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Des profs sportifs ! - Voyage Episode 3

Deuxième journée à Oberwiesenthal et premier jour de course.

 

La nuit froide a permis de rendre la neige moins difficile à skier que la veille où elle était comparable à celle de printemps...

Les compétiteurs ont tous pratiqué le style alternatif ou classique selon que l’on préfère une dénomination moderne ou plus ancienne de la discipline.

Le soleil était même au rendez-vous de cette journée où il n’y a pas eu de médailles pour la France...

Après avoir encouragé les copains dans les différentes catégories Masters, les uns et les autres sont partis farter les skis pour les courses de demain...

Mon camarade de chambrée était content de sa course, finissant malgré son handicap à la 17 ième place, faisant le trente kilomètres en une heure et trente minutes, ce qui est un temps plus qu’honorable pour lui.

Et demain c’est à mon tour d’en découdre avec les 63 autres concurrents...

 

Troisième journée et des médailles pour l’Equipe de France ce coup ci !

 

Le temps est toujours le même en ce dimanche matin, c’est à dire un brouillard épais, froid et très humide le matin qui est chassé vers les 10 heures par un petit vent glacial et laisse alors place à de timides rayons de soleil qui ne parviennent pas à réchauffer la piste ou les compétiteurs.

 

Comment se déroule une journée de compétition ?

Lever vers 6 h 30. On enfile des sous vêtements thermiques pour éviter les sensations de froid surtout avant la course, car dès le départ, le corps se réchauffe très vite dans la bagarre aux places.

La combinaison France est mise avec respect ; un peu de fierté nous anime aussi à ce moment-là.  Il est vrai que participer à une course avec la combinaison de son club ne fait pas le même effet que de revêtir une combinaison France. En face il y a toutes les autres nations qui sont embarquées sur la même distance, sur le même parcours et le but, si ce n’est celui de gagner pour les meilleurs reste de figurer en bonne place pour les autres, ceux qui ont des ambitions plus modestes.

Je fais partie de ceux là car dans ma catégorie Vétéran 5 il y a d’anciens champions olympiques ou internationaux avec qui je sais que je ne peux pas rivaliser. Il leur reste une énergie énorme, une technique de ski irréprochable où la faute dans un virage n’existe pas...

1_ep3.jpg

(Avant de prendre notre départ on va toujours voir un ou deux passages des catégories précédant la notre et on ne peux qu’admirer ces athlètes qui sont des bêtes de course. Les Russes sont impressionnants: on dirait qu’ils ont une tête minuscule posée sur des épaules d’une largeur qui impose le respect, un haut du corps taillé en V prolongé par des bras et des jambes de bûcherons...)

Le petit déjeuner pris, on récupère les skis fartés la veille, son sac d’affaires de rechange préparé minutieusement, aussi la veille, afin de ne rien oublier, car un oubli de puces électroniques qui se mettent aux chevilles pour le chronométrage équivaudrait à une élimination de la course. Ainsi on a pris soin de déposer au fond du sac dans un certain ordre en répétant souvent à voix haute certaines affaires indispensables aux confort personnel. « Bon le maillot de rechange, les gants, le bonnet, la veste...»

« Maintenant les chaussures de course avec, accroché sur chacune d’elles la puce électronique, celle de droite à la chaussure droite et inversement... La gourde, les gants pour la course, un buff s’il fait froid, le bonnet, les lunettes et le dossard...»

C’est tout un cérémonial, qui, vu de l’extérieur par une personne non avertie pourrait paraître idiot et nous faire passer pour des maniaques mais ça rassure le compétiteur car c’est sans doute arrivé à quelqu’un un jour dans sa vie d’avoir oublié quelque chose d’important: les chaussures, les gants, le bonnet...

( ça m’est arrivé un jour d’avoir oublié de prendre mes chaussures, et bien je dois vous avouer qu’à une heure du départ, on peste, on rage. On arrive à trouver une solution mais la course ne se déroule pas sereinement après...)

