Vous êtes ici : Accueil > Le rendez-vous des parents > Le goûter à l’école > Textes à méditer sur le goûter à l’école
Publié : 5 août 2006
Format PDF Enregistrer au format PDF

Textes à méditer sur le goûter à l’école

2 votes

Texte 1


Quand le goûter fait debat

Il y avait un grand absent lors de la rentrée 2004 dans certaines écoles : le petit goûter de 10 heures ! En effet, dans le cadre de la prévention des problèmes de surpoids et d’obésité touchant les enfants, le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche s’est penché sur le sujet et a remis au printemps 2004 une circulaire à l’intention des directrices et directeurs d’écoles, lesquels, après concertation avec l’équipe pédagogique, ont pris une décision sur le maintien ou non d’une collation matinale.

En 1954, le gouvernement Mendès-France proposait de revaloriser le lait et la limonade. Cette initiative était alors une des mesures mises en place pour lutter contre les états de carence et de malnutrition chez les enfants mais aussi pour lutter contre l’alcoolisme. C’est également de cette époque là que date la distribution gratuite de lait aux enfants de l’école. Il est difficile de dire si l’objectif recherché fut atteint toujours est-il que vingt ans plus tard cette initiative a été remise d’actualité et ce, cette fois, afin de faire face aux excédents de la production laitière.

Les écoles et plus particulièrement les maternelles offraient un lieu de choix : en dehors de l’aspect pratique, c’était aussi un moyen d’habituer les enfants à consommer du lait dans l’espoir de leur donner des « habitudes » qu’ils garderaient à l’âge adulte ! De plus, la lait s’inscrivait parfaitement dans l’image emblématique de la petite enfance ce qui facilitait la démarche. En réponse à cela, les écoliers y trouvaient là un agréable moment, ludique de surcroît puisque c’était les grands débuts des briques individuelles que l’on boit à la paille !

Quant aux enseignants, ils y voyaient une activité nouvelle, un moment de convivialité où l’on réunissait tous les élèves autour d’une table. Mais, le rituel du goûter a changé. Les aides européennes à la distribution gratuite de lait ont été réduites, et certaines municipalités ont dû renoncer. Désormais ce sont les enfants qui apportent un goûter individuel, ou il est commun et ce sont les enseignants qui font le partage. C’est le moment du « petit goûter », de la « collation » ou encore du « 10 heures ». C’est l’instant du « grignotage institutionnalisé » diront certains professionnels de la santé. Quoiqu’il en soit, en réponse aux problèmes de surpoids et d’obésité des enfants qui touchent également le pays, en mars 2004, le ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche faisait parvenir une circulaire à toutes les écoles de France et de Navarre pour faire part de ses orientations en matière de politique de santé en faveur des élèves et dont l’objet n’était autre que la « fameuse » collation matinale. Depuis, la rentrée dernière fut ponctuée d’informations diverses, de décisions différentes en fonction des équipes pédagogiques et de leur responsable.

SENSIBILISATION AUX PROBLEMES D’HYGIENE ET DE SANTE

En premier lieu, dans sa circulaire, le ministère rappelait les principes régissant l’organisation générale des activités à l’école maternelle et soulignait que « l’accueil, les récréations, les temps de repos et de sieste, de goûter ou de restauration scolaire sont des temps d’éducation. Ils sont organisés et exploités dans cette perspective par ceux qui en ont la responsabilité. »

La question de la collation matinale ne peut donc être uniquement liée aux questions de surpoids et d’obésité. Dans cette même circulaire, le ministère rappelait « le rôle primordial » des familles en ce qui concerne « les rythmes alimentaires de l’enfant ». Parmi les recommandations, il était signalé que la collation matinale à l’école n’est « ni systématique ni obligatoire » et « qu’aucun argument nutritionnel ne [ la] justifie ». Toutefois, au vu des conditions de vie des enfants et des familles « qui peuvent entraîner des contraintes diverses », une « offre alimentaire diversifiée » peut être proposée aux élèves dès leur arrivée à l’école. Eau, jus de fruit, lait, fruits et pain sont vivement conseillés au mépris des biscuits, viennoiseries, sodas et autres « produits à forte densité énergétique riches en sucre et en matières grasses ». De façon toujours officielle, il est également prévu dans le cadre des programmes de l’école primaire, « une sensibilisation aux problèmes d’hygiène et de santé ».

