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[RETOUR]
Phase
1 :·
sensibilisation en classe entière ( 1 heure )
Présentation par l’enseignant du sens de l’ECJ : quelles démarches,
pour quels objectifs..? une réflexion sur l’exercice de la démocratie, exige
de la part de l’enseignant un effort d’informations auprès des élèves
afin de leurs permettre d’émettre des choix en connaissance de cause - donc
en tant que « citoyens avertis ».
·
choix collectif d’un thème parmis les cinq du programme officiels, puis
d’un sous-thème. 1 ) -
Consignes fournies aucours de la scéance :
« Choisissez parmi les cinq thèmes celui qui vous intéresse »
:
®
courte présentation du sens de chaque thème par l’enseignant afin de
permettre un vote averti
®
vote à bulletin secret -- choix du sujet commun à la majorité relative
-- le deuxième thème sera traité par la suite
thème choisi :
LES RISQUES NATURELS 2 )
- choix du sous-thème :
brain-storming : « citez trois faits auxquels vous associez
un risque naturel »
«
regroupez-vous par deux, puis par trois et
selectionnez deux faits qui font consensus
dans le groupe »
« inscrivez-les au tableau »
sous-thème choisi car le plus souvent cité : LE SANG CONTAMINE Note : Ce
sous-thème est accepté même
s’il ne constitue ni un risque naturel ni un risque majeur dans la mesure où
l’ensemble de la population n’y est pas confronté et que les politiques de
prévention, de prise en charge ne s’adressent qu’ à des groupes contaminés
donc spécifiques.D’autre part l’expression choisie « sang contaminé »
est maladroite puisqu’en référence au scandal de la transfusion sanguine,
alors que les élèves n’ envisageront
pas forcément d’aborder cet aspet. Cependant
il ouvre une réflexion centrée autour du
débat : droits individuels / droits collectifs ? -
Déclaration universelle des droits de l’homme réaffirmés dans le préambule
de la Constitution de 1946 et 1948. Art 12 :
Nul ne sera l’objet d’immixion arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa corres-pondance, ni
atteintes à son honneur et à sa réputation.Toute
personne a droit à la protection de
la loi contre de telles immixions ou de telles atteintes. Art 25 :
Toute personne a droit à un niveau de
vie suffisant pour assurer sa santé,
son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation,
l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que les services nécéssaires
: elle a droit en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de viellesse ou dans des
autres cas de perte de ses moyens de subsistances par suite de circonstances indépendantes
de sa volonté. Phase
2 : du thème choisi à la rédaction de sujets à débattre en ECJS ( 2
heures ) 1 ) -
recherche documentaire en demi-groupe
objectifs : ·
découvrir la variété des sources d’informations offertes par le CDI
·
sélectionner deux articles jugés dignes d’intéret à partir de recherches de sources
d’informations différentes.
2 ) -
rédaction d’une fiche de lecture : Elle est
basée sur le principe qu’au sein d’un groupe de travail des élèves
doivent constituer une synthèse d’informations suffisamment explicite pour
permettre à un membre du groupe ou d’un autre groupe d’en cerner
l’essentiel et d’en déduire si par la suite l’article est à exploiter de
manière plus approfondie.
Nom de l’article :
................................................................................
source : ..........................................................date
: ..........................
code d’accès : ·
sur CD ROM :
procédure mise en place
®
choix du thésaurus
®
mot-clef
·
sur le logiciel repésentant les sources d’informations propres au CDI
du
lycée : procédure mise ne place
®
mode d’entrée
®
champ disciplinaire
®
mot-clef
Identification de l’acteur social qui s’exprime :
..............................................
des acteurs
: ..............................................
...............................................
Idées principales défendues par celui-ci :
( conseils : envisagez le résumé oral que vous feriez à un voisin
n’ayant pas lu
l’article )
1 )
....................................................................................
..............................................................................................
2
).....................................................................................
..............................................................................................
3
)....................................................................................
