St-Marcellin - Ecole primaire La Plaine

Inès et Sarah

lundi 3 mai 2010

Une sacrée aventure

Inès, Anissa et moi, Sarah, toutes trois 11ans, nous étions en classe de neige au Super Collet dans le Massif de Belledonne, avec notre maîtresse Valérie Thomas, une gentille dame de 20 ans. Nous étions hébergés au centre Jeanne Géraud, un grand chalet au milieu des pistes de ski. Ce matin-là nous étions avec les autres débutants en train de skier avec notre moniteur Cyril. Il faisait moins 2 degrés et nous étions dans le brouillard ! On n’y voyait plus rien et on avait froid.

Nous descendîmes la piste verte qui s’appelait « Le loup ». Inès tomba le tête le première dans la neige, du coup elle eut encore plus froid. Je l’aidai à se relever mais je mis beaucoup de temps car il y avait beaucoup de vent. Quand elle fut enfin debout le reste du groupe, qui était devant nous, avait disparu avec Cyril. Nous attendîmes plusieurs minutes puis nous décidâmes de continuer à descendre. La pente devint tellement raide que nous n’arrêtions pas de tomber et de passer beaucoup de temps à nous relever. Nous étions gelées et épuisées. Nous commencions aussi à paniquer. On en avait vraiment marre. Nous nous sommes réfugiées dans la forêt, où le vent était moins fort, et nous nous sommes assises sous un épicéa. Soudain Inès aperçut un groupe de skieurs alors nous les appelâmes de toutes nos forces mais ils ne nous virent pas et ne nous entendirent pas. Nous décidâmes de construire une petite cabane pour nous protéger du froid. Ce ne fut pas facile car tout était recouvert de neige. La nuit était tombée quand nous pûmes enfin nous installer à l’intérieur. Nous essayâmes de nous endormir mais il faisait si froid que nous n’arrivions pas à fermer l’œil. Tout à coup, je crus apercevoir une petite lueur derrière les sapins. Je secouai Inès pour lui montrer ; la lumière se rapprochait et nous en voyions maintenant quatre. Quelques minutes plus tard, Anissa était devant nous. Elle était accompagnée de trois secouristes. Nous lui sautâmes dans les bras, nous pleurions toutes les trois de joie. Nous rentrâmes sans problème au chalet et nous retrouvâmes tout le groupe. La maîtresse et Cyril, en nous apercevant, ne purent s’empêcher de pleurer eux aussi.

Le lendemain le temps était magnifique et nous repartîmes sur les pistes. Nous montrâmes notre cabane aux autres et nous pûmes nous empêcher de penser que ça aurait pu moins bien finir.
Inès et Sarah


| Plan du site | Connexion | Espace privé | Aide | Contacts et mentions légales | &
300 articles | 88 672 visites depuis le début | popularité 2885