeur d’anthropologie) s’ interroge sur la valeur patrimoniale des restes humains. L’homme a en effet une double composante culturelle et biologique et les progrès de la paléontologie humaine permettent de reconstituer avec l’étude du squelette le mode de vie de la personne.

Dominique Poulot (professeur d’histoire à Paris I) relate l’évolution des musées d’histoire depuis la révolution. La seconde après-guerre est marquée par le souci de célébrer les souffrances et le courage du pays . Depuis 20 ans , des musées mémoriaux au nom d’un devoir de mémoire inventent de nouvelles perspectives, mais ne peuvent perdre de vue l’exigence de la représentation. Cette exigence cadre mal avec l’éclatement de l’ histoire, le renouvellement rapide des problématiques, l’archivage instantané et indéfini.

Michel Clément évoque le processus de patrimonialisation d’Oradour . Oradour sur Glane est devenu très vite après la guerre un monument historique. Le problème qui s’est rapidement posé a été celui de la conservation du site. En 83 des travaux ont été entrepris pour le maintien des ruines auxquelles s’est ajoutée la construction d’un centre de la mémoire. Une des difficultés dans ce lieu a été l’aménagement d’un site patrimonial sans le recul du temps.

Annette Wieworka montre que la mémoire de la déportation s’inscrit dans les milliers de plaques, stèles et inscriptions apposées après la seconde guerre mondiale. Mais la spécificité du génocide n’apparaît pas toujours.. Dans les années 70, Serge Klarsfeld institue l’archive comme le socle, la trace de la mémoire des victimes. Mais l’inscription dans le paysage est désormais une exigence. Ainsi, le classement de Drancy, ce qui pose des problèmes car cette cité est habitée. Comment va-t-on en faire le lieu de la mémoire des événements qui s’y sont déroulés ?

Alain Bergala termine la journée en diffusant le film de JL Godard présenté à Cannes sur la mémoire du XXe siècle . Il y croise à travers les images sa propre histoire, l’histoire du cinéma et la grande histoire .

Jean-Marie Vincent, chef de l’inspection générale de l’architecture et du patrimoine introduit la journée sur le tout- patrimonial. La parole est donnée à des praticiens du ministère de la culture.

Marc Botlan (conservateur des monuments historiques de la région Centre) montre comment on est passé de la notion de monument historique à celle de patrimoine. Les monuments historiques sont les témoins de l’histoire. C’est la manifestation visible de l’historicité. La pratique patrimoniale se nourrit de l’histoire : l ‘histoire du temps long donne la cathédrale, l’histoire quantitative la comptabilisation des objets, l’histoire des mentalités le patrimoine immatériel. Les démarches patrimoniales sont fondées sur ce qu’est la science, la vérité historique d’une époque. La question est bien sûr de la place des constructions du XXe siècle : en région Centre, il y a 36 édifices protégés. Ils sont très variés. Le problème posé est celui des grands ensembles.

Claire Etienne-Steiner (conservateur, Haute-Normandie) évoque l’Inventaire général. La communauté réclame une information conçue en terme d’identité et de mémoire partagée. Il n’y a pas selon elle, de dérive vers le tout - patrimonial, mais un besoin d’appréhender, de comprendre et de préserver son environnement. Le territoire devient objet de l’étude et pas seulement son cadre. C’est lui que l’Inventaire se doit de restituer dans sa globalité.

François Macé de Lespinay (conservateur général du patrimoine) s’interroge sur l’évolution de la notion de restauration depuis le XIXe siècle et Viollet le Duc. On cherche aujourd’hui à entretenir plutôt qu’à reconstruire. Néanmoins pour des raisons économiques, les restitutions sont de plus en plus fréquentes : elles donnent à voir, sont plus parlantes pour le public. Il faut prendre en compte cette réalité.

Jean –Marc Blanchecotte (architecte des bâtiments de France ) pose le problème de la création architecturale à Paris. La capitale peut - elle se permettre de se fossiliser ? peut-on refuser à notre temps de participer à la création de la ville ? Il faut éviter le façadisme outrancier et l’architecture d’accompagnement pauvre. Il doit y avoir place pour une architecture de qualité qui s’intègre dans le bâti existant.

Une table ronde réunit Paul Andreu, François Goven, Antti Lovag, Gérard Monnier et Claude Parent autour du thème : faut-il classer l’œuvre des architectes vivants ? Les questions tournent autour du droit d’un architecte sur ses réalisations, les transformations éventuelles d’un édifice avec ou sans l’accord de son créateur, l‘intérêt du classement.

