Au fil des migrations… avec L’Espace 600 et La Cimade

mai 11, 2017 dans 6ème, Citoyenneté, Théâtre

Les élèves de la classe de 6e3 ont eu la chance d’assister cette année à deux représentations théâtrales à L’Espace 600 :

  • La foule, elle rit, un texte de Jean-Pierre Cannet, mis en scène par Anne Claire Brelle (Compagnie des Apatrides), dans lequel nous avons suivi les aventures de Zou, un jeune garçon, qui nous raconte son histoire depuis un camp de réfugiés.

  • Le garçon à la valise, un texte de Mike Kenny, mis en scène par Odile Grosset-Grange (Compagnie Louise), dans lequel nous avons assisté au long périple de Nafi, en route pour Londres où réside son frère.

 Grâce à ces deux textes aux univers bien différents, les élèves ont pu vivre des trajectoires de migrants, s’interroger sur ces destinées singulières : pourquoi partir ? Comment partir ? Avec quel argent ? Dans quel but ? Comment est-on accueilli ?


Après avoir mené tout un travail en classe sur la migration, en lisant notamment l’histoire de Suyrana, 10 ans, sur « Le P’tit Libé n°1 » daté d’octobre 2015 (www.liberation.fr/apps/2015/10/le-ptit-libe-migrants/#/), les élèves ont accueilli des membres de l’association La Cimade, le 24 mars dernier, pour une discussion sur ce thème. Une heure riche d’échanges, qui a permis aux élèves de mieux comprendre qui sont les migrants, les raisons qui les poussent à quitter leur pays, les conditions dans lesquelles ils voyagent et l’accueil qui leur est réservé en fonction de leur statut. Le dialogue était riche, les questions très nombreuses et cela a permis aux élèves de mieux comprendre le phénomène des migrations et de déconstruire des représentations parfois erronées.



                   Les 6e3 accueillent en classe les représentants de La Cimade.


A cette occasion, les élèves ont reçu un Petit Guide conçu par La Cimade pour lutter contre les préjugés sur les migrants. Une lecture que tout le monde devrait faire :

  http://www.lacimade.org/petitguideprejuges/petitguideprejuges.html


Voici quelques réactions d’élèves recueillies  après la rencontre avec les représentants de La Cimade :

  • Sabrina : « On a appris plein de choses sur les migrants, surtout à ne plus avoir de préjugés. Je trouve que ce n’est pas juste qu’on renvoie les demandeurs d’asile dans leurs pays : on ne peut pas toujours apporter de preuves, même si on dit la vérité. »
  • Kenza : « J’ai appris plus précisément ce qu’était une nationalité et comment on pouvait l’avoir. J’aurais bien aimé qu’un migrant vienne nous expliquer vraiment son parcours, c’est dommage qu’on ne lui ait pas permis de venir !* » (*Il était prévu qu’un migrant intervienne pour raconter son parcours aux élèves mais cela n’a finalement pas pu se faire, faute d’autorisation.)
  • Mélissandre : « J’ai appris beaucoup de choses comme la différence entre les réfugiés et les sans papiers et aussi que les demandeurs d’asile ne sont pas tous acceptés. Je pense que dans le monde, il y a beaucoup de choses à changer : accepter plus de réfugiés, faciliter leur vie, leur voyage… »
  • Janna : « Le monsieur de La Cimade était très gentil. On a appris beaucoup de choses. Je ne savais qu’on pouvait avoir plusieurs nationalités. »

Merci à L’ Espace 600 et aux membres de La Cimade d’avoir pris le temps d’échanger avec la classe de 6ème3.

          Mme Pellecuer, professeur de lettres

Une autre histoire du Petit Chaperon rouge

mai 9, 2017 dans 6ème, CDI, Français

Le 06 avril dernier, les élèves de 6e4 ont tenu à accueillir au collège Gustave Akakpo, invité du Printemps du livre de Grenoble, par la lecture de la première scène de sa pièce, La Véridique histoire du Petit Chaperon rouge, dernier texte publié de l’auteur.

Les collégiens sont parvenus à dominer leur émotion ; Gustave Akakpo les a rassurés : lui-même comédien, il sait le ventre qui se rétracte quand on lit et joue pour la première fois devant un public et l’auteur lui-même !


Comment je suis devenu écrivain…


Gustave Akakpo a raconté comment il est devenu écrivain : enfant, le plaisir de lire des bandes dessinées, des albums, des romans photos, des contes, tout en se nourrissant des histoires racontées par sa grand-mère, ou celles inventées entre cousins ont nourri son envie d’écrire des histoiresUne fois les albums et les bandes dessinées dévorés, il découpait sur le fauteuil du salon les images, comme pour mieux s’approprier l’histoire et rendre encore plus vivants les personnages de papier. Cette manie du découpage le conduit tout naturellement au dessin.

Etre écrivain, ce fut aussi pour Gustave Akakpo, s’inventer un ami imaginaire, alors qu’enfant, la timidité et le bégaiement l’empêchaient de dire et de se confier…


Comment est née La Véridique histoire du Petit Chaperon rouge ?


L’écrivain est revenu sur la genèse de la pièce : «  je travaillais dans un théâtre quand on m’a demandé d’écrire une histoire ». L’auteur raconte qu’il n’aimait pas, dans la version du Petit Chaperon rouge de Perrault, le personnage cruel du loup, alors que lui, aime les loups, ainsi que la morale qui transparaît à travers l’histoire : « si vous déviez du droit chemin, attendez-vous à connaître quelques problèmes ! ». L’écriture de la pièce lui a demandé quatre mois de travail, une façon pour lui de « raconter et interroger le monde dans lequel nous vivons ».

