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Eléments d’Histoire de la Photographie

vendredi 31 août 2018, par Emmanuel Burlat

La révolution qu’a engendrée l’invention de la photographie en 1826 fut bien sûr technique, mais également artistique. Progressivement, les arts picturaux s’en trouveront bouleversés et de nombreux croisements vont se mettre en place avec l’Histoire de la peinture.

L’ensemble de cette présentation est également disponible sous forme de fichier pdf téléchargeable (voir ci-dessous, en bas de page)

Nouveau : une version vidéo en quatre courts épisodes est également disponible sur la page La photo en classe.

UNE INVENTION QUI RÉVOLUTIONNE L’HISTOIRE DES IMAGES

Au cœur d’une période marquée par de profonds bouleversements, une invention va déterminer l’évolution des arts graphiques...

En 1826, dans sa maison de de Saint Loup de Varennes, le scientifique Nicéphore Niépce (1765-1833) enduit une plaque d’étain de bitume de Judée, un produit chimique qui change d’aspect si on l’expose à la lumière. Il réalise la première photographie connue au monde. Il a laissé son appareil sur un trépied pendant plusieurs dizaines d’heures pour obtenir cette image : une vue depuis la fenêtre de sa chambre.

Il baptise son invention « héliographie » qui signifie en grec « écriture par le soleil ». Le mot photographie, « écriture par la lumière » apparaît un peu plus tard, à partir des années 1830.

Le principe de la chambre noire ou camera obscura est connu depuis l’antiquité. Dans une pièce ou une boîte fermée, on perce une ouverture minuscule (sténopé) pour faire pénétrer la lumière du jour. L’image de l’extérieur se reflète alors à l’envers sur le mur du fond.

Au cours de la renaissance, ce système connaît des améliorations : un miroir permet de redresser l’image à l’endroit et une lentille située à l’orifice améliore la netteté. Toutes les conditions sont réunies pour concevoir un appareil photo, mais il reste un problème : l’image au fond de la camera obscura est une projection éphémère, personne n’arrive encore à la retenir sans avoir recours au dessin.

Pour réaliser une photographie, il faudra trouver un moyen de fixer l’image sur un support avec des réactifs chimiques.

De nombreux savants et scientifiques se sont intéressés à l’invention de Nicéphore Niépce.

Louis Daguerre (1787-1851) met au point un procédé à partir de 1837 qui donne des images plus nettes et plus précises : le daguerréotype.

Le photographe enduit une plaque de cuivre d’une fine couche d’argent et la soumet à des vapeurs d’iode. Cette plaque est exposée à la lumière dans une chambre noire. L’image apparaît grâce à des produits chimiques. Elle est ensuite protégée dans un sous verre car elle est fragile. Elle reste unique et ne peut être reproduite.

Le temps de pose est encore long (10 à 15 mn) : une telle durée ne permet de figer les mouvements, et tous les passants présents sur l’image ci-dessus se retrouvent effacés de l’image. Seuls sur le trottoir apparaissent un cireur de chaussures et son client, restés fixes suffisamment longtemps pour impressionner la plaque photographique...

En Angleterre, Wiliam Henri Fox Talbot (1800-1877) va inventer le calotype (« belle image » en grec), procédé de négatif sur papier qui permet de réaliser un tirage positif. C’est une nouvelle révolution : on peut ainsi réaliser autant de tirages que l’on veut.

Le temps de pose s’est réduit : 1 à 15 minutes selon les cas.

La photographie est devenue rapidement une source de curiosité. Beaucoup de gens veulent faire réaliser leur portrait ! Mais au milieu du XIXème siècle, il n’est pas encore possible d’avoir un appareil chez soi. On doit donc se déplacer chez le photographe et poser dans un studio.

Les appareils sont lourds, encombrants et doivent être fixés sur trépied.

Le matériel nécessaire aux premiers photographes peut aller jusqu’à 50 kg. Le temps de pose dure encore plusieurs minutes : c’est peut-être la raison pour laquelle sur les photos de cette époque les personnages ont une expression sérieuse et concentrée. On développe des astuces : poser son bras, cale tête derrière la nuque...