Jean-Luc Bonniol (professeur d’anthropologie à Aix) introduit le thème de l’économie politique du patrimoine. Le patrimoine a un coût, mais il rapporte et c’est un facteur de développement économique. Ce qui a changé, c’est le transfert de l’état aux collectivités locales avec la décentralisation. Cela introduit une nouvelle donne : la question des identités est réactualisée et on assiste à une véritable explosion des patrimoines : patrimoine paysager, mais aussi patrimoine immatériel , savoir-faire … Le patrimoine participe d’une politique d’image. Il s’agit de produire de l’identité pour attirer les touristes . Mais le risque est une " disneylandisation " des lieux.

Serge Briffaud (directeur du centre de recherche sur l’histoire et la culture du paysage) aborde la patrimonialisation du paysage. Il ne s ‘agit plus de ménager le site pittoresque ou d’aménager l’écrin d’un monument , mais de gérer les apparences du territoire en tout lieu et à toutes les échelles. Les nouvelles politiques du paysage ne se définissent pas comme des politiques patrimoniales, mais leur mise en œuvre tend à revêtir les formes de la patrimonialisation. En même temps, l’environnement supplante le pittoresque . Depuis les années 90, la volonté d’agir sur les paysages est forte avec la loi de 1993 sur les paysages, puis la loi SRU. Cette protection tend à s’appliquer à tous les espaces et des paysages nouveaux apparaissent, qui sont le produit d’une politique.

Philippe Leveau (professeur à Aix) insiste sur l’élargissement de la notion de site archéologique à des ensembles plus vastes : le concept de paléo-paysage est apparu. Le sédiment a lui-même statut d’objet archéologique.

Christian Barrère (professeur de sc-éco Reims)s’efforce ensuite de retracer l’évolution du regard des économistes sur le patrimoine : les économistes ont assimilé le patrimoine à un capital qu’il soit individuel, culturel ou naturel. L’intervention des économistes a eu des aspects positifs en se traduisant par une explicitation des choix publics. Mais en même temps, il perd une partie de sa richesse. Autre question : qui est titulaire du patrimoine collectif ? Qui en a la charge ?

La journée s’achève par une table ronde avec Michel Bouvard, député de Savoie, JP Fuchs, président de la FNPNR, JL Guigou de la DATAR, Philippe Moisset, Gérard Pelletier et Pascal Ory sur le thème : le patrimoine vecteur du développement régional.

Michel Bouvard rappelle que 80% de la fréquentation touristique se fait sur 20% du territoire. L’intérêt pour le patrimoine diffus est récent et s’est concrétisé par la création des pays d’art et d’histoire. Les chemins du Baroque ont été créés en 1992 à l’occasion des JO d’hiver. Il s’agissait de valoriser les atouts culturels de la Savoie au delà du ski. Trente trois édifices religieux ont été restaurés, des guides ont été formés, la FACIM mise en place. Le nombre de visiteurs a régulièrement augmenté pour atteindre 81000 en 2001. Deux autres projets s’organisent : le patrimoine fortifié et terres de Savoie. Ce projet initié par le département a parfois rencontré l’indifférence des communes . En Maurienne, l’intérêt de la population a permis l’émergence de nouveaux projets qui s’organisent autour d’un pôle d’économie du patrimoine.

Jean-Louis Guigou explique que désormais l’aménagement du territoire n’est plus le béton et les autoroutes mais la culture et le local. Le patrimoine constitue un contrepoids à la mondialisation. Les PNR ont été les précurseurs de cette approche. Les pays, les communauté de communes leur emboîtent le pas. Ces petits territoires sont le support d’une production collective, du développement local et d’une identité dans laquelle les gens se retrouvent. C’est la raison pour laquelle 15 MF ont été prévus pour les pôles d’économie du patrimoine. Chaque contrat de pays ou d’agglomération doit avoir un volet patrimonial.

Jean-Paul Fuchs souligne qu’il y a 40 PNR habités représentant 11% du territoire. Le patrimoine est au cœur de la problématique des PNR. Leur politique d’aménagement et de développement s’appuie sur la gestion du patrimoine par la relance des filières techniques, la promotion des produits locaux, l’aide aux financements d’opérations par exemple de préservation du petit patrimoine.

Gérard Pelletier (président de la FNMR , maires ruraux) pense que le patrimoine doit être géré en intercommunalité, car chaque commune ne peut le faire individuellement. L’intercommunalité va permettre de gérer les patrimoines qui peut attirer les touristes et favoriser le maintien sur place des habitants.

