Le Cheylas - Ecole élémentaire Chartreuse

Quand Samuel est venu nous voir au début de l’année, il nous a raconté comment ça se passe sur la base de Dumont d’Urville. Nous avons écrit des textes et fait des dessins pour faire un livre. Samuel nous a donné des photos pour illustrer notre travail. C’est un travail collectif. Voici le texte en entier et quelques pages du livre :

L’HIVERNAGE DE SAMUEL EN TERRE ADELIE

Le voyage de Samuel

Samuel a pris le train pour aller à Paris.
Après, il a pris l’avion jusqu’à Hong Kong.
Après, il a pris l’avion jusqu’à Sydney.
Après il a repris l’avion jusqu’à Hobart et après il a pris le bateau.

Les moyens de transport

Le bateau que Samuel a pris s’appelle l’Astrolabe.

Il transporte toute la nourriture et l’essence dont les gens ont besoin sur la base car après, pendant 8 mois, plus personne ne viendra en Antarctique.

Pendant une semaine, sur le bateau, tout le monde vomissait car ça bougeait beaucoup sur l’eau.
Il faut au moins 5 jours pour arriver mais des fois ça dure beaucoup plus longtemps si la glace empêche le bateau d’approcher.

L’hélicoptère posé sur le bateau servait souvent à transporter le matériel et les personnes quand le bateau était coincé par la glace.

La base

Samuel a passé 15 mois sur la base Dumont d’Urville en Terre Adélie, en Antarctique. Il est venu là pour étudier les oiseaux. C’est un ornithologue.

Le nom de la base vient d’un explorateur qui est venu il y a très longtemps : Dumont d’Urville. Sa femme s’appelait Adèle alors ce monsieur a donné son prénom au manchot Adélie.

La chambre de Samuel

Sur la base Dumont d’Urville, Samuel avait une chambre pour lui tout seul. Par la fenêtre, il pouvait entendre les cris de la colonie de manchots et voir la banquise.

Il y avait un lit, un placard, des étagères, un bureau et des posters sur les murs.

La salle des machines

Le bâtiment des machines est le plus important. Il ne faut pas que le moteur tombe en panne. S’il tombait en panne, il fallait tout de suite réparer et faire partir un autre moteur de secours sinon tout risquait de geler.

Une autre machine importante servait pour l’eau. Une pompe aspirait l’eau de mer et cette machine séparait le sel de l’eau pour avoir de l’eau potable, pour cuisiner et pour se laver.

Les salles communes

Ils n’ont pas une douche chacun, la salle de bains est commune.
Ils ne peuvent pas prendre de bains car il n’y a pas assez d’eau.

En été, il y a 100 personnes sur la base qui mangent. En hiver, il y a beaucoup moins de personnes.

Pour Noël, la table était décorée.

La salle à manger sert aussi pour jouer, faire une partie de babyfoot, écouter de la musique, danser… Il y a une bibliothèque et une télé pour regarder des DVD.

Les repas

Il y a un pâtissier et un cuisinier. C’était un très bon cuisinier ! Il y avait des croissants le dimanche et même des chocolats pour Noël ! Samuel a dit que les repas étaient très bons !

On ne pouvait pas faire de courses à Dumont d’Urville. La nourriture était dans des frigos plus grands qu’une classe. Et il y avait des congélateurs immenses aussi. Les réserves étaient pour beaucoup de personnes et beaucoup de mois ! Des fruits, des légumes, de la viande, du fromage…

Les services

Les gens qui sont de service font la vaisselle une fois par mois. Ils apportent aussi les plats dans la salle à manger. Il faut aussi nettoyer la cuisine et les salles de bain. Ils sont 2 par 2 pour les services.

La nuit, il y a des personnes de service pour surveiller les moteurs qui fabriquent de l’électricité.

Il y a aussi des fois des services pour apprendre à soigner les gens car il n’y a pas d’hôpital sur la base.

Les moyens de communication

C’était très important de recevoir du courrier car comme ça on pouvait avoir des lettres des amis et de la famille.
On pouvait même recevoir ou envoyer des cadeaux mais il fallait y penser avant que le bateau s’en aille. Pendant l’hiver, il n’y a pas de courrier !

Il y avait une cabine téléphonique mais elle était dehors ! Il fallait traverser une passerelle.
Comme ça passait par un satellite, il fallait attendre pour entendre la réponse.
Et ça coûtait très cher alors on ne téléphonait pas souvent.

La tenue

Quand il fait très froid dehors, il faut se protéger !

D’abord, on enfile trois collants les uns sur les autres.
Après, on met trois T-shirts serrés et trois paires de chaussettes.
Ensuite, on passe un pull avant de mettre la combinaison. Il faut bien fermer toutes les fermetures éclairs et les scratchs.
Pour se protéger du vent, on enfile un tour de cou, une cagoule et un bonnet.
Les bottes montent jusqu’au genou. On rabat la combinaison sur les bottes.
On termine par les gants à trois doigts.
Si on a besoin, on met un masque avant la capuche.

Et on peut sortir !

En cas de blizzard...

Dehors, quand il y a du blizzard, on ne voit pas sa main. Quand on veut aller dans un autre bâtiment, il faut se tenir à la barre pour trouver le chemin.

On n’a pas le droit de sortir tout seul. Il faut être au moins deux au cas où il y ait un problème.

Le travail de Samuel en extérieur

Pour son travail, Samuel allait sur la banquise pour photographier les oiseaux, les observer, les compter et les baguer.
Par exemple, il pouvait mesurer le bec de certains oiseaux.

En Antarctique, c’est interdit de chasser les animaux. Donc, ils n’ont pas peur des hommes et c’était facile pour Samuel de les attraper.
Une fois fini le travail, il les relâchait.

Mais parfois, les oiseaux n’étaient pas contents alors ils crachaient un liquide sur Samuel. Sa combinaison était toute tachée. Si Samuel capturait un poussin skua, sa mère pouvait l’attaquer.

Le travail à l’intérieur

Samuel met des vidéos et des photos sur son ordinateur. Il envoie des mails.

Il enregistre sur l’ordinateur tous les renseignements sur les oiseaux qui ont une bague comme ça on peut se rappeler des choses sur eux si on les attrape un autre jour.

Les aurores

Comme en Antarctique il fait nuit tout le temps quand c’est l’hiver, Samuel a pu voir des aurores australes.
En Arctique, ça s’appelle des aurores boréales. En Antarctique, ça s’appelle des aurores australes.
Les aurores peuvent être rouges, vertes, de plein de couleurs. C’est très très beau !

Portfolio


| Plan du site | Connexion | Espace privé | Aide | Contacts et mentions légales | &
704 articles | 1 847 441 visites depuis le début | popularité 1827