.............................................................................................. Noms des rédacteurs de cette fiche :
......................................................... 3 ) -
retour en classe entière : présentation
respective des informations trouvées par les groupes de travail et prise
de note des synthèses. 4 ) - présentation
par les groupes de travail des divers sujets à débattre puis choix collectif
de l’un d’entre eux après la défence
par chaque groupe de la question qui lui tient à coeur :
·
prendre la parole devant la classe
·
défendre les choix du groupe : donc argumenter
- faut-il libérer les prisonniers dont la maladie s’est déclarée
afin qu’ils bénéficient d’une prise en charge de soins équivalente à
celle des autres malades ?
- faut-il pénaliser et comment ceux qui ont transmis consciemment le
virus ?
- faut-il déclarer officiellement la séropositivité d’un
individu ?
- faut-il forcer les laboratoires pharmaceutiques à fournir à des prix
abordables les médicaments composant la trithérapie aux malades du Tiers-Monde
? Phase
3 : en demi-groupe : travail sur les documents selectionnés lors de la phase
de recherche au CDI : première heure
·
identifier les acteurs du débats
·
repérer les causes de leurs interventions sur les médias en Novembre 2000 Consignes
données aux élèves :
a ) quels sont les acteurs qui semblent prendre partie dans ce débat ?
- le personnel médical exposé au risque de contamination
- les médecins chargés de la défence de la Santé Publique
et de veille sanitaire
- le directeur de département d’éthique biomédicale et du Conseil
national du sida
- des associations d’homosexuels comme Act-Up
- des journalistes du journal « Le
Monde »
- des partis politiques ( dont en particulier le FN )
b
) quelle situation semble inciter courant Novembre différents acteurs à
s’exprimer dans les médias ? Réponse
des élèves : · Une situation
contradictoire ( évoquée par le Monde du 21 Novembre 2000 ) semble
s’instaurer, elle est caractérisée par :
- le nombre de cas et de
décès ne diminue que légèrement en France
*
mais
- la prévention lors des rapports sexuels s’affaiblit davantage chez
les hétéroséxuels
que chez les homosexuels
- le dépistage individuel volontaire est moins envisagé
*
mais
- on découvre la séropositivité lorsque la maladie se déclenche
- on assite à une désaffection de la prévention
*
mais
- les médicaments semblent d’une efficacité limitée dans le temps (
résistances et pas d’éradication)
·
conclusion tirée par les élèves La perception du risque de
contamination a changé en l’espace de deux générations alors que la maladie
persiste. Quelles réponses
efficaces rechercher ? En quoi la
communication de la séropositivité du malade va-t-elle participer activement
à cette lutte contre le Sida ?
Recherche d’arguments défendus à propos de la séropositivité par
les acteurs sociaux : 2ème
et 3ème heures - travail en groupe et en classe entière. Etude de
l’article paru dans « le Monde des débats » Juillet-Aout 2000
Objectifs
et consignes de travail par groupe de trois ou quatre :
·
Repérez les arguments défendus par les deux intervenants
·
Opposez ces arguments sous forme de tableau
·
Présentez à l’oral le tableau réalisé sur transparent par le groupe
·
Trois groupes tirés au hasard présenteront
oralement leur travail à la classe Présentation
synthétique des réponses sur tranparents fournies par les élèves :
Remarques
des élèves : « la question n’est pas tout à fait bien formulée puisque la
loi de 1995 impose déjà aux médecins de déclarer la séropositivité, par
contre il demeure une discussion sur l’information à donner »
