L’histoire du collège.

En savoir plus sur l’histoire de ce collège :

L’histoire de la création du collège nous a été racontée par M. Vallier, premier principal de cet établissement, lors de sa venue pour la création du "Dico du collège" en 2011. Les deux classes de 6ème participant à ce projet ont pu comprendre pourquoi ce collège a existé et pourquoi il s’est appelé "George Sand". En voici les notes prises lors de son intervention, notes complétées par des recherches sur Internet.


Mais pourquoi a-t’on bâti ce collège à cet endroit ?

Les élèves venant du Bourget du Lac, de Bourdeau, de La Chapelle du Mont du Chat et des environs sont majoritaires : il a donc été décidé de le construire proche de cette zone. En 1996, le deuxième collège de La Motte Servolex ouvre ses portes. Par son architecture, il affiche une grande modernité.
Devant le collège se trouve une colonne composée de 600 petits éclats de verre correspondant à la capacité maximale d’élèves pouvant être accueillis.

Lors de cette première rentrée scolaire (1996-1997), 365 élèves ont été accueillis. Rentrée 2007/2008 : le collège accueillait 489 élèves. Aujourd’hui,notre établissement compte entre 540 et 580 élèves..

Entre l’idée de la création de ce collège et son ouverture, six ans ont passé.
Dès l’ouverture, la classe « Handball » est mise en œuvre puis, en 1998, c’est le tour de la classe « Avrion ».

Pourquoi "George Sand" plutôt qu’un autre nom célèbre et quel est son rapport avec George Sand et La Motte Servolex ?

D’autres noms que celui de George Sand étaient évoqués pour baptiser ce collège : Daniel Rops, un écrivain du XXe siècle. C’est le conseil d’administration du collège qui fera le choix de George Sand, cette femme en avance sur son temps, cette femme du XIXe siècle qui portait déjà en elle les idées du XXe siècle.

Mais pourquoi s’est-elle fait appeler George Sand ?

(1804-1876) Son vrai nom est Amandine Aurore Lucie Dupin. A Paris, en 1830, elle rencontre Jules Sandeau. Rose et blanche, co-écrit avec lui, paraît sous le nom de J. Sand. En 1832, Indiana, son premier roman personnel, porte la signature de George Sand. François Buloz lui demande d’écrire un texte qui s’inspire de la Savoie : en 1863, Mademoiselle La Quintinie paraît.
« Le nom que je devais mettre sur des couvertures imprimées ne me préoccupa guère. En tout état de choses, j’avais résolu de garder l’anonyme. Un premier ouvrage fut ébauché par moi, refait en entier par Jules Sandeau à qui Delatouche fit le nom de Jules Sand. Cet ouvrage amena un autre éditeur qui demanda un autre roman sous le même pseudonyme. J’avais écrit Indiana à Nohant, je voulus le donner sous le pseudonyme demandé ; mais Jules Sandeau, par modestie, ne voulut pas accepté la paternité d’un livre auquel il était complètement étranger. (…) Le nom est tout pour la vente, et le petit pseudonyme s’étant bien écoulé, on tenait (…) à le conserver. Delatouche, consulté, trancha la question par un compromis : Sand resterait intact et je prendrais un autre prénom qui ne servirait qu’à moi. Je pris vite et sans chercher celui de George (…). Jules et George, inconnus au public, passeraient pour frères ou cousins ». Georges vient du grec qui veut dire « qui travaille à la terre » : est-ce pour rappeler son attachement au Berry et à son enfance passée près des paysans ?
Ce pseudonyme permettait en outre d’entretenir une certaine ambiguïté sur le sexe de l’auteur, et Georges conserva son s pendant un certain temps.

“ Qu’est-ce qu’un nom dans notre monde révolutionné et révolutionnaire ? Un numéro pour ceux qui ne font rien, une enseigne ou une devise pour ceux qui travaillent ou combattent. Celui qu’on ma donné, je l’ai fait moi-même et moi seule après coup, par mon labeur. ”
Et pourquoi George sans « s » ? Car depuis toujours, ce prénom est mixte en français sans « s » (et masculin avec un « s »).
Source : George Sand, Histoire de ma vie, http://www.jcbourdais.net/journal/29juin05.php

Qui était François Buloz et quel rapport avec George Sand ?

Il dirige La Comédie française et La Revue des deux mondes, une revue littéraire fondée en 1829 et qui publie de grands auteurs français tels que Victor Hugo, Honoré de Balzac, George Sand, Alfred de Musset…
Il publie sous forme de feuilletons (avant qu’ils soient édités) les ouvrages de George Sand.

En 1830, il achète le château de Ronjoux à La Motte Servolex afin de pouvoir se retirer de temps en temps de la vie parisienne. Dans ce château, il reçoit de grands écrivains, dont George Sand. Elle y fut invitée en 1861, durant l’été. Elle en parlera d’ailleurs dans son journal. A la demande de François Buloz, qui souhaite qu’elle écrive un roman en lien avec la Savoie, elle écrit Mademoiselle La Quintinie. Ce roman d’amour entre Lucie et Emile se déroule au cœur des plus beaux sites de la Savoie : le lac du Bourget, la Dent du Chat, le Nivolet, le château de Bourdeau….
Son voyage de 1861 qui la conduit aux Charmettes a pour but une visite à François Buloz, son éditeur, et directeur de la célèbre Revue des Deux Mondes, la plus importante revue du XIXe siècle, et qui parait encore aujourd’hui. Buloz possède une propriété à Ronjoux, près de La Motte-Servolex, George Sand visite alors le château de Bourdeau, qui sera le cadre de son roman Mademoiselle La Quintinie.
Dans son carnet de voyage, le 30 mai 1861, elle note : " Le lac du Bourget est un adorable miroir encadré de montagnes assez élevées et d’un aspect à la fois sauvage et doux… Cette verdure dorée par le soleil couchant était fantastiquement belle… A Aix et à Chambéry, les clochers, les encadrements des fenêtres, les arêtes des toits sont en étain brillant comme de l’argent, les toitures en ardoise, les murs un peu sombres… Ici la vigne monte sur les arbres et croise ses berceaux comme en Toscane… Le chemin de fer qui côtoie le lac entre plusieurs fois dans la montagne. Ces tunnels ont pour entrée et sortie des portes crénelées avec des tours. C’est moderne, mais pas poncif et loin de gâter ce délicieux paysage, ça y introduit un détail élégant. C’est beau les chemins de fer, il n’y a pas de paradoxe "
Source : http://rousseaustudies.free.fr/articleSandRousseau.html

En savoir plus sur George Sand :
http://www.georgesand.culture.fr/fr/index.htm
http://association-corambe.e-monsite.com/