Vous êtes ici : Accueil > Mon cartable > Nos petits débats philosophiques (Classe de CE2/CM1)
Publié : 24 juin 2018
Format PDF Enregistrer au format PDF

Nos petits débats philosophiques (Classe de CE2/CM1)

2 votes

Questions du jour : Peut-on rire de tout ?

Lily-Rose : Non, pas sur certaines choses (ex : les moqueries).
Elanur : Non, car si tu as un accident, que tu es loin de tes proches, ce n’est pas rigolo.
Timothy : On ne peut pas rire de tout. Il y a des choses sur lesquelles on peut rire, mais on ne peut pas rire sur ce qui est grave.
Marie : Non, il ne faut pas rire de tout ; car on peut blesser le cœur de quelqu’un. Exemple : un ami a perdu sa tante ou un autre proche. Si tu ris de tout, tu peux perdre tes amis et faire mauvaise impression.

Débat :
Je suis d’accord avec Timothy. Si une personne meurt, ce n’est pas rigolo ; se casse une jambe, ce n’est pas rigolo ou a un cancer, ce n’est pas rigolo. Non, on ne peut pas rire de tout.
Je suis d’accord avec Lily-Rose. Par exemple, si quelqu’un se moque d’un élève, cela lui fera mal.
Je suis d’accord avec Marie. Si dans la rue, quelqu’un tombe et que tu rigoles, cela le blessera encore plus. C’est plein de choses, dont on ne doit pas rire et pas seulement des moqueries.
Je pense comme Marie. Une personne est déjà suffisamment triste, si sa maman est à l’hôpital. En riant, tu vas perdre son amitié et, en plus, si c’est ta seule amie, tu te retrouves seul(e) ; donc tu es puni(e) par ta bêtise.
Je ne suis pas d’accord avec Lily-Rose. On ne peut pas rire des moqueries seulement. On ne doit pas rire non plus des blessures, de la maladie, de la mort.
Je suis d’accord avec tous. Si on rit de choses sérieuses, on peut blesser quelqu’un et en riant, cela peut nous amener à être raciste ou sexiste.
Même si quelqu’un fait l’imbécile dans la classe, c’est pas rigolo. Ça distrait, ça donne mal à la tête.
Je suis d’accord avec Sophie ; car si on rit, cela encourage ceux qui font des bêtises.
Je trouve intéressant ce que Sophie et Maria ont dit sur le racisme et l’encouragement de ceux qui font les imbéciles. Je n’y avais pas pensé.
En riant des autres, il peut aussi se blesser de sa bêtise en tombant et finir à l’hôpital.

Distribution d’une photo montrant 4 amies qui se moquent de l’une d’elles.
Peut-on rire de ce qui porte atteinte à une personne ?
On ne doit pas se moquer sur le physique d’une personne.
C’est dangereux, car l’autre personne va croire ce qu’on lui dit et elle peut se suicider. C’est très grave.
Je suis d’accord avec Marie. Si tout le monde lui dit : « T’es grosse ! », c’est comme si on excluait cette personne à cause de son physique.
La personne, dont on s’est moquée, peut aussi avoir envie de se venger et commettre des attentats.

Questions du jour :
- Est-ce important d’aller à l’école ? Pourquoi ?
- L’école ne sert-elle qu’à apprendre ?

L’école, c’est important pour apprendre à lire, à calculer...à se bâtir un avenir.
L’école ne sert qu’à apprendre, à recevoir l’enseignement des professeurs.

Je suis d’accord, c’est important d’aller à l’école car on apprend des choses qui nous serviront plus tard pour avoir un métier enrichissant.
Mais je ne suis pas d’accord avec ton 2ème point : l’école ne sert pas qu’à apprendre, mais aussi à se lier d’amitié ; se faire des ami(e)s.

Si je n’allais pas à l’école, je m’ennuierais car je n’aurais pas d’amis.

L’école sert aussi à jouer : on peut se rencontrer pour s’amuser en récréation.

L’école sert à apprendre, mais aussi à s’étonner et à comprendre les choses de la vie.

Moi, j’ai été étonné : j’avais un peu peur de changer de classe et j’ai été étonné le jour de la rentrée de ne pas avoir peur.

Question du jour : Pourquoi faut-il faire du sport ?

- On fait du sport pour être en bonne santé. C’est bon pour le cœur.

- Si on ne fait pas de sport, c’est mauvais pour la santé et on peut avoir des cancers et plein d’autres maladies.

- Il existe des sports pour travailler certaines parties du corps : les pieds, les jambes, les bras…

- Ça fait travailler les muscles.

