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Séjours pédagogiques - Voyage Classe Défense 2019

Mardi 9 avril

 

Le départ se fait au petit jour : le car nous récupère sur le parking du collège à 6 heures 30 du matin. Mais qui a oublié sa valise ??? Finalement personne ...

 

Au bout de la matinée, la Base aérienne 116 « Lieutenant-colonel Tony Papin » de Luxeuil – Saint-Sauveur. Nous rencontrons un pilote du prestigieux groupe de chasse 1/2 « Cigognes », une unité de défense aérienne, qui nous décrit sa formation, le fonctionnement des Mirage 2000 – 5F, les appareils monoplace qu’ils mettent en œuvre au quotidien.

 

La BA 116 est l’une des Bases Aériennes Françaises qui assure la surveillance du territoire national. Lorsqu’elle est dans sa semaine de surveillance, des mirages sont prêts à décoller de jour comme de nuit, capables d'être aux quatre coins de l'hexagone en 10 minutes. C'est ce que l'on appelle la posture permanente de sûreté aérienne que se partagent à tour de rôle les Bases Aériennes Françaises. Cette mission de police du ciel n’est pas la seule que les « cigognes » maîtrisent. En effet, chaque jour, elles prennent leur envol pour s’entraîner à leur mission de guerre : l’entrée en premier. Il s’agit ici de pouvoir escorter un raid dans un environnement hostile. Au milieu de menaces aériennes adverses, de systèmes de défense anti-aérienne, et dans un environnement électronique dense, elles sont ainsi capables d’acquérir la supériorité aérienne, libérant la voie aux autres membres du dispositif déployé : aéronefs de combat, puis bâtiments de guerre et forces au sol. Aujourd’hui comme hier, la supériorité aérienne est la condition nécessaire à tout succès militaire.

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Photo souvenir aux côtés du Lieutenant-Colonel Pascal Pomé, Commandant en Second de la base.

Les Mirages 2000-5 du groupe de Chasse 1/2 Cigogne de la BA 116 de Luxeuil ont été engagés dans le raid contre les installations chimiques du régime de Bachar Al-Assad en Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. Les avions de la BA 116 ont assuré la sécurité de la flotte Française. Ces quatre Mirages étaient armés de deux missiles air-air MICA IR et de quatre MICA EM. Un cinquième Mirage 2000-5F était prêt à décoller si un des quatre autres devait rencontrer un problème technique.

Nous avons complété notre visite avec la découverte de l’atelier moteur, puis la tour de contrôle.

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Après quelques instants d'attente, nous avons eu la joie d’assister au décollage de 2 Mirage 2000. Nous sommes impressionnés par le bruit assourdissant de ces avions de chasse qui prennent leur envol à quelques mètres de nous.
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Nous sommes enchantés de cette première journée !

Après un beau concert de valises à roulettes et quelques montées, nous parvenons vers 20 heures au Pôle Hébergement du Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l’Homme à Verdun. La vue sur la ville est top !
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Mercredi 10 avril

 

Dès notre arrivée à l'ossuaire de Douaumont, nous avons visionné un film d’une demi-heure intitulé « Verdun, des hommes de boue ». La bataille de Verdun : 21 février – 18 décembre 1916 : 300 jours et 300 nuits de combats acharnés. Un déferlement incessant d’artillerie et d’obus. Le bilan, effroyable : qu’ils soient français ou allemands 300.000 hommes perdront la vie. Et parmi eux  beaucoup resteront à jamais disparus ou ne pourront être identifiés.

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Long de 137 mètres, le cloître de l’Ossuaire est la partie centrale du monument. Au sein du cloître, 22 alvéoles abritent les tombeaux représentatifs des 46 secteurs de combat de la Bataille de Verdun. Ce sont sous ces tombeaux que reposent les 130.000 soldats non identifiés, recueillis sur les terres du champ de bataille après l’Armistice.

Près de 4000 inscriptions recouvrent les murs et la voûte du cloître. Une centaine de pierres gravées en hommage à un régiment, à une association mémorielle ou patriotique. Mais aussi des milliers de pierres portant le nom de soldats français et allemands. Chaque nom appartient à un homme porté disparu sur les Champs de Bataille de Verdun.

A chaque extrémité du cloître, une énorme vasque, dans laquelle se consume la flamme du souvenir lors des grandes dates et cérémonies. Le silence s’impose.

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Une tour monumentale domine le monument. Son aspect évoque volontairement la forme d'un obus, arme responsable de la majeure partie des blessures, des mutilations et des morts de la bataille de Verdun.

