Crue de l'Arc de 1957
 


Causes de la crue
Un vent doux, le foehn (appelé la Lombarde en Maurienne), a provoqué une fonte rapide des neiges.
Depuis le début du mois de juin, des pluies énormes ont fait monter les rivières.
Dans la journée du 13 juin la température a grimpé de 8 à 30 degrés.
Le débit de l'Arc, habituellement de 150 mètres cubes seconde, a quintuplé.
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L'Arc en furie sous le pont Emile Charvoz

 

L'Arc envahit les magasins à Fourneaux
 
Déroulement de la crue

Jeudi 13 juin, la pluie diminue, un vent chaud fait fondre la neige en Haute-Maurienne, les torrents grossissent de façon inquiétante. L'Arc charrie de nombreux troncs d'arbres, puis l'eau pénètre dans les caves des maisons riveraines à Fourneaux et à Modane. Pendant la nuit, l'Arc continue à monter.
Vendredi 14 juin, vers 2 heures du matin, la sirène retentit, l'Arc a monté de plus de 3 mètres en quelques heures. Il quitte son lit et envahit les rues jusqu'à Fourneaux.
Dégâts
Au pont du Charmaix, les eaux du torrent et celles de l'Arc refluent dans les rues et font sauter les canalisations. Les habitants sont privés d'eau mais aussi d'électricité et de téléphone. Vers 4 heures du matin, quelques Modanais voient passer le pont de bois de la Glaire qui a été emporté par les eaux furieuses. Le torrent traverse les entrepôts des caves à vin et à charbon. Les commerçants voient flotter leurs marchandises. L'immeuble d'Arthur Mestrallet s'effondre dans l'eau. Le stade a été complètement envasé et les barrières emportées.

 
Troncs d'arbres apportés par l'Arc sur le pont de Modane Gare

 

Sauvetage en barque par les pompiers
Réactions des habitants
Des sauveteurs en barque aident les occupants des immeubles à évacuer leurs habitations. Les sapeurs-pompiers, les C.R.S, la gendarmerie, l'armée, la Croix-Rouge, le Secours en Montagne apportent leur aide à la population sinistrée.
Les autorités départementales viennent par hélicoptère, se rendre compte de l'évolution des événements. Le maire de Modane rappelle les mesures d'urgence en faveur des sinistrés : ouverture d'un centre d'hébergement, distribution de repas, fabrication de passerelles...
Réparations
Après ces inondations désastreuses, il faut rétablir les lignes téléphoniques et électriques, les voies ferrées et les routes. Partout on travaille sans arrêt. La boue se transforme en poussière en séchant. Les hommes et les femmes chaussés de bottes en caoutchouc, et armés de pelles, dégagent les magasins et les caves.


Traversée de la route nationale grâce à un câble

 

La RN6 envahie par les eaux de l'Arc
Travaux de prévention
Pour prévenir ces inondations, il faudra des digues le long de l'Arc. Les premiers ouvrages sont réalisés dans le lit du Charmaix dès 1959. Les travaux pour l'endiguement de l'Arc commencent en mars 1962. Au cours de ceux-ci, les ouvriers rencontrent de nombreuses difficultés dues à la proximité des immeubles construits en bordure des rives, au froid intense de l'hiver, aux infiltrations d'eau, au sous-sol parfois constitué de bancs de sable. Les travaux se terminent en 1964.


 

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