Exemples de dŽbats philosophiques exemplaires en dŽbut d'annŽe.

 

1. PROTAGORAS VS. SOCRATE (Le Sophiste versus le Philosophe) par Tom Brunet et Zo‘ Buffin TSSVT3 2018 :

LÕhistoire qui va suivre se dŽroule dans une vie aprs la mort. Il eut un moment o Protagoras se retrouva en possession dÕun manuscrit intitulŽ Ç  Le mythe de la caverne È, Žcrit par Platon et retranscrivant un dialogue entre Socrate et Gaucon. Du temps de leur vivant, Socrate et Protagoras  sՎtaient rencontrŽs et avaient ŽchangŽ autour de leurs sagesses respectives. Nostalgique du temps passŽ, Protagoras sÕen alla trouver Socrate pour dŽbattre autour des idŽes quÕil dŽfend dans le rŽcit de Platon . Il est de coutume au royaume des morts de sÕintroduire devant chacun, sans quoi on ne pourrait se souvenir les uns des autres ( les ‰mes dŽfuntes de toutes les Žpoques affluent dans cette contrŽe). Voici le dialogue qui naquit des deux grands philosophes.

Socrate voit soudainement appara”tre un homme juste devant lui, alors quÕil laissait ses pensŽes aller sans but (chose quÕil se permet dans les jours de sa mort).
Protagoras : Ç Je suis Protagoras, nŽ en -480 ˆ Abdre et de sang Grec. Je ne suis pas considŽrŽ comme un philosophe mais bien comme un sophiste. Je tire mon succs du fait que jÕai pu convaincre nÕimporte qui de nÕimporte quoi seulement par lÕart de la rhŽtorique que je maitrisais mieux que quiconque. Pendant prs de 40 jÕai parcouru de nombreux pays ,comme la Grce, LÕItalie mŽridionale ou encore la Sicile, pour faire part de mon enseignement. Ce dernier entrainait la plus vive des admirations du peuple ˆ mon Žgard et dans chaque contrŽ ou mon pied se posait, lÕenthousiasme dž ˆ mon arrivŽe attirait des foules colossales. Bien que je laissasse mes Žlves fixer leurs propres prix pour mes leons, je gagnai dÕimmense fortunes. LÕestime si haute du peuple envers ma personne mÕa permis dÕobtenir le titre de lŽgislateur de la colonie Grec de Thurium. Mes jours prirent fin en -441 dans la MŽditerranŽe o je fis naufrage en fuyant vers la Sicile ˆ la suite de lÕaccusation dÕimpiŽtŽ dirigŽ contre moi par ce tra”tre de Pythodore. Je suis revenue en ce jours pour dŽbattre les idŽes prodiguŽes par le mythe de la caverne avec le grand savant quÕest Socrate dont les pensŽes mÕinterrogent aujourdÕhui comme elles le faisaient il y a 2500 ans. È
Surpris et intŽressŽ, Socrate rŽplique selon les lois du monde des morts.
Socrate : Ç Je suis Socrate, nŽ en 470 av. J.C., fils dÕun tailleur de pierre et dÕune sage-femme. Trs attachŽ aux valeurs du citoyens, jÕai participŽ aux combats de la guerre du PŽloponnse contre Sparte en tant quÕhoplite, vers -430. Je suis laid, et je vis modestement, pieds nus, vtu grossirement. Mais ma mission nÕen nÕest pas moins complexe : rŽvŽler aux Hommes leur ignorance et les faire se prŽoccuper de leur ‰me plut™t que de leur corps. En effet la vie du corps et subordonnŽe ˆ la pensŽe. JÕai appris lÕart de la dialectique auprs des sophistes mais je me suis rapidement dŽtachŽ dÕeux, qui vendent et prŽtendent enseigner un savoir quÕils nÕont pas. Je questionne les passants dans les lieux publics et gymnases et chacun dÕentre nous apprend du dialogue ainsi menŽ. Tout tre porte la connaissance vraie en lui et mes habiles questions enferment mon interlocuteur dans ses contradictions afin que son esprit parvienne ˆ cette vŽritŽ. Je suis contre la doxa et la tyrannie. Je ne me soumets ˆ quiconque et ne croit pas aux dieux AthŽniens, cÕest pourquoi le tribunal populaire dÕAthnes mÕa condamnŽ ˆ mort sous prŽtexte dÕimpiŽtŽ et de corruption de la jeunesse, attentive ˆ mes paroles. Respectueux des lois de la citŽ, jÕai dŽclinŽ une Žvasion pour boire un poison qui causa ma fin en 399 av. J.C. Le commun des mortels me considre aujourdÕhui comme pre de la philosophie morale. Je ne suis plus sage que les autres seulement parce que je ne crois pas savoir ce que je ne sais pas. Ç Connais-toi toi-mme È est mon ma”tre ˆ penser. È

