St-Marcellin - Ecole primaire La Plaine

Anissa et Maëlla

lundi 3 mai 2010

LA TERRIBLE AVALANCHE

C’était il y a six ans déjà, aux Grands-Montets, dans le massif du Mt Blanc. Maëlla et moi, nous étions là-bas pour faire du ski hors-pistes. Il faut dire que nous sommes de très grandes skieuses. Nous avions prévu tout le matériel en cas d’avalanche : sac A.B.S., A.R.V.A, pelle et sonde. Le problème, c’est qu’il faisait -20 degrés. En plus le drapeau noir était hissé, ce qui veut dire un risque très fort d’avalanche. Malgré tout, nous prîmes le téléphérique, plus motivées que jamais. Arrivées en haut, nous hésitâmes : était-ce vraiment sérieux de skier aujourd’hui quand les risques d’avalanches sont si forts ? Maëlla, elle, n’était pas inquiète du tout. Alors on commença à descendre. C’était super : toute cette poudreuse qui était si légère nous volait au visage, à chaque virage. Nous oubliâmes les risques et le froid. Nous enchaînâmes les pentes raides, les sauts et les couloirs.

Tout à coup, un bruit énorme retentit derrière nous. On aurait dit un tremblement de terre. Nous avions l’impression que toute la montagne était en train de s’écrouler. Nous regardâmes en amont et nous vîmes un énorme nuage blanc dévaler la pente à toute vitesse. Une avalanche de poudreuse ! Les avalanches les plus dangereuses, celles qui peuvent dévaster tout sur leur passage. Nous n’hésitâmes pas une seconde, nous repartîmes à fond dans la pente, plus vite, toujours plus vite ! Mais c’était trop tard. Nous ouvrîmes nos sacs ABS et nous fûmes toutes deux prises dans l’avalanche. Heureusement un monsieur vit la scène et appela les secours. Cinq minutes plus tard cinq pisteurs secouristes étaient sur place. Nous étions enfouies sous quatre à cinq mètres de neige. Ils tâtèrent d’abord la neige avec leurs sondes puis sortirent leurs pelles et commencèrent à creuser. Enfin ils sentirent quelque chose de plus dur ; c’était le casque de Maëlla. Ils réussirent à la dégager. Elle était glacée mais vivante et surtout contente d’être à l’air libre. Pour moi, ça avait pris plus de temps. Je ne savais plus où était la sortie tellement j’avais été roulée, écrasée par l’avalanche et surtout j’étouffais. Les secouristes finirent par me trouver mais malheureusement quand ils me sortirent j’étais inconsciente. Je fus hélitreuillé et conduite à l’hôpital de Chamonix.

Quand je me réveillai, j’étais à l’hôpital. Tout de suite je vis mes meilleures amies : Maëlla, Mathilde et Amel. Elles m’expliquèrent que j’étais restée trois jours dans le coma. Je n’en revenais pas ! J’étais vraiment heureuse de m’en être sortie.

Maintenant j’ai vingt-quatre ans et Maëlla vingt-cinq. Nous partons toujours faire du ski hors-piste mais plus quand les risques d’avalanches sont très forts.

Anissa et Maëlla


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