( M.Abdallah ) : · doit-elle demeurer anonyme ? « ça ralentit beaucoup la lutte contre la maladie, si on attend
que les malades deviennent responsables de leurs actes » ( F. Brosse ) · doit-elle devenir nominative et comporter des informations
intimes sur les circonstances de la contamination ? : « est-ce-que ce n’est pas une politique un peu dure ? trop
contraignante .....trop à droite ? ( L.Gaudin ). - « Oui, mais au moins on est efficace ! » (
T.Chapelat) -
Qui ça « on »? : « et
bien l’Etat comme responsable de la lutte contre la maladie !!! »
( T.Chapelat ) Note
:On voit émerger chez les élèves une réflexion sur la conciliation
possible entre le droit individuel ( de la personne ) et le droit collectif . On entendra par droit individuel celui qui protège
l’autonomie de la personne hors de toute pression de l’Etat : LA LIBERTE
DE SOI ( liberté physique, de
choisir sa sexualité, le mode de prévention contre la contamination, de
communiquer des informations intimes sur le mode de contamination ). Et le DROIT COLLECTIF en tant qu’expression d’une
revendication sociale : le droit des personnes à la protection de la santé
publique et donc le droit à une prise en charge par l’Etat, soit
le DROIT DE CREANCES. L’Etat peut-il alors, imposer la levée du
secret médical au nom de la préservation de la santé publique ? Le sujet appelle aussi d’autres reflexions des élèves
aucour d’un tour de table :
La contrainte d’informer les services de santé est-elle efficace si
elle amène les personnes à dissimuler leur maladie, des informations et à
en contaminer d’autres ?
La responsabilité individuelle et la coopération avec le milieu médical
est de plus en plus souvent évoquée
comme un moyen nouveau et efficace de lutte contre la maladie : est-elle compatible avec l’urgence et la variété
des politiques de prévention à mettre en place ? Intitulé
définitif adopté : faut-il rompre avec le principe de déclaration anonyme
de la
séropositivité
? Phase
4 : mise en place d’un questionnaire . Afin
d’alimenter la qualité des arguments il apparaît nécéssaire aux élèves
se mettent à la recherche d’arguments dans la presse ( réexploitation des
fiches de lecture ) mais aussi par des entretiens ; d’où la nécessité
d’envisager un questionaire ciblé. a) ·
Que cherche-t-on à mettre en évidence ?
· les
acteurs sociaux peuvent défendre des positions différentes : A qui va-t-on
s’adresser ?
- les élèves envisagent quatre groupes à questionner :
·
les jeunes de 14 à 25 ans
·
les associations . d’homosexuels : Aides ou Act Up
. de prise en charge de malades Médecins sans frontières
( défenseurs de la
position « coopérer et éduquer » plutôt que « isoler et
contraindre »
)
·
les personnels de Santé : - des médecins, des infirmières, personnels de la
santé publique
- des responsables de la DASS
-
l’infirmière et le médecin du lycée et les médecins de famille
- les membres du Planing
Familial
·
des avocats. ·
rédaction collective du
questionnaire adressé à tous les acteurs sociaux : Notes :
dans l’urgence il est apparu plus important de faire réfléchir les élèves
sur ce qu’il fallait mettre en évidence lors des entretiens
( colonne de gauche ) que
d’exploiter l’ECJS pour les sensibiliser à la siologie du
questionnaire et des sondages ; le questionnaire est donc perfectible.
Phase 5 : synthèse rédigée des enquètes et des entretiens
par groupes ( 1 heure )
Aucours de cette heure les élèves rédigent collectivement
leur synthèse puis désignent celui qui la présentera
aucours du tour de table - premier temps du débat. Consignes
sur le plan de l’exposé :
- Comment est perçu l’état de la contamination
actuellement en France ?
- Quels arguments sont évoqués à propos de l’attachement ou non à
l’anonymat ?
