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projet conte classe des grands d’isabelle année 2007/2008

Dernier ajout : 2 janvier 2009

LE LUTIN VERT

Trois petits mots trois petits mots trois petits mots et puis s’en vont ; Ah ! les petits mots s’envolent ! J’attrape un mot dans une de mes mains puis d’autres mots dans l’autre main, et je les frotte…

Du fin fond de la forêt, un jour un petit bonhomme, un petit lutin est sorti. [Ce petit bonhomme haut comme trois pommes du jardin de ma grand-mère portait une salopette,un bonnet,une veste.Il avait des chaussures pointues,pointues,pointues tourneboulées !"] Du fin fond de la forêt ce lutin en avait la couleur. Il était vert tout vert. Il avait la peau de cette couleur, il avait les yeux, il avait les dents, il avait l’intérieur des mains. Mais surtout ce petit bonhomme, ce petit lutin venu du fin fond de la forêt était méchant. On ne sait pas très bien d’où venait ce petit bonhomme vert. [On disait qu’il venait d’un pays où il n’y avait que des gentils. Il aurait été dessiné sur un grand tableau vert comme on en trouve dans les écoles par un enfant et qu’il s’était détaché du tableau pour voir le Monde. Il avait traversé un pays où il n’y avait que des méchants et il était devenu méchant.] Je comprends moi que ce petit bonhomme vert qui traverse ce pays des méchants en garde un peu de sa méchanceté. C’est en sortant de ce pays de méchants qu’il est arrivé dans le pays où vivait Rémi. Il a trouvé un abri dans la forêt à côté du village de Rémi et sa méchanceté était connue de tous et de toutes. Ce petit bonhomme, ce petit lutin vert ce qu’il n’aimait pas, ce qu’il détestait le plus, c’était les enfants. Il ne pouvait pas s’empêcher de voir un enfant sans le pincer, sans le mordre, sans le griffer. Les enfants ne pouvaient plus rentrer à la maison sans se plaindre de ce petit bonhomme vert : 1
- « Papa, maman, le petit lutin m’a mordu ! »
- « Maman, papa, j’ai rencontré le petit lutin. Il m’a pincé ! »
- « Papa, maman, le petit lutin … » Alors les parents dans ce village là, n’ont trouvé qu’une seule solution, c’était de leur interdire de rentrer tout seul, de se retrouver seul dehors. La vie était devenue triste pour les enfants. Ils ne pouvaient plus rentrer seul de l’école, ils ne pouvaient plus aller jouer chez des copains, ils ne pouvaient plus aller seul acheter le pain à la boulangerie. Le petit bonhomme vert devenait de plus en plus méchant. Maintenant il disait :
- « vous ne voulez plus que je vois les enfants, mais méfiez vous car si j’en vois un, je ne me contenterai pas de le pincer, de le griffer, de le mordre ; je le prendrai, je l’emporterai dans ma maison et plus jamais vous ne le retrouverez. Alors plus personne ne sortait. Sauf un soir Rémi est sorti de sa maison. Il savait bien qu’il y avait le petit bonhomme vert. Il savait bien qu’il ne fallait pas sortir, mais sa maman était malade et son papa n’était pas là. Il faut dire que son papa n’était pas souvent là et sa maman était si malade. Elle avait tellement de la fièvre qu’elle en avait les yeux qui brillaient. Alors Rémi a décidé ce soir là d’aller chercher le docteur tout seul comme un grand. Il a tourné tout doucement la poignée de la porte de sa maison. Il a regardé à droite, il a regardé à gauche, il n’a pas vu le petit bonhomme vert à droite, il n’a pas vu le petit bonhomme vert à gauche. Alors il a fermé tout doucement la porte de sa maison. Il s’est mis au milieu de la rue, là où c’était le plus éclairé et il s’est mis à courir le plus vite qu’il pouvait si vite qu’en trois enjambées, il avait traversé le village et qu’il était déjà devant la maison du docteur, qu’il avait déjà posé la main sur la poignée de la porte de la maison du docteur. Quand tout à coup il a senti que quelque chose ou quelqu’un le tirait et l’emportait. Rémi a eu si peur qu’il en a fermé les yeux, et lorsqu’il a ouvert les yeux, il était dans une cage. 2