Protagoras entre sans plus attendre dans le vif du sujet.
Protagoras : Ç Tu dis dans le mythe de la caverne, car cÕest bien ta parole que Platon retranscrit, que chaque Homme a besoin dՐtre amenŽ vers une vŽritŽ, une seule. Mais peux-tu me dire qui dŽfinit la vŽritŽ universelle que tu dŽfends ? Son existence est impossible pour la bonne raison que personne nÕest dotŽ du savoir universel, le savoir et la vŽritŽ dŽpend de chacun dÕentre nous car chacun de nous pense vrai sa manire de voir les choses de ce monde. De quel droit dŽcides-tu pour les autres et oses ensuite prŽtendre ne rien enseigner et ne rien savoir ? Tes propos se contredisent. È
Socrate : Ç Je ne prŽtends en aucun cas dŽtenir la vŽritŽ universelle. Je suis conscient de mon ignorance et ma vie est (Žtait) fondŽe sur la recherche de cette connaissance que je nÕaurai jamais pu atteindre. Tu confonds savoir et opinion. Contrairement ˆ lÕopinion, le savoir est une croyance que lÕon peut justifier par des raisons, et non une croyance simplement admise. La vŽritŽ ressentie par chacun nÕest jamais une vŽritŽ qui convient ˆ tous et nÕest donc pas considŽrŽe comme vraie. Tout tre humain cherche ˆ acquŽrir le bonheur et nÕy parvient pas car le bonheur se trouve dans la vŽritŽ, qute sans fin. È
Protagoras : Ç La connaissance nÕa-t-elle pas pour origine les sensations humaines ? Tout ce que nous savons, nous le savons car nous lÕavons peru, vu et entendu. Le rŽel peru nÕest rŽel que pour une seule personne soit, mais tu insinue que puisquÕil ne concerne quÕune personne unique il est faux ? JÕestime que lÕHomme est la mesure de toute chose, ce qui est objet de reprŽsentation et dÕopinion pour quelquÕun est immŽdiatement dotŽ dÕune existence relative ˆ lui, qui sera vraie puisquÕil la peroit comme vraie. Il dŽcide le fait que les choses soient ou ne soient pas et en cela rŽside son unique vŽritŽ qui ne peut tre commune ˆ tous. È
Socrate : Ç Comment peux-tu proposer de vendre ton savoir alors que tu dis lˆ que chacun possde une vŽritŽ diffŽrente ? Si ton savoir nÕest pas vrai pour tout le monde, et que tu admets que chacun possde un savoir vrai, quel est ton but en enseignant ?  Vous, les sophistes, prŽtendent enseigner lÕexcellence. QuÕest-ce que lÕexcellence si vous nÕadmettez pas une vŽritŽ universelle. È
Protagoras, dŽstabilisŽ : Ç Comment expliques-tu donc que chaque homme discerne le bien du mal, la justice de lÕinjustice, le beau du laid ? Chaque homme porte en lui sa vŽritŽ propre qui se discerne de celles des autres. Il nÕy a pas une seule vŽritŽ mais une infinitŽ.  Seulement, la connaissance de chaque homme influe dessus, la fait Žvoluer. LÕHomme, tu le dis toi-mme, ne peut tout conna”tre. Notre devoir est de donner les outils ˆ nos Žlves pour quÕils puissent agrandir le champ sur lequel sÕapplique leur vŽritŽ, comme par exemple la politique ˆ laquelle ils ne connaissent rien initialement devient ds lors que nous leur avons apportŽ les ŽlŽments pour pouvoir en juger eux-mmes, une nouvelle vision pour chacun dÕeux. Nous apportons nos connaissances, quÕils les acceptent ou non, et lՎtendue des domaines dans lesquels elles interviennent nous font dire quÕelles relvent de lÕexcellence. È
Socrate : Ç Et si le plus mauvais des hommes dŽcrte que sa vŽritŽ mŽrite dՐtre enseignŽe et que les vŽritŽs de tous les autres devraient tendre vers la sienne, penses-tu que ton raisonnement reste solide ? È
Protagoras : Ç Il considre sa vŽritŽ comme Žtant vraie donc bonne, je ne dis pas que les autres devraient tendre vers la sienne mais que certaines personnes auront tendance ˆ accepter sa vŽritŽ comme dÕautres le font avec la n™tre. È
Socrate, amusŽ : Ç Selon toi, entre le savant et lÕignorant lequel des deux sÕapproche le plus dÕune vŽritŽ ? È
Protagoras : Ç Le savant, qui possde plus de connaissance qui lui permettent de mieux dŽfinir sa vŽritŽ È
Socrate : Ç Tu admets par cette affirmation quÕil existe une vŽritŽ de plus en plus vraie avec les connaissances, donc que les connaissances mnent ˆ une vŽritŽ admise comme vraie par tous. È
Protagoras reste muet : Ç É È
Socrate : Ç Le savant pense tre en possession du savoir absolu, il ne va donc plus chercher ˆ apprendre et vas sÕenfermer dans sa propre btise, lÕignorant lui est persuadŽ quÕil ne sait rien et que le savant va trouver le savoir absolu il reste donc toujours aussi ignorant. LÕhomme ne peux commencer ˆ raisonner au moment o il admet ne rien savoir et quÕil va chercher ˆ sortir de sa condition. La vŽritŽ universelle est possible par lՎlŽvation de la conscience par le dialogue entre les Hommes un accord commun obtenue gr‰ce ˆ la rhŽtorique.
Protagoras : Ç Je ne peux pas penser de la mme faon que toi mais je suis en accord avec toi pour dire que la rhŽtorique est la clef de la connaissance pour les hommes. Le dŽbat fait Žvoluer la faon de voir des protagonistes qui sÕinspirent des uns des autres. È
Socrate : Ç Le dŽbat et la mise en confrontation orale des pensŽes de tous peux mener ˆ une vŽritŽ suprme. Il faut prendre conscience du caractre complexe de la relation qui unit le discours au rŽel. È

