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Lectures à voix haute

posté le 22 juin 2014

Lectures à voix haute 2014 à la Boutique éphémère des Nomades

Ce projet Lectures à voix haute a bénéficié de l'intervention du comédien Jean-Mary Feynerol de la Compagnie Mirlitoons grâce au soutien du Conseil Général de la Drôme.

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Vendredi 20 juin, nous sommes allés à Carpentras pour faire une lecture, accompagnés par nos professeures Madame Salignat, Madame Devèze et Madame Moulain et du comédien Jean-Mary Feynerol, invités par Grain de Lire dans le cadre des Tournées Nomades par Hélène Delbart. Nous allions lire devant l'équipe et le public des Nomades, les auteur-e-s et illustratrices de ces livres : Carole Chaix, Cécile Gambini, Franck Prévot, Cécile Roumiguière, Thomas Scotto !

On est arrivé à la Boutique éphémère. Il y avait des livres, des dessins et des mots sur les murs, sur le divan, par terre, partout. Certains faisaient rires, d’autres réfléchir, comme des proverbes. Les illustrations, on se serait cru dans un livre. On a d’abord fait une petite répétition avec, le comédien qui nous a accompagnés dans ce projet. Puis on est allé se cacher et tout le monde est arrivé. On est rentré après que les gens se sont assis. Et on a lu.

Ces textes on les a choisis. Parce qu’on les aime parce qu’ils nous parlent. On en a lu plein au CDI avec Madame Moulain et puis on s’est décidé. Il y a des nouvelles, des albums, de la prose. Les illustrations, on y voit toujours plus de choses au fur et à mesure qu’on les relit comme si elles se révèlent.

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Nos lectures étaient meilleures que quand on a préparé. Dans le feu de l’action, c’était mieux. Dans l’instant même. A cause des spectateurs, ils nous ont dynamisés, parce qu’ils écoutent. Leur écoute était calme, silencieuse, attentive, respectueuse. On n’a pas l’habitude. C’est parce que ce sont des adultes qui savaient à quoi ils s’attendaient, à des gens qui lisent des livres. On pourrait encore faire mieux parce qu’on sait nous aussi à quoi s’attendre maintenant. On aurait moins le trac et on en a encore plus envie parce que c’était bien. Ça nous donne l’impression d’être intéressant. On voyait que eux ils avaient du plaisir et ça, ça  nous fait plaisir. Tout le monde nous regarde. C’était une bonne expérience. Tout le monde ne peut pas la faire, rencontrer les auteurs des livres qu’on lit. C’est comme un privilège.

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Avant, quand on a commencé à lire à voix haute, on lisait vite, pas fort, un peu pour nous-mêmes. On n’était pas sûr de soi, on buggait sur les mots. Avec Jean-Mary on a appris à partager notre lecture, en parlant plus fort, plus lentement. En lisant à voix haute, je sens combien je me suis améliorée. On se sent plus à l’aise, plus serein, plus posé. On transmet notre ressenti du livre, nos pensées. Ça nous rappelle des souvenirs, des sentiments, ce qui a stimulé notre imagination, tout ce que ça provoque en nous quand on a lu en soi. Alors quand on lit à voix haute, pour les autres, on doit transmettre tout ça. Il faut de l’envie de transmettre, l’ambition de travailler pour un but. Avoir du courage pour le travailler, du courage pour lire devant les autres, du courage pour partager ses émotions. C’est difficile parce que chacun comprend ce qu’il veut et on risque d’être mal compris. En lisant devant ceux qui ont écrit ces textes, on a moins peur d’être mal compris. Après ça donne plus confiance en soi parce que ça s’est bien passé. Alors on se dit qu’on pourrait le refaire… Une fois qu’on a commencé sa lecture on est dedans et ça va mieux.

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C’est l’occasion de faire redécouvrir le texte. On fait sentir comment on perçoit le texte nous-mêmes. Lire à voix haute ça rend le texte meilleur, on le goûte et on le fait partager, ça le rend meilleur au goût. Comme les baies rouges…(du texte de Franck Prévot du Roman de Râ)

Notre lecture du Fil de soie était très différente de la suivante et c’était bien. On redécouvre ce texte même si on le connait. On se rend  compte qu’on ne le connait jamais vraiment et qu’on peut le redécouvrir quand il est lu par une autre. Le sentiment des gens n’est pas le même quand ils lisent. Cette lecture à l’accordéon renforçait le côté bohémien. C’est comme dans un film quand il y a de la musique, ça illustre encore plus l’histoire. On se croyait dans le livre, on l’imaginait plus facilement, on était rentré dans l’histoire. La notre était calme et toute simple. Il y avait de la nostalgie à l’entendre. Selon les lectures, on n’a pas ressenti la même chose.
Après, le goûter était bon et il y avait une bonne ambiance, même s’il n’y avait que des adultes. On était soulagés, heureux. On était bien. Merci.

