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Publié : 20 janvier 2015
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Quelques pistes pour lire/dire des histoires en anglais

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Lire, dire des histoires en anglais

1. Ce que peuvent apporter les histoires :

  • Des supports différents pour aborder ou réinvestir la langue et ses caractéristiques (lexique, structures, types de phrases, phonologie),
  • Des moments de langue orale plus longs,
  • Une entrée dans l’écrit et la production d’écrit,
  • L’exercice de compétences transversales (écouter, imaginer, mémoriser, faire des hypothèses, anticiper...),
  • Le plaisir de l’histoire à savourer ensemble,
  • Des ouvertures sur d’autres disciplines,
  • Une ouverture sur des aspects culturels. L’album est un document authentique,
  • Une pratique différente de la langue, on sort du réel et du quotidien, on peut ainsi être dans l’imaginaire,
  • Un accent authentique quand les histoires sont aussi présentées sur K7 audio ou vidéo,
  • Un regard sur la littérature d’autres pays.

2. Questions à se poser quand on découvre une histoire :

  • Quel intérêt y trouve-t-on pour le lexique, les structures, la phonologie, les aspects culturels ?
  • Le niveau de langue est-il adapté aux compétences des élèves ?
  • La structure du texte facilite-t-elle la compréhension ?
  • Les illustrations sont-elles une aide ?
  • Le texte a-t-il besoin d’être simplifié ? Attention alors à ne pas aller trop loin et à détruire ainsi son intérêt.
  • Est-ce que le livre (exemple : the snowman de R. Briggs) devient le seul support d’activités ? Ou bien sert-il de découverte, de renforcement (autre illustration du lexique ou de la structure) ou de réactivation ?
  • Quand il y a une K7 audio, quel peut être son intérêt ?

Comme pour toute séance, penser à :

  • Repérer le lexique à connaître au préalable,
  • Repérer les structures,
  • Fractionner les apprentissages,
  • Envisager les prolongements possibles (lien avec d’autres disciplines, théâtralisation, réemploi de la structure dans un autre contexte...) Il faut de plus s’entraîner à lire ou dire le texte et veiller à rendre le moment où on écoute l’histoire le plus convivial possible.

3. Quelques exemples d’exploitation d’histoires.

Pour chaque activité, les lettres entre parenthèses font références aux compétences de Listening, Speaking, Reading et Writing.

In a dark, dark town, extrait de Storytelling with children

Intérêts linguistiques : lexique de la ville et de la maison, structure « there is », formes de « go », place de l’adjectif.

Activités :

  • Suivant les besoins, présenter les mots nouveaux ou réactiver les mots connus à l’aide des flashcards tirées du livre.
  • Raconter l’histoire en utilisant les flashcards, les élèves sont invités à participer en se joignant au conteur dès qu’ils ont repéré la récurrence du texte. (L, S)
  • Faire deviner ce qu’il y a dans le "cupboard". Le questionnement peut être structuré et les élèves peuvent alors être amenés à d’abord définir à quelle classe (objets de la maison, animaux, nourriture, vêtements...) le nom appartient. Les élèves à tour de rôle peuvent prendre le rôle de conteur et de meneur en préparant l’objet ou l’image cachée. (L, S)
  • Cette histoire peut devenir, pour quelques semaines, le rituel qui précède la présentation des nouvelles flashcards ou celui qui introduit le moment dédié aux histoires. Les élèves racontent par groupes ou individuellement tout ou partie de l’histoire ce qui fait travailler l’attention, la mémorisation et la réactivité. (S)
  • La structure du texte peut être utilisée pour en inventer un autre avec un lexique différent. En montrant le fonctionnement des « lift the flap books » genre Spot de Eric Hill, les élèves peuvent fabriquer un livre qu’ils pourront lire à une autre classe (exemple sur le thème de Noël : "in a bright, bright town, there was a big, big house. In the big, big house there was a green, green Chistmas tree. Under the big, big Christmas tree, there was a small, small present..."). Suivant les compétences des élèves on peut leur proposer de remettre le texte dans l’ordre avec un modèle, de compléter un texte à trous ou d’écrire le texte avec l’aide du texte d’origine et du nouveau lexique. (S, R, W) Cette activité permet un lien avec le titulaire de la classe qui pourra prendre en compte la partie illustrations et montage du livre.

