Du héros à l’anti-héros, d’un monde à l’autre.
 
 
  1. Document 1 : Jean-Antoine WATTEAU, Pèlerinage à l’île de Cythère (1717).

     (à chercher à la fin de la liste)



  1. Document 2 : CREBILLON, extrait des Egarements du cœur et de l’esprit (1736).


  1. (Meilcour, le narrateur, est un jeune homme qui découvre sous la conduite du débauché Versac un univers où le libertinage est devenu le code social de l’aristocratie).


  2. - Autrefois, dit [Versac], on pensait comme vous, mais les temps sont changés. Nous parlerons là-dessus plus à loisir. Revenons à Madame de Senanges(1). Après les espérances que vous lui avez données, et les soins que vous lui avez rendus, votre indifférence m'étonne.

  3. - Moi, m'écriai-je, je lui ai donné des espérances ?

  4. - Mais sans doute, répondit-il froidement : quand un homme de votre âge va chez une femme comme Madame de Senanges, paraît en public avec elle, et laisse établir un commerce de lettres, il faut bien qu'il ait ses raisons. Communément on ne fait point ces choses-là sans idée. Elle doit croire que vous l'adorez.

  5. - Ce qu'elle croit m'importe peu, repris-je ; je saurai la détromper.

  6. - Cela ne sera pas honnête, repartit-il, et vous la mettez en droit de se plaindre de vos procédés.

  7. - Il me semble, répondis-je, que je suis plus en droit de me plaindre des siens. A propos de quoi peut-elle croire que je lui dois mon cœur ?

  8. - Votre cœur ! dit-il, jargon de roman. Sur quoi supposez-vous qu'elle vous le demande ? Elle est incapable d'une prétention si ridicule.

  9. - Que demande-t-elle donc ? répondis-je.

  10. - Une sorte de commerce intime(2), reprit-il, une amitié vive qui ressemble à l'amour par les plaisirs, sans en avoir les sottes délicatesses. C'est, en un mot, du goût qu'elle a pour vous, et ce n'est que du goût que vous lui devez.

  11. - Je crois, répliquais-je, que je le lui devrai longtemps.

  12. - Peut-être, dit-il. La raison vous éclairera sur une répugnance si mal fondée ; Madame de Senanges ne vous inspire rien à présent, mais vous ne pouvez pas empêcher qu'incessamment elle ne vous paraisse plus aimable. Ce sera malgré vous, mais cela sera, ou vous renoncerez à toutes sortes de bienséances et d'usages.

  13. - Je suis, quoi que vous en disiez, répondis-je, très certain que cela ne saurait être. On pensera de moi ce qu'on voudra, il est décidé que je n'en veux point.

  14. - Je le vois avec une extrême douleur, reprit-il ; il ne vous reste seulement qu'à examiner si vous avez raison de n'en pas vouloir.

  15. - Mais vous, lui demandai-je, la prendriez-vous ?

  16. - Si j'étais, dit-il, assez infortuné pour qu'elle le voulut, je ne vois pas que je pusse faire autrement, et par mille raisons cependant je pourrais m'en dispenser.

  17. - Eh ! pourquoi pourrais-je m'en dispenser moins que vous ?

  18. - Vous êtes trop jeune, me répondit-il, pour ne pas avoir Madame de Senanges. Pour vous, c'est un devoir ; si je la prenais, moi, ce ne serait que par politesse. Vous avez actuellement besoin d'une femme qui vous mette dans le monde, et c'est moi qui y mets toutes celles qui veulent y être célèbres. Cela seul doit faire la différence de votre choix et du mien.

  19. __________________

  20. 1 : Mme de Senanges, personnage clé du roman. Une « coquette délabrée » qui incarne la figure même de la libertine ; 2 : relations sexuelles.



  1. Document 3 : Jean-Honoré FRAGONARD, La balançoire (1767).




  1. Document 4 : Jean-Honoré FRAGONARD, Le verrou (1776-1779).




  1. Document 5 : Choderlos de LACLOS, extraits des Liaisons dangereuses (1782) : lettres 47 et 48.


  1. (Dans ce roman épistolaire de LACLOS, les deux libertins, Valmont et Merteuil, s’écrivent pour se raconter leurs conquêtes respectives. Valmont s’est donné comme défi de séduire la prude et vertueuse Présidente de Tourvel. Mais, à la demande de Merteuil, il a aussi séduit la jeune Cécile Volanges.)



