GENERALITES
POUR LE PROF
Exercices - L'héritage colonial selon Patrice Lumumba (1960)

L'exercice a été conçu par Jean-Pierre Meyniac, professeur d'histoire-géographie au lycée Marie Curie d'Echirolles (Isère).

Les consignes

Objectifs et capacités

  •     Comprendre certains aspects de l'héritage colonial.
  •     Exploiter un discours ; en voir les limites.

Pré requis et conditions de travail

  • Avoir sur son ordinateur de travail un logiciel de traitement de texte (Word ou Open Office) et disposer d'une connexion à Internet. Le travail peut se faire en autonomie ou sous la guidance de l'enseignant.
  • Suggestion de travail : l'élève fait son exercice puis l'imprime et le remet à l'enseignant ou alors il le lui envoie par courrier électronique.

Les consignes de travail

  • word.jpg Télécharger le fichier de travail et réaliser le travail demandé à partir des documents  ci-dessous.

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Le document

Discours de Patrice LUMUMBA, premier ministre et ministre de la défense nationale de la République du Congo, à la cérémonie de l'Indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960. Cité dans "Textes et Documents", n°123, Ministère des Affaires Étrangères, Bruxelles.

 

(…) Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.


Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu'à un noir on disait "Tu", non certes comme à un ami, mais parce que le "Vous" honorable était réservé aux seuls blancs ? Nous avons connu nos terres spoliées au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n'était jamais la même, selon qu'il s'agissait d'un blanc ou d'un noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même. Nous avons connu qu'il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : qu'un noir n'était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu'un noir voyageait à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe.


Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d'injustice ? Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous, que le vote de vos représentants élus a agréé pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l'oppression colonialiste, nous vous le disons, tout cela est désormais fini. La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants (...)".


Date de création : 20/01/2013 @ 19:52
Dernière modification : 08/09/2013 @ 08:26
Catégorie : Exercices
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