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Anaëlle, Chaïmâa, Iona, Elyne, Kaan, Léa, Léo, Lucas, Lynda, Maud, Zoé

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Le travail en groupe avec Jean Mary Feynerol

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posté le 30 mai 2013
 

Lecture à Voix haute 2013 à l'Eau vive à Avignon

Avec les élèves de la classe de 3° prépa pro, nous avons lu toute l'année pour trouver des textes qui leur plaisaient. Avec le comédien Jean Mary Feynerol, ils ont  exploré la lecture à voix haute, patiemment. Et vendredi 17 mai, à l'invitation d'Hélène Delbare de l'association Grain de Lire, de Madeline Roth de la librairie L'eau vive à Avignon, ils sont allés à la rencontre des auteurs Thomas Scotto, Cathy Ytak et Joanna Concejo pour une lecture buissonnière pleine de surprises.

Après une petite répétition dans la rue qui a attiré les passants...

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l' angoisse d'être au milieu d'une librairie, la nuit, mais dans la lumière,

à lire des textes qui remuent, devant leurs auteurs émus

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Alexandre a commencé sa lecture "Partir, courir, disparaître..." sous le regard bienveillant d'Hélène et c'était parti pour une traversée des textes à plusieurs voix, un puissant choeur de lecteurs au service de Mi Ange Mi Démon (Thierry Magnier) & Pensées en suspension (l'Edune) de Thomas Scotto, Paradiso (l'Edune), de Franck Prévot & Carole Chaix, Le retour de la demoiselle (L'école des loisirs) de Cathy Ytak.

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Une magnifique écoute de part et d'autre, beaucoup d'émotion et d'autres lectures partagées par les animatrices de cette tournée Nomades et le public de la librairie. Puis on s'en est retourné, les yeux mouillés, les étoiles dehors et dedans, dans la nuit envoutée.

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Laura ayant judicieusement oublié son livre de nouvelles Mi-ange Mi-démon dans la librairie, c'est Thomas Scotto qui nous l'a renvoyé par la poste avec un message qui a tant chamboulé qu'il a bien fallu lui répondre... et pour remercier chacun-e pour cette si nouvelle attention.

 

" On a découvert que lire c’était bien. On arrive mieux à s’exprimer. On a découvert un autre divertissement bien différent. Lire, on ne savait pas. Je ne suis jamais allée dans une librairie toucher un livre. Encore moins lire seule chez moi. Maintenant, j’en suis capable. Je lis des livres. Des gros, même pas peur. Grâce à Madame M. qui nous a donné envie. Vous avez tellement bien  partagé votre passion pour la lecture, les textes que vous aimez que vous nous avez lu à voix haute, que vous nous avez vraiment donné l’envie de lire. C’est tout le temps qu’on a passé à les relire pour les comprendre, c’est comme si on se comprenait mieux penser. Trouver ce que ça veut dire, pourquoi on ressent les choses, ça nous a aidé à rentrer dans le livre. Parce qu’avant, pas touche ! Les livres, j’en n’ai jamais ouvert de ma vie. Ça a commencé comme ça. C’était plus un livre mais une histoire. On a aimé les histoires.

Et puis il y a eu Thomas Scotto qui nous a raconté ce qu’il faisait. Comment c’était d’écrire. Ce que ça lui faisait à lui ça nous a fait des frissons de l’entendre. C’est comme entrer dans un autre monde. C’était captivant. Comment il choisit ses mots. Tout ce que lui il met dans les phrases. Alors on ne peut plus voir ça seulement comme des lignes et des lignes. Ce qu’il y a derrière le livre. Quelle émotion il a eu. Il nous a si bien fait partager sa passion pour l’écriture, son émotion à écrire.

Quand je  touche un livre maintenant, je me dis Wahou ! Il y a un truc, il y a quelque chose là dedans, une vie.

Nous les ados, à vrai dire on s’en fout. Mais depuis qu’il nous a dit toute la recherche qu’il y a dedans, ça nous a parlé. Il nous a communiqué sa passion. Depuis, on sait qu’il y a de la vie dedans. J’aurais rigolé si vous m’aviez dit qu’on penserait ça, que je lirai des livres en entier.

Jade et moi, maintenant on se créé une vie dans les livres quand rien ne va. On fait un livre de notre vie. On lit des livres chacune de notre côté, puis on se les raconte. Comme on faisait avec vous. On a aimé ça, alors on a continué à deux. Pour se comprendre soi même y’a rien de mieux. On s’explique. Maintenant, on écrit les choses qui nous arrivent, mais à la manière des livres. Quand on lit ce qu’on a écrit, on se rend mieux compte. Parce que quand on ne fait que vivre les choses on ne se rend pas compte. En les relisant, on peut mieux voir comment résoudre le problème. Les mots quand ils sont écrits, révèlent quelque chose de plus qui est vrai et important qu’on n’avait pas vu.