Il faut mettre toutes les chances de son coté pour réussir, et le sport est comparable aux études de se coté là...

J’en reviens au moment où on arrive dans la tente où se retrouvent toutes les nations rangées cote à cote sur un tout petit territoire égal en surface, ce qui ne privilégie pas les grandes nations comme la Russie et ses 200 compétiteurs ni même l’Allemagne qui aligne  plus de 300 coureurs cette année ( ce qui est normal, puisqu’ils jouent à la maison...).

6_ep3.jpg

Alors les Français râlent toujours de se manque de place, d’une organisation qui était mieux ailleurs, de... Le Français est toujours râleur d’ailleurs, jamais content, mais il finit toujours par revenir à la raison et arrive quand même à s’accommoder avec le lieu et l’espace réparti.

Là, on ouvre son sac, on met ses chaussures en appréciant au passage les bienfaits d’une moquette épaisse posée sur le sol ( vous voyez que tout n’a pas été si mal fait par les organisateurs...), on enfile les gants, le bonnet de course et on part essayer sur un bout de piste libre les deux paires de skis fartés différemment pour avoir un choix pour la course. Une paire glissant mieux, on la range dans la housse, et on s’échauffe avec l’autre jusqu’à un quart d’heure de notre départ.

Alors on rentre de nouveau sous la tente, on range la paire d’échauffement, on prends la paire de course, on quitte la veste et le coeur commence à taper plus fort... Une excitation interne nous envahit... On se rassure les uns les autres sur la glisse, sur le temps, sur la température... On sautille sur place... Il fait chaud, on boit un dernier coup...

Pan ! La course des V3 vient de partir.

On a le droit maintenant de sortir de la tente en passant par une zone de contrôle pour vérifier si les puces fonctionnent bien, et on se retrouve au froid, dehors, dans une zone d’attente. On jette un oeil sur les lignes des V4 qui se mettent en place ; on reconnaît un copain grâce à sa combinaison France, et on continue de sauter, de bouger les bras pour ne pas trop se refroidir...

Une minute éternellement longue de silence Pan ! Les V4 s’élancent à leur tour, personne n’est tombé, c’est bien...

A notre tour de rentrer dans la zone de départ où chacun a une ligne (la deuxième pour moi) et un numéro pour être rangé. Car c’est plus facile de partir au milieu qu’en bout de ligne...

Des dix minutes imparties les neuf premières défilent très vite... On chausse les skis, on vérifie les attaches, on met les bâtons, on fait des vas et viens sur place avec nos skis pour se rassurer qu’ils glissent bien et le starter annonce « one minute to go» et là le même silence que précédemment... Une longue, très longue minute où on respire lentement où on se dit qu’on ne va pas tomber dès le premier virage, que tout va bien se passer, que le ... Pan !  C’est parti, on pousse sur les skis jusqu’au bout de nos couloirs respectifs et le premier virage est passé sans dégât... On est dans la course.

La course, je vous la raconterait plus tard...

En bref pour ma première, je tourne en 1h 38 mn pour trente kilomètres mais je ne suis pas satisfait de la glisse de mes skis... J’avais l’impression d’être scotché dans les montées... La hargne de rattraper le concurrent qui skiait devant était là mais j’ai fini bien épuisé par tant d’efforts qui m’ont porté à une 41 ième place sur soixante participants...

Le bilan n’est pas très bon donc pour cette première journée mais ce qui réconforte quand même c’est la médaille d’or en V8 d’André Grob, un Alsacien, et les deux médailles d’argent de Pierre Poncet en V7 et  de Bernadette Roche en V4  que vous avez en photo sur les podiums.


J’aurai l’occasion de vous reparler plus en détails de ces champions une prochaine fois.


Date de création : 05/03/2012 @ 20:40
Dernière modification : 03/07/2013 @ 11:55
Catégorie : Des profs sportifs !
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