Que faire en classe pour répondre au besoin de mémorisation à long terme?

1)La courbe de l’oubli (Ebbinghaus)

Tout de suite après l’apprentissage : on possède 75% de l’information

10 min après l ’apprentissage : 80 % de l’information  (les neurones s’organisent en réseaux, trient et installent l’information).

Passer 24 h, on perd rapidement l’information pour se retrouver à 20% de l’information une semaine plus tard!

2) Que faire?

a)  Importance des répétitions

réactiver dans les 24h (mémorisation en classe)

espacer  les répétitions (reprises espacées dans le temps, court au début puis de plus en plus long)

b) La remémoration doit demander un effort (évaluer, pas d’affichages)

c) Favoriser encodage multimodal (visuel, verbal, kinesthésique)

d) Mettre en lien les connaissances nouvelles avec celles déjà vues.

3) Des idées de dispositifs pour réactiver:

le cahier mémoire : en différé d’un apprentissage, noter les mots clés d’une notion abordée.

Permet une réactivation, un effort de mémoire.

ex : 20/09/20 Sciences : Mercure/Vénus/Terre/Mars/Jupiter/Saturne….

objectif « tableau blanc » : 

Le matin sur le tableau, inscrire les notions que l’on veut réactiver.

Les enfants énumèrent les connaissances ou savoir faire qu’ils ont sur les notions inscrites.

L’enseignant les efface quand il juge que suffisamment d’informations ont été données jusqu’à retrouver le tableau blanc.

l’arbre des connaissances et compétences:

Inscrire au fil de l’année sur les feuilles de l’arbre, les notions abordées.

Sous forme de rituel, cueillir une ou plusieurs feuilles de l’arbre et se remémorer tout ce que l’on sait sur cette notion.

des stratégies pour mémoriser :

https://www.learningscientists.org/

La mémoire et son optimisation

 

Objectifs de l’apprentissage à l’école pour la vie réelle :

-Maximiser le niveau futur de la performance à long terme

-Développer la capacité de transférer l’apprentissage dans les situations nouvelles et généralisation.

 

Attention: En classe, on croit que l’enfant a appris une information alors qu’elle n’est qu’en mémoire de travail et n’a pas été optimisée pour être stockée en mémoire à long terme!

La mémoire suit la courbe de l’oubli.

Les grands principes pour lutter contre l’oubli:

1)Quantité de sur apprentissage : Aller jusqu’à 200% d’apprentissage. Chaque essai même correct est répété. Le sur apprentissage ralentit la décroissance de la mémoire.

Donc consacrer plus de temps aux notions.

2) Effet de la profondeur de traitement des stimuli

Avec les mêmes stimuli, en fonction de la tâche demandée à la personne la rétention va être plus ou moins longue.

Il ne faut pas seulement être exposé à une info, il faut la traiter en profondeur: quelle activité cognitive génère la tâche demandée?

3) Faire l’effort de comprendre facilite la compréhension.

Poser des questions difficiles améliore la rétention.

Laisser un temps de recherche avant de donner les indices pour favoriser l’engagement actif de l’enfant.

4) Tester régulièrement : pour maximiser la performance à long terme.

Il faut s’entraîner à récupérer les mots avec un effort: l’engagement doit être actif lorsque l’on teste.

5) Effet de la répartition de l’apprentissage à travers le temps.

Apprentissage distribué : répéter l’item après un certain délai.

Il favorise la rétention en mémoire.

Ex : grammaire le lundi/orthographe le mardi/ etc…

6) Évaluation cumulative

Faire des rappels sur les évaluations antérieures.

2ème éval = cours 1+2

3ème éval= cours 1+2+3

Gain maximal de la mémoire à long terme car rafraîchissement à des  intervalles de temps plus considérable.

 

Sources :

Stanilas Dehaene, Conférence Collège de France,  2015

« Mets toi ça dans la tête » Les stratégies à la lumière des sciences cognitives. Brown, Roediger, Mc Daniel

 

 

 

L’apprentissage des leçons à la maison

Comment aider mon enfant à mémoriser ses leçons à long terme?

Quelques pistes méthodologiques!

  1. A quel moment je travaille les leçons de mon enfant?

Le soir même! La première implantation en mémoire doit se faire dans les 24h après la découverte en classe.

Ex: Si votre enfant a  histoire le mardi, le soir même reprenez avec lui ce qui a été fait.

2.  Et ensuite, j’attends la veille pour revoir la leçon?

Après la 1ère implantation le soir même, on essaie de laisser quelques jours avant de reprendre la leçon.

