Malraux
Nom propre

André Malraux (1901-1976)

Écrivain et homme politique Français triplement engagé: il est d’abord communiste, puis anti-nazi. En 1936 : il se trouve dans l’aviation espagnole, et s’évade en 1940 d’un camps de prisonniers. Il gagne alors le maquis, et prend le commandement de la brigade “Alsace-Lorraine”. Enfin, après la guerre, il devient gaulliste et rejette le “mythe de la révolution” pour “le primat de la nation”.
En 1945-46 il obtient le ministère de l’Information et ministère de la culture en 1958.
Il est l’auteur detrois romans: La Voie royale (1930), La Condition humaine (1933), L’Espoir (1937), deux œuvres de critique: Les Voix du silence (1951), L’Homme précaire et la littérature (1977), et d’une autobiographie, Le Miroir des limbes, 1975.
Selon lui, l’art est la “part victorieuse du seul animal qui sache qu’il doit mourir”. L’art aspire à l’éternité et le roman est le “moyen d’expression privilégié du tragique de l’Homme”, à la fois un témoignage historique et une épopée, une œuvre tragique et un essai philosophique. Certains le qualifient de “pré-existentialiste” en s’appuyant sur le fait que ses héros connaissent la brusque “illumination de l’existence” (Cf. : La Nausée de Sartre) et que son œuvre est marquée par l’omniprésence de la mort, qui “transforme la vie en destin”. Il est cependant plus proche de Camus que de Sartre : il garde un vocabulaire usuel.

Logotype © Yaël Briswalter.