Petits Poèmes en prose
Oeuvre



Recueil de Charles Baudelaire paru en 1869, soit deux ans après la mort de l'auteur, ce recueil, que le poète avait souhaité appeler Le Spleen de Paris, était paru de manière fragmentée dans des revues dès 1857. Tout en s'inspirant de Gaspard de la nuit (premier recueil de poésie en prose, écrit par Aloysius Bertrand), Baudelaire écrit à son éditeur Arsène Houssaye, en 1862 qu'il veut "tenter quelque chose d'analogue [ à Gaspard de la nuit] et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne […]".

Le projet de l'auteur des Fleurs du mal est de traduire "les mouvements lyriques de l'âme" et les "ondulations de la rêverie" qu'engendre la fréquentation des villes. Baudelaire recherche une prose nouvelle, rythmée comme de la poésie. Mais cela va plus loin, et des critiques comme Gautier affirment que la langue des Petits poèmes en prose permet d'exprimer des sensations que le vers était jusqu'alors impuissant à traduire.

Dès lors, Baudelaire, en exprimant des sensations fugitives, apparaît comme un précurseur des symbolistes. Mallarmé, par exemple publiera des poèmes en prose.


Corrélats :
Baudelaire / Petits Poèmes en prose /

Logotype © Yaël Briswalter.