Protagoras : Ç Bien que je ne puisse concevoir ce rŽel propre ˆ vos et moi, jÕai le soucis Žvident de vouloir reconstruire un systme de connaissance et de morale dont le dialogue est la clef. Comment pourrais-je diffuser mon enseignement au monde sans le dialogue ? È
Socrate : Ç Le dialogue, quÕils appellent aujourdÕhui socratique, a pour but dÕamener ses interlocuteurs ˆ sÕinterroger sur leurs propres opinions et leurs croyances et donc sur eux-mmes. Les demandes de justifications que je tÕadresse, sous la forme dÕarguments rationnels par le dialogue, ont pour but de tÕamener progressivement ˆ te questionner pour Žprouver la soliditŽ des thses que tu avances. Ces questionnements rŽvŽleront les faiblesses de lÕadhŽsion ˆ tes opinions et de tes croyances. Le dialogue va donc permettre la mise ˆ lՎpreuve de toi mme et vas tÕorienter vers la seule chose qui vaille: la recherche du bien et la pratique de la vertu. CÕest donc sur la question du Ç comment conduire sa vie ? È et surtout Ç qui suis-je ? È que le dialogue nous invite ˆ rŽflŽchir sur lՎthique
Protagoras : Ç Je ne peux que te rejoindre sur lÕidŽe que tu as de lÕusage du dialogue. La beautŽ des mots et de formules permet le discernement de ce qui est. Le dialogue est bien la voie royale pour aboutir ˆ une connaissance, un savoir et pour le ma”triser. È
‎Conclusion :
Moi qui incarne Protagoras, je peux donc dire que la vŽritŽ proposŽe par Socrate est celle qui mÕa le plus touchŽ. La recherche permanente et Žternel dՎthique et de morale par le dialogue et la communication entre les tres vivants est un des objectifs les plus sages ˆ tre dŽfendu au cours de sa vie. Pour moi a phrase Ç je ne sais rien È est la preuve de son immense intellect dont il a su expliquer la mise en Ïuvre pour essayer dÕobtenir une vŽritŽ absolue et universelle par la communication. La remise en question permanente permet donc ˆ chacun de comprendre la vŽritŽ universelle et non pas une vŽritŽ nŽe dÕun monde sensitif ou lÕempirisme domine et ou je considre seulement ce que je ressens. Il y a une part de subjectivitŽ dans les pensŽes et les idŽes de chaque homme mais cÕest le dialogue et cette ŽlŽvation quÕil permet qui vas permettre de faire dispara”tre la subjectivitŽ des idŽes uns et des autres pour permettre la crŽation dÕune vŽritŽ universelle toujours en recherche dÕamŽlioration et qui dŽfend bien des valeurs morales et Žthique.

III CONCLUSION. Moi qui incarne Socrate, je partage plut™t la philosophie du philosophe Protagoras. Je le rejoins sur lÕexistence dÕune vŽritŽ propre ˆ chacun, puisque la vision dÕun tre sur les choses dŽpend en premier lieu de ses Žmotions et dans un second temps de la raison qui est construite sur les Žmotions et les ŽvŽnements vŽcus. Chacun dÕentre nous a une vision diffŽrente de la vŽritŽ, cÕest pourquoi une vŽritŽ universelle ne peut exister, et Socrate en utilisant la rhŽtorique cherche ˆ amener les personnes avec qui il dialogue ˆ une vŽritŽ unique qui est en rŽalitŽ sa propre vŽritŽ puisquÕelle est vraie pour lui seul. LÕillusion de la vŽritŽ universelle se traduit par son habilitŽ ˆ amener son interlocuteur ˆ penser comme lui. Socrate et les sophistes dont fait partie Protagoras enseignent chacun leur vŽritŽ (bien que Socrate prŽtende le contraire) et je ne condamne pas Protagoras de vendre sa vŽritŽ puisquÕil informe quÕil sÕagit de la sienne propre, que lՎlve apprend en connaissance de cause, et quÕil puisse apporter un avis critique sur les concepts quÕil entend. Concernant lÕart du dialogue pour lequel Socrate et Protagoras accordent la mme importance, je conviens que la parole orale permet la discussion et permet dÕavancer dans une rŽflexion. Seulement je considre que lՎcrit surpasse lÕoral puisque les idŽes transmises ˆ lՎcrit sont conservŽes et ainsi les dialogues peuvent tre conservŽs sous forme Žcrite. Mais Socrate ˆ fait le choix de ne jamais rien coucher sur papier et ses pensŽes philosophiques nous sont transmises aujourdÕhui par le biais dÕautres philosophes qui lÕont connu et dont les dires divergent. La philosophie de Socrate nÕest donc pas complte parce quÕaucun document nÕatteste de sa pensŽe prŽcise.