La rencontre avec le dramaturge a permis d’éclairer certains passages de la pièce, qui ont questionné les élèves : l’ambivalence du loup tantôt protecteur tantôt inquiétant ; l’identité du Petit Chaperon rouge : est-elle une ogresse ? la symbolique de l’habit de fer qui enserre la fillette ; la fin ouverte de la pièce, alors que les contes en général se terminent bien ou mal ; la vision sombre du monde où des parents pingres et égoïstes abandonnent leur fille à la grand-mère, tout entier préoccupés de faire tourner leur petite entreprise commerciale lucrative… Gustave Akakpo a aussi souligné les préoccupations écologiques qui affleurent dans le texte…

La Véridique histoire du Petit Chaperon rouge n’a pas encore été représentée sur scène. La rencontre avec Gustave Akakpo et les éclairages qu’il a apportés ont permis d’imaginer ce qu’elle pourrait être : un questionnement sur le monde que nous voulons laisser en héritage.

Classes Théâtre

mars 24, 2017 dans 5ème, 6ème, Arts, Théâtre

  • Depuis deux ans, le collège Lucie Aubrac propose aux élèves de 6e et 5e d’entrer en Classes à Horaires Aménagées Théâtre (CHAT) : les élèves reçoivent pendant leur scolarité une formation dans le domaine du théâtre autour d’un projet qui associe le collège, le Conservatoire de Grenoble, une compagnie théâtrale et la scène de l’Espace 600.
  •  Art vivant par excellence, le théâtre contribue à l’épanouissement de l’élève, à la construction de sa personnalité, au développement de sa sensibilité artistique, enrichit son imaginaire et l’amène à la découverte de l’univers symbolique.
  • Les dossiers de candidature sont disponibles à l’accueil du conservatoire et sur le site internet du conservatoire : 

    www.conservatoire-grenoble.fr

    Tous les élèves de 6e et de 5e peuvent candidater.


Les dossiers CHAT 2017-2018

pour admission en Classes à Horaires Aménagés Théâtre

au collège Lucie Aubrac

sont disponibles à l’accueil du Conservatoire et sur le site internet du Conservatoire : 

pour un retour avant le 7 avril 2017


Mme Patricia Thévenet, professeure de théâtre au Conservatoire, Mme Markarian, directrice du Conservatoire de Grenoble et Mme Fanny Brunet, professeure de lettres et référente culture au collège Lucie Aubrac, informent les parents sur le projet CHAT de l’année 2017-2018 :

 

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Les 4e2 se mettent en scène !

février 17, 2017 dans 4ème, Arts, Français, Théâtre



Dans le cadre du Parcours d’ Education Artistique et Culturelle, et de l’enseignement du français, les 4e2 ont participé à un mini-atelier de théâtre. Encadrés par la comédienne Doriane Salvucci, les élèves ont travaillé pendant 10 heures réparties sur quatre séances, alternant exercices ludiques et travail sur les textes. L’objectif de l’atelier était triple : renforcer la solidarité entre les élèves, s’interroger sur les stéréotypes de genre, et travailler l’oral.


Des textes qui nous interrogent …


Dans la pièce Ils se marièrent et eurent beaucoup…, Philippe Dorin nous dit qu’en amour, « c’est un peu plus difficile » pour les filles que pour les garçons. Selon nous, ce n’est pas forcément juste. Cela dépend des filles et des garçons, de leur personnalité, et de leur éducation. Mais, entre nous, les filles surtout savent voir la beauté intérieure !

 Dans Ouasmok, Sylvain Levey nous montre des stéréotypes sur les vieux couples, plus particulièrement sur les femmes qui ont peur de finir seules. En mettant en scène des enfants, il nous montre aussi que les préjugés peuvent venir de l’éducation. Les enfants reprennent les mots entendus dans la bouche de leurs parents.

 Dans Lys Martagon, Lys ne se laisse pas impressionner par Démétrio : elle ose lui répondre et refuse de baisser les yeux. Démétrio, d’abord autoritaire, finit par s’adoucir au cours de la conversation. Ce texte nous encourage à ne pas suivre toutes les règles (par exemple : ne pas regarder dans les yeux, mettre un pantalon comme tout le monde), et à oser faire nos propres choix et être nous-mêmes.

                                                                                            Emna, Gëzim et Garance


          Des exercices qui nous plaisent …


Le Samouraï : cet exercice sert à travailler l’adresse, c’est-à-dire : la voix, le regard et le corps. C’est un jeu d’élimination qui se pratique debout en cercle. Il faut faire semblant de découper son adversaire avec un sabre imaginaire en criant « Haaaa » ! Celui qui reçoit le coup doit lever les bras. Les deux personnes qui sont à côté de lui doivent le découper en même temps. Quand on rate notre assaut, on est éliminé et on doit s’asseoir à notre place.

Le Miroir : cet exercice se fait par deux, debout, face à face. Un élève guide un autre élève en mettant sa main devant son visage comme si c’était un aimant. L’autre élève doit essayer de suivre les mouvements de la main. Cet exercice sert à travailler la synchronisation et l’attention à l’autre.

                                                 Farah, Sabrina, Ramzi et Rayane



L’Aveugle : cet exercice demande d’avoir confiance en ses camarades et d’avoir l’esprit d’équipe. Un élève volontaire a les yeux bandés et doit marcher dans une salle remplie d’obstacles. Le reste du groupe doit enlever les obstacles sans parler ni interrompre la marche de l’Aveugle.

