Par : Elisa
Publié : 25 octobre 2015
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Giacometti en CM2 (1)

Mercredi 14 Octobre 2015

Les semaines passant à toute allure, nous avions commencé à étudier en classe, fin septembre, un artiste contemporain. Nous avons terminé aujourd’hui.

C’est à la suite de la lecture d’un album, "L’ange disparu" de Max Ducos (auteur dont un des livres fait partie de la sélection du prix des Incorruptibles 2016), que nous avons fait connaissance avec l’artiste en question.
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Le héro de cet album, à la poursuite d’un petit ange, part à l’aventure dans les tableaux d’un musée, aidé par de nombreuses oeuvres.
Une de ces oeuvres l’aide tout particulièrement : il s’agit d’une sculpture...

A partir de cet album, nous nous sommes donc intéressés à une sculpture du célèbre sculpteur suisse Alberto Giacometti : "L’homme qui marche".

Il s’agit d’une sculpture en bronze, grandeur nature (elle mesure 1,80 mètre).
En la décrivant, les enfants ont noté qu’elle ne représentait personne en particulier car on ne distingue pas le visage ni aucun détail permettant de connaître son identité. Certains ont trouvé qu’il ressemblait un peu à une momie car il semble n’avoir que la peau sur les os.
Ils ont bien saisi le mouvement de la marche, buste incliné en avant. Mais ils ont trouvé les bras et les jambes d’une longueur surprenante, d’autant que les bras pendent et sont un peu ballants.
Lorsque j’ai annoncé que cette oeuvre datait de 1947, un garçon de la classe a compris que cet être décharné représentait peut être un déporté de la Shoah.

Pour autant, Giacometti a travaillé très longtemps sur d’autres productions filiformes et longilignes, aux membres disproportionnés.
Voilà, "La main" et "Le nez" en 1947 :

Puis, "L’homme qui chavire" et "Quatre femmes sur socle" en 1950.

"Grande femme" en 1960 :

Aujourd’hui, après cette analyse de l’oeuvre de cet artiste suisse, mes élèves se sont lancés dans la création d’une sculpture au fil de fer. Et cela les a bien mis dans l’embarras : il a fallu un long moment avant qu’ils ne s’autorisent à plier, torsader, enrouler... Heureusement, après de nombreux encouragements, ils sont tous parvenus à se lancer.
Ils ont pour consigne de mettre en mouvement deux personnages dont l’action les lie ensemble. Pour le moment, peu sont parvenus à commencer à enrouler du scotch autour du fil. Mais jeudi, lorsque ils auront terminés, nous pourrons mieux apprécier leur création.