Les cinq frères chinois
Classe CE2 C

Un conte inventé par les CE2 de Cathy

Article mis en ligne le 11 juin 2007
dernière modification le 3 juillet 2007
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Les cinq frères chinois

Il était une fois cinq frères chinois qui se ressemblaient comme cinq
gouttes d’eau.

Ils habitaient avec leur mère dans une maisonnette non loin de la plage.
L’Aîné des frères chinois pouvait avaler la mer. Le Second des frères chinois avait un cou en fer. Le Troisième des frères chinois avait des jambes qui s’allongeaient... qui s’allongeaient...

Le Quatrième des frères chinois ne pouvait pas être brûlé. Et le Cinquième des frères chinois pouvait retenir son souffle... indéfiniment.

Tous les matins l’Aîné des frères chinois partait à la pêche. Quel que soit le temps, il rapportait toujours au village quantité de beaux et rares poissons qu’il vendait à bon compte au marché.

Un jour, comme il revenait du marché, il rencontra un petit garçon qui lui demanda de l’emmener pêcher avec lui.

- C’est impossible, dit l’Aîné des frères chinois.

Mais le petit garçon le supplia tant et si bien qu’il finit par consentir.

- A une condition, dit-il, c’est que tu m’ obéiras en tout et sur-le-champ.

- Oui, oui, le petit garçon le promit.

Le lendemain matin de bonne heure, l’Aîné des frères chinois et le petit garçon s’en allèrent
à la plage.

- N’oublie pas de m’obéir en tout et sur-le-champ, dit l’ Aîné des frères des chinois. Reviens dès que je te ferai signe de revenir.

- Oui, oui, le petit garçon le promit.

Alors l’ Aîné des frères chinois avala la mer. Les poissons se trouvèrent à sec, et la mer découvrit ses trésors. Le petit garçon était ravi. Il courait de-ci de-là, sur le fond de la mer, remplissant ses poches de coquillages bizarres, d’algues fantastiques et de galets étranges. Tout en retenant la mer dans sa bouche, l’ Aîné des frères chinois fit sa récolte de poissons près du bord. Bientôt, il se sentit fatigué. C’est très difficile de retenir la mer ! Alors, il fit signe au petit garçon de revenir bien vite, mais le petit garçon fit comme si de rien n’était.
L’ Aîné des frères chinois agita les bras comme pour dire « Reviens ! » C’est le petit garçon qui s’en moquait ! Il s’éloigna davantage.
Alors l’Aîné des frères chinois sentit que la mer montait en lui et fit des gestes désespérés pour rappeler le petit garçon. Mais le petit garçon lui fit des grimaces et s’enfuit encore plus loin.
L’Aîné des frères chinois retint la mer si longtemps qu’il croyait éclater. Mais tout à coup la mer déborda de sa bouche, retourna à sa place... et le petit garçon disparut.
Quand l’ Aîné des frères chinois revint seul au village, on l’arrêta et on le mit en prison.
Il fut jugé et condamné à être décapité. Le matin de l’exécution, il dit au juge :

- Juge, je voudrais bien aller dire adieu à ma mère.

- Ce n’est que juste dit le juge.

Alors l’ Aîné des frères chinois s’en alla chez sa mère et le Second des frères chinois retourna au village à sa place.
Une grande foule était rassemblée sur la place du marché, pour assister à l’exécution.
Le bourreau saisit son sabre et frappa un grand coup. Mais le Second des frères chinois se releva et sourit. C’est celui qui avait un cou en fer ! On pouvait bien essayer de le décapiter !
Tout le monde était mécontent et on décida qu’il fallait le noyer.
Le matin de l’exécution, le second des frères chinois dit au juge :

- Juge, je voudrais bien aller dire adieu à ma mère.

- Ce n’est que juste, dit le juge.

Alors le Second des frères chinois s’en alla chez sa mère et le Troisième des frères chinois retourna au village à sa place.
On le fit monter à bord d’un navire qui leva l’ancre aussitôt et fit voile vers la haute mer.

Il vit un requin et il lui lança un poisson perroquet. Le requin voulut le remercier et il cassa la coque. Tous périrent noyés sauf le Troisième des frères chinois qui revint sur le rivage grâce à ses jambes qui s’allongeaient. Tout le monde était mécontent et on décida de le brûler.
Le matin de l’ exécution, le Troisième des frères chinois dit au juge :

- Juge, je voudrais bien aller dire adieu à ma mère.

- Ce n’est que juste, dit le juge.

Alors le Troisième des frères chinois s’en alla chez sa mère et le Quatrième des frères chinois retourna au village à sa place.
On l’attacha sur un poteau puis au pied on mit du bois, de la paille, de l’essence et on alluma le feu. Mais le lendemain, le juge alla voir le condamné. Là ,il vit qu’il n’était pas mort.
Tout le monde était fâché. On décida de le couler. Le jour de l’exécution, le Quatrième des frères chinois demanda au juge :

- Juge je voudrais bien aller dire adieu à ma mère.

- Ce n’est que juste, dit le juge.

Alors, le Quatrième des frères chinois s’ en alla chez sa mère et le Cinquième des frères chinois retourna au village à sa place.
Alors on fit accrocher un boulet au pied du Cinquième des frères chinois qui retint son souffle indéfiniment. Petit à petit, les algues collèrent sur la chaîne du boulet et les poissons commencèrent à manger les algues. Au bout d’un moment la chaîne se brisa. Le condamné remonta à la surface, puis il rejoignit le village. Quand le juge le vit revenir il fut désespéré.

- C’est impossible de le tuer, dit-il. J’abandonne il est trop fort.

Ensuite, le juge dit au frère chinois :

- Il n’est peut être pas trop tard pour aller sauver l’enfant !

Alors le Cinquième des frères chinois, accompagné de ses quatre frères s’en allèrent sauver l’enfant qui s’était échoué sur l’île.
Les Cinq frères chinois revinrent avec l’enfant. Et le juge décida de fêter cet événement avec toute la ville.

L’enfant s’excusa auprès des frères chinois pour tout ce qu’ils avaient subi à cause de lui et devint d’une sagesse exemplaire.

Et toutes les habitudes reprirent.

Amelie

Classe de CE2 C

Ines
Rémi


Forum
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Les cinq frères chinois
Patrick - le 18 décembre 2017

Bonjour
je trouve que le fait de dire que ce conte était inventé par votre classe de CE2 est un peu déplacé.
j’ai 60 ans et il faisait parti de mes lectures préféré lorsque j’en avais 8.....


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