Là, le petit bonhomme vert a fermé la cage clac- clac à double tour. Cette clé, il l’a mise autour d’une chaîne et clac- clac il est allé fermer la porte de la maison et il a mis cette autre clé au bout de la chaîne. Puis il a mis cette chaîne autour de son cou. Tout à coup le petit bonhomme vert a eu une drôle de sensation dans le creux de son ventre. Il avait faim. Il est allé tout simplement se préparer un bon repas. Il est allé se préparer des frites, du poulet, il est allé aussi se préparer un plateau de fromages et un gâteau au chocolat. Il a poussé sa table tout contre la cage dans laquelle était Rémi. Il a posé tout son repas sur la table. Il a mangé de façon goulue, vorace. A l’intérieur de la cage Rémi pleurait doucement :
- « Petit bonhomme vert, tu sais moi aussi j’ai faim. Maman était si fatiguée, elle était si malade qu’elle n’a pas eu le temps de me préparer le repas. Alors tu pourrais me donner un peu de ce que tu manges »
- « nan ! »Dit le petit bonhomme vert« nan ! Pas question ! » Il a continué à manger et lorsqu’il a fini de manger, Rémi s’est aperçu que là sur le rebord de son assiette, il restait deux malheureuses frites et Rémi lui a dit :
- « Hé ! petit bonhomme vert, ces deux frites tu ne vas pas les manger ? Alors tu pourrais me les donner. »
- « nan ! »dit le petit bonhomme vert. Même ces deux frites là, il les a mangées, et comme souvent quand on a trop mangé ou trop vite mangé, le petit bonhomme vert s’est endormi contre la cage de Rémi. Alors Rémi a retenu son souffle et tout doucement il a glissé sa main entre les barreaux de la cage et il a tiré tout doucement sur la chaîne que le petit bonhomme vert avait autour du cou. Et tout doucement il a pris les clés, celles qui ouvraient la cage. 3 Il a glissé une des clés dans La serrure et clac- clac, il a pu ouvrir la porte de la cage. Il est sorti de la cage, il a traversé la pièce, il est allé vers la porte de la maison et avec l’autre clé qui était à l’autre bout de la chaîne clac- clac, il a ouvert et il est sorti . Il a couru jusqu’au village et il a alerté tous les parents et tous les parents sont arrivés. Ils ont empoigné le petit bonhomme vert. Ils l’ont calé dans la cage et clac- clac, ils ont refermé la cage et ce petit lutin venu de nul part s’est retrouvé enfermé dans la cage. Tous les jours les parents venaient lui donner à manger. Ils lui disaient :
- « tu sais, petit bonhomme vert, nous ne sommes pas méchants. Nous, cela nous fait de la peine de te voir enfermé. Si tu promets d’être gentil avec nos enfants, si tu nous promets de ne plus les pincer, de ne plus leur faire mal, nous ouvrirons la cage. »
- « nan, pas question ! » Et le lendemain, le jour suivant les jours d’après, les parents reviennent lu donner à manger, et ils disaient au petit bonhomme vert :
- « Tu sais ,si tu nous promets d’être gentil, nous ouvrirons la cage et le petit bonhomme vert répondait toujours :
- « nan ! Nan ! nan ! »