Le Neutre : cet exercice individuel sert à contrôler ses émotions, à rester concentré, et à travailler son regard. Un élève se met debout face au public, regarde un par un les spectateurs, prononce son prénom en l’adressant à un spectateur, puis s’en va, tout en restant neutre, sans expression.

                                                Tamandra, Sameh, Tourpal et Mounir

                                              


Un métier difficile…


Nous sommes quatre élèves à avoir dû apprendre le même texte, l’extrait de Ouasmok de Sylvain Levey. Dans ce texte, deux enfants jouent une dispute d’adultes. Pour apprendre leur rôle, trois d’entre nous ont eu la même stratégie : demander à nos frères et sœurs de nous aider en lisant les répliques de notre partenaire. A force de répéter notre texte et d’écouter les répliques de l’autre, la totalité du dialogue nous est restée en tête. Pour l’une d’entre nous, c’était différent : elle s’est enregistrée en lisant son texte puis elle l’a réécouté plusieurs fois jusqu’à le retenir. En plus de ce travail personnel, nous avons répété en classe au début des cours de français.

                                          Ylona, Ahmed, Safia et Samir

                                                      


Un « chantier » réussi !


Comme on n’a fait que quatre séances de théâtre, notre travail était à l’état de « chantier », c’est-à-dire qu’il n’était pas parfait. Mais Doriane nous as proposé de le présenter à un public. On était d’accord ; donc on a distribué des invitations.

La représentation a eu lieu le 24 janvier 2017, de 11h15 à 11h30, dans la salle de théâtre du collège, au 2ème étage, au-dessus du CDI. Sept adultes sont venus nous voir, par exemple, M. Candelon et Mme Philippe notre professeur principal.

Le spectacle s’est bien passé même si certains élèves étaient stressés. A la fin, le public a applaudi et nous a posé des questions. On était content et fier de nous.

                                                                Mamadou et Shaban                            

                 


           Un grand MERCI à Doriane de la part de toute la classe !



 

 

Prenez votre coeur pour seul bagage…

février 7, 2017 dans 5ème, 6ème, Enseignements, Français, Théâtre

 - Les 09 et 10 février prochain, les 6e et 5e iront à l’Espace 600 découvrir la pièce de Jean-Pierre Cannet, La Foule, elle rit, mise en scène par Anne Claire Brelle.

Le vendredi 27 janvier, les 6e1 et 6e2 ont eu le privilège de rencontrer l’auteur de la pièce, venu auprès des collégiens, a-t-il dit, « chercher des questions, chercher avec [eux] le sens des choses ».


« La vraie mort, c’est quand on ne pense plus aux défunts »


Que raconte la pièce ?

- Zou est un jeune homme qui n’a qu’une idée en tête : franchir les frontières pour rejoindre un pays riche, pour y construire une vie meilleure. Avant lui, ses deux frères ont tenté l’aventure mais ils ont échoué : l’aîné s’est noyé pendant la traversée, dévoré par un requin, tandis que le second est mort, écrasé dans le tunnel sous la Manche.

Hanté et guidé par la mémoire de ses frères, Zou veut relever le défi ; il décide que lui ne sera pas invisible. Il choisira le costume de clown pour passer les frontières : le rire sera sa seule arme.

 - Les 6e ont été touchés par le sujet de la pièce mais aussi intrigués par les noms des personnages, par le choix du clown pour se jouer des murs…

Quand il publie en 2010 La Foule, elle rit, Jean-Pierre Cannet anticipe la terrible actualité qui depuis des mois jette sur les routes de l’exode hommes, femmes et enfants, contre la guerre et la misère.


« Dès qu’il s’agit de ne pas aider quelqu’un, on entend tout. A commencer par le silence ». Daniel Pennac, Eux, c’est nous. Les Editeurs jeunesse avec les réfugiés


- La pièce de Jean-Pierre Cannet s’inscrit dans une programmation engagée de l’Espace 600 : en effet, plusieurs spectacles de la saison 2016-2017 parlent des migrations tragiques qui se heurtent à l’indifférence et au silence.

La Foule, elle rit, En attendant le Petit Poucet de Philippe Dorin ou encore Le Garçon à la valise de Mike Kenny : des œuvres qui aident à dessiller les esprits.

 

Quatre jours en décembre avec Emilie Le Roux

janvier 7, 2017 dans 3ème, Arts, Français, Théâtre

 



 Les 3ème4 ont terminé l’année 2016 avec Emilie Le Roux, metteure en scène de la compagnie théâtrale Les Veilleurs.

Elle a proposé d’ouvrir cette rencontre avec les élèves par la lecture à haute voix de la pièce  La Migration des canards d’Elisabeth Gonçalves, publiée en 2013. Le choix de la pièce ne doit rien au hasard. En effet, elle sera au programme des Veilleurs en 2017 ; mais Emilie Le Roux a confié que le choix de cette pièce  avait été aussi guidé par des réactions d’élèves qui l‘an dernier se disaient victimes de racisme, sans avoir conscience que certains parmi eux manifestaient la même attitude de rejet à l’égard des Roms !