Philippe Moisset a créé l’agence française de l’ingénierie touristique. Il pense qu’il y a de grands progrès à faire dans la gestion du patrimoine et que celui-ci est très important dans la création de l’image d’un territoire.

Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à Paris I, insiste sur le caractère consensuel et identitaire du patrimoine local .

Wanda Diebolt ouvre la troisième journée par le rappel de cinq recommandations :

- L’extension actuelle de la notion de patrimoine implique une administration en alerte dotée d’une doctrine solide.

Jean Musitelli (ambassadeur de France auprès de l’UNESCO) rappelle que la notion de patrimoine mondial a été adopté en 1972. Trente ans après, le bilan est le suivant : adhésion massive à la convention, intérêt pour la liste puisque 690 sites sont inscrits dans 122 pays, mise en place de mécanismes protecteurs qui contrecarrent les intérêts économiques, activation d’une coopération internationale dynamique, prise de conscience internationale de l’enjeu patrimonial. Mais la réflexion sur la finalité de la liste n’a pas eu lieu, la liste a été fabriquée de façon empirique, elle est très déséquilibrée en faveur du patrimoine européen, il y a peu de paysages, peu de patrimoine moderne. On voit apparaître un modèle globalisé où la logique économique domine. Le patrimoine est désormais dans la mondialisation : on passe de la transmission à la consommation, de la valorisation à l’exportation : en effet, le patrimoine de l’UNESCO fait vendre. Le tourisme fait alors peser des menaces sur ce patrimoine. Par ailleurs on passe de la singularité à la standardisation : mêmes recettes, mêmes matériaux, même signalétique : il y a perte de sens. Veut-on aller vers un patrimoine banalisé et dénué de sens ? Il faut ouvrir plus largement aux états du sud, casser le fétichisme de la liste, donner des règles de gestion et récompenser les efforts. Face à cette complexité de fabriquer du patrimoine mondial , la France joue un rôle compte tenu de son savoir-faire technique, juridique et administratif.

Une table ronde réunit Régis Debray, Pierre Nora et François Loyer autour du thème quel patrimoine pour le XXIe siècle ?

Pierre Nora indique qu’un des problèmes majeurs est la définition du rôle du national par rapport au local. Le patrimoine est investi de valeurs locales. L’état a un rôle moindre depuis 8 ans, mais cela ne signifie pas qu’il faut que l’état se désengage, au contraire. Mais l’Etat doit définir ce qui lui revient, c’est à lui de hiérarchiser.

A l’échelle européenne, le classement est très différent selon les pays. Peut-on apprendre des expériences de restauration des autres pays ? Chaque pays a sa doctrine, et la construction d’une vision européenne prendra des décennies.

Régis Debray insiste sur la présence d’un rituel, sur la présence des hommes, sur le sens. (" un peu plus de moines peut servir un patrimoine "). Pour lui, le grand ennemi de la transmission, c’est la communication. Les conservateurs du patrimoine doivent se plier aux conditions de la société de la communication, or ce n’est pas leur métier. Seule une société amnésique a le culte des monuments.

Pierre Nora pense qu’il faut prendre les choses comme elles sont. L’interrogation pour lui serait plutôt de la fin du patrimoine pour parler des patrimoines, qui posent des problèmes différents.

Henri Rousso conclue : le regard de l’histoire ne signifie pas jugement. Il s’agit d’une mise en perspective : c’est un antidote à l’idéalisation du passé. Le patrimoine n’est pas seulement une valeur positive (repli identitaire ) qui s’exprime fortement dans les périodes de mutation. La deuxième question a porté sur le régime d’historicité : comment se fait le passage du présent à l’histoire ? Il y a une tension entre le discours historique et les attentes du public. La troisième question a porté sur la notion économique du territoire : quel est le rôle de l’Etat, des collectivités locales ? La quatrième question est celle des usages sociaux du patrimoine. Henri Rousso fait seux recommandations : il faut qu’il y ait une certaine cohérence dans une politique du passé et il est nécessaire de connaître le passé pour nous en libérer pour agir dans le présent.

Michel Duffour, secrétaire d’état au patrimoine , souligne ce qui est pour lui les trois lignes de force :le patrimoine est issu d’un choix de valeurs (mais le patrimoine des autres peut devenir une cible) ; c’est un gisement économique (mais il y a danger de " dysneylandisation ") ; il s’inscrit dans la décentralisation : l’état a signé des protocoles de décentralisation avec 4 régions et 3 départements. La société civile doit être présente dans ce mouvement. Le patrimoine doit être un moyen de communication entre les peuples.

Les entretiens du patrimoine seront publiés l’an prochain !

Compte-rendu : MF Bacuvier, décembre 2001