L’éducation au goût, au rôle de l’alimentation dans le maintien d’une bonne santé restent déterminant. D’ailleurs, la récente semaine du goût a, une fois de plus, rencontré un grand succès : découverte de l’amer, du sucré ou du salé, fabrication du pain, visite d’une boucherie....chaque région de France a offert aux petits et grands l’occasion de découvrir ou de redécouvrir les plaisirs de la bouche.

La circulaire ministérielle se terminait par l’importance de l’incitation à la prévention. Des outils de dépistage ont été mis à la disposition des médecins et des infirmières scolaires « afin d’être utilisés lors des bilans de santé et des dépistages infirmiers ».

AMELIORER L’ETAT NUTRITIONNEL ET PREPARER A UNE MEILLEURE QUALITE DE VIE

En janvier 2004, l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ), rendait un avis à la direction générale de la santé suite à une demande d’évaluation relative à la collation matinale à l’école. Dans son compte-rendu, le comité d’experts spécialisé « nutrition humaine » notifie que les habitudes alimentaires acquises au cours de l’enfance et de l’adolescence « ont une influence majeure sur les comportements ultérieurs ». Deux études montrent que la proportion d’enfants en âge scolaire ne prenant pas de petit déjeuner à la maison est inférieure à 10 % et que la collation telle que proposée actuellement « ne permet pas de prendre en compte la diversité des situations particulières des enfants ». En outre, l’enquête montre que la « prise d’une collation matinale n’a pas d’incidence sur une éventuelle réduction des apports caloriques du petit déjeuner et des repas suivants (déjeuner et goûter).

En revanche, elle entraîne une augmentation significative de l’apport calorique journalier d’environ 4 % ». Dans son rapport, l’AFSSA dément également la croyance de « l’hypoglycémie » de fin de matinée que la collation permettrait de contrecarrer. Il s’avère que ce fameux « coup de barre » n’est autre qu’un moment de fatigue et non un malaise lié à une forte baisse de la glycémie. En conclusion, l’AFSSA considère que la collation du matin à l’école « de par sa composition, son horaire, son caractère systématique et indifférencié, n’est pas justifié et ne constitue pas une réponse adaptée à l’absence du petit déjeuner ». La volonté d’augmenter la consommation de fruits devrait se retrouver dans le cadre de « repas structurés » afin de ne pas favoriser le grignotage. L’AFSSA incite également à « ne distribuer qu’aux seuls enfants qui ne l’auraient pas pris, et ce dès son arrivée à l’école et avant le début de la classe, un petit déjeuner équilibré dont la composition serait conforme aux instructions de la circulaire sur la restauration scolaire ». Enfin, une « éventuelle association entre des activités pédagogiques et une prise alimentaire, visant notamment à stimuler la consommation de fruits, est envisageable de manière ponctuelle, par l’organisation de repas structurés éducatifs, mobilisant non seulement les enfants mais aussi les familles ».

MALADRESSES NUTRITIONNELLES OU LOBBIES AGROALIMENTAIRES ?

Dans la revue Médecine et enfance, Vincent Boggio du CHU de Dijon, souligne que « manger c’est davantage que sentir et goûter ». Le goûter de 10 heures est parfois légitimé au nom de l’éducation, de l’apprentissage au goût et à l’alimentation équilibrée, ce qui suppose donc « que l’alimentation de l’enfant à la maison n’est pas satisfaisante, donc que les parents sont de mauvais nourriciers, ce qui mérite d’être évalué... ». Le rythme des repas dépendent des civilisations et des « habitudes sociales ». Toutefois, « la physiologie du comportement alimentaire enseigne que l’organisme « apprend » aisément et inconsciemment à ingérer à chaque repas les calories dont il a besoin jusqu’au repas suivant, à condition que le rythme des repas d’un jour à l’autre soit régulier ».

Dans une société de l’abondance alimentaire, il semble complexe de corriger les insuffisances ou les maladresses. Certains nutritionnistes ou professionnels de la santé, considèrent ce débat comme un faux débat. Aux questions de santé publique, à l’inquiétante augmentation de l’obésité chez les enfants, ils pointent le doigt vers les lobbies de l’industrie agroalimentaire qui auraient leur part de responsabilité. La plupart s’accorde à souligner le rôle évident et l’impact de la famille dans l’éducation nutritionnelle.

Quelques jours après la rentrée scolaire, les mêmes mamans inquiètes de la suppression du goûter faisaient remarquer non sans satisfaction que leur progéniture avait fait davantage honneur au repas ... Au-delà du petit goûter, ce sont bien les habitudes alimentaires qui sont remises en cause. Il s’agit vraisemblablement de retrouver l’équilibre sans perdre le plaisir.