La première méthode pour accéder à la couleur consista à peindre les photographies à la main.

La recherche de Louis Ducos du Hauron (1837-1920) porta sur une méthode de reproduction photographique des couleurs. Il mit au point en 1869 la théorie de la photo couleur trichromique, qui utilise des filtres pour sélectionner le rouge, le vert et le bleu en trois expositions séparées. Après l’exposition, les 3 négatifs couleurs servent chacun à graver une plaque positive en couleur pour obtenir une épreuve.

Louis Lumière (1864-1948) présente en 1903 l’ « autochrome », le premier procédé industriel connu pour réaliser des photos en couleur. Son idée consiste à saupoudrer la surface sensible de grains colorés en rouge, vert et bleu, afin qu’ils filtrent la lumière. Il essaie plusieurs matières (levures, petits émaux écrasés...), mais c’est finalement la fécule de pomme de terre qui montre les meilleurs résultats et qui sera utilisée par la suite.

Il faudra cependant attendre 1950 pour que la photographie couleur se généralise, avec des appareils plus compacts et la mise sur le marché de la pellicule Kodachrome.

PEINTRES ET PHOTOGRAPHES...

De la remarque plutôt défaitiste : « A partir d’aujourd’hui la peinture est morte » attribuée à Laroche découvrant un daguerréotype, au banal sarcastique : « Est-ce de l’art ? », les relations entre photographes et le monde de l’art ont toujours été difficiles. La photographie n’est cependant pas considérée à ses débuts comme un art : Baudelaire dira ainsi que « la photographie n’est pas un art mais un procédé mécanique de reproduction et le refuge des peintres manqués ! » Les photographes se tournent pourtant vers l’art, explorant plusieurs courant :

Imiter l’art pictural (palliatif aux poses nécessairement statiques, travail au niveau des poses et des costumes, éclairage en clair-obscur...)

Référence à la littérature (prise sur le vif des épisodes spontanés de la vie quotidienne, dans un contexte naturel sans artifice et manipulation)

Dès l’invention de la photographie, les peintres se saisissent d’abord de cette technique nouvelle dans le but de s’affranchir des modèles et d’éviter des temps de pose inconfortables ou trop longs.

Fasciné par cette technique, Edgar Degas (1834-1917) sut conjointement utiliser sa maîtrise picturale dans sa pratique photographique et les apports de la photographie dans certains de ses tableaux. En particulier, absorbé dans des recherches sur le clair-obscur, il fit de nombreuses photographies le soir, en utilisant plusieurs sources lumineuses indirectes pour obtenir des effets d’ambiance "comme chez les maîtres".

En 1895-1896, durant une période brève mais intense, Edgar Degas explore les possibilités esthétiques que lui offre la photographie. Ni amateur, comme ont pu l’être Bonnard ou Zola à la même époque, ni influencé par le courant pictorialiste, il développe une œuvre très personnelle faite surtout de portraits réalisés à la lumière artificielle.

Du « procédé mécanique de reproduction » décrit par Baudelaire, la photographie cherche à se développer à partir de 1885 comme un art à part entière.

Le pictorialisme est la toute première école de photographie artistique. Les photographes tentent d’imiter la peinture et l’eau forte, en usant de techniques de retouche en chambre noire, l’emploi de papier spéciaux, utilisation de filtres. Alfred Stieglitz (1864-1946) a été toute sa vie un défenseur de l’art moderne et a eu un impact sur la démarche artistique de Marcel Duchamp.

L’invention de la photographie bouleverse la finalité que s’est jusqu’alors assigné l’art, l’imitation du réel.

Le courant impressionniste subit directement son influence, à la fois dans sa volonté de saisir la fugacité des choses (les peintures peuvent ainsi évoquer les instantanés photographiques) comme dans les cadrages nouveaux choisis.

