BAC BLANC 2003
[21/02/2003]
sujet proposé par Gabriel Trombert
QUESTIONS PREPARATOIRES (
/ 10 points)
Q1 – Faire une phrase avec les chiffres en
gras. (doc 1 – 1 pt)
Q2 – Pour les Etats-Unis et l’Union Européenne,
quel(s) lien(s) peut-on faire entre la croissance de la
productivité du travail et la croissance du PIB sur la pétiode
1990-2000 ? (doc 1 – 2 pts)
Q3 – Quel(s) lien(s) peut-on faire entre la
colonne ¬ et les colonnes ®¯° dans le document 2 ? (2 pts)
Q4 – Précisez l’impact de l’apparition
de nouvelles technologies sur la demande des ménages.
(doc
3 – 1 pt)
Q5 – Quel(s) effet(s) peut avoir
l’apparition de nouvelles technologies sur la productivité du travail ?
(doc
3 et doc 1 – 2 pts)
Q6 – Par quels moyens un PVD peut-il combler
son retard en matière technologique ? (doc 4 – 1 pt)
Q7 – Quel rôle peut jouer le niveau d’éducation
dans l’utilisation des technologies nouvelles ?
(doc
4 et doc 2 colonne - 1 pt)
SUJET : (/ 10 points)
Après
avoir montré quelles influences a le progrès technique sur la croissance économique,
vous préciserez à quelles conditions il pourrait réduire les inégalités de développement.
DOC
1 :
Croissance du PIB et de la Productivité du travail
(taux de
croissance annuel moyen en %)
|
|
1950
-1973 |
1973
-1979 |
1979
-1990 |
1990
-1997 |
1997
- 2000 |
Croissance du PIB
|
|
|
|
|
|
|
France |
5,0 |
2,8 |
2,2 |
1,4 |
3,0 |
|
Union
Européenne |
4,8 |
2,4 |
2,3 |
1,7 |
3,0 |
|
Etats-Unis |
3,6 |
2,6 |
2,6 |
2,3 |
3,9 |
Croissance de la Productivité du travail |
|
|
|
|
|
|
France |
5,0 |
2,6 |
2,1 |
1,3 |
1,4 |
|
Union
Européenne |
4,5 |
2,7 |
1,9 |
0,9 |
1,1 |
|
Etats-Unis |
2,5 |
0,7 |
1,1 |
1,4 |
2,9 |
(source : OCDE in OFCE – L’économie française 2002 –
Repère n° 332 – La Découverte 2002)
DOC
2 :
Indicateurs de développement de quelques pays dans le Monde en 2001
|
|
¬ revenu national / hab en
$ au taux de change courant |
taux d’ analphabétisme en
% |
® taux de raccordement au téléphone en
% |
¯ taux d’équipement en ordinateur en
% |
° taux d’utilisateurs d’internet en
% |
|
Etats-Unis |
34 100 |
< 1 |
110,87 |
62,25 |
49,95 |
|
France |
24 090 |
< 1 |
117,88 |
33,70 |
26,36 |
|
Corée du Sud |
8 910 |
2 |
108,44 |
25,14 |
51,07 |
|
Brésil |
3 580 |
15 |
38,35 |
6,26 |
4,64 |
|
Chine |
840 |
16 |
24,99 |
1,93 |
2,60 |
|
Zimbawe |
460 |
11 |
4,27 |
1,21 |
0,73 |
|
Bengladesh |
370 |
59 |
0,79 |
0,19 |
0,11 |
|
Kenya |
350 |
18 |
2,60 |
0,56 |
1,60 |
|
Tanzanie |
270 |
25 |
1,60 |
0,33 |
0,83 |
notes explicatives :
®
téléphone fixe et/ou téléphone cellulaire (mobile) : le taux peut dépasser
100 % en raison des
raccordements multiples
¯
équipement des ménages, à l’exception des ordinateurs d’entreprises
°
utilisations dans le cadre domestique, mais aussi dans le cadre associatif ou
professionnel
sources :
¬
Banque Mondiale – site internet www.worldbank.org
CNUCED – site internet www.unctad.org
®
¯
°
: ONU – Les chiffres du Millénaire
– site internet www.un.org
DOC
3 :
On appelle nouvelle économie un ensemble d'évolutions et de mécanismes:
apparition de nouvelles technologies (de l'information et de la communication,
notamment Internet), de nouveaux biens et services liés à ces technologies;
incorporation de ces nouvelles technologies dans les processus de production
de l'ensemble des biens et services, y compris ceux de la
vieille économie (automobile, chimie, transports...) ; réorganisation
des entreprises autour de formes plus flexibles,…On date en général
l'apparition de la nouvelle économie de 1992-1993, c'est-à-dire de la fin de
la dernière récession aux États-Unis.[…]
Certains avancent que la nouvelle économie n'existe pas, qu'Internet