Mais moi qui suis conteuse, je sais qu’un jour le petit bonhomme vert dira oui et les parents ouvriront la cage et le petit bonhomme vert sortira et deviendra même un petit lutin des bois, le meilleur ami des enfants. Ce qui arriva. Un jour le petit bonhomme vert dit oui et les parents lui ouvrirent la cage et le petit bonhomme vert sortit de la cage et devint le meilleur ami des enfants. Il avait retrouvé la gentillesse et décida de retourné chez lui 4 Mais pour rentrer chez lui il lui fallait traverser le pays des méchants. Il s’était dit alors que ce pays des méchants devait changer. [Ce pays des méchants, c’était un pays où les gens étaient laids, ils avaient la tête déformée, les dents jaunes, tordues, ils étaient poilus, noirs parce qu’ils ne se lavaient jamais. Ils parlaient mal, disaient des gros mots, et mangeaient n’importe quoi. Ils tapaient, pinçaient, mordaient, poussaient, se griffaient, se bagarraient, ils étaient racistes et n’aimaient pas ceux qui étaient différents. Ils volaient, tuaient, kidnappaient les enfants, avaient détruit les maisons, les voitures, C’était un pays noir, pollué, où les gens vivaient dans des grottes, dans lequel il y avait déchets partout, où les arbres étaient abîmés. Ce pays des méchants était commandé par une méchante sorcière. Le petit lutin des bois (car il était devenu gentil) raconta son histoire aux parents du village de Rémi et leur demanda de l’aider à vaincre la méchante sorcière et ils acceptèrent.
- « lorsque j’ai traversé la première fois le pays des méchants j’ai volé à la sorcière son grimoire et son chaudron. Dans le grimoire ,il y a une recette « le coeur d’amour » qui lorsqu’on la boit ,rend les gens gentils .Pour faire la recette nous avons besoin de lait ,de fruits rouges mixés,de sucre vanillé. » Pendant que le lutin des bois emportait le chaudron sur la place du village ,Rémi partit à la ferme chercher du lait ,les papas allaient dans la forêt chercher du bois ,les enfants des fruits rouges et les mamans dans les cuisines chercher du sucre vanillé. Quand tous les papas ,les mamans ,les enfants revinrent ,le petit lutin des bois leur dit :
- « Il faut retourner dans la forêt pour chercher des fleurs d’amour. »
- « Mais où pouvons nous trouver des fleurs d’amour ? »

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- « Il y a dans le grimoire,une carte qui nous indiquera le chemin. Une fois dans la forêt nous trouverons l’arbre sur lequel poussent les fleurs d’amour parce qu’il a un coeur dessiné sur son tronc. C’est ce qu’il firent,et une fois la recette terminée ,ils mirent le liquide dans des flacons pour pouvoir l’emporter au pays des méchants. Le petit lutin avait décidé de partir quand il ferait nuit et Rémi avait décidé de l’accompagner. Ils mirent dans un sac à dos les flacons ,une bouteille d’eau et un sandwich pour le voyage. Le petit lutin des bois et Rémi sont partis la nuit. Ils ont traversé la forêt. Ils ont entendu le hibou hululé, une branche craquée. Rémi avait peur mais le lutin des bois le rassurait. Ils sont arrivés au pays des méchants au milieu de la nuit et sont allés à la rivière des secrets. Ils ont renversé le liquide qui était dans les flacons dans la rivière. L’eau est devenue toute rouge puis elle est partie vers le pays des méchants. Ce matin là comme chaque matin la sorcière s’est levée de mauvaise humeur. Elle a envie de griffer, de pincer, de faire mal. Elle prend son verre sur la table de nuit, elle va le remplir au robinet, et boit le liquide. Elle tombe dans les pommes. Quand elle se réveille, elle se relève se regarde dans la glace elle se trouve belle. Elle est devenue gentille. Tous les gens du pays des méchants sont devenus gentils. Le lutin des bois et Rémi se disent adieu. Le lutin des bois retourne dans son pays. Rémi, les larmes aux yeux rentre chez lui où l’attendent tous les papas, toutes les mamans, tous les enfants du village. Mais nous qui sommes conteurs nous savons que Rémi et le petit lutin se retrouveront dans d’autres histoires.] Trois petits mots trois petits mots trois petits mots et puis s’en vont ; "Ah ! les petits mots s’envolent !"

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