***


1. HERACLITE VS. PARMENIDE (Le Devenir versus l'Etre) par MM. Chollet et Cloppet, TSSVT1 2018 :

I. Histoire. A. HŽraclite : je suis philosophe grec, nŽ ˆ Ephse en -544 . On ne sait pas trop comment qualifier ma philosophie, car aucun courant de pensŽe ne sÕapparente vraiment au mien , je revendique le fait dՐtre autodidacte.JÕai tenu un r™le politique dans ma ville natale dÕEphese mais je nՎtais pas apprŽciŽ de mes concitoyens car mÕerigeait contre les dŽmocrates , preferant lÕaristocratie , dont je suis issue du fait de lÕorigine de ma famille riche et puissante . Je suis un philosophe qui tient une place importante dans lÕhistoire de la philosophie grecque car jÕai rŽussi ˆ imposer mes idŽes et mes rŽflexions philosophiques sans venir dÕune Žcole de pensŽe , en rejetant lÕopinion commune et les grandes thŽories autrefois b‰ties par les philosophes .En effet, on me prte une certaine nŽgativitŽ par rapport ˆ Xenophane et ˆ Pythagore .Pour moi , le monde est en perpŽtuel changement et est dominŽ par lՎlŽment du feu qui sme une atmosphre chaotique au sein duquel lÕhomme de raison peine ˆ trouver sa place. Ë mon sens , lÕhomme peine ˆ sÕintŽgrer dans lÕunivers .Aprs tre parti de mon poste haut-placŽ , je me suis retirŽ de la sociŽtŽ, rejetant toute forme de prŽsence humaine , dans une montagne , solitairement . Je subsistait en me nourrissant de racines et de plantes en tout genre , jusquÕau jour au je mourut, en -480, infirme et affamŽ, ˆ lՉge de 60 ans .
B. ParmŽnide : je suis un philosophe nŽ ˆ ƒlŽe ( ville de la rŽgion de Campanie en Italie ) au VIe sicle avant J.-C .Ma famille Žtait riche et puissante, jՎtais le fils de Pyrs .
On me prte une thŽorie proche de celle des pythagoriciens ( tout ce qui existe est un nombre ; l'essence et le principe des choses est le nombre) et une manire de vivre en adŽquation avec celle-ci . En premier lieu je me plaai du c™tŽ des pythagoriciens : c'est Aminias qui me poussa ˆ la vie philosophique. Mais jÕai nŽanmoins dŽcidŽ de me rattacher ˆ XŽnophane dont jÕai ŽtŽ disciple peut-tre le disciple. XŽnophane avait dŽjˆ dŽmontrŽ l'unitŽ et l'immobilitŽ de l'tre et peut-tre diffŽrenciŽ le point de vue de l'opinion du point de vue de la vŽritŽ . CÕest alors que jÕai dŽcidŽ de vivre comme les Pythagoricien sans en adopter les idŽes, de mme que fit mon prŽcepteur Xenophane .Jai fondŽ une Žcole identique aux Žcoles pythagoriciennes.Mes successeurs furent  EmpŽdocle et ZŽnon d'ƒlŽe. On dit que jՎtais lŽgislateur dÕElee ;et pour cause , les habitants de la ville devaient chaque annŽe jurer de nouveau obŽissance aux lois. JÕai Žcrit une Ïuvre dont il reste une cinquantaine de vers appartenant au pome De la nature, dans lequel je traite de lÕunitŽ et de lՎternitŽ de lÕætre. On me considre comme le pre de la philosophie de lÕætre : lÕontologie . Je dŽfends une philosophie de lÕharmonie universelle , ˆ mon sens , un homme doit trouver sa place dans le monde et faire partie du tout universel .On mÕa souvent associŽ une rencontre avec Platon ˆ Athnes mais cela est faux. Cette rumeur fžt alimentŽe par le fait que Platon a Žcrit une Ïuvre ˆ mon nom dans laquelle il alimente sa rŽflexion philosophique en sÕappuyant sur les notions de lÕætre, dont je suis le pre. On estime ma mort ˆ environ la moitiŽ du Ve sicle .

II. Philosophie. La scne est fictive , purement imaginŽe afin de confronter les points de vue de ParmŽnide et Heraclite autour dÕune cŽlbre phrase de ce dernier . La situation initiale est telle que les deux philosophes se rencontrent au bord dÕune rivire en Grande-Grce , Heraclite engage la conversation.


