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Italie 2008

" Et vous, apprenez à voir, plutôt que de rester les yeux
ronds. Agissez au lieu de bavarder. Voilà ce qui aurait pu,
pour un peu, dominer le monde. Les peuples en ont eu raison,
mais il ne faut pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt :
le ventre est encore fécond, d'où est née
la bête immonde. "

Phrase tirée de " La résistible ascension d'Arturo Ui " par Bertolt Brecht et
inscrite sur le mur d'entrée du Musée monument aux déportés de Carpi.

    

Dessin de Corrado Calli, mur du musée de Carpi

 

Mesdames Besson et Wuillot ont proposé aux élèves de 3ème de visiter divers sites de Vénétie et d'Emilie-Romagne pour être sensibilisés à la condition de vie des Juifs déportés ou sauvés lors de la seconde guerre mondiale.

    

Lundi 7 avril 2008

22h30. Départ des 33 élèves participants et de leurs trois professeurs accompagnateurs

  • Mme Besson (professeur d'italien)
  • Mme Wuillot (professeur d'histoire)
  • Mr Cugnot (professeur de sport)
    • Le voyage en car se passe bien …

        

      Mardi 8 avril 2008

          

      Lorsque nous arrivons à Punta Sabbioni, le temps est maussade. Après un petit déjeuner pris sous la pluie, nous rejoignons l'embarcadère où nous attend le vaporetto qui nous mènera tout droit à la cité des Doges.

          

      Le Vaporetto permettant de faire la navette entre le Lido et Venise

      Nous traversons et découvrons la lagune vénitienne

           

      Habitations typiques des îles de la lagune

      Quarante cinq minutes après notre embarquement, nous apercevons enfin le Campanile et le Palais des Doges de la " Sérénissime " : Venise

        

       

      Campanile et Palais des Doges (monument rose)

      Sous nos parapluies, nous écoutons la guide qui nous mène sur les sentiers battus de Venise. Nous découvrons enchantés le Palais des Doges, le Campanile, la Basilique et la place St Marc …

       

      La Basilique San Marco

       

      Le Campanile de la Place San Marco

       

      L'horloge de la Place San Marco

       

      Le Pont des Soupirs

       

      Les gondoles

      Alors que la pluie tombe, nous poursuivons notre visite en arpentant les ruelles étroites de la ville. Nous arrivons enfin au quartier du ghetto. Une nouvelle réalité s'ouvre à nos yeux : car si Venise est connue pour ses monuments, elle l'est moins pour avoir été la première cité à mettre en place un ghetto en 1516.

      Séparés du reste de la population, les juifs le seront de façon encore plus marquée à partir de 1938, date à laquelle Benito Mussolini proclama les lois anti raciales. Des plaques commémoratives et des oeuvres sont apposées aux murs du quartier pour rappeler " l'holocauste " :

       

      " Le dernier train " du lituanien Arbit Blatus

      Nous rejoignons ensuite la Place St Marc et goûtons au plaisir pittoresque de la traversée du Canale Grande en Traghetto (grande gondole).

       

      Amandine, tout sourire, traverse le Canale Grande

       

      Pont du Rialto sur le Canale Grande

      Nous traversons de nouveau la lagune avec un vaporetto et rejoignons le car à Punta Sabbioni. Direction Lido di Jesolo où nous passerons notre première nuit à l'hôtel.

        

      Mercredi 9 avril 2008

      Nos valises à la main, nous partons de l'hôtel et reprenons le car.Au revoir la Vénétie, bonjour l'Emilie-Romagne !

      images/emilieromagne.jpg

      Après deux bonnes heures de car nous visitons la ville de Nonantola. De juillet 1942 à octobre 1943 cette petite ville accueillit et cacha plus de 73 jeunes juifs originaires d'Allemagne, d'Autriche et de Yougoslavie. Alors regroupés au sein de la Villa Emma, ils furent éparpillés dans les maisons du village puis envoyés en Suisse pour fuir la menace nazie.

       

      Villa Emma

       

      Une partie des jeunes juifs ayant trouvé refuge à Nonantola

      Cette histoire est sans nous rappeler celle des enfants d'Izieu dont l'épilogue fut malheureusement funeste. Notons que les communes de Nonantola et d'Izieu sont aujourd'hui jumelées.

        

      Nous poursuivons notre route sur le " sentier de la mémoire " en nous rendant à Carpi.