- Comment s’explique la persistance du taux de contamination ? Groupe 1 -
Les jeunes ( Albou,Babakhian, Blanc, Carlin,Gendron, Perrrier ) Ils pensent que la maladie progresse depuis 1980 , car les progrès des
traitements font qu’on se méfie moins, qu’on se protège moins. Ils ne conaissaient pas l’existence de la loi sur la communication de
la séropositivité par les médecins et se disent favorables à la préservation
de l’anonymat Groupe 2 - Les associations : Sida Info-service (
Appourchaux, Andre, Chapelat,Crestani, Gaudin, Giraud, Gundwald , Wernang,
Wierucki) Les risque ne baissent pas
: le raz-le-bol des homoséxuels, l’adultère et la trithérapie expliquent cela. Cependant la mortalité à baisser depuis 1980. Rompre avec l’anonymat serait bafouer les libertés, cela pêrmettrait
de les parquer , ce qui est une méthode facho. De plus la fin de l’anonymat
entreinerait une peur d’être identifié par les malades Groupe 3 - Les avocats
et Conseil des Prud’hommes (Penet, Giustini, Bressand, Pesenti ) Pas de cas de
licenciements évoqués pour causes d’informations sur la séropositivité
d’un employé. Ils semblent attachés
à la protection de la liberté individuuelle et donc à l’anaonymat. Dans
ils ont été peu disponibles car la grève pour la prise en charge mieux payée
des avocat commis d’office leur prennait beaucoupe de leur temps. Groupe 4 - Les médecins
( F.Brosse, A.L .Nicolet, C.Lebret, O.Coquant )
Les médecins interrogés pensent que le virus du Sida a diminué par
rapport à il y a 10 ans et que actuellement il est entrain de stagner. Par rapport à 1980 le risque de contamination est moins important car il
y a une meilleure prévention et une meilleure sensibilisation de la
population. Par exemple, le dépistage précoce chez les personnes ayant des
conportements à risques ( toxicomans-- distribution de seringues stériles ) L’obligation de communiquer la séropositivté doit demeurer anonyme
mais le déclarer aux services de santé. Le médecin scolaire pense que l’anonymat freine la progression de la
maladie car grace à lui les gens viennent plus facilement voir les médecins
sinon la mamdie augmenterait sans cesse. Cette déclaration doit se faire dans
la confiance entre le médecin et son malade car les traitements sont lourds
et à effectuer très régulièrement. Sans confiance les malades ne viendront
plus. En aucun cas les médecins interrogés ne trahiraient le secret médical
même si cela peut mettre en
danger la vie d’ autrui. L’infirmière pense le contraire dans des
situations comme : l’état de sante du malade empèche la communication du
diagnostic, qu’il y a des risques pour l’entourage. Elle ne pense pas que
l’anonymat freinera la progression de la maladie. Groupe 5 - Les
phamaciens ( S.Charles,Santa,Tempier,Giroud-Git ) Les statistiques montrent une augmentation des cas de
contamination, car les gens font moins attention. Les préservatifs sont moins
utilisés.Il y a plus de drogués qu’en 1985 ainsi que d’homosexuels.. La
trithérapie permet une amélioration
de l’état des malades et fait oublier les risque ce qui explique
l’atteinte de la maladie par des hétéroséxuels La liberation des morues
fait aussi augmenter les risques : « partouzes », back-rooms chez
les homosexuels, adultaire. Les jeunes qui viennent à la pharmacie pour demander des
seringues sont déjà drogués ; ils viennent d’acheter leur drogues aux dealers et ils sont pressés, le dialogue
est pratiquement impossible, d’ailleurs ils s’en moquent, donc le
pharmacien vend sa seringue. Il vend ce qu’on lui demande. La pharmacien
baisse les bras et s’occupent des autres malades qui ont besoin d’écoute.
Selon eux, c’est une bonne méthode d’échanger les seringues mais ce
n’est à eux que doit revenir le soin de les rércupérer ni de les offrir. COMPTE-RENDU
DU DEBAT - 1 heure - 2 invités : le médecin scolaire et un stagiaire-infirmier Président : J.B.Billet Secrétaire : L.Lardet Ouverture
de la séance par le Président ( un élève désigné ) :
« Aujourd’hui Vendredi 19 Janvier 2001, nous allons débattre d’un
sujet délicat, qui touche beaucoup de monde : le SIDA.
