SAMR

L’acronyme SAMR signifie Substitution, Augmentation, Modification et Redéfinition,  modèle élaboré par Ruben R. Puentedura (chercheur américain, expert des questions relatives à l’éducation et aux transformations induites par les technologies de l’information) permettant d’envisager une progression dans la prise en main des outils numériques.

SAMR

Cette grille de référence a avant tout pour vocation de questionner les enseignants sur la façon dont ils utilisent les TICE dans leurs pratiques et les résultats qu’ils peuvent en attendre.

Le SAMR peut aussi être un moyen de trouver un langage commun entre administrateurs et enseignants autour des problématiques d’objectifs, de processus et de retour sur investissement.

DE L’AMÉLIORATION À LA TRANSFORMATION AVEC LE MODÈLE SAMR

  • SUBSTITUTION

À ce niveau d’intégration, la technologie n’est utilisée que pour effectuer la même tâche qu’auparavant.

Exemple : l’élève utilise un logiciel de traitement de texte au lieu d’un crayon pour écrire.

Aucun changement fonctionnel n’apparait dans l’enseignement ou l’apprentissage. Cependant, il peut y avoir des moments où ce niveau de travail est approprié car il n’y a pas de gain réel à tirer de la technologie.
Cette zone est centrée sur l’enseignant. Celui-ci guide tous les aspects de la leçon. Il peut se poser la question des bénéfices attendus avec cette étape de substitution.

  • AUGMENTATION

Au 2ème niveau, la technologie numérique reste un substitut mais elle apporte des fonctionnalités supplémentaires qui améliorent l’efficacité de la tâche.

Pour reprendre l’exemple de la production d’un texte, l’élève peut utiliser la fonction de correcteur orthographique ou grammatical du traitement de texte, et des outils pour mettre en forme sa page.

À ce niveau, selon Ruben R. Puentedura qui se réfère à la taxonomie de Bloom comme moyen d’accéder à un niveau supérieur de l’échelle SAMR, l’augmentation et la substitution mettent en œuvre les capacités de mémorisation, de compréhension et d’application de l’apprenant.

  • MODIFICATION

Le numérique permet à ce niveau d’effectuer une tâche différemment et de l’enrichir grâce au potentiel des outils numériques.

Le texte peut être mis en ligne dans Google Docs par exemple. Il peut être partagé en temps réel et bénéficier de commentaires de la part de l’enseignant ou d’autres élèves, sur la qualité du travail, sur des modifications, des précisions à apporter. La tâche d’écriture originale est enrichie et introduit le principe de collaboration.

Il y a changement fonctionnel significatif dans la salle de classe. Alors que tous les élèves acquièrent des compétences d’écriture similaires, la technologie permet l’évaluation par les pairs et l’enseignant, elle facilite la réécriture, le travail collaboratif. De plus en plus, les questions sur le processus d’écriture viennent des élèves eux-mêmes.

  • REDÉFINITION

À ce niveau, le numérique permet la création de tâches entièrement nouvelles, impossibles sans la technologie.

L’élève peut transformer son texte en une production multimédia, créer un storyboard, intégrer de la vidéo, du son, mettre en ligne son document multimédia et recevoir des commentaires d’internautes partout dans le monde.

À ce dernier niveau, le numérique permet d’activer plusieurs ressorts pédagogiques : la créativité, l’esprit critique, la collaboration et la communication. Pour l’enseignant, c’est le moment d’analyser les tâches qui n’auraient jamais été possibles auparavant et d’évaluer l’apport du numérique.

Ce modèle utilise la technologie pour centrer l’enseignement sur l’élève (: analyser, évaluer et créer). L’objectif principal est d’engager l’élève dans son apprentissage afin qu’il soit signifiant.

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