      Nous visitons le museo al deportato. Dans ce musée, hormis quelques objets rappelant la déportation sont gravés sur les murs 14 314 noms de prisonniers politiques et raciaux de nationalité italienne déportés dans les camps d'extermination. Les noms ont été choisis au hasard parmi les 60 000 et plus qui forment les listes officielles des déportés italiens.

       

      Les noms des déportés inscrits contre les murs du musée

        

      " Le geôlier, avec la tranquillité d'un épicier qui écrit un crédit sur son registre, a écrit sur le papier qui porte ma signature : 'mort', (Atanas, Bulgarie) "
      " Mes chers, souvenez-vous toujours que mon désir était celui d'élever ma petite fille toute seule, et, étant donné que mon destin est si terrible, vous m'aiderez et je serai moins désespérée pour ma fille (Lida, Yougoslavie) "
      " Les portes s'ouvrent … les voilà nos assassins. Vêtus de noir. Sur leurs mains sales ils portent des gants blancs. (Esther, Pologne) "

      Quelques phrases inscrites sur les murs du musée

        

      Nous poursuivons notre travail de mémoire en nous rendant au premier camp de concentration italien inauguré en 1943 : le camp de Fossoli.
      Ancien camp de prisonniers de guerre, il fut réquisitionné par les nazis en 1943 pour sa position ferroviaire stratégique. A partir de janvier 1944, les SS gérèrent le camp qui devint un camp de transit.
      En 8 mois, plus de 8 convois sont partis de ce camp. 5 ont eu pour destination Auschwitz.
      Devant l'avancée alliée, les nazis abandonnèrent le camp en août 1944 et se déplacèrent plus au Nord, à Bolzano.
      L'exiguïté des baraquements et le froid de cette fin de journée nous plongent dans l'angoisse que vécurent ces milliers de juifs dans l'attente d'une destination inconnue.

      Maquette du camp de Fossoli tel qu'il était en 1943

      Conscients de toute l'horreur de cette période historique, nous rejoignons notre hôtel situé à Reggio Emilia

        

      Jeudi 10 avril 2008

      Il est temps de pratiquer la langue italienne en situation !
      Nous nous rendons à Modena pour visiter le collège Ferraris et rencontrer de jeunes adolescents italiens !
      Quel chaleureux accueil !
      Après avoir joué les hymnes nationaux italien et français, les jeunes italiens ont entonné des classiques de la chanson française !

        

      Les élèves italiens de Modena jouent pour nous

      Suite à cet accueil, des mets nous ont été proposés ...

      " Gnam, gnam " (" Miam, miam " en italien)

      Les papilles en effervescence, nous nous sommes mis à communiquer avec beaucoup de plaisir …

      Mr Cugnot entame quelques pas de danse

      Elèves français et italiens au grand complet

      Quelques élèves français et italiens

      De l'école Ferrari nous passons à la découverte des belles cylindrées de Maranello. Dans ce musée dédié à la célèbre voiture rouge au logo jaune surplombé d'un cheval noir cabré, nous admirons des prototypes, des modèles de série , de sport, d'exception … Le paradis pour les garçons comme pour les filles !

      Mme Wuillot opte pour une Ferrari grise

      et Mme Besson pour une Ferrari rouge

      Se faisant tard nous rentrons à Reggio Emilia et nous arrêtons dans un centre commercial pour acheter du vinaigre balsamique, des cantucci, des pâtes … histoire de pouvoir régaler les papilles de nos familles à notre retour.

        

      Vendredi 11 avril 2008

      Les valises déposées dans les soutes du car, nous partons en direction de Bologna, la rossa.
      Là nous attendent deux guides qui nous permettront de découvrir les monuments incontournables de Bologne.

      Place Maggiore

        

      Les tours Asinelli et Garisenda

      L'église San Petronio

      Nous nous déplaçons ensuite pour visiter l'ancien quartier Juif

      La " rue des Juifs "

      Et nous parcourons la ville sur les traces des résistants qui donnèrent leur vie pour libérer leur patrie :

      Sort réservé à quiconque s'opposait au régime nazi

      Quelques portraits des nombreux résistants bolonais

      Plaque répertoriant le nombre de Bolonais résistants ayant donné leur vie pour l'Italie

      Nous terminons notre voyage par un repas pris dans une cafétéria. Le ventre bien plein nous saluons une dernière fois le sol italien … il est temps de regagner la France !

        

      Samedi 12 avril 2008

      Il est 6h du matin.
      Alors que Morestel dort encore nous regagnons la Place du champ de Mars ...

                                                                                    Archives suite 2

        

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