L’espacement progressif va forcer votre enfant à produire un effort pour récupérer les notions en mémoire à long terme.

C’est cet effort qui va ancrer les notions durablement.

Ex: Pour la leçon d’histoire, on la revoit le we puis la veille.

3. Une fois l’évaluation passée, je peux considérer que la leçon est sue ?

Non… si on ne met pas des « piqûres de rappel », petit à petit le chemin pour accéder aux informations en mémoire à long terme va s’effacer.

Il faut régulièrement revenir sur ce qui a été vu antérieurement.

Petit à petit votre enfant maîtrisera la notion ou automatisera les procédures et vous pourrez espacer les rappels.

Ces retours réguliers sur ce qui a été vu vont permettre aussi de faire du lien entre les différents sujets abordés.

Un réseau va ainsi se créer en mémoire à long terme, multipliant les chemins d’accès à l’information.

Plus ce réseau est développé, plus l’ancrage en mémoire à long terme est solide.

4. Pour apprendre une leçon, il suffit de la lire plusieurs fois?

Non, lire ne permet en aucun cas de mémoriser à long terme… votre enfant va juste stocker momentanément les informations en mémoire de travail (ce qui nous trompe!)

Il faut « tester » son enfant. Le principe à retenir est de lui faire fournir un effort, le mettre en difficulté en quelque sorte.

a- On teste le lexique de la leçon,on s’assure qu’il arrive à donner une définition, expliquer le mot, l’utiliser dans une phrase.

b- On questionne (on imagine les questions de l’évaluation).

c-Si malgré un temps de recherche les réponses ne viennent pas, votre enfant ira chercher dans la leçon la réponse pour vous la donner.

d- Mettre les connaissances en actes, en paroles: faire expliciter les stratégies, « comment tu fais? » . Mettre un haut parleur sur sa pensée.

e- Schématiser, organiser : créer avec lui sa propre carte mentale, compléter les informations manquantes avec la leçon.

5. Des mises en pratique à la maison?

a- Tenir un petit « carnet mémoire« : chaque soir votre enfant peut y inscrire de mémoire les mots clés d’une notion ou plusieurs notions qu’il a abordé dans la journée.

b- L’arbre des connaissances et compétences : coller sur le dessin d’un arbre,  au fur et à mesure de l’année, les feuilles sur lesquels vous inscrirez le nom des leçons abordées.

Ex: Le système solaire, le verbe …

Sous forme de jeu, vous pouvez tirer au hasard une feuille de l’arbre et demander à votre enfant de vous dire tout ce dont il se souvient sur le sujet!

Une excellent moyen pour réactiver !

c-Faire créer l’évaluation

A votre enfant à l’aide de la leçon de créer l’évaluation !

d – Jeu d’orthographe lexicale

Pour l’apprentissage des mots, inscrire sur les faces d’un dé en papier : nombre de voyelles, nombre de lettres, nombre de consonnes, épelle à l’envers, épelle à l’endroit, épelle une lettre sur deux.

Inscrire les mots à apprendre sur des étiquettes.

Pour chaque mot tiré,  lancer le dé et répondre à la consigne.

(vous pouvez jouer avec un plateau également..)

Ce jeu force votre enfant à créer une image mentale du mot qui l’aidera à le retenir.

 

 

 

Aménager l’environnement pour favoriser la mobilisation attentionnelle:

=endroit calme, placer à l’avant en classe, éviter les fenêtres…

Procéder étape par étape, guider
Interpeller au moment des consignes, vérifier l’attention, bien établir un contact visuel, mettre en place un « code » pour reprendre l’enfant
Tolérer l’agitation motrice, amener l’enfant à bouger utile : effacer le tableau, distribuer…
Encourager à prendre son temps (ne pas autoriser l’enfant à répondre avant  un tps de réflexion : utilisation du time-timer
Favoriser l’autocorrection, si impression d’étourderie, de problèmes de consignes…
Ne pas pénaliser les oublis: les limiter en mettant en place des procédures de vérification, des livres en doubles, …

Il est possible d’élaborer avec lui une fiche récapitulative sur laquelle il pourra cocher au fur et à mesure ce qui est fait pour ne rien oublier et développer ses stratégies d’organisation.

→ Casque anti-bruits, coussin de concentration active, écran de concentration, fidgets….

→Les élèves souffrant de TDAH ne se rendent pas compte de leur comportement.