 

 Elisabeth Gonçalves

Elisabeth Gonçalves

Que raconte La Migration des canards ? C’est l’histoire d’un père exigeant, dur jusqu’à la maltraitance physique à l’égard de sa fille unique de dix ans. La famille est dorigine étrangère et vit en France. Comment faire pour s’intégrer ? Comment faire pour être invisible, c’est à dire être encore plus français que les Français ? Le père a son idée : sa fille sera exemplaire, brillante scolairement, irréprochable moralement, parfaite en tout ! Alors la fille choisira de résister à l’oppression paternelle et à l’effacement maternelle par le silence.




La metteure en scène propose aux 3ème4 de construire ensemble un moment théâtral à partir de certains thèmes développés dans la pièce d’Elisabeth Gonçalves : l’immigration et l’identité. Un film documentaire Les Français, c’est les autres­ d’Isabelle Wekstein-Steg et Mohamed Ulad,la chanson de Black M Je suis chez moi et un extrait de la pièce de Ronan Chéneau Nos enfants nous font peur quand on les croise dans la rue serviront de supports à la classe pour débattre, porter ses idées sur les thèmes, ainsi qu’inventer un temps de création auquel tous les élèves participeront.

Comment représenter le racisme au sein de la classe ? Deux groupes s’affrontent par des regards où se lisent le mépris, le rejet, la haine. Les élèves rentrent en eux-mêmes pour jouer la tension, tout en s’appuyant sur la force du groupe. Des mots fusent dans la bouche de chacun d’eux : les insultes racistes pour anéantir l’autre.

Quand on demande aux 3ème4 de faire le bilan de cette semaine passée avec Emilie Le Roux, ils sont nombreux à dire qu’ils ont apprécié leurs premiers pas dans le jeu dramatique et leur participation à la création de la mise en scène  ; mais quelques-uns, tellement bousculés par l’exagération et la force de l’acte théâtral, ont exprimé leur malaise et même leur refus du jeu.

Etre bousculé… c’est aussi cela le théâtre.

 

Coco Noël à l’école du Lac

janvier 2, 2017 dans 6ème, Arts, Français, Liaison écoles primaires - collège, Sorties - Voyages, Théâtre

 Avant d’offrir à trois classes de maternelles de l’école du Lac, la lecture théâtralisée de l’album Coco Noël de Dorothée de Monfreid, les élèves de 6e3 ont préparé consciencieusement, avec leur professeur de lettres Mme Pellecuer, cette représentation du 07 décembre.

Les collégiens ont ainsi adapté le texte de Coco Noël en rajoutant un narrateur pour faciliter la compréhension des tout petits ; pour clore l’histoire, ils ont écrit une chanson originale, inspirée d’Un  Pingouin du pôle nord de Marie Henchoz ; les élèves volontaires ont construit des décors… et ils ont tous répété d’arrache-pied pour que cette représentation soit réussie et surprenne les maternelles !

Quelques semaines avant la représentation, les collégiens ont écrit aux maternelles pour se présenter et annoncer leur venue en décembre ; ils en ont profité pour glisser dans la lettre trois indices pour qu’ils puissent deviner un peu le contenu de l’histoire.

A la fin de la lecture, les collégiens et les maternelles ont échangé sur l’histoire racontée. Une certitude : les petits ont bien compris de quoi il s’agissait.

En mai prochain, les 6e3 présenteront à l’Espace 600 leur spectacle de fin d’année ; quelques jours avant, ils inviteront les maternelles à venir au collège pour suivre une répétition générale.

D’ici le mois de mai, les 6e3 retourneront sans doute rendre visite aux maternelles. En effet, ces derniers leur ont fait savoir qu’ils aimeraient tant qu’ils reviennent  leur raconter une nouvelle histoire !

Une saison avec Blanche-Neige

novembre 27, 2016 dans 5ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

  • Le jeudi 17 novembre, les 5e3 ont offert aux maternelles de l’école de La Rampe leur première lecture théâtralisée de l’année : ils ont joué devant les tout petits le conte de Blanche-Neige dans sa version traditionnelle. Il y aura en tout trois lectures : après la version traditionnelle des frères Grimm, il y aura en février, celle parodique du conte Blanche-Neige et les 77 nains écrite par l’auteur italien Davide Cali. Pour la troisième lecture, les 5e3 proposeront leur version parodique qui naîtra  d’un atelier d’écriture avec la compagnie Infini dehors et la comédienne et metteure en scène Natacha Dubois (atelier auquel participeront aussi  les 5e1 et leur professeur Mme Pellecuer).

Concentration et dernière répétition avant d’entrer en scène !

 Avant de jouer, les collégiens ont accroché les images représentant les grands épisodes du conte afin d’aider les maternelles à mieux suivre l’histoire, que beaucoup ne connaissent pas !

  • Le 12 juin prochain, les 5e3 accueilleront à leur tour au collège les maternelles pour  jouer leur version toute personnelle du conte. Cette matinée lancera la semaine REP + pendant laquelle seront présentés de nombreux travaux réalisés dans l’année par les maternelles, les écoliers et les collégiens du réseau.
  • Le 17 novembre dernier, c’est avec assurance que les 5e3 ont lu et joué le conte de Blanche-Neige, forts de leur expérience de lecture acquise l’année dernière et du travail mené au conservatoire avec les professeurs de théâtre et leur professeur de français Mme Brunet.

En février prochain, rendez-vous à l’école de La Rampe pour découvrir la version parodique de Davide Cali !

