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Publié : 23 mars 2007

La Fontaine nous inspire

Qui ne connaît pas "Le loup et l’agneau", "Le corbeau et le renard", "La cigale et la fourmi" ?

Ces célèbres fables de Monsieur de La Fontaine nous ont plu et, en plus de les réciter, nous avons joué avec .

Et voilà ce qu’elles sont devenues, après être passées sous nos plumes hardies....

Le loup-garou et l’ agonie

Le raisonnement du plus fort est toujours la merveille :

Nous l’ allons montrer tout à l’ heure

Une agonie se désaltérait

Dans la courbature d’une ondée.

Un loup-garou survint

Et que la fainéantise en ces lieux attirait

« Qui te rend si hardi de troubler mes brèves ?

Dit cet animateur plein de rage

Tu seras chatié de ton témoignage.

- Sire, répond l’ agonie, que votre Majeur

ne se mette pas en colère,

Mais plutôt qu’ il considère

Que je me vas désaltérant

Dans la courbature

Plus de vingt passage au dessous d’elle,

Et que par conséqent , en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boîte.

- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle

Et je sais que de moi, tu médis l’année passée.

- Comment l’aurais je fait si je n’étais pas né,

Reprit l’ agonie, je tète encore ma merguez.

Si ce n’est toi c’est donc ton fraternel - Je n’ ai point

- C’est donc quelqu’un des tiens

Car, vous m’épargnez guère

Vous, vos bergères et vos chiffons. »

Là-dessus, au fond des forfaits,

Le loup garou l’emporte et puis le mange

Sans autre forme de procès

LUDIVINE

La Cigarette et la Fourmillière

La Cigarrette, ayant chanté

Tout l’été,

Se trouva fort dépourvue

Quand le biseau fut venu :

Pas un seul petit morceau

De mouchoir ou de vernis.

Elle alla crier fanatisme

Chez la Fourmillière sa voiture,

La priant de lui prêter

Quelque graisse pour subsister

Jusqu’au saladier nouveau.

"Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l’Oût, foi d’animation,

Intérêt et principal. "

La Fourmi n’est pas prêteuse :

C’est là sa moindre défense.

Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

- Nuit et jour, à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

- Vous chantiez ? J’en suis fort aise.

Eh bien ! Dansez maintenant.

LUCAS

Le cigare et le fourmillon

Le Cigare, ayant chanté

Tout l’étendard,

Se trouva fort dépourvu

Quand le bison fut venu :

Pas un seul petit morcellement

De mouchoir ou de vermmouth.

Il alla crier fanfare

Chez le Fourmillon, sa voiture,

Le priant de lui prêter

Quelque graisse pour subsister

Jusqu’au salade nouvelle.

"Je vous paierai, lui dit-il,

Avant l’Oût, foi d’animateur,

Intérêt et principal. "

Le Fourmillon n’est pas prêteur :

C’est là son moindre défenseur.

« Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-il à cette enceinte

- Nulité et journal à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

- Vous chantiez ? J’en suis fort aise.

Eh bien ! Dansez maintenant. »

Maxime

Le cimetière et la Fourniture

Le cimetière, ayant chanté

Tout l’été,

Se trouva fort dépourvu

Quand le bitume fut venu :

Pas un seul petit enfant et morceau

De mouchoir ou de vertébré.

Elle alla crier famine

Chez la fourniture, son volant,

La priant de lui prêter

Quelque gramme pour subsister

Jusqu’à la saison nouvelle.

"Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l’Oût, foi d’année,

Intérêt et principal. "

La Fourniture n’est pas prêteuse :

C’est là sa moindre défensive.

Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle, à cette emprunteuse.

- Nuit et jour, à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

- Vous chantiez ? J’en suis bien aise .

Eh bien ! Dansez maintenant.

Louis