Afin d’aider les enfants à prendre conscience de soi et de leur comportement pour pouvoir ensuite le réguler il est important d’apprendre à l’élève à s’autoévaluer.

Il est possible d’utiliser des systèmes d’échelle du comportement sur lesquelles ils se situent régulièrement dans la journée et qui aide à cette prise de conscience.

Quelques généralités pour différencier

COMME POUR TOUS LES TROUBLES DYS IL FAUT CIBLER L’ACTIVITÉ SUR L’ESSENTIEL!

Contourner le trouble ou travailler dessus de façon adaptée.

◊ Passer par du matériel concret (jetons, gommettes, bâtonnets, dessins…)

Ex des opérations: rendre visible les transformations en lien avec le vocabulaire associé = la forme de l’opération devient visuelle et verbale

Renforcer la chaîne numérique : proposer des supports (sous-main, frise), expliciter les redondances, cibler les irrégularités, représentations spatiales (unités, dizaines…)
Simplifier : adapter au niveau de maîtrise, renforcer les acquis, donner les étapes d’un problème (guide)
Apprentissage par cœur des faits numériques, répéter et répéter…
Contourner les difficultés de calcul dans la résolution de problèmes: mise à disposition des tables, de la calculette… cibler le raisonnement.

Modalités d’évaluation

⇒Evaluer le fond et non la forme.

Evaluer à l’oral dans la mesure du possible

Réduire la longueur des évaluations ou les fractionner dans le temps. (spécifier à la famille les adaptations)

⇒Sous forme de QCM le plus souvent possible.

(le QCM ne « donne » pas la réponse: il permet à l’enfant de réactiver en mémoire ce qu’il a déjà vu. Si la notion n’a pas été apprise il  ne trouvera pas la réponse même avec le soutien du QCM).

Évaluation non adaptée:

Évaluation adaptée:

(avec le texte aligné à gauche)

Fiche de conditions de passation à destination de la famille

 

 

 

 

 

 

 

 

Mathématiques

Si repérage dans la page problématique : pour poser des opérations fournir une « feuille à opérations » avec les cases mises en évidence.
La mémorisation des tables posent souvent difficulté : les laisser à disposition.
Pour les problèmes:

-oraliser l’énoncé

-passer au fluo les mots clés et les données utiles

-bien décomposer les étapes

-aider à schématiser ou passer par la manipulation.

Repérages dans l’espace et dans le temps

Favoriser les routines : appliquer les mêmes règles de présentations….

⇒Proposer des fiches d’exercices neutres construites sur le même schéma, avec des consignes simples qui reviennent fréquemment =  permet à l’enfant de savoir tout de suite ce qu’il a à faire.

Structurer l’espace : pictogrammes, codes couleur pour le rangement, etc..

Structurer le temps : utilisation d’un agenda, programme de la journée, de la semaine, emploi du temps par période…

Production d’écrits

 

◊En dictée à l’adulte dans la mesure du possible.
◊Evaluer le fond plus que la forme : la consigne a t’elle été respectée?
→Eviter à l’enfant dys d’écrire « comme il pense » : il va alors mémoriser une forme erronée du mot.

Par ailleurs la production va nécessiter de multiples et lourdes corrections par la suite qu’il ne pourra mener et qui seront contre productives.

Lui permettre d’écrire juste au premier jet:

◊ Utilisation d’un dictionnaire simplifié 

Fournir un lexique comportant les mots dont il aura besoin  pour son travail (allège par la même occasion la tâche d’écriture)

Si un PC est disponible en classe:

◊ Logiciel de synthèse vocale ( Accessidys, DSpeech, Vox-o-Fox) pour la relecture de sa production

Correcteur orthographique (libre-office, word ou Dicom) pour choisir la bonne orthographe.

Pour la maison:

Logiciel de reconnaissance vocale (Dragon…)

Etude de la langue

Elaborer des règles HYPERSIMPLIFIÉES
  • a=avait  /à   etc….

  • Laisser accès à ces règles : classeur mémoire…
  • Conjugaison: Apprentissage par analogie:

  • Orthographe:

    – Élaborer des listes de mots en fonction du taux d’acquisition par année d’âge (EOLE)  et de leur fréquence (mots les plus fréquents :NOVLEX, MANULEX)

    -Regroupement des mots par analogie (et non par ordre alphabétique)

    Dictées à trous en ciblant le choix des mots selon les objectifs d’apprentissage en orthographe lexicale et grammaticale.

