|
|
|
C'est la menace d'un
événement qui cause de très graves dommages
à un grand nombre de personnes, aux biens ou à l'environnement.
Ces dommages peuvent se produire tout de suite ou longtemps après.
C'est un événement tellement grave qu'il produit
une situation de crise : l'organisation des secours demande beaucoup
de personnes et des moyens exceptionnels.
Il y a 2 types de risques majeurs
Les risques naturels :
Inondations, mouvements de terrain, avalanches, séismes,
incendies de forêt.
Les risques technologiques :
Les risques provoqués par les activités humaines,
installations industrielles (sites chimiques ) installations nucléaires,
barrages, transport de matières dangereuses.
Les risques en région Rhône-Alpes
La région comprend un certain nombre de départements
montagneux : Isère, Savoie, Haute-Savoie, Ardèche...
où existent des risques naturels importants : crues torrentielles,
chutes de rochers, avalanches, ainsi que les risques d'inondations
provoquées par une rupture de barrage.
Les risques particuliers de Modane
-Inondation avec enjeu humain
-Mouvement de terrain avec enjeu humain
-Tremblement de terre avec enjeu humain
-Avalanche sans enjeu humain
-Transport de matières dangereuses avec enjeu humain
(c'est à dire avec des risques de victimes humaines)
Evénements reconnus catastrophe naturelle à Modane
|
-en juillet 87 -août 87 -février 90 -décembre 91 -juin 94 -septembre 93 |
![]()
|
Le risque de crue
Une crue est une augmentation du débit d'un cours d'eau
dépassant plusieurs fois le débit moyen qui peut
être à l'origine d'inondations.
Les inondations causent plus de 50% des catastrophes naturelles
: en moyenne 20 000 morts par an dans le monde. En France 7600
communes sont concernées par les inondations soit 2 000
000 de personnes qui peuvent avoir leur maison emportée
par un torrent et risquent de mourir noyées. En France
la crue qui a fait le plus de dégâts au 20 ième
siècle fut celle du Tarn à Montauban en 1930 : 200
morts ,10 000 sinistrés, 3 000 maisons détruites,
11 grands ponts emportés. Il y eut 17 mètres de
montée des eaux en 24 heures et des hauteurs de submersion
de 7 mètres en ville.
La prévention
" Mieux vaut prévenir que guérir
"
La protection active
Ce qu'il faut c'est empêcher les cailloux, rochers, terre...
d'être emportés par l'eau, en plantant des arbres,
de la pelouse qui les retiennent. Les feuillages amortissent la
force des eaux de pluie. Les racines maintiennent les particules
fines : argiles, petits graviers ... Les reboisements sont indispensables
pour la régularité du régime des eaux. La
forêt peut réduire les pointes de crues de près
de 70 % et elle augmente la capacité de rétention
du sol. L'objectif à long terme est de restaurer la végétation
qui assure une protection permanente contre l'érosion,
mais c'est impossible sur certains versants rocheux. Ils alimentent
régulièrement en matériaux le bassin de réception.
Il faut donc utiliser des protections passives.
Les protections passives (pour
rectifier le lit naturel du torrent)
Ces mesures servent à stabiliser les berges et d'une manière
générale à retenir les matériaux apportés
par le torrent ainsi qu'à limiter l'eau qui coule en surface
: revégétalisation sur les rives grillagées,
garnies de terre et plantées d'espèces herbacées
ou arbustives.
Les seuils et les barrages ralentissent l' eau
et obligent le torrent à déposer ses matériaux
.
Ce sont des ouvrages de correction des ravines : ce sont des seuils
qui font obstacle, en travers de la ravine, à tous les
matériaux transportés par les filets d'eau. On plante
à l'amont de ces seuils des espèces végétales
adaptées pour résister à l'érosion
.
Les plages de dépôt servent à ralentir
un écoulement chargé de matériaux pour que
le torrent les dépose.
Cette plage doit être mise à l'entrée du cône
de déjection. C'est un élargissement artificiel
du torrent pour faire une zone de stockage des laves torrentielles
provoquées par des ravinements exceptionnels ou des glissements
de berge.
Une plage de dépôt doit être nettoyée
régulièrement.
Des digues sur les côtés et un barrage filtrant à
la fin, ferment souvent la plage de dépôt.
| Les digues de protection ce sont des murs à paroi verticale pour éviter que l'eau creuse sous les berges, pour empêcher les risques d'inondation sur les cultures et les habitations. |
![]()
|
Prises en comptes du risque dans l'aménagement du
territoire
C'est la meilleure prévention passive : il ne faut pas
aller construire sur des endroits dangereux pour ne pas risquer
des vies humaines ou des biens.
Le DDRM ( dossier départemental des risques majeurs ) décrit les risques recensés dans le département et répertorie pour chaque commune, les risques auxquels elle est soumise.
Le PPR (plan de prévention des risques naturels) établi par l'état, délimite une zone rouge inconstructible car dangereuse, une zone bleue constructible sous certaines conditions, une zone blanche, sans risques, donc constructible.
La surveillance
L'objectif est de surveiller les torrents pour deviner l'approche
de la crue et prévenir la pollution. Les possibilités
de mise en oeuvre des mesures de prévision, d'alerte, d'évacuation
en matière de crues torrentielles, toujours subites et
immédiates, sont cependant toujours très difficiles
à réaliser.
Que doivent faire les habitants d'une zone à risques ?
|
Avant :
Pendant l'inondation:
Après: |
|