Beaucoup de monde et notamment nous les jeunes ne sommes pas assez
vigilants quant au risque de cette maladie. Risque effectivement , c’était
une préccupation . C’est pour
cela que les élèves de la classe avaient le choix entre la vache folle et le
sida. Suite à un vote les élèves ont choisi le sujet SIDA.
Mais plus particulièrement, ils ont proposé de répondre à la question
: doit-on déclarer la séropositivité d’un individu ? Ce
sujet a été soulevé par plusieurs articles parus dans la presse en Novembre
2000. Ces articles ont été étudiés par les élèves de la classe, qui , après
l’étude du débat entre A.Spira et P.Verspieren, ont constaté que cette
question avait déjà une réponse : OUI. Effectivement une loi de déclaration
obligatoire du siade existe en France depuis 1982. La question étant incomplète,
les élèves ont remedié au problème en la formulant ainsi : doit-on déclarer
de façon nominative la séropositivité d’un individu ?
Cependant , cette question ouvre une réflexion centrée autour du débat
: faut-il protégéer la vie privée d’un individu ou faut-il protéger la
santé publique ? Ces
interrogations opposent deux articles de la déclaration universelle des droits
de l’homme de 1948 : -
article 12 : défend la vie privée des individus -
article 25 : protège la santé
publique. Pour
répondre à ces questions, les élèves sont allés sur le terrain interroger
différents représen-tants de groupes sociaux,notamment des avocats, des médecins,
des associations, es jeunes de 15 à 25 ans, ainsi que d’autres filières de
ces professions.
Nous commencerons la séance
par un tour de table présentant les positions des divers groupes rencontrées,
et nous continuerons par des échanges sur vos positions individuelles. » Exposé
des synthèses ( précitées) et réactions
à chaud du médecin ( expert ) le médecon scoalire : « A propos de l’intervention du groupe des médecins et des
jeunes : « Vous confontez virus, contamination, séropositivité, déclaration
de la maladiedans l’organisme : attention cela n’a rien à voir !!!! - A propos de l’interventiondes associations :bien sur il n’est pas
question de bafouer les libertés mais il faut accumuler des informations sur le
mode de transmission du virus : par seringues, chez les hétérosexuels ou, les
homosexuels . Sinon on n’aurait pas les éléments pour mettre en place une
politique de santé publique adaptée à un public précis. Sachant que la Sida est une
maladie transmissible par un acte volontaire et qu’il transmet la mort.
Deuxième
temps : libre échange sur des positions individuelles Noémie : « ma vie personelle, professionnelle doit être protégée
et ceci au dépend de la santé publique » Médecin scolaire : « est-ce-qu’il faut forécement opposer la peur d’être stigmatisé à la Santé
publique ? » Fabien : »Pour moi la Santé publique est plus forte que la
protection de la personne. Pour être efficace, l’Etat doit
avoir les moyens d’agir au nom de tous . Ceux qui prennent des risques
aucours de leusr rapports sont responsables ; ils le prennent en toute conscience et doivent assumer
leurs actes. Alexandre : »de toute façons ceux qui sont contaminés, ils s’en
foutent de contaminer les autres ils n’en ont sans doute
rien à faire de leur responsabilité face aux autres » Lisa : »il faudrait souhaiter que tout le monde pûisse être
capable de dire sa séropositivité » Olivier : »mais s’il choisit de ne pas le dire, il n’assume pas
ses resposabilités, alors qu’il doit être responsable de ses actes . » Médecins scolaires : »pensez-vous que les séropositifs doivent être
tenus pour responsables ? » Sébatien : oui, si on est attaché à sa liberté individuelle, il faut
l’accompagner de l’idée d’une forte responsabilité , qui elle même permet la confiance dans l’autre » Olivier : » Oui, mais on ne sait jamais jusqu’où on peut faire
confiance, donc c’est à nous de faire attention et à l’Etat
de dévelloper le sens du collectif de la solidarité. C’est aussi avec
plus d’informations qu’il pourra anticiper » Médecin scolaire :dans le fond les solutions ne résident-elles pas dans
la difficulté à changer les comportements ? Luce : oui, par ce que l’on est dans une fausse sécurité.