n' est pas une innovation technologique à la hauteur des grandes inventions du
passé. L'une des raisons pourrait être que les nouvelles technologies de
l’information se substituent à d'anciennes technologies, les remplacent mais
ne sont pas vraiment un produit radicalement nouveau qui provoque un supplément
net de demande et d'offre; une autre raison serait que les coûts
d'installation, de fonctionnement, de gestion de ces nouvelles technologies
sont importants, et l' emportent sur leurs apports. Mais d'autres soutiennent
que les grandes inventions ont toujours nécessité beaucoup de temps pour
engendrer un supplément de croissance.[…]
Si on est incertain sur la réalité de la nouvelle économie aux
États-Unis, on doit l' être encore plus pour l 'Europe continentale où les
conditions nécessaires pour qu'elle se développe ne semblent pas réunies.
Le taux d'investissement français en nouvelles technologies est 3 fois plus
faible qu’aux Etats-Unis; les dépenses de recherche-développement en
nouvelles technologies représentent 1 point de PIB aux Etats-Unis contre
0,3 point de PIB dans la zone euro.
(source :
Patrick ARTUS – La nouvelle économie – Repère n° 303 – La Découverte
2002)
DOC
4 :
L’introduction des technologies nouvelles en Afrique subsaharienne
(Ghana, Kenya, Zimbawe, Tanzanie et
Zambie)
La plupart du temps, les technologies nouvelles sont acquises par le
biais d'accords d'exploitation de brevets étrangers et de contrats d'assistance
technique. Ces pays adaptent les technologies importées à leurs propres
conditions ou essaient de les reproduire. Toutefois, bien que ces mécanismes
d'apprentissage soient plus importants que les activités de recherche et développement
(R&D), ils sont peu répandus. En fait, moins de 15% des firmes investissent
dans l'un de ces mécanismes. Les accords sur les brevets étrangers et les
contrats d'assistance technique demeurent donc l'apanage des firmes disposant
des ressources financières les plus vastes. La majorité de ces firmes sont,
soit en partie sous contrôle étranger, soit des filiales de firmes étrangères.
En bref, il semble que les possibilités d'acquérir de nouvelles technologies
ne sont formellement offertes qu'aux grandes entreprises disposant elles-mêmes
de technologies relativement complexes et ayant des contacts à l'étranger.[…]
Très peu de firmes ont établi des programmes de formation internes.
Dans la majorité des pays, les programmes de formation sont généralement
externes. Apparemment, les frais requis pour organiser des cours
internes étant très élevés, les entreprises se trouvent donc forcées
de rechercher à l’extérieur. Encore faut-il qu’il existe des institutions
locales ; […] le choix est plus vaste au Zimbawe où les écoles
techniques, et les écoles privées de formation, sont plus nombreuses.Par
ailleurs, force est de constater que le nombre d'employés formé reste
nettement inférieur à celui des travailleurs dans les pays industrialisés, ce
qui semble logique, si l'on part du principe que les entreprises fournissent une
formation interne axée spécifiquement sur le développement de capacités qui
leur permettront d'accroître leur productivité. Par contre, la formation
externe comporte des risques. En effet, de tels programmes peuvent fournir une
formation plus générale, donc transférable, dans laquelle les firmes
refuseront d'investir par crainte que leurs employés soient alors tentés de
chercher des postes ailleurs.
(extraits
de Tylerr BIGGS – Formation, technologie et efficacité des entreprises en
Afrique
subsaharienne – Banque Mondiale – site
www.worldbank.org - février 2003)