Un collège en Grèce

dimanche 12 mai 2019
par  Nathalie BAYLE
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Visite du collège de Thodoris

Extérieur :

Le collège est un simple rectangle avec un étage, posé sur un petit terrain.
Les élèvent peuvent circuler tout autour. Ainsi, n’étant pas délimité par des bâtiments, cet espace où les élèves se détendent ressemble davantage à un parking qu’à une cour de récréation…
Au bout du goudron, de l’herbe haute, car non tondue ; les élèves qui nous font la visite nous expliquent qu’ils appellent cet endroit « la jungle », et ajoutent en souriant qu’ils peuvent même s’y cacher…

Intérieur :

1) la salle polyvalente
Nous entrons dans la salle polyvalente où une belle fresque de navire grec, peinte par les élèves, attire immédiatement le regard. C’est là que notre formateur Thodoris nous explique le fonctionnement de l’école en Grèce :

Les élèves vont à l’école dès 5 ans, mais le gouvernement préconise désormais la scolarisation à 4 ans.

Au collège, les élèves ont cours de 8h à 13h et quart environ. Sur cette plage horaire ils peuvent avoir 6 cours, car ce sont des cours de 40 minutes.
Entre chaque « heure » de cours, ils ont une pause de 5 minutes – à noter que pour eux, il s’agit bien d’une pause, car chaque classe a sa propre salle, ce sont les professeurs qui bougent.
Et toutes les deux « heures », ils ont une pause de 10 minutes.

Le collège grec n’a traditionnellement pas de réfectoire ; les élèves mangent chez eux. Mais l’après-midi, ils ont beaucoup de devoirs à faire.

2) Les salles de classe :

Je suis frappée par la nudité des murs : seules quelques cartes de géographie, et, bien en évidence au fond de chaque salle, une icône orthodoxe - la salle des professeurs en affichant même deux.

Mais contrastant avec l’austérité des salles, la réaction des élèves, à notre arrivée dans leur classe, est extrêmement chaleureuse ; nous sommes accueillis par des sourires et des exclamations enthousiastes. Thodoris nous expliquera plus tard qu’ils étaient au courant de notre venue et nous attendaient.

Comme les élèves ne changent pas de salle, chaque élève a sa place attitrée. J’y vois un avantage, dont je fais part à nos deux guides : je suppose qu’il doit y avoir moins de dégradations ? puisque chacun a intérêt à garder son bureau en bon état ?
Réponse des élèves : de toutes façons, ce sont eux qui font le ménage...
Ils se concertent, et décident ensemble s’ils devront rester pour le faire après les cours. Il n’y a pas de jour établi... c’est selon la nécessité. (On sent que pour eux, c’est normal. Moi bien sûr, j’ai eu du mal à en croire mes oreilles...)

Mais ce qui m’aura encore plus frappée, ce sont les collégiens eux-même.

Par exemple : la parfaite aisance en anglais de nos deux jeunes guides de 15 ans. Ils comprennent parfaitement nos questions et c’est parfois nous, professeurs étrangers, qui ne comprenons pas les mots qu’ils emploient ! Lorsque nous les interrogeons à ce sujet, ils répondent qu’ils prennent des « leçons privées extra-scolaires », et que c’est le cas pour de nombreux élèves. N’empêche ! Nous sommes tous bluffés !

Puis, quand la récréation sonne, nous sommes assaillis d’élèves qui veulent nous parler ! Certes, leur niveau d’anglais, sans être celui de nos deux guides, le leur permet. Mais surtout, ils sont chaleureux, curieux et n’ont pas peur de nous poser des questions ! Par exemple, où est-ce que je vis en France, comment sont les collégiens français, la musique qu’ils écoutent... Une élève est même fière de me montrer qu’elle connaît quelques mots de français appris lors d’un séjour à Paris !

En conclusion :
Je n’oublierai jamais que les collégiens grecs ont un autre rapport aux professeurs - peut-être à l’école en général. Ils ont aussi un autre rapport aux langues étrangères, qu’ils pratiquent avec enthousiasme.


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