    -On peut proposer une fiche de relecture pour les dictées pour guider l’enfant dans sa correction et soulager la mémoire de travail.

    ATTENTION :

    Ne jamais proposer un texte avec des erreurs d’orthographe lexicale à corriger : l’enfant va mémoriser cette forme erronée (la forme erronée va entrer en conflit avec la bonne forme même s’il la possède déjà en mémoire dans son répertoire orthographique!)

    Gestes Borel Maisonny en situation de dictée

    multisensoriel (visuel, gestuel, verbal)

    indices mnémotechniques (lié au caractère phonatoire du phonème et/ou graphème associé)

    →évite les ambiguïtés phonologiques : troubles de la discrimination

    →Favorise la conscience phonologique

La syntaxe

La segmentation des phrases en mots est souvent problématique chez les enfants dyslexiques.

=Domaine à travailler en particulier pour faire prendre conscience de la position et de l’utilité de chaque mot.

→S’accorder avec l’orthophoniste pour les codages concernant la nature des mots.

Plusieurs possibilités: codages couleur, Méthode des Fruitos (cf Site Dyspositif), symboles type Montessori….

Carte mentale nature des mots reprenant les couleurs de la méthode Bobillier Chaumont utilisée par l’orthophoniste

Méthode des Fruitos (Dyspositif.fr) : permet d’imager et de rendre plus concrète la notion de nature de mots (Ex: L’adjectif: c’est celui qui « ramène sa fraise » dans la phrase.. )

La compréhension

La lecture requiert beaucoup plus d’énergie que pour les autres élèves.
Pour la lecture d’extraits:

Limiter la quantité à lire plutôt que le nombre de questions.

Lecture par un adulte ou un pair.

Réponse par surlignage dans le texte.

Lecture des questions en amont pour faciliter la prise d’indices

Pour la lecture d’œuvres complètes

Lecture accompagnée d’un adulte

Oeuvre enregistrée.

◊Permettre une préparation en amont (anticiper)

◊Ne pas vérifier sa compréhension par un résumé à l’oral.

◊Donner les questions à l’avance pour que l’écoute de lu chapitre lu soit efficace

◊Questionner le texte sur un schéma récurrent:

Difficultés rencontrées par un élève dyspraxique en situation de classe

ECRITURE

Elle doit être normalement automatisée en CE2

Difficulté :question de la double tâche 

=si elle n’est pas suffisamment fluide, elle ne permettra pas les apprentissages (toute l’énergie sera mobilisée dans la tâche d’écriture au détriment de l’objectif visé par l’enseignant)

SENS DU NOMBRE

Existe dès la naissance.

L’apprentissage formel permet

-d’associer à cette perception des quantités à un symbole

-de discriminer entre deux nombres de plus en plus finement

Difficulté : traiter les nombres symboliques (mauvaise perception des quantités) 

MAUVAISE INTÉGRATION DES GESTES

Difficultés :

-mauvais apprentissage des gestes donc imprécision et lenteur.

-malgré une bonne capacité à intégrer les concepts les outils le trahissent

TACHES SCOLAIRES REQUÉRANT DES COMPÉTENCES PRAXIQUES AUTRES QUE L’ECRITURE

Colorier dans un cadre

-Placer correctement des éléments dans une figure (gommettes..

Relier des points

-Répondre dans des tableaux à double entrée

-Poser des opérations

-Géométrie, géographie

Se repérer dans le cartable, sur la table

 

La lecture

La lecture réclame 2 fois plus d’énergie à un élève dyslexique.
Faciliter la lecture:

Avec des filtres de couleur, des règles, des caches…

Faciliter la lecture: si le document est sur clé : utiliser le logiciel Lire Couleur pour couper les mots : découpage syllabique pour faciliter le déchiffrage.

Le petit lapin
Faciliter la lecture:

Épurer les documents :éviter tous les « distracteurs » (document neutre : sans dessin, etc..), limiter la quantité d’écrits par document.

Réduire la quantité à lire

Présentation des textes:

° Police Arial, Opendys, (police sans empattements)

°Taille caractère : 14

°Interligne de 2

°Espacement entre les caractères: sélectionner le texte à « espacer » puis clic droit/caractère/position/espacement/étendu : 2 à 3

°Texte aligné à gauche (pas de présentation justifiée!)

La copie

La copie est une activité  TRÈS coûteuse: beaucoup d’énergie pour un résultat souvent médiocre.

TOUJOURS se demander : QUEL EST L’OBJECTIF D’APPRENTISSAGE?

