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Les trajets, en général, sont synonymes de réflexion.
C'est pour cela que le souvenir qui reste important pour moi est un
simple " come back " dans la voiture du chauffeur de ma
correspondante. En y réfléchissant, c'est grâce
à ces longs trajets au travers d'Istanbul, nous imposant l'inactivité,
que l'on peut prendre un certain recul
surtout face à
un tel voyage.
Dès lors, j'ai réellement senti que je me noyais dans
un pays inconnu, ce qui jusqu'à présent était
tellement évident, que paradoxalement, j'avais évolué
pendant deux jours sans réfléchir, absorbant ce que
je découvrais à la manière d'une éponge.
A présent, tout me semblait si grand et bruyant, mais d'autant
plus attirant, et je prenais progressivement conscience de ma place
dans cette ville, aussi petite soit- elle !
Pour revenir au trajet au sens propre, c'est aussi un moyen de voyager
à travers d'Istanbul d'une manière totalement différente
des visites organisées au sein du projet : tout défile
si rapidement, à vrai dire, autour des 100 Km/h ! Les lumières
de la ville se confondent avec les éclairages des voitures,
la musique techno avec l'odeur de cuir des sièges ; tous les
sens s'éveillent. On se sent comme emporté par une foule
d'éléments extérieurs, qui viennent résonner
à l'intérieur, et s'entremêler pour former un
beau désordre qui bouleverse la perception.
J'ai donc réalisé que ce qui me resterait de plus fort
dans ce voyage, serait le souvenir de ces traversées d'Istanbul
en voiture.
Mélissa
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