  2. Lettre 47 (extrait)

  3. Du Vicomte de Valmont à la marquise de Merteuil

  4. Paris, ce 30 août 17…


  5. (…) Cette gaieté, et peut-être ma longue retraite, m'ont fait trouver Emilie(1) si désirable, que je lui ai promis de rester avec elle jusqu'à la résurrection du Hollandais(2).

  6. Cette complaisance de ma part est le prix de celle qu'elle vient d'avoir, de me servir de pupitre pour écrire à ma belle Dévote(3), à qui j'ai trouvé plaisant d'envoyer une lettre4 écrite du lit et presque d'entre les bras d'une fille1, interrompue même pour une infidélité complète, et dans laquelle je lui rends un compte exact de ma situation et de ma conduite.

  7. Emilie, qui a lu l'Épître, en a ri comme une folle, et j'espère que vous en rirez aussi.

  8. Comme il faut que ma lettre(4) soit timbrée de Paris, je vous l'envoie ; je la laisse ouverte, vous voudrez bien la lire, la cacheter, et la faire mettre à la Poste.

  9. Surtout n'allez pas vous servir de votre cachet, ni même d'aucun emblème amoureux ; une tête seulement. Adieu, ma belle amie.


  10. P.-S. - Je rouvre ma lettre ; j'ai décidé Emilie à aller aux Italiens... Je profiterai de ce temps pour aller vous voir. Je serai chez vous à six heures au plus tard ; et si cela vous convient, nous irons ensemble sur les sept heures chez Madame de Volanges. Il sera décent que je ne diffère pas l'invitation que j'ai à lui faire de la part de Madame de Rosemonde(5) ; de plus, je serai bien aise de voir la petite Volanges.

  11. Adieu, ma très belle dame. (…)


  12. _______________________

  13. 1 : Emilie, courtisane (« fille ») que Valmont fréquente ; 2 : commerçant qu’Emilie a séduit et qu’elle et Valmont ont rendu ivre ; 3 : périphrase qui désigne la Présidente de Tourvel ; 4 : c’est la lettre 48 ; 5 : vieille tante de Valmont, amie de Mme de Tourvel.



  14. Lettre 47 (extrait)

  15. Du Vicomte de Valmont à la Présidente Tourvel

  16. Paris, ce 30 août 17…


  17. C'est après une nuit orageuse, et pendant laquelle je n'ai pas fermé l'œil, c'est après avoir été sans cesse ou dans l'agitation d'une ardeur dévorante, ou dans l'entier anéantissement de toutes les facultés de mon âme, que je viens chercher auprès de vous, Madame, un calme dont j'ai besoin, et dont pourtant je n'espère pas pouvoir jouir encore. En effet, la situation où je suis en vous écrivant me fait connaître, plus que jamais, la puissance irrésistible de l'amour ; j'ai peine à conserver assez d'empire sur moi pour mettre quelque ordre dans mes idées ; et déjà je prévois que je ne finirai pas cette lettre, sans être obligé de l'interrompre. Quoi ! ne puis-je donc espérer que vous partagerez quelque jour le trouble que j'éprouve en ce moment ? J'ose croire cependant que, si vous le connaissiez bien, vous n'y seriez pas entièrement insensible. Croyez-moi, Madame, la froide tranquillité, le sommeil de l'âme, image de la mort, ne mènent point au bonheur ; les passions actives peuvent seules y conduire ; et malgré les tourments que vous me faites éprouver, je crois pouvoir assurer sans crainte, que, dans ce moment même, je suis plus heureux que vous. En vain m'accablez-vous de vos rigueurs désolantes ; elles ne m'empêchent point de m'abandonner entièrement à l'amour, et d'oublier, dans le délire qu'il me cause, le désespoir auquel vous me livrez. C'est ainsi que je veux me venger de l'exil auquel vous me condamnez. Jamais je n'eus tant de plaisir en vous écrivant ; jamais je ne ressentis, dans cette occupation, une émotion si douce, et cependant si vive. Tout semble augmenter mes transports : l'air que je respire est brûlant de volupté ; la table même sur laquelle je vous écris, consacrée pour la première fois à cet usage, devient pour moi l'autel sacré de l'amour ; combien elle va s'embellir à mes yeux ! j'aurai tracé sur elle le serment de vous aimer toujours ! Pardonnez, je vous en supplie, le délire que j'éprouve. Je devrais peut-être m'abandonner moins à des transports que vous ne partagez pas : il faut vous quitter un moment pour dissiper une ivresse qui s'augmente à chaque instant, et qui devient plus forte que moi.