 

 

La Folie Florentine !

mai 10, 2016 dans 6ème, Arts, CDI, Français, Théâtre

 

 

 


Elle est romancière, poétesse, musicienne, plasticienne, performeuse… Florentine Rey est une artiste totale ! Sur son site ( http//florentine-rey.fr ),  on peut visionner ses performances. Comme elle le souligne, il faut partir de l’étymologie : performer, c’est passer à travers la forme, c’est à dire trouver une forme personnelle pour toucher le public. Ainsi, elle met en scène des textes où s’épanouissent des moments poétiques ou absurdes de la vie quotidienne. Ses thèmes de prédilection : le corps, le féminin, la liberté…

Le 09 mai, Florentine Rey a rencontré les 6e4 ; elle leur a confié que ses récits théâtralisés naissent le plus souvent d’un geste, d’une situation, d’un événement et que le texte en découle tout naturellement, quasiment d’une traite, comme une évidence !

Elle a proposé aux collégiens la réalisation d’un livret personnel, pour les conduire sur le fil de l’écriture poétique, à travers quelques exercices simples.


      « Ecrire, c’est rendre claires les choses pour les rendre accessibles »

  • Avant toute chose, « s’éclaircir l’esprit avec les pages de nettoyage », c’est à dire se vider la tête en notant tout ce que l’on ne veut pas garder et mettre dans son texte à écrire ; jeter ensuite à la poubelle ces mots qui recouvrent une réalité que l’on veut éloigner, faire disparaître.
  • En guise de couverture : dessiner, station debout, en regardant droit devant, ce qui est autour de soi et que l’on a gardé en mémoire. C’est une expérimentation de la liberté liée à la mémorisation des formes, des couleurs et des sensations.

    Des gribouillis ? Non, simplement une retranscription intuitive de la réalité alentour !

  • Continuer dans le corps du livret en listant spontanément toutes les actions accomplies depuis le matin.
  • Sur le fil poétique : se remémorer un souvenir, une scène marquante en la racontant « en contiguïté », c’est à dire en reliant les images entre elles d’une manière désordonnée, en accumulation.
  • Enfin, l’acte poétique lui-même ou chercher le sens derrière les mots : choisir trois mots et les faire vibrer en fonction de leur sens et de leurs sonorités, ce qui conduit à l’expression métaphorique du monde.

   

         « Mon truc, c’est les mots ! »

Cette séance d’écriture a permis aux 6e4 de se mettre en condition pour approcher l’acte poétique. Ils ont découvert une artiste protéiforme à l’énergie chaleureuse et communicative !

       Florentine Rey et Nejib Ouerhani, professeur de lettres des 6e4

Traversée

avril 8, 2016 dans 5ème, CDI, Français, Théâtre

  


 

Estelle Savasta est metteur en scène de théâtre. Elle fut l’un des nombreux auteurs invités au Printemps du livre de Grenoble 2016. Elle a donné rendez-vous aux 5ème3 le 30 mars à la bibliothèque de l’Arlequin pour une rencontre autour de sa pièce de théâtre, Traversée, publiée en 2013.

Les 5e3 l’ont accueillie en jouant des extraits de sa pièce, un texte qui fait écho plus que jamais à l’actualité. Il y est question en effet d’exil et d’immigration mais aussi d’un mensonge qui structure la relation d’une femme et d’une enfant.

 

  Les 5ème3 ont joué quelques scènes de la pièce Traversée.


 

  • Où avez-vous trouvé l’inspiration pour écrire votre pièce ? a demandé Hager pour ouvrir la rencontre.

 « C’est un texte un peu magique ; je me suis réveillée un matin et j’avais cette histoire dans la tête… Le texte est arrivé tout seul ! ». Aux origines de l’histoire a-t-elle précisé, il y a une conversation entendue dans le métro, après la catastrophe de Fukushima et qui a suscité chez elle l’interrogation suivante : « y a-t-il une conscience du monde autour de moi ? ».

 

  • Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce texte ?

L’écriture de la pièce a été rapide a précisé l’auteur : «  j’avais l’impression que j’allais exploser si je ne racontais pas cette histoire ! ». Trois semaines d’écriture en juillet, et en octobre ce furent les premières représentations sur la scène, à Paris.

 

  • Comment avez-vous travaillé ?

Estelle Savasta a beaucoup lu et visionné de films sur le sujet de l’exil et de l’immigration ; elle a aussi rencontré quatre jeunes hommes clandestins qui lui ont raconté leur périple à travers l’Europe, leur volonté acharnée de construire une autre vie… Elle a eu besoin de faire des schémas sur des cartes, de tracer des parcours pour matérialiser un peu les pérégrinations de vies incroyables…

 

  • Avez-vous quelqu’un de sourd dans votre entourage ?

« Avant la pièce et le spectacle, non ! Mais depuis, oui ! ». L’un des personnages de la pièce est sourd et Estelle Savasta raconte combien, depuis toute petite, elle est fascinée par la langue des signes, avec en tête le souvenir d’une fille dans son école qui signait pour communiquer avec sa mère, dans une langue fascinante et mystérieuse. Elle a eu une véritable révélation quand elle a appris cette langue : celle des mains qui s’agitent et qui vivent.

 

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

« Quand on est petit, on a le don d’inventer des histoires et puis ça s’en va ! Il faut prendre soin des histoires que l’on porte en soi ! » a répondu la metteur en scène.

 

  • Il n’y a pas de rôle de garçon dans la pièce ?

