Publié : 13 décembre 2006

LA JOCONDE


La Joconde
La Joconde (où « Portrait de Mona Lisa ») est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1507. Huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm, il est exposé au Musée du Louvre à Paris. La Joconde est l’un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard.
Description
La Joconde est le portrait d’une jeune femme, sur fond d’un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux. Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, de l’italien enfumé, est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage.
La femme porte sur la tête un voile noir transparent et une robe. On remarque qu’elle est totalement épilée, conformément à la mode de l’époque, et ne présente ni cils ni sourcils. Elle est assise sur un fauteuil dont on aperçoit le dossier à droite du tableau. Ses mains sont croisées, posées sur un bras du fauteuil. Elle se trouve probablement dans une loggia : on peut voir un parapet juste derrière elle au premier tiers du tableau, ainsi que l’amorce de la base renflée d’une colonne sur la gauche. À l’arrière plan se trouve un paysage montagneux dans lequel se détachent un chemin sinueux et une rivière qu’enjambe un pont de pierre. La source de lumière provient essentiellement de la gauche du tableau.
Le sourire de la Joconde constitue un des éléments énigmatiques du tableau, qui a contribué au développement du mythe. Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s’éteindre. Tout en donnant l’impression de suivre le spectateur des yeux, le regard de Mona Lisa fixe un point situé au-delà du spectateur, légèrement à sa droite, provoquant ainsi une mise en profondeur du dialogue entre l’œuvre et le spectateur. Bruno Mathon, critique d’art, dit ainsi que la Joconde « regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l’enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant »