La tragédie classique et le travail d'un dramaturge : 
Racine et sa Phèdre
 
Jean Racine (Wikipédia)
 
Jean Racine est un poète français tragique né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon (France, aujourd'hui dans le département de l'Aisne), mort le 21 avril 1699 à Paris. Il est considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l'un des deux plus grands dramaturges classiques français.
Biographie [modifier]
 
Né dans une famille de petits notables et orphelin dès trois ans, il est recueilli par ses grands-parents puis par sa tante, religieuse à Port-Royal, où il reçoit une éducation janséniste (courant moral du 17e qui a connu son apogée à la fin du siècle et qui consiste à diviser les nantis de la grâce et ceux qui ne l'ont pas, on dit de Phèdre que c'est une "chrétienne à qui la grâce aurait manqué"...). Il reçoit une large culture, comprenant également la littérature. Cependant le théâtre y est très peu présent, car les Jansénistes le méprisaient.
Dans un premier temps, il tente de concilier ses aspirations littéraires avec la carrière ecclésiastique, mais finalement, il choisit de se consacrer entièrement à la littérature.
En 1660, il reçoit une pension du roi grâce à des odes : la Convalescence du Roi et la Renommée aux Muses et la Nymphe de la Seine. En 1664, il est introduit à la cour, grâce à un poème à l'éloge de Louis XIV. Il fait enfin jouer l'une de ses pièces par Molière, la Thébaïde, la même année. Celle-ci n'a pas un grand succès.
En 1665, il fait jouer Alexandre le Grand qui est son premier succès. La pièce plait notamment au roi, car elle est à son honneur. Elle est d'ailleurs retirée à Molière, par Louis XIV, pour être jouée par une troupe de comédiens plus prestigieux, à l'Hôtel de Bourgogne, car Alexandre le Grand représente le roi-soleil.
L'important succès de la tragédie Andromaque (1667) assure sa réputation. Après une unique comédie, les Plaideurs, en 1668, il revient définitivement à la tragédie et donne successivement Britannicus (1669), Bérénice (1670), Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie (1674) et Phèdre (1677).
Ebranlé par les critiques et les cabales, Racine renonce au théâtre malgré le succès populaire de son chef d'oeuvre Phèdre. Membre de l'Académie française depuis 1673, Racine est anobli en 1674. Il est également trésorier de France, ce qui lui assure un revenu. Enfin il est nommé historiographe du roi. Racine décide se ranger et épouse en 1677 Catherine de Romanet, qui lui donnera sept enfants. Il s'agissait d'un mariage d'intérêt.
A la demande de Madame de Maintenon, il écrivit encore pour les élèves de Saint-Cyr les tragédies bibliques Esther (1689) et Athalie (1691). Racine à l'époque est toujours hostile au théâtre vivant, mais il considère ces pièces comme des oeuvres pédagogiques et poétiques.
Malgré les persécutions dont les jansénistes sont victimes, Racine se réconcilie avec eux après une période de brouille. Il écrit un Abrégé de l'Histoire de Port-Royal qui parut après sa mort.
Il fut, dans ses grandes années d'écriture, rival avec Corneille et de nombreux ducs et ami avec les poètes La Fontaine et Boileau.
L'affaire des poisons [modifier]
 
Longtemps après sa mort, les historiens ont découvert dans les archives de La Bastille que Racine avait été suspecté dans l'affaire des poisons qui éclate entre 1679 et 1681. La voisin avait accusé Racine d'avoir fait assassiner, dix ans plus tôt, son ancienne maitresse "Du Parc". En réalité, l'actrice de Racine nommée "Du Parc" est morte au cours d'un avortement raté. Elle avait été confondue avec une autre Du Parc, qui était une avorteuse et victime dans l'affaire des poisons. Racine a donc été "blanchi" en interne par la police. Il n'a jamais su qu'il aurait pu être inquiété.1
Le théâtre racinien [modifier]
 
Le théâtre de Racine peint la passion comme une force fatale qui détruit celui qui en est possédé. Réalisant l'idéal de la tragédie classique, il présente une action simple, claire, dont les péripéties naissent de la passion même des personnages.
 
 
lundi 18 juin 2007