HŽraclite : Voyez-vous cette eau ,ce courant ,le dŽbit continu de ce fleuve ?
ParmŽnide : Le fleuve est assurŽment lˆ devant mes yeux et confrontŽ ˆ ma pensŽe.
HŽraclite  : Et bien je puis vous affirmer que quelque soit le nombre de fois o vous vous tremperez dans cette eau , on ne se baigne jamais dans le mme fleuve.
ParmŽnide : Que voulez vous dire par cela ?

HŽraclite : Je veux exprimer quՈ mon sens, rien ne demeure un seul instant identique ˆ soi-mme , tout est mouvement, rien ne subsiste , tout sÕeffrite. Ne feriez vous point Žtat du fait que, chaque molŽcule dÕeau se dŽplace , ainsi , votre corps nÕest jamais en contact avec la mme molŽcule car celle-ci bouge constamment, elle vient puis repart de plus belle vers dÕautres choses .Visualisez donc lÕunivers , il est constituŽ de lՎlŽment Feu, car celui-ci est , selon ma pensŽe, lÕessence de toute chose , circule partout et en tout : il est synonyme du monde en mouvement , du chaos qui entoure lÕEtre : ainsi celui-ci peine ˆ sÕintŽgrer dans ce monde en constante instabilitŽ ; tout comme lÕon peut peiner ˆ sortir dÕun fleuve tant le courant nous para”t fort et nous empche de remonter sur la rive . De plus , un Homme, avant de se baigner , est ˆ un instant prŽcis une personne et aprs sՐtre baignŽ, quand il sort du fleuve , nÕest plus la mme personne car le temps sÕest ŽcoulŽ entre le moment o il est entrŽ dans lÕeau et o il est sorti, donc sa situation est diffŽrente .NՐtes vous point dÕaccord avec moi ?

ParmŽnide : Avec tous le respect que je vous confre, je peux assurŽment affirmer que je nÕadhre pas ˆ cette idŽe. Ë mon sens , lÕætre est au centre de tout ,tout est harmonie et lÕhomme doit trouver sa place au sein du cosmos , ainsi rien nÕest autre , donc la notion de mouvement et dÕeffritement du temps que vous proposez me para”t erronŽe.Ainsi , lÕætre se baigne dans le fleuve car il est bon quÕil y entre et est ˆ ce moment en harmonie avec lÕenvironnement dans lequel il se trouve .LՐtre est caractŽrisŽ par le fait quÕil dŽtienne la pensŽe et la conscience . Il ne porte en lui que le passŽ et le prŽsent , en effet , tout ce quÕil fait ˆ un instant prŽcis est Žcrit et rŽgi par lՎquilibre universel . CÕest la conscience qui lui donne la notion du temps qui passe et donc de la vŽritŽ de toute chose. En revanche il nÕa aucunement la notion du futur, qui lui, est inaltŽrable car il a dŽjˆ ŽtŽ prŽvu , de mme que le passŽ ne peut pas tre rŽŽcrit . CÕest-ˆ-dire que lorsquÕil se baigne dans un fleuve , tout a ŽtŽ dŽjˆ mŽticuleusement prŽvu pour quÕil se baigne dans ce dernier, et absolument rien ne laisse supposer que ce soit impossible . De plus , le fait quÕil soit allŽ dans ce fleuve auparavant ne peut tre changŽ donc le fait quÕil y entrera , dans le futur ne peut pas tre changŽ non plus .
HŽraclite :Certes vous exposez ce fait , mais alors que pensez vous de la taille de lÕhomme par rapport ˆ celle du fleuve ? Pour ma part , tout existe par les contraires qui sÕassemblent : on peut dire que le fleuve est immensŽment grand par rapport ˆ lÕHomme qui para”t immensŽment petit , tandis que lÕon peut dire que lÕHomme est immensŽment grand par rapport ˆ nÕimporte quelle molŽcule dÕeau de ce fleuve ou bien rapport ˆ nÕimporte quelle algue qui tapisse le fond de ce dernier. Donc une chose est rŽelle dans le fait quÕelle est un mŽlange entre deux contraires .

