Publié : 27 juin 2006
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Une guerre peu ordinaire

Texte primé au concours des nouvelles médiévales d’Yvoire

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Texte primé au concours des nouvelles médiévales d’Yvoire

En l’an de grâce 1333, au mois d’octobre, Jean de Crécy, clerc du comte de Savoie Aymon arrive à Ivoire.

Ce jour-là, il pleuvait des cordes. Alors, qu’il passait devant le four banal, puis le moulin du seigneur, il aperçut une assemblée de gardes qui l’attendait.

Le lieutenant des gardes lui demanda ce qu’il venait faire à Ivoire. Messire Jean répondit qu’il venait de la part de leur suzerain qui avait grand besoin d’archers, de chevaliers et d’une troupe de soldats. Alors, ils le conduisirent à leur seigneur.

Ils entrèrent par la porte de Rovorée, passèrent devant l’église et arrivèrent devant le château. Ils franchirent le pont-levis, la herse et débouchèrent dans la cour.

Dans la grande salle du château, Jean discuta longuement avec le châtelain qui accepta la proposition de son suzerain.

Peu après, Jean reprit sa route, après avoir franchi la porte de Nernier.

Arrivé à Chambéry, au château du Comte de Savoie, il lui fit part de la réussite de sa mission. On fit une grande fête en son honneur.

Mais, pendant ce temps, Rodolphe, seigneur de Bourgogne, préparait ses meilleurs soldats car il voulait s’emparer de la Savoie.

Une dizaine de jours plus tard, une colombe apparut devant la muraille du château de Chambéry avec un message. Elle se posa sur l’épaule d’un garde qui alla trouver le comte et lui remit le message.

Au vu du message, il arma le plus d’hommes possible. Son vassal, le seigneur d’Ivoire, fut averti et il envoya une troupe ; mais elle fut coincée par des brigands qui grouillaient dans les bois.
Alors, le comte Aymon dut trouver une ruse pour pallier au manque d’hommes...

Lorsque l’armée de Rodolphe arriva devant le château de Chambéry, ce dernier fit sonner la charge. Mais, chose étrange, il n’y avait personne sur les remparts du château. Un peu surpris, Rodolphe ne se laissa pas impressionner. Il franchit la première enceinte par la porte principale qui était ouverte. Puis, d’un coup, elle se referma. Il était pris au piège avec un petit groupe de ses soldats. Il essaya de combattre, mais, au bout d’une heure, il dut se rendre.

Le plus étrange dans cette histoire, c’est que, trois jours plus tard, les deux comtes, Aymon et Rodolphe, festoyaient ensemble et étaient liés comme les deux doigts de la main.

Que s’était-il passé ? Cela, c’est une autre histoire...

Louis-Gabriel Ely (9 ans), CM1