  18. Je reviens à vous, Madame, et sans doute j'y reviens toujours avec le même empressement. Cependant le sentiment du bonheur a fui loin de moi ; il a fait place à celui des privations cruelles. A quoi me sert-il de vous parler de mes sentiments, si je cherche en vain les moyens de vous en convaincre ? Après tant d'efforts réitérés, la confiance et la force m'abandonnent à la fois. Si je me retrace encore les plaisirs de l'amour, c'est pour sentir plus vivement le regret d'en être privé. Je ne me vois de ressource que dans votre indulgence, et je sens trop, dans ce moment, combien j'en ai besoin pour espérer de l'obtenir. Cependant jamais mon amour ne fut plus respectueux, jamais il ne dut moins vous offenser ; il est tel, j'ose le dire, que la vertu la plus sévère ne devrait pas le craindre : mais je crains moi-même de vous entretenir plus longtemps de la peine que j'éprouve. Assuré que l'objet qui la cause ne la partage pas, il ne faut pas au moins abuser de ses bontés ; et ce serait le faire, que d'employer plus de temps à vous retracer cette douloureuse image. Je ne prends plus que celui de vous supplier de me répondre, et de ne jamais douter de la vérité de mes sentiments.




  1. Document 6 : Choderlos de LACLOS, extrait des Liaisons dangereuses (1782) : lettre 115.


(cf. document 5).



  1. Du Vicomte de Valmont à la marquise de Merteuil

  2. Du château de…, ce 19 octobre 17…


  3. (…) J'espère qu'on me comptera même pour quelque chose l'aventure de la petite Volanges, dont vous paraissez faire si peu de cas : comme si ce n'était rien que d'enlever en une soirée une jeune fille à son Amant aimé, d'en user ensuite tant qu'on le veut et absolument comme de son bien, et sans plus d'embarras ; d'en obtenir ce qu'on n'ose pas même exiger de toutes les filles dont c'est le métier ; et cela, sans la déranger en rien de son tendre amour ; sans la rendre inconstante, pas même infidèle : car, en effet, je n'occupe seulement pas sa tête ! en sorte qu'après ma fantaisie passée, je la remettrai entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu'elle se soit aperçue de rien. Est-ce donc là une marche si ordinaire ? et puis croyez-moi, une fois sortie de mes mains, les principes que je lui donne ne s'en développeront pas moins ; et je prédis que la timide écolière prendra bientôt un essor propre à faire honneur à son maître.

  4. Si pourtant on aime mieux le genre héroïque, je montrerai la Présidente, ce modèle cité de toutes les vertus ! respectée même de nos plus libertins ! telle enfin qu'on avait perdu jusqu'à l'idée de l'attaquer !

  5. Je la montrerai, dis-je, oubliant ses devoirs et sa vertu, sacrifiant sa réputation et deux ans de sagesse, pour courir après le bonheur de me plaire, pour s'enivrer de celui de m'aimer, se trouvant suffisamment dédommagée de tant de sacrifices, par un mot, par un regard qu'encore elle n'obtiendra pas toujours. Je ferai plus, je la quitterai ; et je ne connais pas cette femme, ou je n'aurai point de successeur. Elle résistera au besoin de consolation, à l'habitude du plaisir, au désir même de la vengeance. Enfin, elle n'aura existé que pour moi ; et que sa carrière soit plus ou moins longue, j'en aurai seul ouvert et fermé la barrière. Une fois parvenu à ce triomphe, je dirai à mes rivaux : « voyez mon ouvrage, et cherchez-en dans le siècle un second exemple ! »




  1. Document 7 : Wolfang Amadeus MOZART / Lorenzo DA PONTE (livret), Don Giovanni (1787) : Aria « Madamina , il catalogo è questo » (« Air du Catalogue »).