Les adolescents, on ne se sent pas écoutés. Les adultes s’en foutent de nous. Les adultes pensent que comme ils sont grands et ont déjà vécu des choses, ça leur donne le droit de juger que c’est rien ce qu’on pense, ce qu’on ressent, ce que nous on vit.

Alors à Avignon dans la librairie, au milieu des gens qu’on ne connaissait pas, quand on a lu, on était comme sur un pied d’estrade. On s’est senti écouté. Il y avait le respect et l’intention et l’attention. Ça fait plaisir. Il y avait dans nos choix de textes des ressemblances avec nous alors quand on a lu, ça a permis à notre personnalité de s’exprimer tout en restant anonyme. On pouvait s’exprimer librement car là il n’y avait pas de jugement. Le visage des gens était rassurant. J’avais si peur mais en les regardant, j’ai vu l’émotion, des étoiles dans les yeux. Ça m’a redonné confiance quand j’ai paniqué. J’ai pu continuer à lire portée dans les yeux des gens.

Noémie : Je me suis sentie nulle parce que j’ai buté sur les mots du début. Je me suis déçue moi-même. Le personnage de Cathy Y. n’a pas pris toute sa place à cause de moi.

Heureusement, il y avait votre regard qui m’a repris au moment où je paniquais, sinon je me serais enfuie. Son personnage aurait pu prendre vie, comme les autres, si je ne l’avais pas gâché. A part moi, le reste était parfait.

Au contraire, ce texte t’allait très bien et pour une fois, tu t’exprimais vraiment. Ça allait tellement bien avec toi. Ça se voyait. Tout ce qu’on voulait c’était connaître la suite.

C’était tellement elle, ce texte. C’est comme si elle était plus sincère qu’au naturel.

Alexandre : Je tremblais, j’avais la lumière en pleine gueule, je voyais à peine mon texte. Moi qui adore l’ombre. C’était moi qui commençais. J’étais stressé. J’ai lu mon texte. Petit à petit, ça s’est calmé. Personne ne parlait. C’était plus que du silence. L’écoute. Les gens étaient là pour ça.

On n’a pas l’habitude que des gens se déplacent pour écouter. Ils sont sortis de chez eux pour nous écouter, nous et les autres. Juste pour être au milieu des livres la nuit, c’est dingue. On n’a pas l’habitude.

Quand je lisais, Thomas S. me regardait et c’était bien parce qu’il souriait. C’était rassurant. Il était à l’écoute. C’était pas comme s’il s’en fichait. On avait même l’impression que ça lui faisait plaisir, pour de vrai pour lui-même, pas juste pour être poli.

Quand on grandit, on nous repousse tout le temps. Là, personne ne nous dit chut. On nous a laissé parler et on a été écouté comme jamais. On est rentré dans leur univers et ça leur a plu et à nous aussi. On a raconté une histoire de dedans nous en lisant le texte. On a pu exprimer des sentiments personnels dans le texte d’un autre. On s’est compris sans savoir qui on était les uns les autres. On a aimé écouter les autres. On ne sentait plus la distance, la différence qu’on avait pensée en entrant.

Il y avait une petite fille de 7 ans qui a lu, avec sa petite voix, un texte qu’elle a découvert sur sa chaise et elle a mieux lu que nous tous. Elle doit être habituée à aller souvent dans les librairies. Sa mère doit être lectrice, libraire même. Tout le monde ne peut pas lire ou écrire comme ça. Nous, on est normaux, on n’a pas ce don, ce talent.

Nous sommes heureux de cette expérience. Ça nous a changés. Le livre, ce n’est pas que le livre. C’est la personne qui l’écrit. C’est la personne qui le lit.

Thomas S., qu’est-ce qu’il lit bien ! On ne peut pas ne rien sentir. C’est comme s’il racontait sa vie, comme s’il parlait à voix haute, sans lire ni l’avoir écrit. On le vit en direct. Il donne vie au livre. C’est lui. C’est un peu comme du théâtre, on voit les choses. On rit. On sent les émotions.

Cathy Y. c’est doux. Elle nous laisse le temps de prendre l’image dans notre tête. On l’entend dedans comme dans un rêve. Elle nous met dans un univers, une ambiance délicate et calme, caressante.

Merci de nous avoir invités. Merci de nous avoir écoutés. Merci d’avoir écrit ces textes qui nous on fait vivre ça."

Le 27 mai 2013,

Alexandre, Clémentine, Jade, Laura, Manon, Marine, Mélinda, Noémie.

La classe de 3° prépa pro a bénéficié d'un atelier de lecture à voix haute avec le comédien Jean Mary Feynerol,  grâce au soutien du Conseil Général de la Drôme.

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Date de création : 23/06/2014 @ 10:05
Dernière modification : 30/06/2014 @ 14:47
Catégorie : CDI
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