Le témoignage d’une survivante d’Hiroshima.

Le témoignage de Mme Hashizume,
survivante de l’explosion de la bombe d’Hiroshima

Le collège George Sand et les élèves de 3eme du collège ont eu le privilège d’accueillir en 2006 et écouter le témoignage de Mme Bun HASHIZUME, une survivante de la bombe .Elle est venue témoigner.

Madame Hashizume Fumiko, Hashizume Bun de son nom de plume est née à Hiroshima en 1931. A quatorze ans, elle se trouvait à moins d’un kilomètre et demi de l’hypocentre de l’explosion, le 6 août 1945, à 8h15. Gravement blessée, elle a survécu miraculeusement non seulement à ses blessures mais aussi à la famine et aux maladies qui s’ensuivirent. Durant plusieurs décennies, comme la plupart des hibakusha (survivants des bombardements atomiques), elle ne parvenait pas à évoquer le sujet, se refusant à se remémorer les événements. Elle est finalement parvenu à décrire dans un livre l’horreur et les conditions extrêmes de la survie après le bombardement.

Son livre, "Le jour où le soleil est tombé... J’avais quatorze ans à Hiroshima" (éditions du cénacle) , est disponible au CDI. N’hésitez pas à venir l’emprunter.

  • "Avec l’explosion atomique, j’ai vu le fondement de la vie. J’ai vécu dans ma propre chair ce qu’est une explosion atomique. J’ai fait face à diverses souffrances telles que la guerre, la famine, la pauvreté, les maladies et la discrimination. Mais, malgré tout cela, et comme tant d’autres hibakusha, je pensais emporter avec moi dans ma tombe toute cette souffrance retenue au fond de mon cœur, qu’il me semblait impossible de partager avec les autres."

A 76 ans elle engage désormais toute son énergie pour aller témoigner à travers le monde du drame humain qu’elle et les siens ont vécu. Elle a notamment fait de nombreuses conférences en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Son seul souhait étant d’aider à prévenir qu’un tel drame ne se reproduise.

Voici quelques réactions de nos élèves après son intervention :

  • Kévin(14 ans) : « Ce que j’ai ressenti est une sensation de peur, peur que ça recommence. Je pense qu’en cas de guerre on n’hésitera pas à utiliser des bombes de ce type. La vie sur terre pourrait être impossible à cause des radiations. »
  • Emilie et Maylis (14 ans)« Nous avons constaté que les mots n’étaient pas assez forts pour décrire l’horreur. Nous avons été écoeurées par les descriptions de l’état des personnes après l’explosion de la bombe. Nous avons été surprises que Madame Hashizume ne ressente pas de la haine envers les Etats-Unis.
    A la sortie, nos mains étaient moites et tremblantes de peur. »
  • Miliana (14 ans)« Quand on me parle de la guerre, une image lointaine de soldats sur un champ de bataille m’apparaît. Mais quand cette femme, rescapée, nous a raconté ce qu’elle avait vu, j’ai été horrifiée. Nous avions devant nous un exemple vivant de la réalité de la guerre.
    Alors, même si pendant son récit je me sentais atrocement mal, je prenais conscience des horreurs de la guerre...
    Merci Madame Hashizume de faire connaître votre histoire..... »
  • Manon (14 ans) :
    "Un petit bout de femme dont l’histoire et l’expérience de la vie oblige le respect et le silence de tous. C’est donc dans un climat pesant que les élèves s’assoient et écoutent le passé de cette femme dont le courage et la chance ont permis de se libérer après de nombreuses années de l’emprise du malheur.
    Elle regarde l’assistance puis s’adresse à nous dans une langue inconnue. Là commence son récit. Un récit touchant qui fait réfléchir, même les moins sensibles, au sens de la vie et à la chance que nous avons de nos jours de vivre dans ces conditions. Le récit est captivant : en commençant par l’éclair blanc qu’elle voit de la fenêtre de son petit bureau, puis par la mort de son frère et les horreurs qu’elle distingue derrière le rideau de peur qui se forme, seconde après seconde, dans son esprit. Puis, pour finir, elle raconte les conditions dans lesquelles elle a dû vivre après le drame.
    Tout dans ses gestes, ses mimiques, montre qu’elle souffre encore physiquement et moralement de cette bombe. "Le problème, dit-elle, c’est qu’encore aujourd’hui, peu de gens savent ce que fait une bombe atomique, et peu savent ce qui est arrivé ce 6 août". Voilà pourquoi, depuis de nombreuses années, elle parcourt le monde pour montrer aux jeunes d’aujourd’hui les conséquence de ce drame. POUR LA MEMOIRE.
    A ce jour, elle n’est toujours invitée aux Etats-Unis : elle le regrette beaucoup. Mais nous, les élèves du collège George Sand, l’avons écoutée et nous la remercions énormément du savoir, de la connaissance et de la prise de conscience qu’elle nous a apportés. Si ces quelques mots pouvaient nous permettre de rappler son message, cela pourrait être : "Prendre conscience du passé pour préserver l’avenir".
    Merci, Madame. "
L’association France-Japon à Chambéry :
  • Créée en Juin 1997, cette association souhaite promouvoir la culture japonaise et favoriser les échanges culturels franco-japonais en Savoie. Elle propose notamment d’organiser des manifestations culturelles et artistiques (expositions, conférences, concerts), d’organiser des ateliers dans diverses activités (origami, calligraphie, arrangement floral, initiation à la langue japonaise, ...), d’être un lieu d’échange convivial pour étudiants japonais et jeunes français et d’entretenir des liens réguliers avec le Japon afin de mettre à la disposition de ses adhérents des informations utiles.