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Cette adaptation est une réussite
totale si on considère qu'elle transmet, en image, l'idée
de l'uvre source : l'absurdité de la condition humaine.
En effet, le personnage principal, Musa, est aussi peu impliqué
dans sa vie, détaché de tout, plutôt guidé
par une sensibilité primaire, à l'image de Meursault
dans L'Etranger de Camus, avec des répliques similaires tout
au long du film, " c'est comme ça " ou " ça
m'est égal "
Les mêmes décors répétitifs _bureau et
appartement_ contribuent à l'impression d'inaction. Le lieu
de travail est impersonnel et l'éclairage désagréable,
semblable à une usine ; et un travail routinier qui n'apporte
pas d'épanouissement à l'employé
D'ailleurs,
Musa s'en moque
Ce film aborde également le sujet sensible de la condition
de la femme, dépendante et soumise à l'homme : Sinem,
comme Marie dans L'Etranger, cherche à se marier sans volonté
d'être heureuse ; et la violence, le machisme des hommes à
l'égard des femmes est exhibé.
Lorsqu'on regarde ce film, on commence par s'ennuyer puis par rire,
tellement l'acteur nous parait vide et décalé.
Il faut ajouter que le film est bien plus pessimiste que l'uvre
de Camus, car Musa, contrairement à Meursault, ne se révolte
pas, ne change pas. Camus, lui, croit en l'homme et appelle à
la révolte.
Sonia
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