Et éviter les tâches qui ne relèvent pas de cet objectif.

 

→Donner des documents polycopiés (entier ou à compléter)

→Utiliser les surligneurs pour les mots importants :

-dans les consignes

-dans une leçon: les mots clés à retenir

→Faire des photocopies agrandies des exercices (notamment en étude de la langue) :

-faire entourer, surligner les réponses directement sur l’exercice

pas de copie de consignes ou d’énoncé: si besoin d’écrire n’écrire que la réponse en fonction de l’objectif d’apprentissage (ne faire écrire que les verbes conjugués par exemple)

→ Dans un énoncé de problème:

 

Quelques conseils généraux

◊Favoriser le par-coeur (orthographe, calcul mental,…)
◊Favoriser le canal auditivo-verbal (visuel..)
◊Limiter l’écrit et aménager la lecture.
◊Limiter l’usage des tableaux, des outils géométriques.
◊Utiliser tout ce qui guide l’écrit : marges surbrillantes, lignes aérées, grilles à opération..
◊Aide organisationnelle (sac, casier, agenda,…)
◊Aide aux manipulations (plier, découper, coller,….)
◊Aménager la durée/la longueur des exercices.
→Aider dans ces tâches lui permettra d’accéder à tâches plus complexes telles que la compréhension, le raisonnement…
Les lignes colorées: 

La lecture : (logiciel lire couleur) 

pour les enfants dyspraxiques, surligner les lignes en alternant les couleurs

 

Opérations : 

Numération : 

Conseils généraux pour la prise en charge des élèves dysphasiques

◊ CONSEILS GÉNÉRAUX EN EXPRESSION ORALE 

Ne pas faire répéter pour qu’ils se corrigent mais reformuler correctement leur message.

= pour leur donner une bonne forme sonore du mot.

→ Donner individuellement et lentement la consigne

Ne pas surcharger d’infos sonores, segmenter les consignes orales (pour éviter qu’il oublie une partie de la consigne)

→ Insister sur le mot accompagné d’un exemple : cela l’aidera à mémoriser le mot oralement

 

Différenciation trouble du langage oral élémentaire

Quelques pistes de différenciation pour des élèves présentant:
→des difficultés syntaxiques
→des difficultés dans l’utilisation du langage d’évocation→
→manque du mot

 

COMPREHENSION :

Afin d’appuyer la mémoire verbale: frise chronologique pour les histoires?

ECRIT (DICTEE,….)

Travail de phonologie/transcription de mot avec appuis gestuels (Borel-Maisonny) pour les sons qu’il confond ou qu’il ne maîtrise pas bien à l’oral.

Retrouver des phonèmes ou des syllabes manquantes dans des mots à trous.

Permettre à l’enfant de se relire en chuchotant.

VOCABULAIRE

Enrichissement à l’aide d’un cahier de vocabulaire personnel à compléter soit: 

par thème

par famille

par nature (utilisation des couleurs, de pictogrammes..)

 

Travail théâtral, enregistrements, lecture pour les enfants non lecteurs d’autres classes…
Laisser à disposition ses aides : dans un cahier mémoire, un sous main (qui doit évoluer en fonction de ses besoins…)

Différenciation troubles du langage oral maternelle

Quelques pistes de différenciation pour des enfants de maternelle   possédant une bonne compréhension orale mais

Inintelligibles

Agrammatiques

Asyntaxiques

 

La conscience phonologique

 

  • Les activités de repérage de phonèmes dans un mot ou une syllabe mettent l’élève en difficulté.

 

  • S’appuyer sur des moyens visuels (ceux de l’orthophoniste si possible pour éviter de multiplier les supports)

 

Mettre en valeur avec des couleurs le phonème à identifier :

Morgane

avril

mars

papa

 

Voir la chaîne parlée concrètement va aider l’enfant à structurer sa syntaxe orale
Favoriser une entrée précoce dans la lecture par exemple avec les alphas:

Etiquettes avec la planète des alphas  

 

Etiquettes avec les gestes Borel Maisonny :

L a méthode des jetons : avancer un jeton à chaque mot énoncé

(TOUJOURS S’APPUYER SUR LE VISUEL! formes, couleurs)

Utilisation de codages couleurs (type grammaire en couleur) et utiliser des pointages  pour marquer chaque mot de la phrase.

Lors de la lecture d’albums, utiliser une frise chronologique avec les principales étapes de l’histoire pour appuyer l’évocation.