Lisa JAMESON


Texte 2


Pas de collation à l’école !

La collation matinale dans les écoles serait-elle un facteur de surpoids pour les enfants ? D’après les experts en nutrition, la réponse est oui. La pause traditionnelle de 10 heures s’est transformée en un véritable petit-déjeuner à base de biscuits, céréales et boissons sucrées. De quoi inquiéter les parents...

16 % des enfants souffrent d’obésité en France. Face à ce fléau, un nouveau responsable est pointé du doigt par les autorités publiques : la collation distribuée dans les écoles. Une pratique à mieux contrôler ?

Une pause à la dérive...

Les experts de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ont tranché : la collation proposée aux enfants dès la maternelle apparaît "non justifiée et ne constituant pas une réponse adaptée à l’absence de petit déjeuner"*. L’encas du matin est même "à l’origine d’un excès calorique qui ne peut que favoriser l’augmentation de la prévalence de l’obésité".
Pourtant, la collation de 10 heures ne devait être à l’origine qu’une simple "pause lait". Proposée par Mendès France dans les années cinquante, elle visait à lutter contre les carences en calcium chez les plus jeunes. Aujourd’hui, cette collation est moins justifiée car la déficience en calcium n’existe pratiquement plus chez les enfants de 4 à 12 ans. De plus, la pause s’est transformée en un véritable petit déjeuner ; le lait s’accompagnant généralement de produits à haute densité énergétique comme des biscuits, des gâteaux ou des barres chocolatées, trop riches en glucides simples et en lipides. Ainsi, la "pause goûter" matinale entraîne une augmentation de l’apport calorique journalier d’environ 4 % !

A chacun sa collation !

Autre constat : les études montrent que seulement 7 % des enfants de 3 à 5 ans arrivent à jeun en classe. Pour tous les autres, cette pause entraîne une multiplication inutile du nombre de prises alimentaires qui encourage le grignotage. L’Afssa a donc estimé que la prise alimentaire de 10 heures dans le cadre scolaire n’était pas fondée "de par sa composition, son horaire, son caractère systématique et indifférencié".
Cette collation devrait être distribuée à l’arrivée en classe, entre 8h30 et 9h. Ce qui donnerait la possibilité à ceux qui n’ont rien mangé de tenir jusqu’au déjeuner,et à ceux qui ont déjà pris un petit-déjeuner de ne pas se surcharger. Dans l’idéal, il faudrait vérifier par exemple, l’absence de petit déjeuner le matin ou l’indice de masse corporelle des enfants, comme le propose l’Afssa. Mais ces règles semblent difficilement applicables en pratique.

Un petit déjeuner équilibré avant tout !

L’important est d’inculquer de bonnes habitudes alimentaires aux enfants, et ce dès le plus jeune âge. Cette éducation passe avant tout par le cadre familial et peut être couplée à des activités d’éducation nutritionnelle à l’école. En fait, la solution repose sur la prise d’un vrai petit-déjeuner équilibré à la maison. Pour attaquer la journée en pleine forme, trois produits sont indispensables : un laitage, un produit céréalier, un fruit (ou jus de fruit), sans oublier une boisson.
La lutte contre l’obésité infantile est devenue indispensable. Un premier effort avait été initié dans les écoles en modifiant l’offre des produits des distributeurs automatiques : des fruits et de l’eau avaient remplacé les barres chocolatées et les sodas. Reste à revoir le contenu de la collation... et aux parents d’être attentifs aux pratiques propres à chaque établissement !

Caroline Bourganel


Texte 3


COLLATION MATINALE A L’ECOLE

Références :
- Courrier DESCO B4/NN/CK du 25 mars 2004
- Circulaire N° 2003-210 du 1er décembre 2003 (Santé des élèves : Programme quinquennal de prévention et d’éducation)

www.afssa.fr

www.inpes.sante.fr

www.sante.gouv.fr

L’un des axes prioritaires du programme quinquennal de prévention et d’éducation (Circulaire citée en référence) concerne l’éducation à la nutrition et à la prévention des problèmes de surpoids et d’obésité. Un certain nombre de mesures sont préconisées. Il était précisé que l’opportunité et la composition de la " collation de 10 heures " feraient l’objet d’une saisine de l ’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, (AFSSA) afin de disposer de tous les éléments scientifiques sur cette question.