C’est une histoire de fille et de femme, essentiellement, a commenté la dramaturge, un sujet inépuisable…

 

 Les 5ème3 ont dit combien ils avaient trouvé le texte bien écrit, touchant, soulignant le personnage courageux de la mère. Estelle Savasta a dit qu’elle avait voulu écrire un texte qui fasse débat autour d’une femme, Youmna, qui décide à la place de sa fille, décide de se sacrifier et choisit le mensonge pour la protéger : « c’est bien et c’est bizarre en même temps », confie l’auteur.

La conscience du monde existe bel et bien et « on a la possibilité de changer les choses » a déclaré Estelle Savasta pour clore la rencontre. Il n’y aura pas de suite à Traversée mais celle que l’écriture a prise un peu par surprise, selon son expression, continuera d’inventer des histoires.

 

 

 

Paroles de conteurs

mars 10, 2016 dans 6ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

 

 

  • Les 6e1, 6e2 et 6e4 se sont retrouvés sur la scène de l’Espace 600 le mardi 08 mars pour célébrer le conte. Chaque élève a écrit une histoire dans laquelle il était question de princes, de sorcières, de peur, de désir, de souhait exaucé… tous les ingrédients traditionnels du conte qui ravissent toujours le jeune public. Les contes ont été lus et joués en groupe et cette démarche chorale a permis de diminuer un peu l’appréhension et le trac bien naturels…

 

  • Ce sont deux conteurs professionnels, Karim et Abou, qui ont pris le relais des conteurs en herbe. Accompagnés d’instruments de musique africains (la sanza, la gita ou encore le djembé…), ils ont raconté et chanté les aventures de la princesse Taïma et des graines magiques ou encore celles du paysan et du champ prolifique… Improvisations et charades ont ponctué ces moments délicieux  et enchanteurs.

 

 

  • Il y a quelques années déjà que les 6ème se produisent sur la scène de l’Espace 600 et se métamorphosent en conteurs, pour le plus grand plaisir des écoliers du réseau Villeneuve, conviés au spectacle.

 Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres histoires, d’autres rêves !

 

 

 

 

 

 

 

Théâtre – Rue des voleurs

mai 30, 2014 dans 3ème, Arts, CDI, Français, Théâtre

Lundi 26 mai au soir nous avons assisté à une magnifique présentation par les élèves du collège de la pièce « Rue des Voleurs » adaptée du roman de Mathias Enard par Mme Fanny Brunet, professeur de français.

Rue des voleurs, Mathias Enard

Cette présentation a eu lieu à l‘Espace 600 lors d’une soirée de restitution des ateliers « théâtre » avec les collège des Saules, Aimé Césaire et du lycée Argouges.

 

Ainsi, tout le groupe du collège Lucie Aubrac a travaillé d’arrache-pied toute l’année sous la conduite de Bruno Thircuir, metteur en scène de la Fabrique des Petites Utopies.

Ce partenariat avec la Fabrique,  qui dure depuis maintenant sept ans, a de nouveau permis aux élèves de s’attaquer à un texte riche et profond et à se surpasser.

Encore une fois, félicitations à tous ces jeunes qui sont allés au bout de ce projet avec l’art et la manière !

 

Stroboscopie

mars 4, 2014 dans 5ème, CDI, Français, Théâtre

"Un oeil pur et un regard fixe voient toutes choses devant eux devenir transparentes" Paul Claudel

« Un oeil pur et un regard fixe voient toutes choses devant eux devenir transparentes » Paul Claudel

  • Au commencement, il y a un titre énigmatique : « Stroboscopie », le titre de la pièce que l’écrivain Sébastien Joanniez a écrite et offerte aux élèves de 5ème3. Le sous-titre est plus explicite et en dit davantage sur le propos du spectacle : « Boys ‘n’ girls ».

          Le jeudi 27 février, à 19h50, les 24 élèves de la 5ème3 donnaient la 1ère représentation de « Stroboscopie » sur la scène de l’Espace 600.

            Dans un décor minimaliste gris et rouge qui rappelle l’ombre des tours d’immeubles, des filles et des garçons, maladroitement ou délicatement, se cherchent, se frôlent, s’évitent, s’éloignent, se rapprochent et commencent une conversation qui n’est pas prête de se terminer…

stroboscopie 1

            « Stroboscopie » : alors, on comprend mieux le titre de la pièce. Sébastien Joanniez choisit des arrêts sur images  et observe les premiers émois, les désirs, les rêves mais aussi les peurs d’adolescents d’aujourd’hui, tiraillés entre un avenir entr’aperçu mais engrillagé  dans les conventions sociales ou un futur fantasmé et lumineux…

          Les 5ème3 ont répété pendant trois semaines sous la direction énergique et bienveillante de la metteure en scène Emile Le Roux et avec le soutien sans faille de leur professeur de lettres, Nejib Ouerhani.

  • Le 27 février à 19h50, le trac des jeunes comédiens s’est vite dissipé face à l’enjeu : donner corps aux mots offerts par Sébastien Joanniez.

 

Avant « S’embrasent », avec les comédiens du Théâtre Bluff

février 19, 2014 dans 4ème, Arts, CDI, Français, Théâtre

 

Talia Hallmona et maxime Desjardins, comédiens du Théâtre Bluff.

Talia Hallmona et maxime Desjardins, comédiens du Théâtre Bluff.

°        Mardi 18 février, deux comédiens de la troupe du Théâtre Bluff, Talia Hallmona et Maxime Desjardins, sont venus au collège rencontrer les élèves de 4e 2 pour leur présenter le spectacle « S’embrasent » écrit par Luc Tartar, mis en scène par Eric Jean et qui se jouera sur  la scène de l’Espace 600 le mercredi 19 février.