1, 2, 3 to the zoo, de Eric Carle
Livre sans texte.

Intérêts linguistiques : lexique des animaux sauvages, les chiffres de 1 à 9, les couleurs, le pluriel des noms et plus, suivant la façon de raconter. Exemples : What can you see in the next wagon ? 2 hippos ... ou In the train, there are three tall giraffes, two big blue hippos and one huge grey elephant ... ou A little mouse is visiting a train. In the first wagon she says hello to the elephant. In the second wagon she talks to two hippos ...

Activités :

  • Situer l’histoire en annonçant qu’on va aller au zoo. Faire faire des hypothèses sur les animaux du livre. Si les élèves n’en connaissent aucun, le livre remplace les flashcards et permet donc de les présenter. (S)
  • Raconter l’histoire suivant les compétences des élèves. (L, S)
  • Faire redonner l’ordre d’apparition des animaux, leur nombre. (S)
  • Organiser un jeu oral ou écrit de vrai ou faux, exemple : There are four lions. True or false ? Ce sont les élèves qui posent les questions. (L, S ou R, W)
  • Organiser un class survey avec la question « What’s your favorite animal ? » et faire construire le tableau à double entrée par les élèves. (L, S, R, W)
  • Faire prolonger l’histoire en rajoutant des wagons. (S)
  • Changer la destination du train pour changer de lexique ; a train is going to the farm. (S)
  • Faire dessiner un zoo en mettant des pancartes sur les différents enclos ou cages. (W, R)
  • Se mettre d’accord sur un texte à écrire ensuite. (L, S, R, W)
  • Pour rester au zoo « Sam who never forgets » de Eve Rice permet de revoir ces animaux et d’entrer dans une histoire avec des illustrations qui en facilitent la compréhension. La découverte du livre se fait en plusieurs étapes. Une première partie peut aller par exemple jusqu’au mot « seal », dans laquelle une compréhension globale doit être atteinte et une attention particulière portée sur les échanges verbaux ou sur les verbes...

Goodnight moon de Margaret Wise Brown

Intérêts linguistiques : rimes, pluriel des noms.

Activités :

  • Prérequis : les pièces de la maison. Faire émettre des hypothèses sur la pièce dans laquelle se déroule l’histoire à partir de la couverture. Le titre est caché. Montrer la première page de l’histoire pour la réponse. En profiter pour faire décrire la chambre. (S)
  • Présenter avec des flashcards le lexique nécessaire puis lire l’histoire. Pendant la lecture les élèves ont chacun une flash card à montrer quand ils entendent le mot correspondant. (L)
  • S’arrêter à la page « goodnight room » et expliquer que l’auteur va dire bonsoir à d’autres choses en les groupant par deux. Demander quelles flashcards vont être groupées. A la fin de la lecture, demander quel peut être le titre du livre. (L, S)
  • Proposer un jeu de loto (à partir de la photocopie de la chambre et des éléments importants) pour mémoriser les nouveaux mots, il faut que l’élève annonce bien le mot sans montrer l’image pour qu’il y ait un travail sur la langue. Les cartes peuvent aussi servir à un jeu type mémory, les paires seront constituées des mots qui riment. Les jeux ainsi construits peuvent être utilisés plusieurs fois puis proposés plus tard pour une réactivation. (L, S)
  • Faire inventer une autre histoire de ce type exemple « Good morning kitchen » à dire. (L, S)

Pour avoir des informations complémentaires sur le storytelling, consulter le document écrit par Gail ELLIS etJean BREWSTER "Tell it again", à votre disposition dans toutes les circonscriptions. Ce document propose des exploitations pédagogiques d’albums authentiques ainsi que leur enregistrement sur cassette audio.