(Leporello est le valet de Don Giovanni, un libertin. Lorsque Don Giovanni reconnaît Donna Elvira, qu’il a séduite puis abandonnée, il s'esquive, la laissant avec Leporello, qui essaie de la consoler en lui présentant la liste des conquêtes de son maître).


(Texte du livret)




LEP

LEPORELLO (traduction)

Chère madame, voici le catalogue

Des belles qu'a aimées mon maître ;

C'est un catalogue que j'ai fait moi-même ;

Regardez, lisez avec moi.

En Italie six cent quarante,

En Allemagne deux cent trente et une,

Cent en France, en Turquie quatre-vingt-onze,

Mais en Espagne elles sont déjà mille trois.

Il y a parmi celles-ci des paysannes,

Des femmes de chambre et des bourgeoises,

Il y a des comtesses, des baronnes,

Des marquises, des princesses

Et des femmes de tout rang,

De toute forme, de tout âge.

Chez la blonde, il a coutume

De louer la gentillesse ;

Chez la brune, la constance ;

Chez la grisonnante, la douceur.

Il recherche en hiver la grassouillette,

En été la maigrelette ;

La grande est majestueuse,

La petite toujours coquette ;

Des vieilles il ne fait la conquête

Que pour le plaisir de les coucher sur la liste ;

Mais sa passion prédominante

Est la jeune débutante.

Il n'a cure qu'elle soit riche,

Qu'elle soit laide, qu'elle soit belle :

Pourvu qu'elle porte jupe

Vous savez ce qu'il fait.

(Il sort.)

ORELLO

Madamina, il catalogo è questo

Delle belle che amò il padron mio ;   

Un catalogo egli è che ho fatto io,

Osservate, leggete con me.

In Iatlia seicento e quaranta,

In Lamagna duecento e trentuna,

Cento in Francia, in Turchia novantuna,

Ma in Ispagna son già mille e tre.

V 'han fra queste contadine,

Cameriere e cittadine,

V 'han contesse, baronesse,

Marchesane, principesse,

E v'han donne d'ogni grado,

D'ogni forma, d'ogni età.

Nella bionda egli ha l'usanza

Di lodar la gentilezza,

Nella bruna, la costanza,

Nella bianca, la dolcezza.

Vuol d'inverno la grassota,

Vuol d'estate la magrotta ;

E la grande maestosa,

La piccina è ognor vezzosa ;

Delle vecchie fa conquista

Pel piacer di porle in lista,

Ma passion predominante

E la giovin principiante.

Non si picca se sia ricca,

Se sia bruta, se sia bella :

Purché porti la gonnella

Voi sapete quel che fa.

(Parte.)

































  1. Document 8 : SADE, extrait des Infortunes de la vertu (1787).



  1. (Les Infortunes de la vertu constituent la première version de Justine ou les Malheurs de la vertu. SADE relate le parcours de deux sœurs. La première, Juliette, choisit le vice, la deuxième, Sophie, choisit la vertu. Pourtant, on s'aperçoit que Juliette réussit tout ce qu'elle entreprend alors que Sophie, en pratiquant la pudeur, la pitié ou la bienfaisance, se trouve chaque fois punie sans comprendre. Sophie a, par exemple, sauvé la vie de Dalville avec qui elle se trouve dans l’extrait ci-dessous.)


  2. Enfin nous aperçûmes un château perché sur le bord d'un précipice affreux et qui, paraissant suspendu sur la pointe d'une roche escarpée, donnait plutôt l'idée d'une habitation de revenants que de celle de gens faits pour la société. Nous apercevions ce château sans qu'aucun chemin parût y tenir ; celui que nous suivions, pratiqué seulement par les chèvres, rempli de cailloux de tous côtés, y conduisait cependant, mais par des circuits infinis :

  3. - Voilà ma maison, me dit Dalville dès qu'il crut que le château avait frappé mes regards, et sur ce que je lui témoignai mon étonnement de le voir habiter une telle solitude, il me répondit assez brusquement qu'on habitait où l'on pouvait.

