Fontaine - Ecoles Marcel Cachin élémentaire et maternelle

Lettres de remerciement des cm1-cm2

samedi 30 décembre 2017

À la fin du spectacle, nous avons eu envie de dire merci.
Merci à Nadine Nivon de la ville de Fontaine pour nous avoir proposé ce spectacle.
Merci à Isabelle Carrier pour avoir écrit un livre sur ce thème.
Merci à Valérie Alcantara pour nous avoir offert ce spectacle et avoir su jouer tous les personnages à la fois.

Voici des extraits du courrier des élèves, anonymes car très personnels.

J’ai passé un moment inoubliable.
Ce spectacle est fabuleux, j’ai adoré.
J’ai été triste et heureux à la fois, je ne savais pas que c’était possible.

Nous avons été touchés par ce que nous avons vu :
Cela m’a beaucoup touché quand j’ai vu que les enfants ne jouaient pas avec Anatole.
J’ai été énervée avec les enfants qui disaient "j’ai peur". Anatole est un enfant comme les autres. Merci, vous me l’avez fait comprendre.
J’ai pleuré quand les enfants se sont moqués d’Anatole.
J’ai été triste quand Anatole n’arrivait pas à faire les mêmes choses que les autres et plein de joie parce qu’avec le sac que lui a donné sa grand-mère, il a pu rejoindre les copains.
J’ai vécu des moments de joie, de tristesse et de colère.
Ça m’a touché lorsqu’Anatole a fait un câlin à sa maman.
Il y avait vraiment de l’injustice.

Nous avons peut-être un peu changé notre regard sur les autres :
Vous m’avez appris qu’il faut aider les autres.
Maintenant, je sais que je peux aller parler aux enfants handicapés, leur sourire ou tout simplement jouer avec eux. Un enfant handicapé, il n’est pas si différent que moi et ce n’est pas de sa faute.
Ce spectacle m’a donné aussi des idées pour la ville, il faudrait plus de jeux accessibles à tous et mettre des échelles et des ascenseurs pour que tout le monde puisse grimper. Il faudrait aussi mettre plus de planches et moins de marches.
Ce spectacle m’a fait beaucoup réfléchir. Je ne veux plus me moquer des autres.
Ce spectacle m’a fait comprendre que le handicap est quelque chose de gênant dans la vie et moi, je ne sais pas comment réagir.
Je ne me moque pas des autres parce qu’il peut nous arriver la même chose, avoir une casserole ou un handicap comme eux.
Après ce spectacle, je me suis mise à la place d’Anatole. C’était vraiment gênant. Avant je me moquais, mais là, je veux arrêter.
Si je peux, j’aimerais aider les personnes handicapées. Je n’aurai plus peur de certains handicaps.
J’ai appris que le handicap, c’est difficile à vivre. Ce livre m’a aidée à prendre confiance en moi pour aller vers les autres, leur sourire et jouer avec eux.
J’aimerais bien qu’il y ait plus de place dans les écoles pour accueillir des enfants comme Anatole.
Grâce à ce spectacle, j’ai appris à avoir un regard sans peur devant ces personnes. Maintenant, j’ai un regard plus agréable et que je sais qu’au fond, tout le monde est pareil.

Enfin, nous avons tous reconnu que nous avions nous aussi des casseroles, pas toujours faciles à porter :
Je sais que ma casserole, c’est d’être trop timide. Cela m’empêche d’aller vers les autres. Elle me gène parce que quand je sors avec mes amis, je ne me sens pas comme eux.
Je suis très sensible et j’ai souvent l’impression que les autres me rejettent ou disent du mal de moi.
Moi, ma casserole, c’est que je ne sais pas encore bien écrire, je vais dans une autre classe pour apprendre et cela me gène.
J’ai une casserole, j’ai une cicatrice et cela se voit et me gêne.
Je ne sais pas faire l’équilibre. Ce n’est pas grave dans ma vie quotidienne. Mais parfois au parc, j’ai l’impression d’être la seule au monde à ne pas savoir le faire.
Ma casserole, c’est ma taille. Les gens croient que j’ai plein d’années de retard, que je ne suis pas dans la bonne classe. On me traite de girafe, c’est vraiment gênant.
Moi, je ne sais pas faire mes lacets. Les autres se moquent de moi.
Ma casserole, ce sont mes dents. J’ai honte et je n’ose plus parler.
Je me vexe facilement dès qu’on me fait une remarque sur mon physique.
Moi, j’ai un léger problème avec mon écriture, c’est ma casserole.
Je me suis rendue-compte que nous avons tous une casserole. Moi, par exemple, je suis faible : quand je m’énerve, je pleure.
Ma casserole, c’est ma vue. Je ne vois pas de loin. Je suis myope.
Je n’arrive pas à tenir mon crayon comme les autres. Cela me gêne.
Je n’aime pas mon nom. Je suis toujours à la fin de tout. J’ai l’impression d’être le dernier de la vie.


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