Gustave Caillebotte (1848-1894) est un homme aux talents multiples : à sa pratique de la peinture, il ajoute celle de collectionneur, architecte naval, constructeur et régatier...

Cet abandon de la peinture imitative s’applique dès lors également au portrait, dont l’évolution est spectaculaire.

Le cubisme, puis la peinture abstraite découlent en partie également de cette recherche d’un mode nouveau de représentation du monde qu’a initié la photographie.

Les influences sont multiples et croisées : la photographie devient un élément de la peinture, par le biais de collages très utilisés par les surréalistes.

Salvador Dali a dit à plusieurs reprises au cours de sa vie que sa peinture n’est autre que de la photographie, faite à la main et en couleur. Évidemment, il parlait de la photographie des années 50, en noir et blanc. De fait, si l’on ôte l’aspect surréaliste de la peinture de Dali, l’essentiel prend la forme d’un réalisme académique. Ses propos prennent alors tout leur sens. Il y a une réelle affinité entre l’art de Dali et la photographie.

Dali a collaboré avec plusieurs photographes, d’abord Man Ray et Brassaï, puis avec Cecil Beaton et Philippe Halsman.

LA PHOTOGRAPHIE : UN ART INDÉPENDANT

Une des premières tentations de la photographie sera de réaliser une forme d’inventaire du monde.

Karl Blossfeldt (1865-1932) présentera ses photographies de formes végétales dans cette optique scientifique, comme des objets d’enseignement, proche de la pratique de l’herbier. La modernité de ses photographies sera immédiatement reconnue.

Pour en scruter chaque détail, Blossfeldt multiplie 30 fois la forme réelle de ses sujets.

Des genres photographiques vont se développer : parmi ceux-ci, le photoreportage de guerre.

Robert Capa (1913-1954) est un photographe américain d’origine hongroise, de son vrai nom Endre Friedmann. Son pseudonyme lui permet de bâtir tout un personnage, à base de célébrité et dont l’image de ce soldat fauché par une balle durant la guerre d’Espagne lui assurera une grande célébrité.

L’image de ce combattant républicain fauché par une balle devient une icône de l’anti-fascisme, une des premières photos gravées dans l’imagerie collective, comme le deviendront celles du débarquement en Normandie.

Le crédo de Robert Capa, « au cœur de l’action », le voit prendre beaucoup de risque. Il meurt lors d’un reportage en Indochine en sautant sur une mine.

Nick Ut sera lauréat du World Press Photo en 1972 pour cette photo d’enfants terrorisés, souffrant de brûlure au Napalm. Son impact en terme de communication autour de la guerre du Viet-Nam sera énorme.

Cette vocation journalistique de témoignage de la photographie n’est pas d’aujourd’hui : ainsi cette photographie de 1848 rend-t-elle compte des barricades sur la rue Saint Maur à Paris lors des journées révolutionnaires. Il s’agit d’un Daguerréotype, dont le temps de pose long n’a pas permis de fixer les personnages mouvants...

La photographie va exceller dans le témoignage social. L’après-guerre voit émerger un mouvement artistique profond, la photographie humaniste.

Dorothea Lange (1895-1965) illustre ainsi la détresse du peuple touché par la crise de 1929.

Quant à Henri Cartier Bresson (1908-2004), il sait saisir l’air du temps de 1968. Co- fondateur de la célèbre agence Magnum (avec Robert Capa entre autre !), il voit dans l’appareil photographique « un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en terme visuel, questionne et décide à la fois ».

Point d’orgue de la photographie humaniste, The Family of Man dresse un portrait de l’humanité, insistant sur les différences entre les hommes mais aussi leur appartenance à une même communauté.

Cette exposition s’organise autour de 37 thèmes tels que l’amour, la foi en l’homme, la naissance, le travail, la famille, l’éducation, les enfants, la guerre et la paix...

Edward Steichen est un peintre, photographe, galériste américain d’origine luxembourgeoise. Il fut conservateur du MoMA de New-York de 1947 à 1962. The Family of Man réunit des photographes célèbres, mais également des amateurs. Un travail de tri considérable a été effectué par Steichen et son assistant Waine Miller. Suite à un appel à des photographes de tous les pays, professionnels ou amateurs, plus de 2 millions de clichés ont été reçus et traités un par un pour arriver à la sélection finale.