  4. Je fus aussi choquée qu'effrayée du ton ; rien n'échappe dans le malheur, une inflexion plus ou moins prononcée chez ceux de qui nous dépendons étouffe ou ranime l'espoir ; cependant comme il n'était plus temps de reculer je fis semblant de rien. Encore à force de tourner autour de cette antique masure, elle se trouva tout à coup en face de nous ; là, Dalville descendit de sa mule et m'ayant dit d'en faire autant, il les rendit toutes deux au valet, le paya et lui ordonna de s'en retourner, autre cérémonie qui me déplut souverainement. Dalville s'aperçut de mon trouble.

  5. - Qu'avez-vous, Sophie, me dit-il en nous acheminant à pied vers son habitation, vous n'êtes point hors de France, ce château est sur les frontières du Dauphiné, mais il en dépend toujours.

  6. - Soit, monsieur, répondis-je, mais comment peut-il vous être venu dans l'esprit de vous fixer dans un tel coupe-gorge ?

  7. - Oh coupe-gorge, non, me dit Dalville en me regardant sournoisement à mesure que nous avancions, ce n'est pas tout à fait un coupe-gorge, mon enfant, mais ce n'est pas non plus l'habitation de bien honnêtes gens.

  8. - Ah monsieur, répondis-je, vous me faites frémir, où me menez-vous donc ?

  9. - Je te mène servir des faux-monnayeurs, catin, me dit Dalville, en me saisissant par le bras, et me faisant traverser de force un pont-levis qui s'abaissa à notre arrivée et se releva tout aussitôt. T'y voilà, ajouta-t-il dès que nous fûmes dans la cour ; vois-tu ce puits ? continua-t-il en me montrant une grande et profonde citerne avoisinant la porte, dont deux femmes nues et enchaînées faisaient mouvoir la roue qui versait de l'eau dans un réservoir. Voilà tes compagnes, et voilà ta besogne ; moyen en que tu travailleras douze heures par jour à tourner cette roue, que tu seras comme tes compagnes bien et dûment battue chaque fois que tu te relâcheras, il te sera accordé six onces de pain noir et un plat de fèves par jour. Pour ta liberté, renonces-y, tu ne reverras jamais le ciel ; quand tu seras morte à la peine, on te jettera dans ce trou que tu vois à côté du puits, par-dessus trente ou quarante qui y sont déjà et on te remplacera par une autre.

  10. - Juste ciel, monsieur, m'écriai-je en me jetant aux pieds de Dalville, daignez vous rappeler que je vous ai sauvé la vie, qu'un instant ému par la reconnaissance vous semblâtes m'offrir le bonheur, et que ce n'était pas à cela que je devais m'attendre.




Exploitation du corpus

A l’aide de tous les documents fournis, répondez aux questions suivantes.


1°) A quelle classe sociale appartiennent les différents libertins présents dans ces documents ? Quels documents, précisément, vous ont permis de répondre ?


2°) Quels documents évoquent ou laissent entendre l’importance pour les personnages du plaisir physique ? Celui-ci est-il lié à un sentiment amoureux ?


3°) Quels documents montrent le comportement hypocrite du libertin ? Expliquez ce qui, dans ces documents, vous a permis de répondre.


4°) Quels documents mettent en scène une relation dominant/dominé ? Quel aspect de la personnalité des libertins apparaît ainsi ?


5°) Le XVIIIème siècle est le siècle des Lumières, caractérisé par la prédominance de la raison. Comment, et dans quels documents, retrouve-t-on cela dans l’attitude des libertins ? Avec quelles conséquences pour les autres personnages ?


6°) Renseignez-vous sur le mode de vie du régent Philippe d’Orléans, de Louis XV, et sur celui de la noblesse en général. Quel lien pouvez-faire avec les libertins tels que les documents du corpus vous les ont montrés ?


7°) A partir des réponses aux questions précédentes, élaborez une synthèse sur le personnage du libertin dans les différents arts, au XVIIIème siècle.