La tour, également appelée « lanterne des morts » fait 46 mètres de hauteur. Il faut gravir 204 marches pour arriver au sommet. À mi-hauteur, se trouve un musée de guerre qui contient du matériel militaire, des équipements, des uniformes français et allemands mais aussi une urne dédiée au Souvenir Français.

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Conçu en collaboration avec André de Rouville, ingénieur en chef du Service Central des phares et balises, le phare comporte un système de quatre foyers électriques tournants à rotation synchronisée, alternant des feux blancs et rouges. Grâce à des optiques, ces feux diffusent un rayon lumineux pouvant atteindre une portée de 40 kilomètres. D'une valeur de 50 000 francs, il a été financé par la princesse de Polignac et le ministère de l'Air. Il fut inauguré le 22 février 1930.
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Le "bourdon de la Victoire" est offert par une donatrice américaine, Mme Thorburn Van Buren. Coulée par les ateliers Bollée d'Orléans le 17 mars 1927, en sous-traitance avec la maison Blanchet de bagnolet, elle rejoint le site de Douaumont dans un cortège automobile triomphal depuis l'Arc de Triomphe à Paris, en passant par Meaux, Château-Thierry, Soissons, Reims, Châlon-sur-Marne, Sermaize, Revigny, Bar-le-Duc, Nancy, Metz, Saint-Mihiel, Benoîte-Vaux puis Verdun. Bénite par Monseigneur Ginisty le 19 septembre 1927, cette cloche monumentale, baptisée "Louise-Anne-Charlotte", sonne à la mémoire des combattants morts sur le champ de bataille.
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La nécropole nationale de Douaumont est créée au début de l'année 1923 sur une parcelle d'environ 12 hectares de la commune de Fleury-devant-Douaumont. Initialement conçue comme un amphithéâtre, elle est rapidement incorporée au projet de l'ossuaire pour s'intégrer à la composition. D'importants travaux de terrassement et de rebouchage de trous d'obus sont menés par le service des sépultures militaires et le génie de Metz jusqu'en 1936. Disposée en carrés, elle accueille progressivement les tombes des soldats identifiés. Lors de l'inauguration le 23 juin 1929, elle réunit 15 000 tombes. Aujourd'hui, le site en compte un peu plus de 16 000. Avec une capacité d'accueil de 20 000 sépultures, Douaumont compte parmi les plus grands cimetières nationaux de la première guerre mondiale.
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Jade a tenté d'apprivoiser et d'adopter "Salamèche", une petite salamandre qui se cachait dans l'herbe humide ...
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Au cœur des collines de Verdun encore ravagées par les millions d’obus, le Mémorial de Verdun retrace l’histoire de la plus célèbre bataille de la Première Guerre mondiale. Le rez-de-chaussée est dédié à l’expérience des combattants en première ligne. Au premier étage, les visiteurs entrent dans l’environnement de la bataille et les contextes des pays en guerre. Le champ de bataille se découvre ensuite depuis les terrasses du dernier étage. Les visiteurs peuvent y décrypter les traces de la bataille dans le paysage environnant.
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Le papier-moutarde Rigollot, la "terreur des enfants". Ce cataplasme à base de farine de moutarde noire déshuilée est un remède contre les affections pulmonaires et respiratoires.

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Cuisine mobile à la roulante pour ravitailler le front

En attendant la visite du fort de Douaumont, nous profitons, confortablement installés dans notre car et au chaud, d’une petite pause bien méritée.

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Le fort de Douaumont a été construit en 1885 par le général Séré de Rivières. À 2 kms à l'est du village de Douaumont, il se trouve à 388 m d'altitude, le point le plus haut des côtes de Meuse. Il est le plus imposant, le plus moderne et le mieux armé des forts de Verdun. Construit à la base en maçonnerie de pierre, il a subi très rapidement une série de modifications visant à le rendre plus résistant aux nouveaux explosifs et projectiles. En 1888, une couche de béton de 2,5 m est ajoutée au-dessus de la caserne et les casemates sont renforcées d'une dalle de béton de 1,5 m. Les parties enterrées sont recouvertes de 5 m de terre. Le fossé est agrandi de 12 m de large sur une profondeur de 8 m. Il est ensuite prolongé d'un puissant réseau de fil de fer de 30 m de large.

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La partie centrale du fort est constituée par la caserne. Elle s'étend sur 2 étages, un rez-de-chaussée et un sous-sol, et comporte de nombreuses salles. On trouve au rez-de-chaussée la laverie, la cuisine, la boulangerie, l'hôpital, le poste de commandement et les réserves de munitions. À l'étage inférieur, la citerne d'eau, 2 réservoirs et la réserve de poudre. L'armement du fort a également été modernisé. De 1907 à 1909, une tourelle de canon 155 mm est ajoutée. Entre 1911 et 1913, une tourelle de 2 canons de 75 mm, 2 tourelles de mitrailleuses ainsi que 4 observatoires blindés viennent s'ajouter à l'armement existant. Le fort est conçu pour loger une garnison de 650 à 800 hommes.