La Direction générale de la Santé a saisi l’AFSSA, sur demande de l’enseignement scolaire. Cette demande s’inscrivait dans les objectifs du Programme National Nutrition Santé (PNNS), concernant l’interruption de l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité, actuellement estimé à 16% des enfants d’age scolaire.

A l’issue de cette expertise, le ministère de l’éducation nationale a adressé des recommandations aux écoles, concernant l’organisation, les horaires, le contenu de cette collation, les actions d’éducation nutritionnelle et de prévention :

1 - La collation en milieu scolaire :

Les principes régissant l’organisation générale des activités à l’école maternelle font l’objet d’un développement important dans le cadre des programmes d’enseignement de l’école primaire (BO N°1 du 14 février 2002) Il est notamment rappelé que " l’accueil, les récréations, les temps de repos et de sieste, de goûter ou de restauration scolaire sont des temps d’éducation. Ils sont organisés et exploités dans cette perspective par ceux qui en ont la responsabilité " La question de la collation matinale, tout comme d’autres activités en rapport avec l’alimentation, ne peuvent être uniquement liées aux problèmes de surpoids et d’obésité, même si cet objectif de santé publique demeure prioritaire ? Les dimensions éducative, sociale et culturelle ainsi que les diversités locales, qu’elles soient d’ordre géographique ou socio-économique, doivent être prises en compte à l’école ; Il faut rappeler que les familles ont un rôle primordial en ce qui concerne les rythmes alimentaires de l’enfant, en particulier pour le petit déjeuner, et qu’il convient d’établir un lien étroit avec elles pour harmoniser les différentes prises alimentaires organisées à la maison et à l’école. Une information pourra associer les personnels de santé de l’éducation nationale et les partenaires extérieurs compétents dans ce domaine. La question des sollicitations financières ou en nature demandée aux parents sera abordée dans ce cadre. Il est nécessaire de mener une concertation avec les collectivités locales qui sont très impliquées dans la fourniture de denrées (lait etc...) pour la collation à l’école primaire.

2 - Les recommandations :

2.1 Les horaires et la composition de la collation :

La collation matinale à l’école, telle qu’elle est organisée actuellement, n’est ni systématique, ni obligatoire ; Aucun argument nutritionnel ne justifie la collation matinale de 10 heures qui aboutit à un déséquilibre de l’alimentation et à une modification des rythmes alimentaires des enfants.

Cependant, compte tenu des conditions de vie des enfants et des familles qui peuvent entraîner des contraintes diverses, il peut être envisagé de proposer aux élèves une collation dès leur arrivée à l’école maternelle ou élémentaire et, dans tous les cas, au minimum deux heures avant le déjeuner. Il apparaît en effet nécessaire, tout en rappelant les principes forts qui découlent de l’avis de l’AFSSA, de laisser aux enseignants une marge d’interprétation afin de s’adapter à des situations spécifiques.

Les boissons ou aliments proposés aux élèves doivent permettre une offre alimentaire diversifiée favorisant une liberté de choix, en privilégiant l’eau, les purs jus de fruits, le lait ou les produits laitiers demi écrémés, le pain, les céréales non sucrées, en évitant les produits à forte densité énergétique riches en sucre et matières grasses ( biscuits, céréales sucrées, viennoiseries, sodas) Ce moment de collation proposera, chaque fois que possible, des dégustations de fruits qui peuvent également intervenir lors du déjeuner ou du goûter.

2.2 Les autres prises alimentaires à l’école maternelle ou élémentaire :

D’autres moments de la vie de l’école, hors du déjeuner et du goûter, sont l’occasion de prises alimentaires supplémentaires : goûters d’anniversaire, fêtes de Noël, carnaval ou de fin d’année... Ces évènements festifs qui intègrent un apport alimentaire offrent, lorsqu’ils gardent leur caractère exceptionnel, un moment de convivialité, de partage et de diversité des plaisirs gustatifs, en même temps qu’ils créent des liens avec les familles le plus souvent associées à leur préparation. Il est cependant souhaitable de ne pas les multiplier et de les regrouper par exemple mensuellement, afin d’éviter des apports énergétiques excessifs.A l’école élémentaire, il faut également être vigilant aux prises alimentaires lors des récréations.

3.- Les actions d’éducation nutritionnelle et d’éducation au goût

Il est prévu, dans le cadre des programmes de l’école primaire, une sensibilisation aux problèmes d’hygiène et de santé : régularité des repas, composition des menus (cycles 1 et 2), actions bénéfiques ou nocives des comportements, notamment dans l’alimentation (cycle 3) En appui des enseignements, il est nécessaire de développer des actions nutritionnelles, d’éducation au goût et à la consommation. Des écoles ont déjà mis en place de tels projets, que ce soit dans le cadre des classes à projet artistique et culturel (PAC), des classes de découverte ou transplantées. D’autres projets impliquent la collaboration entre les écoles, les collectivités locales et les professionnels de soins.

La restauration scolaire doit aussi permettre de mener des actions d’éducation à la nutrition, de faire découvrir aux enfants des aliments et des saveurs qu’ils n’ont pas toujours l’occasion de découvrir à la maison. L’élaboration des menus pourrait être l’occasion d’une collaboration plus étroite avec les familles. Cette éducation nutritionnelle doit être également, pour plus d’efficacité, complétée par un volet lié à l’activité physique afin de maintenir un équilibre entre les apports nutritionnels et les dépenses énergétiques.

Diverses ressources documentaires et pédagogiques sont à disposition des enseignants pour mener ces actions : le catalogue du SCEREN et le pédagothèque santé de l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES)

4.- Les actions de repérage et de prévention des problèmes de surpoids

Il convient par ailleurs de compléter les actions d’éducation par des actions de prévention.

A cette fin, le repérage et la prise en charge des élèves en surpoids ou obèses est renforcé. Des outils de repérage - disque Indice de Masse Corporelle (IMC) et courbes de poids- ont été mis à disposition des médecins et des infirmières de l’Education nationale afin d’être utilisés lors des bilans de santé et des dépistages infirmiers. Les familles dont les enfants présentent un problème de surpoids ou d’obésité seront avisées et conseillées, si elles le souhaitent, pour une éventuelle prise en charge par les professionnels du réseau de soins.

Pour conclure, la question de la collation matinale s’inscrit dans une approche éducative globale contribuant à un enjeu majeur de santé publique. C’est pourquoi il est important que chacun dispose d’une information scientifiquement valide, compréhensible de tous et indépendante, afin que les élèves puissent bénéficier d’actions concrètes et visibles visant à améliorer l’état nutritionnel et à les préparer à une meilleure qualité de vie à l’age adulte.

Répondre à cet article

2 Messages

  • > Textes à méditer sur le goûter à l’école
    0 vote

    Décembre 2006, par denise9

    effectivement vous parlés de la collation de 10 h00 , mais qu’en ait -il du gouter de 15h00.

    certains enfants ne mangent pas correctement à la cantine pour diverses raisons « manque d’appétit, pas l’habitude de manger seule pour les plus petits, aspect du repas, goût... »

    certaines directrices d’établissements se réservent le droits de supprimés le goûter de 15 h00 après la sieste.
    sont elles autorisés à le faire ?
    d’autre part certains enfants prennent le bus scolaire ce qui les retardes considérablement pour prendre le gouter chez eux. un enfant qui à déjeuner à 12h00 (rapidement la plupart du temps) peut il tenir jusqu’à 17h00 ?

    qu’en ait-il des gazs intestinaux et des ballonnements chroniques. je m’inquiète car c’est le cas de mes filles quand elle ne mangent pas suffisemment.

    Répondre à ce message

    • > Textes à méditer sur le goûter à l’école
      0 vote

      Décembre 2006, par Christophe GILGER

      Je répondrai par deux questions :

      Est-il vraiment indispensable de manger deux heures après le déjeuner (qui se termine normalement vers 13 heures) ?

      Le manque d’appétit à 12 heures ne viendrait-il pas d’un goûter pris à 10 heures ? (barre chocolatée, gâteaux...)

      Et oui, je pense qu’un enfant peut tenir jusqu’à 17 heures, même jusqu’à 19 heures. Il vaut mieux qu’il mange bien pendant les repas, et dans ce cas il n’est pas nécessaire qu’il grignotte entre.

      Mais ma réponse n’est pas celle d’un spécialiste de la nutrition, c’est une réponse de parent et d’enseignant qui a été interpelé sur ce sujet voilà trois ou quatre ans grâce à de nombreux écrits de spécialistes dont les propos allaient dans le sens de la suppression des grignottages entre les repas.
      Après, je pense qu’il faut respecter chaque cas individuel et chaque situation individuelle (ce que vous précisez) et donc aménager les conseils des nutritionnistes en fonction de problèmes médicaux, mais les conseils d’un médecin devraient être très utiles dans ces cas-là.

      Répondre à ce message