ParmŽnide : Nous avons donc finalement trouvŽ un terrain dÕentente ! En effet, de mon point de vue, notre perception du monde est faussŽe , nos sens ne peuvent pas nous montrer toujours la rŽalitŽ, nous sommes trompŽs par ces derniers. Reprenons lÕexemple du fleuve , ce nÕest pas parce que lÕon trouve lÕeau froide quÕelle lÕest , notre perception sensorielle nous amne parfois ˆ tirer de fausses conclusions.
HŽraclite : Oui , nos avis sont idems sur ce point lˆ, bien que nos raisonnements soient quelques peu opposŽs. Cependant , jÕaimerais que nous confrontions nos pensŽes de manire approfondie concernant lՎvolution de notre Univers en devenir .

ParmŽnide : Gr‰ce aux enseignements de mon ma”tre Xenophane qui disait que de la Terre tout na”t et tout revient,  et ˆ la doctrine ŽlŽate qui consiste ˆ lÕaffirmation de lÕexistence dÕune Žternelle immobilitŽ, je pense tout dÕabord qui existe est sans commencement, Žternel, homogne, immuable, hors du temps, unitaire et continu. LՐtre est permanent , et fait de pensŽe et donc par consŽquent , si ma pensŽe nÕarrive pas ˆ concevoir quelque chose , alors elle ne peut pas exister .Ensuite je pense Žgalement que par ce fait , lÕUnivers nÕest pas en devenir , cÕest lÕEtre lui-mme qui doit trouver sa place dans ce bloc unitaire afin de faire partie de lÕharmonie universelle et donc dՐtre intŽgrŽ ˆ ce bloc .

Heraclite : Je prends en compte votre opinion qui , toutefois est radicalement opposŽe ˆ ma pensŽe. De la philosophie ionienne jÕai retenu la notion de dynamisme de la nature, mÕappuyant sur lÕidŽe que tout doit tre en mouvement pour que ne serait-ce quÕune seule chose ne soit animŽe. Les choses sont synonyme dÕun perpŽtuel Žcoulement qui Žmane de la confrontation entre les forces contraires, de courants opposŽs, tendant ˆ transformer la matire constituŽe de feu afin de transformer lÕUnivers en un grand chaos . JÕai dŽcidŽ dÕassocier cette notion au terme de nŽant .
ParmŽnide : LÕexistence du nŽant , selon le dŽveloppement de votre thse para”t crŽdible mais cependant ma pensŽe est opposŽe ˆ la v™tre ; je rŽfute en effet lÕexistence du nŽant. Si je reprends le fait quÕune chose nÕexiste que pas le fait que notre esprit puisse le concevoir, alors le nŽant nÕest pas car aucun ætre ne peut sÕimaginer le terme suivant et donc le concevoir car lÕon a aucune idŽe de ce que cela pourrait tre . JÕen viens alors ˆ complŽter la phrase que jÕavais fait prŽcŽdemment : lÕEtre est et le non-Etre nÕest pas .

