St-Marcellin - Ecole primaire La Plaine

Colin et Mathis

lundi 3 mai 2010

La tempête

Notre histoire s’est passée le vendredi 13 novembre 2009 dans le massif du Mont-Blanc. Nous étions trois, Mathis, Raphaël et moi, Colin, et nous avions décidé de faire une randonnée en raquettes. Malheureusement c’était un jour de tempête mais nous décidâmes d’y aller quand même.

Nous commençâmes à marcher vers quatorze heures. Nous marchâmes durant cinq heures dans le brouillard ; il était tellement épais que l’on ne se voyait même pas les uns et les autres. La randonnée aurait dû ne prendre que trois heures alors nous réalisâmes que nous nous étions perdus. La nuit allait tomber... Nous commençâmes à paniquer. En plus nous étions épuisés d’avoir marchés si longtemps. Mathis proposa de construire un igloo sans perdre une seconde. Il fallait absolument nous protéger du froid pour survivre à la nuit qui nous attendait. Après trois heures d’efforts, l’igloo était terminé. Il était petit, nous ne pouvions même pas nous allonger mais au moins on se tenait chaud. L’attente commença. Nous grelottions, nous avions faim mais surtout soif. Malheureusement personne n’avait de briquet pour faire fondre de la neige. Nous ne pouvions pas dormir tellement nous entendions des bruits étranges, comme si une meute de loups rôdait autour de l’igloo. N’y tenant plus, je pris mon courage à deux mains et sortis de l’igloo armé d’un bâton. A peine dehors, j’éclatai de rire. Ceux que nous avions pris pour des loups n’étaient en réalité qu’un petit écureuil qui rongeait les lanières de nos raquettes ! Nous finîmes par nous endormir. Quand nous ouvrîmes les yeux la première chose fut de constater que Raphaël avait disparu. La deuxième chose c’est qu’on était encore en vie et la dernière c’est que le soleil brillait. Nous partîmes à la recherche de Raphaël. On courait dans la neige en hurlant son prénom. Soudain on crut l’entendre nous répondre. On regarda tout autour de nous et on le vit tout en bas d’une falaise. Il nous expliqua qu’il était somnambule et qu’il avait sauté la falaise en dormant. Heureusement il n’avait rien de cassé. La neige avait amorti sa chute. Le problème c’est qu’il n’arrivait plus à remonter, les parois était trop glissantes. Nous allâmes chercher une corde et nous le hissâmes sans trop de problème jusqu’en haut. Nous retrouvâmes très vite notre chemin, nous étions sauvés tous les trois.

Le soir nous allâmes fêter notre aventure. On mangea une excellente raclette dans un restaurant de Chamonix et on but pas mal de vin blanc. Nous ne retournâmes jamais faire une randonnée un jour de tempête !

Colin et Mathis


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