°        Le Théâtre Bluff tourne depuis plusieurs années en France avec cette pièce. Ses comédiens ont à cette occasion rencontré près de 6000 adolescents et ont  porté jusqu’à eux les mots brûlants et dérangeants de Luc Tartar.

°           Deux questions directes des élèves ont ouvert la rencontre : « pourquoi vouloir être comédien ? Est-ce que vous gagnez de l’argent avec votre métier ? ». « Etre comédien pour raconter des histoires et rencontrer des gens » a répondu Talia ; quant au statut de comédien, Maxime nous a appris qu’il n’existe pas de statut d’ « intermittent du spectacle » au Québec ; comédien s’avère donc une activité plutôt  risquée dans son pays.

°        Les deux Québecquois ont d’abord cherché à connaître le ressenti des élèves : qu’est-ce qui les a marqués  à  la lecture du texte ? « Beaucoup de gros mots » a répondu spontanément Mohamed. Où se situe pour vous la modernité de la pièce ? Les élèves ont mis en avant l’interculturalité des personnages, un Roméo et Juliette d’aujourd’hui qui s’appellent Jonathan et Latifa ; ils ont aussi souligné la nouveauté  du langage amoureux, fondée sur la crudité, qui tente à sa manière de désamorcer le malaise du désir et la brutalité du coup de foudre.

°        Talia et Maxime ont ensuite essayé de faire imaginer aux élèves la pièce qu’ils verront  le lendemain, en pointant quelques difficultés formelles :

-   comment concentrer 17 pages de texte en 50 minutes de jeu sur scène ?

-  quelle théâtralité possible pour une mise en scène suggestive et symbolique : quel décor, quelle lumière, quels costumes et accessoires…?

°           Enfin, quatre ateliers-jeux ont clos la rencontre avec les comédiens :

-  l’écriture automatique qui a permis de renouer avec la genèse de « S’embrasent » : des mots jetés à la volée et qui font surgir spontanément des nuées de mots dans la bouche des adolescents et sous les doigts de l’écrivain.

-  « jouer en choeur » : un  exercice qui a permis de comprendre comment les comédiens jouent ensemble sur scène.

à plusieurs voix : faire lire aux élèves un extrait de la pièce, sans préparation aucune, comme le font les comédiens qui découvrent un texte pour la première fois ;  dire et  faire entendre le texte de façon brute pour commencer à l‘apprivoiser…

-  l’improvisation : 4 groupes de 5 élèves qui chacun à son tour,  improvise une scène. La justesse et l’expressivité doivent faire deviner au public le sujet de la scène (sujets à deviner ici : sanguin, sanglote, s’enferme).

Talia et Maxime ont donné d’infimes indices sur ce qui va se passer sur scène le 19 février : ils seront 5 à jouer pendant 50 minutes pour raconter 17 pages de texte.

Rendez-vous à l’Espace 600 pour la surprise !

Les 4ème2 s'essayent à l'improvisation.

Les 4ème2 s’essayent à l’improvisation.

 

Une collection de mots qui rappelle la genèse de "S'embrasent".

Une collection de mots qui rappelle la genèse de « S’embrasent ».

Pour en savoir plus sur Luc Tartar et le Théâtre Bluff :

www.luc-tartar.net

http://www.bluff.qc.ca

La 5ème 3 ou « du genre à promettre »

février 10, 2014 dans 5ème, CDI, Français, Théâtre

Sébastien Joanniez, écrivain

Sébastien Joanniez, écrivain

 Le 27 et le 28 février 2014, les élèves de la 5ème 3 du collège Lucie Aubrac endosseront les costumes de comédiens pour plusieurs représentations théâtrales.

Ce que vous allez voir est le fruit de trois semaines de répétitions, de rencontres et de discussions entre les jeunes acteurs, un auteur Sébastien Joanniez et l’équipe artistique les Veilleurs. Nous vous invitons à découvrir une écriture, celle de Sébastien Joanniez, une mise en scène, celle d’Emilie Le Roux et les acteurs de ce spectacle : vingt-quatre collégiens accompagnés de leur professeur de lettres, Nejib Ouerhani, qui s’empareront d’un texte – qui développera le thème des relations garçons/filles – et du plateau de l’Espace 600.

Tous en scène !

Emilie Le Roux, metteur en scène

Emilie Le Roux, metteur en scène

Les élèves de 5e3 en répétition sur la scène de l'Espace 600

Les élèves de 5e3 en répétition sur la scène de l’Espace 600

Luc Tartar ou les fragments d’un nouveau discours amoureux

décembre 10, 2013 dans 4ème, CDI, Français, Théâtre

 

 

 

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 « L’amoureux ne cesse [… ] de courir dans sa tête » : Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux -

 

  Le 19 février prochain, la classe de 4ème2 assistera à la représentation de la pièce « S’embrasent » écrite en 2005 par l’écrivain et comédien Luc Tartar.

  •  Le jeudi 05 décembre, l’auteur est venu au collège rencontrer les élèves pour parler de son texte. Un texte qui s’adresse d’abord aux adolescents, mais un texte dérangeant par la crudité des mots qu’il recèle, dérangeant par la réalité psychologique qu’il dévoile : le désir amoureux fragilise, questionne, bouleverse…rend fou.