III CONCLUSION. En somme, ces deux philosophes ont une pensŽe radicalement opposŽe du monde : le mobilisme pour lÕun et le fixisme pour lÕautre. Le dŽbat fait encore rage aujourdÕhui pour dŽterminer qui a raison entre ces deux philosophies car chacune prŽsente des points forts et des points faibles. Aprs rŽflexion sur ces philosophies, une des deux nous a paru plus convaincante que lÕautre : cÕest celle dÕHŽraclite. En effet malgrŽ son ‰ge, cette philosophie est plus quÕactuelle et moderne. De nos jours, la sociŽtŽ nous pousse ˆ acheter de nouveaux produits laissant les anciens sur le c™tŽ, cÕest un perpŽtuel changement: les objets usuels comme les tŽlŽphones portables, tŽlŽvisions et autre sont conus pour tre changŽs au bout de deux ou trois ans. De mme pour les tres vivants en gŽnŽral: chaque tre cro”t pour atteindre son apogŽe avant de dŽcro”tre et de se transformer en quelque chose dÕautre. De mme pour nos pensŽes et/ou nos religions: rien ne dŽtermine ˆ lÕavance notre humeur du matin et rien ne peut nous indiquer si on adhŽrera ou non ˆ une religion un jour. De plus, nous sommes jeunes et avons la fougue de la jeunesse. Il est plus facile de sÕattacher ˆ une philosophie mobiliste quÕune philosophie fixiste. Se rattacher ˆ la philosophie dÕHŽraclite donne de lÕespoir pour sa vie future : rien nÕest permanent et tout va changer. CÕest une vision des plus attrayantes: on peut devenir ce que lÕon veut, nos problmes ne sont pas permanents et tout peut devenir bon ou mauvais. Cela donne une vision plus repoussante du fatalisme de ParmŽnide : il considre que le destin est prŽsent et que tout a ŽtŽ Žcrit ˆ lÕavance. Penser que sa vie, ses pensŽes, son corps restera le mme toute sa vie est une erreur de jugement. La philosophie de ParmŽnide possde des dŽfauts trs dŽrangeant: ne pas vouloir voir et accepter le changement est trs irrŽaliste surtout ˆ notre Žpoque o tout bouge et le tout nÕest jamais permanent.
Seulement nous voulons la permanence de beaucoup de chose, et par consŽquent nous nous rallions ˆ la philosophie de ParmŽnide. En effet cÕest ce que nous faisons rŽgulirement quand nous dŽsirons quÕun bonheur ne cesse jamais ou quÕun amour dure Žternellement ou quÕun quelconque systme politique, religieux ou autre demeure immuable. Nous sommes un mŽlange des deux philosophie mme si lÕune est plus dominante que lÕautre. Pour conclure, par soucis de sŽcuritŽ, nous aimons nous accrocher au fixisme alors que cÕest lՎvolutionnisme qui gouverne tout. DÕo des risques de dŽsappointement ou de dŽsillusion. Il faut dŽpasser cette peur de lÕinconnu et aller de lÕavant et voir ce que le mobilisme nous offrira. Il faut tre optimiste pour son avenir et tout faire pour quÕil soit bon , Žtant donnŽ que toute chose peut changer en bien ou en mal. Il faut donc agir en bien pour que les choses changent en bien.


Structure de notre dŽbat philosophique.

 

Rappel de la problŽmatique du dŽbat [ ex. :ÔLa vŽritŽ est-elle une ou multiple ?Õ] :

É..ÉÉÉÉÉÉÉ.É..ÉÉÉÉÉÉÉ.É..ÉÉÉÉÉÉÉ.É..ÉÉÉÉÉÉ

 

Tableau de conduite du dŽbat = a minima 7 prises de parole chacun :

 

PrŽnom/Nom+Classe = Philosophe (ex. ici *Hegel)

PrŽnom/Nom+Classe = Philosophe (** Protagoras)

 

Thse 1 = (ex. ÇLa vŽritŽ est lÕuniversel*È)

É..ÉÉÉÉÉÉÉ.É..ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ..

 

Thse 2 = (ex. Ç A chacun sa vŽritŽ** È)

É..ÉÉÉÉÉÉÉ.É..ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ..

ÉÉÉÉ

1. Histoire +Thse =

Je me prŽsente. Et telle est la position que je dŽfends :

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

 

1. Histoire + Thse =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

2. Objection ˆ la thse adverse N¡1 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

2. RŽponse ˆ lÕobjection N¡1 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

3. Objection N¡2 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

3. RŽponse N¡2 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

4. RŽponse N¡3 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

4. Objection N¡3 = ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

5. RŽponse N¡4 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

5. Objection N¡4 =

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

6. Questions du public

 

6. Questions du public

7. Conclusion

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

7. Conclusion

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

Note provisoire :

Note provisoire :

 

 

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©Pierre.Rostaing et ses Žlves