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Nous découvrons une chambrée

En grande partie désarmé en 1915 (il ne peut résister aux violents pilonnages de l’artillerie lourde), le fort tombe sans combats aux mains des Allemands le 25 février 1916. Ceux-ci disposent alors non seulement d’un observatoire remarquable pour leur artillerie mais aussi d’un point d’appui majeur pour toutes les unités qui combattent dans le secteur. Il accueille durant 8 mois près de 3000 soldats allemands.

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Le 8 mai 1916, l'explosion d'un dépôt de munitions souffle le fort et sa garnison. Si le bilan reste incertain, il est probablement supérieur à 1000 victimes allemandes, dont 679 sont encore aujourd'hui inhumées dans la nécropole souterraine du fort. Ainsi ballotté entre les deux adversaires, Douaumont est le concentré et le creuset des douleurs subies à Verdun.

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En 1909, le fort de Douaumont, alors en pleine modernisation, est équipé d’une tourelle à éclipse (modèle Galopin) avec un canon d’un calibre de 155 mm. Le canon mesure 3 m de long et pèse près de 2,5 tonnes. Il pouvait tirer des obus de 43 kg à une distance de 7 km. Protégée par une calotte d’acier de 30 cm d’épaisseur, qui mettait la tourelle à l’épreuve des obus les plus puissants, la chambre de tir pouvait tourner sur 360 degrés. Pour assurer une protection maximale, un mécanisme dit « à éclipse » permettait en outre de l’animer d’un mouvement vertical. Un ingénieux système de contrepoids permettait de soulever la chambre de tir et ses 72 tonnes pour dégager la bouche du canon. Une fois le tir effectué, la tourelle était à nouveau abaissée, permettant à la chambre de tir d’être à l’abri en quelques secondes. La mise en œuvre de ce dispositif nécessitait un équipage de 18 artilleurs.

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Du côté Français, on n'aura de cesse, au cours de l'année 1916, de reprendre Douaumont. Une première offensive, du 22 au 24 mai, est un dramatique échec qui engloutit plusieurs milliers d'hommes. L'effort offensif allemand de l'été contenu, il faudra le secours de l'artillerie lourde sur voie ferrée et de ses nouveaux obusiers de 400 mm pour entamer la résistance de la forteresse. Entre le 21 et le 23 octobre 1916, de terribles coups au but écrasent la garnison, dont l'essentiel évacue un fort dévoré de l'intérieur par les incendies. Le fort sera seulement repris le 24 octobre 1916 par le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM), le 4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs (4e RMZT), le 321e régiment d'infanterie (321e RI), le 1er bataillon de tirailleurs somalis et le 43e bataillon de tirailleurs sénégalais (43e BTS).

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Le 21 février 1916, Fleury-devant-Douaumont est réveillé par le bombardement préparatoire à l'assaut allemand. Il neige. L'horizon est en feu. L'ordre est donné d'évacuer le village. Le 24 février, la chute du fort de Douaumont met Fleury-devant-Douaumont sous les vues allemandes. Les bombardements crèvent les toitures pendant que les tranchées et les abris transforment les caves en îlots de résistance. En mai, il n'est déjà plus qu'un tracé de ruines fumantes. Le 7 juin, la perte du fort de Vaux le met en première ligne. Entre Froideterre et Souville, à la tête des ravins de la Poudrière et des Vignes, il devient une des clés de la bataille. Ainsi commence l'agonie de Fleury-devant-Douaumont dont le drame se noue pendant les semaines de juin à août 1916 quand l'assaillant lance ses dernières et furieuses offensives sur le front de Froideterre-Souville. Au cours de la bataille, Fleury-devant-Douaumont changera 16 fois de mains.

Observation, lecture et photographies des marqueurs de violence de la guerre industrielle à travers les traces visibles des combats : les sols criblés d’impacts, le village détruit de Fleury-devant-Douaumont, dont il ne reste que des pierres éparses.

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Bétons rongés et ferrailles hérissées de la fortification anéantie de Thiaumont. Le terrain est constellé de trous d'obus. Les éléments de l'ouvrage ne sont reconnaissables que sous forme d'amas de débris de béton avec des fers tordus qui en dépassent.

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Et pour finir en beauté la journée, nous avons vécu une soirée très « électrique » au Centre Mondial de la Paix ! Mais toujours dans la bonne humeur !