Par exemple aucours de notre enquète auprès des associations,elles nous
ont dit que le trithérapie a des effets
pervers : on se protège moins . Alors qu’en réalité la malaldie
progresse chez les hétéroséxuels, et que les laboratoires pharma-ceutiques font des médicaments difficils à avaler,
douloureux et que les traitements
sont difficiles à suivre. On devrait aussi savoir que les risques de résistance
aux médicaments sont à craindre à l’avenir » Fabien : tant qu’on aura une
méconnaissance du mode de contamination :
les risques ne baisseront pas, donc il faut beaucoup d’informations pour qu’en plus on est confiance dans la Santé
Publique. C’est la confiance qui fait changer les comportements. Benjamin: mais changer nos comportements cela veut dire aussi cesser
d’associer sida à homosexuels et hétéroséxuels à des gens biens portants. De toute façon on a toujouts peur de dire la
vérité sur notre santé, alors la séropositivité, c’est encore pire!!! On ne devrait pas non plus être
géné de demander à un ami un préservatif, si besoin !!! Medecin scolaire : Et comment faire ? Comment instaurer à travers les
campagnes de Santé Publique un code de conduite auprès de l’ensemble de la population et auprès de groupes
davantage à risques ? Est-ce-que ce n’est pas un faux débat que de se demander s’il faut de dire à tout le
monde ou laisser la personne choisir ? Richard : changer les comportements cela pourrait aussi s’accompagner
de la gratuité des préservatifs comme au planing familial : il y avait une grande corbeille !!! Benjamin : changer les comportements : oui ! mais il serait peut-être
plus efficace de rendre obligatoire le test de dépistage ? sans avoir peur d’être stigmatisé, d’être exclu. Médecin scolaire : à l’entrée au lyceé , à la première embauche ,
lors du mariage ? Luce : mais alors on revient sur le débat obliger ou responsabiliser le
choix personnel ?? !!!
On tourne en rond ! Sylvain : alors il faut faire peur, comme les campagnes sur le respect du
code de la route .Avoir peur , c’est formateur.
Il faut montrer les risques d’un refux délibéré du préservatif. Benjamin : oui , mais la peur on y pense peu de temps, on l’oublie, et
tout redevient comme avant. Alexandre et Sylvain : il faut créer un choc : comme la visite des
hopitaux , des morgues !! Lisa : on peut aussi s’habituer à des images violentes ou à des
situations . Je pense qu’il faudrait changer le discours
des campagnes de prévention : au lieu de parler de culpabilité dans la
prise de risque individuelle; on devrait parler de soladarité. Cela peut nous
toucher davantage qu’on nous dise ne pas prendre en compte les risques
de faire mourrir quelqu’un qu’on aime, plutôt que de n’évoquer
que le risque personnel de mourrir. Médecin scolaire : si je te comprends bien tu défends l’idée que
l’essentiel à defendre serait : plutôt que d’évoquer les
mots culpabilité- stigmatiser-exclure -- il faudrait defendre Solidarité
- Santé publique et Liberté
individuelle ? Lisa: oui Médecin scolaire : seriez-vous d’accord pour résumer cette discussion
ainsi : la contrainte ne change pas forcément les comportements, elle risque au contraire d’introduire des comportements
d’esquive chez les malades et leurs
médecins.
La liberté individuelle doit être protégée mais elle doit
s’accompagner d’une reflexion critique sur le discours
des campagnes d’informations ou de sensibilisation aux risques de
contamination : le discour dans les campagnes de lutte contre le sida doit être beaucoup plus solidaire,
donc moins centré sur les choix de la personne ? La classe : oui !!! mais demain quand on fera un repas de classe combien
de fumeurs accepteront de ne pas fumer pendant le repas; afin de ne pas atteindre la santé des autres
?????!!!!! Oliver - (délégué) : il faudrait qu’on en parle avant, et qu’on se
mette d’accord , pour que tout le monde soit content !!
_________________________________ retour sur le débat - vérifier que les notions de programme sur lesquelles il y a eu débat
sont clairement identifieées
liberté individuelle / libertés collectives - vérifier que la conciliation entre les deux est perçue comme
difficile, et qu’elle passe par une réflexion sur les conditions à mettre en
oeuvre pour modifier les comportemets : le discours doit être plus solidaire
donc uniquement centré sur les
choix individuels - sur la forme : le débat à capter 45 mn d’attention - sur le fond : tous les élèves n’ont pas réalisé durant ces 45
minutes que les meême questions se posent à propos du respect du code de la
route ou de leur rapport au tabac dans les lieux publics
ils demurent persuadés pour la plupart qu’individuellement ils peuvent
effectuer des choix et se protéger comme ils l’entendent de manière
efficace.
La responbilité individuelle semble
plus forte que l’engagement collectif. - Ils ont pour la plupart été capables de reconstituer les étapes qui
ont permis la réalisation du débat et d’en justifier les objectifs : le
prochain sujet « Intégration » sera traité en toute autonomie ;
l’enseignant se chargeant d’accompagner le travail sans le guider. Annexe 1 Quelle mise en place du débat ? - Eviter le débat frontal et privilégier l’échange à
travers la défense des positions défendues par les acteurs du débat - Constituer des groupes ayant des positions à défendre tirées
au sort : afin d’éviter que les élèves ne cherchent à défendre laposition
dont ils se sentent le plus proches
: ce qui semble les fermer à certains éléments du débat. A notre sens la discussion par jeux de rôles participe
davantage à l’éducation au politique. Annexe 2 Comment doit s’achever le
débat ? comment quitter les élèves ? a)
les élèves doivent être incités à tirer un bilan personnel du débat.
Il doit permettre de vérifier si leurs convictions personnelles ( voir
religieuses ) vont dans le même sens que la position citoyenne qu’ils
auraient à défendre au nom de l’intéret collectif . Autrement dit :
« Y-a-t-il coupure entre Raison et Passion ? »
( comme l’a évoqué D.Rousseau, membre du GTD aucours de sa conférence
du 4 Octobre ) b)
Peut-on quitter les élèves après avoir conclu que toutes les opinions
se valent à partir du moment où elles sont
défendues avec rigueur ? . Ce débat s’y prettait, car la défense des
deux formes de libertés est acceptable et
reconnue dans la Constitution. Annexe 3 Quand estime-t-on qu’un débat est clos ? a) Lorsque le débat
est parvenu à mettre en évidence des valeurs républicaines à défendre?
En l’occurence : non .Le débat était clos si les élèves évoquaient des solutions pour rendre les deux formes de libertées
conciliables, et ceci par une réflexion sur le discours des campagnes et la nécéssaire
et difficile modification des comportements. b) Lorsque les
élèves ont listé les points sur lesquels il y a consensus dans la classe ? C’est
ce qu’il semble s’être produit, puisque la transférabilité du débat sur
code de la route et tabac apparait. c) Lorsque les
élèves ont listé les points de convergence majoritairs et ceux défendus par
une minorité mais qui restent à débattre ? La position de Fabien favorable à
la remise en cause de l’anonymat à des fins d’éfficacité des politiques
de lutte contre la progression de la contamination est minoritaire
mais peu sujette à discussion par la suite . Annexe 4 Role de l’intervenant extérieur : Il
fut à la fois témoin et expert :
interrogé encours l’enquète il prend position pour la préservation de
l’anonymat et aucours du débat il a pris l’initiative de relancer les échanges
( rôle que les élèves pensaient relever du Président, mais qu’il n’a pas
pu tenir face à l’expert ) et rectifier des expressions et
d’informer.Certains élèves lui reprocheront
ses interventions « censeurs ».
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