L’intention de Steichen était de montrer d’une part l’universalité de l’expérience humaine, mais aussi la formidable capacité de la photographie à rendre compte de cette expérience humaine universelle.

Elle est inaugurée le 24 janvier 1955, au MoMa et réunit 503 photographies de 273 photographes, professionnels et amateurs, renommés ou inconnus, en provenance de 68 pays.

L’exposition restaurée rencontre un nouveau succès à Toulouse, Tokyo et Hiroshima de 1993 à 1994 avant son installation définitive au musée de Clervaux, au Luxembourg, pays natal de Steichen. Le musée ouvre ses porte le 3 juin 1994, en respectant l’agencement de l’exposition de 1955.

D’autres photographes prendront le relai de ce courant de la photographie humaniste. Parmi eux, Raymond Depardon ou Joseph Koudelka : ce dernier, né en Tchécoslovaquie, photographie en 1968 le printemps de Prague. Sa série sur les gitans réalisée dans les années 70 lui assure une renommée mondiale.

La photographie de nature est un genre que l’on retrouve depuis toujours. Les photographies y sont souvent extrêmement préparées. Les moyens techniques mis en œuvre peuvent être considérables, comme chez Stephen Dalton.

Ansel Adams utilise un appareil grand format, qui lui assure un piqué et une profondeur exceptionnels, et il développe un système d’exposition complexe (le zone system) lui permettant de rendre l’étendue de la gamme des gris. Ecologiste, il est connu pour ses photographies en noir et blanc de l’Ouest américain.

Les rayogrammes de l’Américain Man Ray sont l’aboutissement des expériences qu’il a menées durant son enfance pour produire des photogrammes de feuilles à l’aide de la lumière du soleil. Ce type d’image est obtenu en déplaçant une source lumineuse autour d’objets, dont certains peuvent être transparents, disposés sur du papier sensible. Le papier enregistre - avec divers degrés de densité selon le temps de pose - les contours, les ombres et les motifs créés par la réfraction. Avec ses rayogrammes, Man Ray veut faire de la photographie sans appareil photo.

Dans ses mémoires, Man Ray raconte qu’Alice Prin, dite Kiki de Montparnasse, refusait de poser pour lui, parce que, disait-elle, "un photographe n’enregistrait que la réalité". Relatant sa réponse à Kiki, il poursuit : "Pas moi... je photographiais comme je peignais, transformant le sujet comme le ferait un peintre. Comme lui, j’idéalisais ou déformais mon sujet". Le Violon d’Ingres illustre particulièrement ces propos évoquant une photographie à mi-chemin entre la peinture et la reproduction mécanique.

Binh Manh est un photographe vietnamien qui travaille sur la mémoire de la guerre qui a ravagé son pays. Il place des négatifs, parfois de très grande taille, sur des feuilles vertes qu’il expose ensuite à la lumière du soleil longuement (plusieurs jours). La photographie obtenue est due à l’action de la chlorophylle, et l’image est fixée par séchage...

Diane Airbus (1923-1971) travaille sur le portrait, c’est une des première à utiliser un flash en plus de l’éclairage naturel. Signature de son travail, il permet d’étaler la lumière qui devient artificielle en valorisant le sujet sans le flatter. Pour Diane Arbus, « une photographie est un secret à propos d’un secret. Plus elle en dit, moins vous en savez. »

En photographiant ces personnages hors norme, marginaux, malades mentaux ou déficients intellectuels, elle dresse un portrait troublant de l’Amérique des années 60.

Gilbert Garcin se met à la photographie quand arrive l’âge de la retraite, après un stage à Arles. Son univers, fait de mises en scène bricolées et oniriques de lui-même, interroge l’absurdité humaine. Son œuvre est une longue série d’autoportraits où la dérision est toujours présente.

PHOTOGRAPHIE ET PEINTURE : INFLUENCES

Howard Schatz explore un genre ancien, la chronophotographie. Il illustre les aller-retours permanents de l’art au sein de sa propre histoire...

...le travail d’ Howard Schatz fait aussi écho à deux œuvres de Marcel Duchamp, elles même faisant référence au travail de l’Anglais Muybridge dans les premiers temps de l’histoire de la photographie.

Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, les scientifiques Marey en France et Muybridge en Angleterre développent la chronophotographie.

Leur technique consiste à réaliser une suite d’image en une fraction de seconde pour décomposer des mouvements rapides : un cheval au galop, une personne en train de courir, une balle qui rebondit... et un nu descendant un escalier.

Marey met au point un fusil photographique pour étudier la décomposition du mouvement : 12 instantanés sont pris en une seconde.

Ces recherches contribueront à l’invention du cinéma, notamment par les Frères Lumières en 1895.

Un autre exemple d’aller-retour dans l’Histoire de l’Art peut être observé dans le travail de la photographe Gail Albert Halaban lorsqu’elle photographie les maisons peintes par Edward Hopper 80 ans plus tôt. Hopper lui-même a pratiqué la photographie, et ses peintures sont souvent réputées pour leur caractère éminemment photographique.

IMAGE RÉELLE ET IMAGINÉE : LA RETOUCHE DES IMAGES

Entre capture du réel et image imaginée, la photographie a eu de tout temps affaire à la question de la retouche. Lorsque Edward Baldus (1813-1889) réalise ses photos de monuments, il utilise l’assemblage de différents fragment afin de palier les limites techniques de son appareil.

Le photographe Gustave Le Gray (1820-1884) juxtapose sur la même image un ciel chargé de nuages et un paysage marin, afin de rendre l’ensemble plus intéressant : c’est encore une contrainte technique (la dynamique de la pellicule est inférieure à celle de l’œil humain) qui est à l’origine du procédé.

Constant Peyo (1857-1933) use de la même technique des ciels rapportés, et donne pour un même paysage différentes versions du ciel.

Oscar Gustav Rejlander (1813-1875) compose pour sa part des vues rappelant la peinture classique de Raphaël. Dans Two ways of life, il construit son allégorie à partir de 30 négatifs !

Henri Peach Robinson (1830-1901) utilise la même technique de collage dans sa photo Fading away. Certaines parties de la photo finale peuvent avoir une existence autonome, comme dans She never told her love.

Aujourd’hui, la retouche photographique est partout. Lorsque Andreas Gursky photographie 99 cents, qui sera à son époque la photographie la plus chère du monde, il ne se contente pas de mettre en scène son image en plaçant soigneusement des figurants par exemple : il retouche ensuite les couleurs de sa photo, rajoute les poteaux...

L’image de Jeff Wall est le résultat d’une mise en scène savamment préparée, de l’assemblage d’une centaine de prises de vue... Elle fait écho en histoire des arts à une œuvre d’Hokusaï (1760-1849) parmi les 36 vues du Mont Fuji...

Duane Michals réalise des séries racontant des histoires, ironiques et souvent féroces. « La plupart des photographes sont des reporters, moi je suis un écrivain de la photographie » explique-t-il. Il utilise de fait une narration séquentielle. Dans cette série, chaque image vient faire mentir la précédente, dans une mise en abîme permanente.

LA REVOLUTION NUMERIQUE

Le premier des bouleversements du numérique n’est pas technique : lié au développement d’internet, il s’agit plutôt de la mise à disposition de chacun à la fois d’outils créatifs autrefois difficile d’accès, et également de la possibilité de les diffuser librement et de façon universelle.

Chacun peut être photographe et peut être vu par tous.

Face aux chiffres vertigineux qui suivent, il importe plus que jamais pour les élèves d’apprendre à voir, pour ne pas être submergés comme pour pouvoir faire le tri. L’Histoire des Arts peut et doit y contribuer.

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La photographie - Eléments d’histoire

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