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Jeudi 11 avril

 

Dominant toute la région à l'Est de l'Argonne, Vauquois est considéré par les états-majors des deux camps comme un observatoire exceptionnel et un verrou stratégique. Les Allemands occupèrent cette colline le 24 septembre 1914. Ils en firent une véritable forteresse, appuyée et flanquée de pièces d'artillerie en position dans les bois de Cheppy et Montfaucon. D'octobre 1914 à février 1915, les premières contre-attaques, menées à la baïonnette, sans préparation d'artillerie, vont permettre de pousser nos lignes aux abords Sud de la butte, au prix d'assauts intensifs et de sacrifices humains inouïs.

À partir du 17 février et jusqu‘à la mi-mars, les vagues d'attaques françaises successives finissent par épuiser la farouche résistance allemande. Nos positions, mieux protégées, nous permettent de résister à une contre-attaque alliant aux armes classiques le lance-flamme. La guerre de position s’est installée dans le secteur.

 

C’est le temps pour les pionniers et sapeurs de s’enterrer et de creuser des kilomètres de galeries, de chambres d’abris, d’où partiront les rameaux de combats qui, infiltrant le réseau ennemi, permettront à coups de tonnes d’explosifs de lui infliger le plus de pertes possibles. La butte de Vauquois est une gigantesque termitière : 17 km de galeries, 184 pièces constituant le casernement allemand. Environ 5 km de galeries et quelques postes de commandement sont creusés du côté français. Des milliers de tonnes de gaize (roche de l’Argonne) furent extraits.

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Nous nous équipons de casques de protection et de lampes torches pour la visite guidée du site.

Vauquois, c’est aussi l’extraordinaire lutte souterraine livrée dans les « dessous » : la guerre des mines. 519 explosions (199 Allemandes, 320 Françaises) ont été recensées. Un paysage lunaire, une butte coupée en deux par des cratères immenses qui forment un fossé profond de 10 à 20 mètres séparant les premières lignes allemandes des premières lignes françaises, c’est la vision apocalyptique que garderont de la Butte de Vauquois les soldats américains, la libérant définitivement du cauchemar le jeudi 26 septembre 1918.

Là où se trouvait un petit village meusien de 168 habitants, il ne subsiste qu’un terrifiant réseau d’entonnoirs géants qui nous laisse sans voix … Les souffrances humaines engendrées par le conflit sur cette butte de Vauquois dépassent l'entendement.

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Exemples de tranchées restaurées côtés allemand et français

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Nous accédons aux galeries souterraines par des escaliers au fond d’une tranchée. Nous plongeons dans le quotidien de la vie des combattants : cuisine, salles de soins, lieux de repos, chapelle …

Le site de plusieurs hectares est aujourd’hui entretenu, conservé et restauré par l’association des Amis de Vauquois et de sa région.

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C’est à bord d'une nacelle audioguidée que nous avons ensuite parcouru le quotidien des poilus à la citadelle souterraine de Verdun. De la boulangerie à l'infirmerie, de la cuisine aux dortoirs en passant par le central téléphonique et télégraphique et les vastes magasins de poudre et de munitions, c’est ici que se croisaient les soldats qui partaient au front et ceux qui le quittaient après de violents combats.
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Le 10 novembre 1920, c’est dans les galeries de cette ville souterraine qu’a été désigné, parmi 8 soldats français inconnus, celui qui repose sous l’Arc de Triomphe à Paris.

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À l’abri des bombardements incessants, cette ville souterraine a joué un rôle majeur pendant la bataille de 1916.

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Où est Alejandro ?

En accord avec le Souvenir Français de l’Ardèche, nous nous sommes tout naturellement rendus au cimetière militaire du Faubourg Pavé, lieu de sépulture définitive des 7 autres héros inconnus, pour leur rendre un hommage appuyé.

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Sous la croix centrale du cimetière militaire du Faubourg Pavé, cérémonie en hommage aux 7 soldats "inconnus" de Verdun qui s'est achevée aux accents de la Marseillaise.

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Nous finissons l’après-midi dans le centre-ville de Verdun. Les professeurs se sont rendus dans une célèbre confiserie de Verdun pour acheter des dragées, la spécialité de la ville. Du côté des élèves, on a fait les boutiques et grignoté des sucreries. Certains de ces messieurs ont sorti le grand jeu pour impressionner leurs copines …

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Vendredi 12 avril

 

 

La Boisserie, demeure historique du Général, acquise en 1934, appartient aujourd’hui à son fils, l’amiral Philippe de Gaulle. Charles de Gaulle tenait particulièrement à cette maison de campagne, où il aimait venir se ressourcer, à l’ombre des arbres du parc, loin du tumulte de la vie politique parisienne. Le Général s’y réfugie pour affronter la "traversée du désert" et y rédiger ses Mémoires de guerre. Devenu président de la V° République, il s’installe au palais de l’Élysée, mais n’en revient pas moins régulièrement y passer le week-end en famille.