« Dans le champ amoureux, les blessures les plus vives viennent davantage de ce que l’on voit que de ce que l’on sait » Roland Barthes

 

S'embrasent

  •  Le baiser de Jonathan et Latifa qui ouvre la pièce suscite le délire verbal, les  bouffées de langage des différents personnages, englués dans l’incompréhension, la jalousie, l’agressivité, leur exclusion à cette scène dramatique d’ouverture ; ce baiser pose les bases d’un discours amoureux qui balance entre tension poétique et crudité provocatrice.

 Pour écrire sa pièce, Luc Tartar s’est interrogé : comment les adolescents d’aujourd’hui parlent-ils d’amour ? Il a cherché à retranscrire le plus fidèlement possible les mots, les écrits que lui ont donnés les adolescents avec lesquels il a travaillé.

  •  Les élèves de 4ème2 ont confié le trouble provoqué chez eux par la lecture de la pièce (leur professeur de lettres Mme Pellecuer a d’ailleurs souligné que des adolescentes n’ont pu aller au bout de la lecture tellement elles avaient été choquées) : on ne sait pas qui parle car il n’y a pas de personnages clairement  définis ; pourquoi avoir fait le choix de ce monologue, de cette voix unique qui brouille les pistes ? Pourquoi employez-vous des mots crus, un langage aussi direct ?

 Luc Tartar a répondu que l’absence de personnages clairement définis était une volonté de sa part de laisser toute liberté aux comédiens d’investir  comme ils le souhaitaient les personnages de la pièce ; quant à la crudité du langage, elle est pour lui une évidence car c’est comme cela qu’on se parle aujourd’hui.

  •  Au tour de l’écrivain de questionner les élèves : est-ce important que les adolescents entendent parler de sexualité ? Est-ce bien que les parents en parlent avec leurs enfants ?

 Des réactions ont révélé le caractère défensif de certains élèves : si on entend parler de sexualité, ça donne envie de passer à l’acte ; on est trop jeune pour être amoureux ! Ca ne se fait pas de parler de ça avec ses parents et que diront-ils  s’ils nous voient lire ce texte ?

Luc Tartar a alors répondu à ces clichés qui remplissent de nombreuses têtes, en soulignant la dimension éducatrice de sa pièce : « la sexualité, ça s’apprend ; aimer, ça s’apprend ;  respecter quelqu’un, ça s’apprend ».

 Le 19 février prochain à l’Espace 600, ce sont les comédiens québécois du Théâtre Bluff qui joueront «S’embrasent».

 Vivement que les mots et les images de Luc Tartar s’incarnent enfin sur scène !

 

Pour en savoir plus sur Luc Tartar : http://www.luc-tartar.net

 

 

 

28 mai 2013 : remise du Prix Frissons du Vercors

juin 6, 2013 dans 3ème, 4ème, CDI, Français, Non classé, Sorties - Voyages, Théâtre

Décollage immédiat 

 

 

C’était un mardi, il faisait un peu gris mais pour  les élèves de 4ème et le groupe théâtre  du collège, il s’agissait d’une journée particulière ! Nous étions attendus au collège Louis Lumière, à Echirolles pour l’attribution du quinzième Prix Frissons du Vercors, couronnement de mois de lectures et d’échanges autour de six romans sélectionnés par les bibliothécaires, les professeurs documentalistes et les professeurs de lettres provenant  de sept collèges de l’Isère et de la Drôme.

Après un petit trajet en tramway, nous avons été accueillis par des élèves de Louis Lumière. Ils nous ont conduits dans la salle où se trouvaient déjà les élèves du collège Raymond Guelen, de Pont en Royans. Des équipes constituées autour de chacun des titres lus devaient répondre aux trente questions portant sur l’ensemble de la sélection (5 par livre). L’équipe formée par les deux classes réunies devait se doter d’un nom : la Team Pontaubrac est née !  les collégiens ont répondu avec précision et bonne humeur aux demandes et ont obtenu un score de 26,5/30.

Après le pique-nique dans la cour de l’établissement, le groupe théâtre du collège Lucie Aubrac  a donné une représentation : La Jeune fille, le moulin et le diable, adaptée d’une pièce d’Olivier Py. Les treize comédiens en herbe, dirigés par Madame Brunet et Madame Boyat ont montré une nouvelle fois leur talent.

Puis le théâtre a laissé la place aux lecteurs. Les meilleurs d’entre eux ont été récompensés : Safiatou Bah et Ayoub Belhadri ont ainsi reçu en récompense le dernier roman d’Harlan Coben, A découvert. Et la Team Pontaubrac a remporté le défi lecture !

Enfin, Madame Tempier, professeur documentaliste du collège Louis Lumière, a annoncé le Palmarès : Nature extrême, de Yves-Marie Clément a obtenu la troisième place, La Nuit de la 25ème heure de Edward Hogan, la seconde …et c’est Décollage Immédiat de Fabien Clavel qui est arrivé en tête ! L’auteur du roman primé n’a pas pu être présent mais il  a écrit à  ses lecteurs pour leur exprimer son émotion et les remercier.

Cette rencontre a démontré, une fois de plus, que le livre peut encourager les liens entre des adolescents venus d’horizons différents. Alors, rendez-vous dans un an pour de nouvelles aventures littéraires et humaines !

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Le théâtre, kafka et les petites Utopies

février 28, 2013 dans Théâtre

C’est d’ une main de maître que Mme.Brunet et son atelier Théâtre s’attaquent au « château » de Kafka.

A l’aide de la compagnie des petites Utopies et de quelques professeurs impliqués, Mme Brunet et des élèves de 3ème nous ont régalé !

Félicitations à tous ces élèves pour leur travail et leur prestation.kafka2-300x200

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