Le commerce extérieur français

 

La France en crise, une conjoncture délicate, un gouffre en guise de déficit …

Combien de titres de ce genre sont parus dans la presse ces derniers mois ?

Pourtant il est un domaine dans lequel la France ne cesse d’être excédentaire : il s’agit des échanges extérieurs.

En effet, jusqu’en 1991, le déficit extérieur était une constante de notre économie. Et puis depuis 1992 la situation s’est inversée, au point qu’en 1996 l’excédent français s’élevait à plus de 122 milliards de francs.

Mais qu’est-ce au juste que le commerce extérieur ?

Il s’agit du rapport d’équilibre entre les importations et les exportations de marchandises pour un pays. (définition)

Le fait que, la France soit désormais très largement excédentaire dans ses échanges, est-il vraiment un atout ou un indice de déséquilibre économique ?

Nous tacherons de répondre à cette question en examinant tout d’abord l’évolution des échanges extérieurs, de 1975 à nos jours ;

Quelles sont les forces et les faiblesses du commerce extérieur ? (annonce du plan)

I Evolution du commerce extérieur français (dans la première partie on délimite dans le temps le sujet et l'on regarde les chiffres puis on fait une analyse du graphique)

1 (Mise en évidence de deux périodes 1975-1991 1992-?)

2 Les raisons de ce changement

Le commerce extérieur de la France a enregistré cette année un nouveau record. Cette amélioration, qui se produit pour la troisième année consécutive, s'explique par les progrès de la compétitivité. Mais ces chiffres appellent quelques précisions.

Quelle envolée ! Quasiment 10 % de mieux en un an, 20 % en deux ans. Il ne s'agit pas des taux de croissance de quelque pays d'Asie du Sud-Est, mais des exportations de la France au cours des deux dernières années. Cette forte progression efface d'un coup les mauvais résultats de 1993, liés au recul d'activité en Europe et à la dévaluation compétitive des monnaies italienne, anglaise et espagnole. Et comme, dans le même temps, les importations progressent un peu plus lentement, l'excédent commercial augmente de façon spectaculaire, dépassant en 1995 pour la première fois le seuil symbolique des 100 milliards de francs. Sources alter éco 1996

Cette compétitivité a été obtenue par la maîtrise de l’inflation, la restructuration de l’appareil productif

II Les forces et les faiblesses du commerce extérieur (derrière un chiffre global (agrégat) il est intéressant d'analyser ces chiffres plus en détail. Cette étude peut se faire par produit par secteur géographique)

Les nouveaux pays industrialisés sont bons clients

Mais les chiffres nous apprennent aussi à relativiser la question de la concurrence des pays à bas salaires. Certes, cette dernière existe bel et bien : au cours des dix dernières années, la part des importations en provenance des Nouveaux pays industrialisés d'Asie (Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hongkong, mais aussi Thaïlande, Malaisie et Chine) a sensiblement progressé. Mais les exportations à destination de ces " économies dynamiques d'Asie ", comme les appellent les économistes, ont davantage progressé que les importations. Le déficit à l'égard de la Chine n'est qu'apparent, puisque plus que compensé par un excédent à l'égard de Hongkong, qui joue en fait le rôle de porte d'entrée officieuse sur le marché chinois.

La crise de l’Asie du sud Est devrait se traduire par une réduction des excédants

La France est bien insérée dans l’économie mondiale

En dix ans, la part des importations en provenance des autres pays de l'Union européenne a progressé de dix points, preuve, s'il en est besoin, que le processus d'intégration économique se poursuit à marche renforcée. Il ne faut cependant pas se méprendre : cette intégration ne s'appuie pas sur les mécanismes théoriques de division internationale du travail dont il est question dans les manuels ou chez Ricardo (1). Certes, il y a spécialisation, mais elle joue à l'intérieur de chaque branche sous la forme de spécialisations croisées : nous importons des voitures de forte puissance et nous exportons des voitures de faible puissance. Nous exportons des tubes cathodiques et nous importons des imprimantes pour ordinateurs. Voilà qui diffère fortement de l'insertion internationale du Japon, dominant sur une dizaine de branches (automobiles, appareils de reproduction du son...) et quasiment absent sur les autres. C'est cette diversité de l'appareil productif français qui explique que nous ayons l'impression d'être peu présents sur les marchés internationaux alors que, pourtant, la France exporte deux fois plus par habitant que le Japon.

Une force qui devient une faiblesse

Il existe un domaine, pourtant, où notre pays dispose d'une spécialisation forte : celui des armes. Nous étions le troisième exportateur mondial dans ce secteur. Il faudra s'habituer à parler à l'imparfait, car l'effondrement des ventes à l'exportation est spectaculaire. On pourrait s'en réjouir : hélas, il s'agit moins du tarissement du marché que de sa transformation. Les acheteurs délaissent les chars, au profit des explosifs, des mitraillettes ou des mines anti-personnel. La guérilla des pauvres remplace la guerre froide. Et sur ces nouveaux marchés, les producteurs potentiels sont infiniment plus nombreux et nettement moins coûteux...

(On peut mettre en évidence ces forces et faiblesse par : Zone géographique, par secteur d’activité

Globalement le commerce extérieur français ne présente pratiquement plus de faiblesses

Certes, le taux de couverture avec l'OCDE hors Union européenne n'est passé que de 87 % à 94 % entre 1988 et 1996, mais, parallèlement, les échanges avec les pays d'Asie en développement rapide ont été rééquilibrés (le taux avoisine désormais presque 110 %). Idem pour les échanges avec l'Union européenne. Seuls deux pays européens affichaient un excédent à l'égard de la France en 1997 (la Finlande et l'Irlande), contre sept en 1988. L'amélioration du taux de couverture vis-à-vis des pays de l'Est est également sensible.

D'un point de vue sectoriel, l'amélioration du taux de couverture a touché presque tous les secteurs exportateurs. L'un des principaux points forts, les produits de l'industrie agroalimentaire, s'est consolidé l'excédent a presque sextuplé depuis 1988 (il a atteint 60 milliards en 1997) et son taux de couverture s'est accru à 138 % (contre 111 Parallèlement, le déficit du secteur des biens d'équipement professionnel (- 25 milliards de francs en 1988) s'est mué en un excédent de plus de 50 milliards de francs en 1997. Enfin, les échanges se sont rééquilibrés pour les biens de consommation courante et les biens intermédiaires. Alter éco mars 98

Conclusion (on peut élargir le sujet )

Est-ce un indicateur de bonne santé économique ? Pour les entreprises certainement. Pour les salariés c’est moins sûr puisque la consommation intérieure reste faible, les salaires n’augmentent pas et le nombre de chômeurs reste élevé

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