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Sous un soleil radieux, les jardins sont magnifiques, la vue imprenable !

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Le salon

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La salle à manger

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La bibliothèque avec la table de bridge devant laquelle mourut le Général le 9 novembre 1970. Le bureau du Général avec une magnifique vue sur les jardins. Il y travaillait au calme, sans téléphone.

Dans le centre du village, près de l’église, reposent donc dans la tombe familiale du cimetière de Colombey-les-Deux-Églises, Anne et ses parents Yvonne et Charles, ainsi que leur fille Elisabeth et leur gendre le Général de Boissieu. Sa simplicité nous étonne.

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Bien au-delà d’une présentation traditionnelle de l’homme du 18 juin ou du premier Président de la Vème République, le Mémorial Charles de Gaulle constitue, dans son écrin de verdure, un véritable rendez-vous avec nombre d’évènements majeurs du XXème siècle et une rencontre privilégiée avec un homme d’exception.

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Paris libérée, Charles de Gaulle, libérateur d’une France à reconstruire

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L’espoir du RPF Le Général tente de rassembler le peuple français pour revenir dans la course politique

L'année 1962 a été marquée par la signature des accords d'Evian, officialisant l'indépendance de l'Algérie, sur fond de guerre civile et de tensions sociales. L'organisation armée secrète (OAS) sévit un peu partout, sur le territoire algérien et en métropole. Ses membres, recrutés parmi les milieux d'extrême droite, refusent la politique d'autodétermination voulue par le général de Gaulle. C'est dans ce contexte de crainte et d'insécurité accrues que se produit l'impensable :

Le 22 août 1962 aux environs de 20 heures, 2 Citroën DS 9 banalisées et escortées de deux motards quittent le palais de l’Elysée vers la base aérienne de Villacoublay pour y prendre un hélicoptère à destination de Colombey-les-Deux-Eglises. A bord de la 2ème voiture, Charles de Gaulle et son épouse Yvonne. Alors que le cortège arrive à hauteur du rond-point du Petit Clamart, le commando Bastien-Thiry, dissimulé en guet-apens ,ouvre le feu sur la DS présidentielle. 150 balles seront tirées.

Le chef de l’Etat et son épouse survivent à la tentative d’assassinat. Les terroristes sont rapidement arrêtés et déférés devant un tribunal d’exception.

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Citroën DS 9 avec les 8 impacts de balles signalés par une croix blanche sur la carrosserie.

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Les Trente Glorieuses : la politique gaullienne au service de la grandeur et la modernisation

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De Gaulle fit installer le téléphone sous la cage d'escalier à la Boisserie. Il détestait se servir de cet appareil, même à l’Elysée …

Mathéo et Jade ne sont par contre pas lassés de l’utiliser ! Allo ? A l’huile !

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Mai 68 : De Gaulle adoré ou contesté, la révolution gronde sur les pavés

La Croix de Lorraine, inaugurée en 1972, constitue un hommage exceptionnel aux Français Libres et au Général de Gaulle. De granite rose, mesurant plus de 44 mètres de haut pour une envergure de près de vingt mètres, cette croix pèse 950 tonnes sans les fondations.

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Au-delà de ses objectifs pédagogiques, ce voyage a été l’occasion pour tous de vivre une expérience unique hors cadre scolaire. Nous garderons un excellent souvenir de ce séjour, marqué par une météo plutôt clémente et de la bonne humeur.

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Je remercie du fond du cœur Mme Conjard et Mme Lafrasse pour leur implication et leur gentillesse. Sans elles, rien de ce qui a été vécu cette semaine n'aurait été possible.

Un grand merci à Patrice, le chauffeur qui nous a accompagné tout au long de notre séjour : écoute, disponibilité, ponctualité, réactivité et gentillesse. Vraiment très appréciable !

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Je tiens également à féliciter les élèves pour leur comportement impeccable pendant le voyage et les visites, leur attitude positive et leur enthousiasme.

Je profite de cette photo « acrobatique » pour vous le redire :

Ce voyage avec vous, élèves de CDG, a été un vrai plaisir !

 

Stéphanie Buis

 


Date de création : 14/04/2019 @ 19:07
Dernière modification : 23/04/2019 @ 13:18
Catégorie : Séjours pédagogiques
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