- On gagne des muscles, alors on est en bonne santé.

- Moi, je ne suis pas d’accord : avoir de gros muscles, ce n’est pas toujours signe d’être en bonne santé. Certains utilisent des produits dopants pour augmenter les cellules rouges pour avoir plus d’oxygène. Le sang s’épaissit. Cela provoque un blocage, le sang ne circule plus ; donc ça peut être grave.

- C’est vrai, si on injecte des produits dans le corps qui sont mauvais, ça comprime les organes, le cœur s’accélère et on peut faire un arrêt cardiaque.

- En plus, trop de muscles, c’est pas beau !

- Moi, je pense qu’il faut juste en faire un peu. Il faut que cela soit équilibré, sinon cela devient mauvais.

- Je suis d’accord, mais certains font du sport pour maigrir, pour être en bonne santé.

- C’est vrai, tout le monde n’aime pas le sport. Mais ils en font parce qu’ils sont gros.

- Moi, je fais du sport (du foot) pour m’amuser ; mais aussi pour être en bonne santé.

- Je suis d’accord avec ce qui a été dit, mais je pense que faire du sport, ça aide à réfléchir, à être plus précis (ex : le golf). C’est souvent une passion.

- Certains font du sport, juste pour faire du sport…

- (Le mot de la fin) : Quand on fait du sport, c’est aussi pour se faire des amis.

Questions du jour : Qu’est-ce que la gentillesse ?

4 enfants ont lancé le débat à partir de leur réflexion :
Maria : C’est être calme, aider les personnes, respecter les personnes, ne pas
couper la parole.
Elanur : C’est quand quelqu’un partage son goûter et ne fait presque jamais de la
méchanceté.
Mahmut : C’est le contraire de la méchanceté. Quand on est sympa, pas raciste.
Timothy : Être gentil, c’est quand on ne se tape pas les uns sur les autres.

- Je suis d’accord avec Mahmut ; mais être gentil, ce n’est pas seulement ne pas être raciste. Il faut aussi respecter les autres, car on peut faire des connaissances.
- Moi, je suis d’accord avec Maria, mais je pense qu’il faut se respecter soi-même, pour être gentil et respecter les autres. Et je suis aussi d’accord avec Mahmut, il ne faut être ni violent, ni sexiste, ni raciste.
- Se moquer des autres, ce n’est pas gentil car ça blesse.
- Il faut penser aux autres pour être gentil.
- Si je m’aime moi, j’aimerai les autres.
- Respecter les autres, c’est bien ; mais aider quelqu’un, c’est également bien car cela te fait du bien. Tu auras une récompense.
- C’est vrai, quand une vieille dame a des difficultés pour traverser, il faut l’aider pour que cela soit moins dangereux pour elle. Mais on n’a pas besoin de demander une récompense, sinon ce n’est plus de la gentillesse.
- Je ne suis pas d’accord avec Maria. Pour moi, être une personne agitée ne veut pas dire, ne pas être gentil. Ma copine, elle bouge beaucoup ; elle est un peu excitée, mais elle est gentille.
- Finalement, je ne suis plus d’accord également avec Maria car être calme, ce n’est pas toujours un signe de gentillesse. On peut être calme et gentil ou être calme et pas gentil en disant un propos raciste.
- En plus, quelqu’un de calme, de trop sérieux, on ne peut pas rigoler.
Elanur, qu’est-ce que tu entends par : « ne fait presque jamais de la méchanceté » ?
- Des personnes peuvent avoir mal agi dans leur vie et ensuite se racheter en faisant des choses gentilles.
- Je suis d’accord avec Elanur. Il faut aussi regarder le bon côté des choses, car on a tous commis des erreurs.

Qu’est-ce que ce débat vous a appris ?
- Ce débat m’a appris plus de choses sur la gentillesse :
La gentillesse, c’est respecter les autres et soi-même. Il faut également partager et prêter nos objets… La gentillesse, c’est aussi respecter, accepter les différences des autres.
- Pour être gentil, il faut penser aux autres.

Question du jour : Qu’est-ce qu’un héros ?

Morgan : Je ne sais pas.
Nicolas : C’est une personne qui sauve des gens.
Gabriel : C’est une personne qui sauve des gens, qui aide et prend soin de la vie des autres.
Liloo : C’est celui qui sauve des gens.

A partir de ces 4 réflexions, on lance le débat :

- Je suis d’accord avec Gabriel, car le héros, c’est celui qui est toujours là.
- Je suis aussi d’accord, mais je veux rajouter quelque chose : c’est aussi pour sauver les animaux (notamment ceux en voie de disparition), les pauvres et pas seulement les personnes en danger.
- Un héros, c’est quelqu’un qui sauve des vies humaines ou animales ou fait des choses qu’on apprécie. Par exemple, le Général Pétain, pendant la 1ère Guerre Mondiale. C’était un héros, car il a permis aux soldats de vivre dans de meilleures conditions.
- Moi, je voudrais savoir comment il (le héros) fait pour sauver des vies ?
- Il aide une vieille dame en difficulté, lorsqu’elle veut traverser une route.
- Il existe différentes façons de sauver des vies, cela dépend si ce sont les pompiers, le SAMU. Ils prennent des risques. Même si les pompiers sont bien équipés, si leur équipement a un défaut, ils risquent leur vie.
- Imagine le feu dans une maison. Ils viennent en aide à une personne en danger.
Ils prennent le risque d’être brûlés.

Question de la maîtresse : Un héros doit-il se mettre forcément en danger pour sauver des vies ?

- Non, le général Pétain ne s’est pas mis en danger en essayant de protéger les soldats. Il leur a donné à manger, les a écoutés. Il n’y a pas de risques.
- Tu as dit qu’un héros aide des personnes en difficultés. Mais la maîtresse est-elle une héroïne si elle aide des enfants en difficultés ?
- Oui, pour la personne aidée. Pour cette personne, elle est une héroïne ; mais pas pour les autres.
- Ça peut-être une héroïne aussi pour les autres, car elle leur apprend des choses.
- Je ne suis pas d’accord. Pour les autres, elle n’est pas forcément une héroïne, même si elle leur apprend des choses.

Voici ce qui a été noté par une élève en conclusion :

« Un héros est une personne qui ne fait pas de différences, ni religieuses, ni sexistes, lorsqu’il sauve des vies humaines. C’est également une personne qui sauve les animaux. Mais un héros ne doit pas mettre sa vie en danger. »

Est-ce que l’imagination est à l’infini ?

(Question posée par une élève)

- Morgan : Je pense que oui, car on réfléchit.
- Théo L. : Oui, car plus on grandit, on apprend des choses et on en imagine d’autres.
- Sophie : Oui, l’imagination est à l’infini, sauf si on est enfermé dans une prison ou dans notre tête ou qu’on nous oblige à penser à autre chose.
- Gabriel : Peut-être oui ou peut-être non, car qui le sait. Il faudrait des années de recherches et les spécialistes ne le savent peut-être pas.

Débat :
- Je ne suis pas d’accord avec Morgan. On ne réfléchit pas, c’est la 1ère chose qui nous vient dans la tête. Un mot évoque des émotions.
- Je suis d’accord avec Théo. Plus on grandit, plus on apprend des choses et on ne pense pas forcément aux mêmes choses toute notre vie.
- Plus on grandit, plus l’imagination est développée.
- Gabriel a raison. On ne peut pas prouver si l’imagination va à l’infini. Personne ne le peut.
- C’est vrai, les scientifiques ne savent pas tout et personne ne le sait.
- Les scientifiques ne savent pas à quoi l’on pense.
- Je suis d’accord avec Gabriel et Sophie ; en plus quand on imagine, on peut être triste car cela ne se passera pas comme on l’a imaginé. On ne peut pas savoir s’il existe une fin à l’imagination car chacun a une imagination différente.
- En plus, il y a toujours de nouvelles idées, qui peuvent changer au cours de la vie.
- On ne pourra jamais savoir si l’imagination va à l’infini. Il faudrait beaucoup de temps.
- A mon avis, on peut toujours imaginer, donc l’imagination est à l’infini.
- Des fois l’imagination, cela a des effets négatifs : par exemple, pour tuer quelqu’un ou faire du mal. Cela peut nous rendre triste, comme dit Marie, si on n’a pas fait ce qu’on voulait.
- Moi, je me demande ce qu’est l’imagination ?
- Pour moi, c’est un mot qui évoque des sentiments.
- C’est comme si on inventait, un petit peu, quelque chose.
- C’est un rêve.
- Ce sont nos idées, nos pensées que l’on invente.
- L’imagination, cela peut-être autre chose que la réalité et les écrans coupent l’imagination au lieu de la développer, car ce sont les idées de la télé (celles qu’on veut nous obliger à avoir) et pas forcément les nôtres.
- C’est le fait de se poser des questions.
- Ce sont des idées pour le futur.
- Par exemple, l’art utilise l’imagination ; donc cela peut aller à l’infini.
- Elle est à l’infini pour certaines personnes, ceux qui s’intéressent, et moins pour d’autres, notamment ceux qui ne sortent pas de leur petit monde.

Juin 2018